Amour Fou par Camille Laurens

Amour Fou par Camille Laurens

Camille Laurens
Země Francie
Jazyk FR
Epizody 104
Nejnovější 09.10.2026

Amour Fou par Camille Laurens explore comment aimer lorsque l’on ne peut plus se nourrir, que le cerveau s’est diffracté pour survivre ou que l’on doute de la réalité de ses sentiments. La série aborde tout l’été les liens entre santé mentale et amour. En dix épisodes, dix invités acceptent de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent, dont Katrina Patchett, René Greusard, Kalika, Queen Kokodeal, Chiara, Floralie, Fredd, Lily Sociopathe, Hava et Eve. Aimer lorsqu’on est polytraumatisé est présenté comme l’une des choses les plus difficiles, et se laisser aimer encore davantage. Le podcast est produit par On.Suzane.

Epizody

  • QUAND LE CERVEAU OUBLIE POUR SURVIVRE, COMMENT LE CŒUR APPREND-IL À AIMER ENSUITE ? AVEC EVE SIMONET 09.10.2026 1h 13min
    Comment se souvient-on de ce qu'on a vécu, quand le cerveau lui-même a choisi d'oublier pour survivre ? Comment grandir aux côtés de sa propre famille sans savoir, consciemment, ce qu'elle vous a fait subir ? Et que se passe-t-il le jour où la mémoire revient, parfois des années plus tard, parfois à la faveur d'un simple document ?C'est encore un peu la rentrée, et pour ce nouvel épisode de "Amour Fou", je reçois Eve Simonet. Militante féministe et créatrice de la plateforme On.Suzane, elle est venue parler avec moi d'un phénomène aussi méconnu que massif : l'amnésie traumatique. Elle qui a été agressée au sein de sa propre famille a oublié ces violences jusqu'à ses 16 ans, avant que la mémoire ne refasse surface. Elle a eu, selon ses mots, "la chance" de pouvoir relire la déposition qu'elle avait faite enfant, un document resté intact quand sa propre mémoire, elle, s'était effacée.Eve, c'est une voix qui milite et qui témoigne : elle parle de l'inceste et de l'amnésie traumatique sans détour, avec la rigueur de quelqu'un qui a dû comprendre son propre cerveau pour survivre, et la force de celle qui a choisi d'en faire un combat public. Cet épisode vient enrichir cette série de 10 épisodes d'un nouvel éclairage : chaque invité affronte son trouble à sa manière, avec sa propre histoire, son propre âge de vie, sa propre complexité. L'inceste touche un nombre de personnes largement sous-estimé en France. Selon le dernier sondage Ipsos (2023), 11% des Français, soit environ 7,4 millions de personnes, se déclarent victimes d'inceste au cours de leur vie. Chaque année, la CIIVISE (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) estime qu'environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, dans la grande majorité des cas commises par un membre de la famille ou de l'entourage proche. Un chiffre qui revient souvent : à peu près trois enfants par classe de trente élèves seraient concernés.L'amnésie traumatique, elle, reste l'un des mécanismes les moins compris du psychotraumatisme, alors qu'elle concerne une part considérable des victimes. Une étude de référence menée par l'association Mémoire Traumatique et Victimologie (2015) montre que 46% des victimes mineures de violences intrafamiliales ont connu une période d'amnésie. Des travaux plus récents (2025), menés spécifiquement auprès de victimes d'inceste, font état d'un taux d'amnésie, complète ou partielle, atteignant 89% des répondants, dont la moitié sous une forme complète. Pour une partie d'entre elles, cette amnésie peut durer plus de trente ans avant que les souvenirs ne reviennent, parfois de façon brutale, parfois progressivement, souvent déclenchés par un contexte, une odeur, un document, ou comme chez Eve, une déposition relue des années plus tard.Ce mécanisme n'a rien d'un mensonge ni d'un "trou de mémoire" ordinaire. C'est une stratégie de survie du cerveau face à une violence inassimilable, en particulier lorsqu'elle est commise par quelqu'un dont l'enfant dépend pour survivre. Ce phénomène a longtemps été un obstacle majeur à la reconnaissance judiciaire des victimes, avant d'être progressivement pris en compte par la loi comme un frein légitime à la prescription.Avec Eve, nous parlons de cette mémoire qui s'efface puis qui revient, de la manière dont on reconstruit une identité quand une partie de son histoire nous a été, littéralement, inaccessible. Nous parlons enfin de militantisme, de la manière dont Eve a transformé cette expérience en plateforme, en voix collective, en outil pour celles et ceux qui cherchent encore à comprendre ce qui leur est arrivé.Merci à Eve pour sa confiance et sa force. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de commencer à comprendre son propre silence, ou de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission.
  • TROMPES LIGATURÉES, AUCUN REGRET AVEC HOLY CAMILLE : NE PAS DEVENIR MÈRE OU LE DERNIER TABOU QU'ON NE PARDONNE PAS AUX FEMMES 06.10.2026 21min
    Et si ne pas vouloir d'enfant n'était pas un manque, mais un choix pleinement assumé ?Dans ce take, on rencontre @holycamille, créatrice de contenu et maman du podcast Piquantes avec Alexandra Guerain qui s'attaque à un sujet qui peut faire grincer des dents : le choix de ne pas vouloir d'enfant.Parce que peut on vraiment dire non à la maternité sans avoir à se justifier toute sa vie ? Est ce qu'une femme a le droit de fermer cette porte définitivement, sans que ça soit perçu comme un manque, un traumatisme caché ou une erreur qu'elle regrettera plus tard ?Pour Camille, le problème vient aussi de la manière dont on a érigé la maternité en but en soi, presque en finalité naturelle de toute vie de femme. La famille, les médias, les remarques bien intentionnées… Tout peut donner l'impression qu'il existe une seule trajectoire possible, et que s'en écarter relève du renoncement plutôt que du choix. Et lorsqu'on affirme ne pas vouloir d'enfant, un sentiment peut rapidement surgir en retour chez les autres : l'incompréhension, parfois le jugement, l'étiquette d'égoïste qu'on accroche un peu vite.C'est là que naît parfois la culpabilité qu'on tente de nous imposer. Est ce qu'on a le droit de choisir sa liberté sans avoir à prouver qu'on a de bonnes raisons ? Est ce qu'on est égoïste de ne pas vouloir transmettre, materner, sacrifier une partie de sa vie pour un enfant qu'on ne désire pas ? Et si ce reproche d'égoïsme n'était en réalité posé que sur les femmes, jamais sur les hommes qui font le même choix ? Camille assume pleinement ce mot qu'on lui oppose souvent : oui, c'est un choix fait pour elle, pour sa vie, et elle n'a pas à s'en excuser.Elle va plus loin encore : pour marquer ce choix dans la durée et écarter tout risque d'accident, elle a fait ligaturer ses trompes, un acte réfléchi, assumé, loin d'être pris à la légère. Elle a pleinement conscience, par ailleurs, de la difficulté que vivent les femmes engagées dans des parcours de PMA, et elle porte une réelle compassion pour ce désir d'enfant qui se heurte aux obstacles du corps. Mais c'est précisément cette diversité de vécus qui, pour elle, prouve qu'il ne peut exister une seule façon légitime de vivre sa relation à la maternité : la vouloir à tout prix, et la refuser tout aussi fermement, devraient pouvoir coexister sans hiérarchie.Et si on arrêtait de penser qu'il existe un seul chemin de vie réussi pour une femme ? Et si la vraie question n'était pas « pourquoi tu ne veux pas d'enfant » mais « pourquoi faut il toujours se justifier de vouloir vivre sa vie autrement » ?Réinventer notre rapport à la maternité, c'est peut être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles d'une société qui ne conçoit la réussite d'une femme qu'à travers la transmission, celles de la culpabilité qu'on inflige à celles qui choisissent de ne pas enfanter, et celles d'un mot, l'égoïsme, qu'on brandit uniquement contre les femmes qui osent dire non. Parce qu'au fond, une société vraiment libre ne devrait elle pas pouvoir accueillir tous les désirs d'enfant, et tous les refus, avec la même légitimité ?Et toi, t'en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la forceMerci à @so.cottenMerci au Centre Culturel
  • ENCEINTE À 49 ANS, ET EN PLEINE SANTÉ, NOÉMIE DE LATTRE DÉMONTE LE PLUS GROS MENSONGE FAIT AUX FEMMES (ET LES MESSAGES QU'ELLE A REÇUS SONT INCROYABLES) 28.09.2026 29min
    Et si l'horloge biologique n'avait jamais été une histoire de biologie, mais une histoire de pouvoir ?Dans ce take, on rencontre @noemiedelattre, humoriste, penseuse, philosophe, écrivaine et féministe, qui s'attaque à un sujet qui peut faire grincer des dents : l'horloge biologique est un outil politique. Elle publie prochainement « Simple appareil », coécrit avec son compagnon Raphaël Guiard, aux éditions Denoël (14 octobre).Parce qu'à 49 ans, Noémie vit une grossesse parfaitement saine, suivie de près et validée par des médecins, en pleine santé. Et lorsqu'elle en a parlé publiquement, un torrent de messages a déferlé sur ses réseaux sociaux. Incrédulité, jugements, injonctions, inquiétudes déguisées en conseils bienveillants… Comme si l'annonce d'une femme heureuse de son corps et de son choix devait forcément être justifiée, contestée ou corrigée. Comme si le simple fait d'exister en dehors du calendrier prévu dérangeait.Pour Noémie, le problème vient aussi de la manière dont on a construit cette fameuse horloge biologique. Un compte à rebours qu'on entend dès l'adolescence, répété par la famille, les médias, le corps médical, parfois par les femmes elles-mêmes. Et lorsqu'on l'intègre, un sentiment peut rapidement s'installer : celui d'être en retard, en faute, en danger de rater sa vie passé un certain âge, comme si la date de péremption d'une femme était écrite quelque part, et connue de tous sauf d'elle.C'est là que naît parfois la pression, et avec elle l'obsession. Est-ce que cette peur du temps qui passe nous appartient vraiment, ou est-ce qu'on nous l'a transmise ? Pourquoi l'idée de devenir mère devient-elle presque obsessionnelle à l'approche d'un âge fixé par d'autres ? Pourquoi les hommes peuvent-ils devenir pères à 50, 60, 70 ans sans que personne ne parle d'horloge, alors que les femmes seraient condamnées à se dépêcher ? Et si cette différence de regard n'avait rien de naturel, mais tout de politique ?Noémie va plus loin. Pour elle, l'horloge biologique sert aussi à organiser la place des femmes dans la société. Un outil qui, dans un système patriarcal, pousse à rester à la maison passé un certain âge, à renoncer, à se comparer, et qui alimente la rivalité entre femmes plutôt que la solidarité. Un mécanisme relayé par les hommes comme par les femmes, parfois sans même s'en rendre compte, et qui finit par désespérer celles qui se sentent hors délai, alors même que les hommes jouissent de cette liberté jusqu'à 70 ans, sans jamais avoir à s'en justifier.Et si on arrêtait de penser qu'il existe un âge limite pour avoir le droit de désirer, de choisir ou de renoncer ? Et si la vraie question n'était pas « est-ce qu'il est trop tard » mais « qui a intérêt à nous le faire croire » ?Repenser l'horloge biologique, c'est peut-être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles d'un discours médical parfois utilisé comme une menace plutôt que comme une information, celles d'une société qui accorde aux hommes une liberté qu'elle refuse aux femmes, celles de la rivalité qui nous fait nous juger entre nous au lieu de contester ce qui nous enferme, et celles d'un récit qui réduit la valeur d'une femme à sa fertilité. Parce qu'au fond, une société vraiment égalitaire ne devrait-elle pas pouvoir accueillir toutes les temporalités, tous les choix et toutes les façons de devenir mère, ou de ne pas l'être, sans jamais faire peser sur les femmes le poids d'un compte à rebours ?Et toi, t'en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la forceMerci à @so.cottenMerci au Centre Culturel pour l'accueil incroyable
  • POURQUOI J'AIME TROP VITE ET JE FUIS ENCORE PLUS VITE ? ÊTRE TDAH LE TROUBLE QUI FAIT TOUT ALLER À 100 À L'HEURE AVEC RENÉE GREUSARD 18.09.2026 1h 15min
    Comment aime-t-on quand son cerveau ne s'arrête jamais ? Comment être une mère présente quand l'hyperfocus vous emporte ailleurs, même au milieu du quotidien avec ses enfants ? Comment construire une vie de couple quand la peur du rejet s'invite dans chaque silence, chaque malentendu ? Et comment continuer à s'aimer soi-même quand on a longtemps cru n'être que "trop" ou "pas assez" ?C'est encore un peu la rentrée, et pour cet épisode, je reçois Renée Greusard. Journaliste, chroniqueuse depuis l'an dernier à La Maison des Maternelles, et créatrice de formats innovants comme "La mort est mon amie", elle est venue parler avec moi du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité-  le fameux TDAH au cour de toutes les discussions. Elle qui s'apprête à publier, d'ici quelques semaines, une bande dessinée sur l'amour et le TDAH, vient aujourd'hui poser des mots sur ce qu'elle vit elle-même avec ce trouble.Renée, c'est une voix qui documente et qui vit : elle parle du TDAH sans filtre, avec la rigueur du journalisme et la sincérité du témoignage, devant des milliers de personnes qui se reconnaissent dans ses mots. Cet épisode vient enrichir cette série de 10 épisodes d'un nouvel éclairage : chaque invité affronte son trouble à sa manière, avec sa propre histoire, son propre âge de vie, sa propre complexité. Je raconte aussi mon histoire. On m'a diagnostiquée TDAH cet été.Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental : il touche environ 5% des enfants, et persiste à l'âge adulte dans plus d'un tiers des cas. En France, on estime que 2,5 à 3% des adultes en vivent,  près de deux millions de personnes, mais moins de 1% ont reçu un diagnostic et un accompagnement adapté. Ce décalage est l'un des plus documentés, et des plus méconnus, de la santé mentale adulte.On résume souvent le TDAH à un "manque de concentration" ou à un "enfant qui bouge trop en classe". La réalité est infiniment plus complexe. C'est une agitation intérieure permanente, même quand le corps est immobile. C'est l'hyperfocus, cette capacité à s'absorber totalement dans une tâche pendant des heures, puis l'incapacité à démarrer la suivante. C'est l'impulsivité, dans les mots comme dans les actes. C'est la procrastination chronique, non par manque de volonté, mais parce que le cerveau ne gère pas la notion de temps comme les autres. C'est l'oubli permanent, la désorganisation, les tâches commencées puis abandonnées. C'est aussi, moins connu, une hypersensibilité au rejet, chaque critique, chaque silence, vécus avec une intensité disproportionnée.Avec Renée, nous parlons de diagnostic tardif, d'enfance, de honte, d'amour aussi, car un cerveau TDAH aime différemment : par bouffées d'hyperfocus sur l'autre, par peur de l'ennui, par une sensibilité au rejet qui peut fragiliser une relation avant même qu'elle commence. Nous parlons de cette question qui traverse toute cette série de 10 épisodes : peut-on se reconstruire seul, quand notre propre cerveau nous a longtemps convaincus que nous ne méritions que le chaos ? Et comment ce combat se transforme selon les âges de la vie ?Le TDAH reste largement sous-diagnostiqué chez les femmes, souvent découvert bien après l'enfance, parfois à la faveur d'un diagnostic posé chez son propre enfant. Derrière ce retard, des années de honte silencieuse, d'auto-dévalorisation, de "pourquoi je n'y arrive pas comme les autres". Et pourtant, on continue de coller des étiquettes : "tête en l'air", "flemmarde", "instable". Le TDAH n'est pas un trait de caractère. C'est un trouble neurologique. Un trouble avec lequel on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris. Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Renée. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission.
  • VIVRE DE SA PASSION ? LE PLUS GROS MENSONGE QU'ON RACONTE AUX ARTISTES AVEC MORGANE MELI 17.09.2026 27min
    Et si le plus grand mensonge qu'on raconte aux artistes, ce n'était pas "tu n'y arriveras pas", mais "si tu y arrives vraiment, tu n'auras plus besoin d'autre chose" ?Dans ce take, on rencontre @morganemeli, chroniqueuse à La Riposte et humoriste, qui s'attaque à un sujet qui peut faire grincer des dents : vivre de sa passion ne protège pas de la précarité.Parce que peut on vraiment être un artiste légitime si on garde un travail alimentaire à côté ? Est ce que ce boulot qu'on planque un peu, qu'on n'assume pas toujours, dit vraiment quelque chose de notre talent ? Et surtout, pourquoi a t on l'impression qu'il faudrait choisir entre les deux, comme si l'un annulait l'autre ?Pour Morgane, le problème vient aussi de la honte qu'on s'impose sans même s'en rendre compte. Le CDI, le job de service, le taf du quotidien… Tout peut donner l'impression qu'on a raté quelque chose, qu'on n'est pas un "vrai" artiste tant qu'on n'en vit pas entièrement. Et lorsqu'on intègre cette idée, un sentiment peut rapidement apparaître : celui de devoir se justifier, ou pire, de perdre en légitimité à chaque heure passée ailleurs que sur scène ou devant une caméra, comme si ce temps là ne comptait pas, ou pire, comme s'il venait ternir tout le reste.C'est là que naît parfois la confusion. Qu'est ce que ça veut vraiment dire, réussir ? Est ce que la reconnaissance suffit à définir une réussite ? Est ce qu'on est un artiste raté si on garde un taf alimentaire, ou juste quelqu'un de lucide dans un système qui ne permet à presque personne de vivre uniquement de sa passion ? Et si le vrai problème n'était pas notre situation, mais l'idée qu'on s'en fait, cette petite voix qui compare en permanence notre parcours à une réussite fantasmée et rarement réelle ?Morgane est particulièrement vindicative sur ce point. Pour elle, le mot "réussite" ne veut souvent rien dire tant qu'on n'a pas décidé nous mêmes ce qu'il recouvre. Elle questionne cette hiérarchie tacite entre les "artistes accomplis" et les "artistes qui n'y sont pas encore arrivés", entre ceux qui auraient réussi et ceux qui devraient continuer à s'excuser d'exister, à minimiser leur travail, à répondre "oui mais sinon je fais aussi ça" avec un brin de gêne dans la voix.Et si on arrêtait de penser qu'il existe un seul moment où l'on "devient" artiste, une ligne d'arrivée précise après laquelle on aurait enfin le droit de se sentir légitime ? Où commence vraiment la réussite ? Où s'arrête t elle ? Est ce qu'elle se mesure en argent, en reconnaissance, en nombre de vues, ou juste au fait de continuer, envers et contre tout, à faire ce qu'on aime ?Et si la vraie question n'était pas "est ce que tu en vis" mais "est ce que ça continue de te faire vivre" ?Réinventer notre rapport à la réussite artistique, c'est peut être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles de la honte qui pousse à cacher son taf alimentaire comme un échec plutôt qu'à l'assumer comme une stratégie, celles d'un système qui ne permet qu'à une poignée de vivre pleinement de leur art et qui rend cette rareté presque honteuse pour tous les autres, et celles d'une définition de la reconnaissance qui ne dit finalement pas grand chose du talent réel ni de la valeur d'un travail. Parce qu'au fond, une carrière artistique vivante ne devrait elle pas pouvoir accueillir les détours, les doubles vies, les compromis nécessaires et toutes les façons de continuer à créer, sans jamais avoir à s'en excuser ?Et toi, t'en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la forceMerci à @so.cotten Merci Le Centre Culturel pour l'accueil incroyable
  • Et si Dieu n'était pas la seule façon de croire ? Avec Le Roi Borgne 10.09.2026 23min
    Et si le prochain grand combat du siècle n'était ni politique, ni technologique, mais spirituel ?Dans ce take, on rencontre @leroiborgne, poète et humorique et humain de lumière qui s'attaque à un sujet : la spiritualité, mais sans Dieu.Parce que peut-on encore parler de foi, de croyance, de sens, sans être immédiatement enfermé dans une religion, une secte ou un dogme ? Peut-on chercher quelque chose de plus grand que soi sans avoir à choisir un camp, une chapelle, un texte sacré ?Pour le Roi Borgne, le problème vient aussi de la confusion qu'on entretient entre spiritualité et religion. Les rituels, les textes, les institutions, les interdits… Tout peut donner l'impression qu'il existe une seule bonne manière de croire, de chercher du sens ou même de se relier à quelque chose de plus grand que soi. Et lorsqu'on rejette ces cadres, un vide peut rapidement apparaître : celui de ne plus savoir en quoi croire, ni comment le nommer sans passer pour naïf ou illuminé.C'est là que naît parfois la peur. Est-ce qu'on a le droit de croire sans savoir en quoi ? Est-ce qu'on peut être spirituel sans être religieux ? Est-ce qu'on est légitime à chercher du sens en dehors des cases qu'on nous a données ? Et si on ne croit en rien de précis, est-ce que c'est nous le problème, ou celui d'un monde qui n'a jamais appris à faire de la place au doute ? Le Roi Borgne questionne cette hiérarchie entre les « croyants » et les « rationnels », entre ceux qui auraient les réponses et ceux qui devraient simplement apprendre à s'y soumettre.Et si on arrêtait de penser qu'il existe une seule bonne manière d'être spirituel ? Et si la vraie question n'était pas « en quoi crois-tu » mais « qu'est-ce que ta croyance te permet de devenir » ?Réinventer notre rapport à la foi, c'est peut-être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles du capitalisme qui vend du sens en kit et transforme la spiritualité en produit de développement personnel, celles de la peur qui pousse à se raccrocher à des certitudes toutes faites plutôt qu'à affronter le vide, et celles des dogmes qui confisquent la question au profit de la réponse. Parce qu'au fond, une spiritualité vivante ne devrait-elle pas pouvoir accueillir tous les doutes, toutes les croyances et toutes les façons de chercher, sans jamais prétendre détenir la vérité ?Et toi, t'en penses quoi ?
  • POURQUOI J'AI CHOISI D'ÊTRE SEULE POUR ME SAUVER ? LE TROUBLE QUI FAIT FUIR L'AMOUR, ÊTRE BORDERLINE AVEC BARBARA 01.09.2026 1h 17min
    C'est la rentrée, et pour cet épisode, je reçois Barbara ana Krokodeal. Créatrice de contenu sur les réseaux sociaux, elle est venue parler avec moi du trouble de la personnalité borderline. Après Kalika, artiste, autrice-compositrice-interprète, qui s'était livré sur son rapport à cette maladie en me confiant son histoire, Barbara vient aujourd'hui apporter un tout autre regard sur ce même trouble. Barbara, c'est une voix rare : elle parle de ce trouble sans filtre, sur ses plateformes, devant des milliers de personnes qui se reconnaissent dans ses mots. Cet épisode vient enrichir cette série de 10 épisodes d'un nouvel éclairage : chaque invité affronte ce trouble à sa manière, avec sa propre histoire, son propre âge de vie, sa propre complexité. Je raconte aussi mon histoire. Je suis borderline.Pendant longtemps, ce mot m'a fait honte. Je l'ai caché. J'ai essayé de vivre comme s'il n'existait pas. J'ai cru qu'en me taisant, il finirait par disparaître. Il n'a jamais disparu. Le trouble borderline touche entre 1 et 3 % de la population générale, mais représente près de 20 % des patients hospitalisés en psychiatrie. On résume souvent le borderline à des "sautes d'humeur". La réalité est infiniment plus complexe. C'est vivre avec une peur permanente de l'abandon. Ressentir chaque émotion avec une intensité démesurée. C'est la déréalisation, quand le monde paraît soudain irréel. La dépersonnalisation, quand on ne se reconnaît plus soi-même. Les crises d'angoisse qui donnent l'impression de mourir. Le vide chronique. Les fluctuations émotionnelles permanentes. L'impulsivité. Les comportements autodestructeurs. Les addictions parfois. Les scarifications parfois. Les idées suicidaires, trop souvent.Près de 75 % des personnes atteintes d'un trouble borderline feront au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, et entre 8 et 10 % en mourront. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des hommes, des ado qui essaient simplement de survivre à un cerveau qui ne leur laisse jamais de répit, et ce, à chaque étape de la vie, car ce trouble ne se vit pas de la même façon à 20, 30 ou 40 ans. Et pourtant, on continue de nous coller des étiquettes : "trop sensibles", "trop intenses", "toxiques", "manipulateurs". Le trouble borderline n'est pas un trait de caractère. C'est une maladie. Une maladie avec laquelle on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris. J'avais besoin de créer un espace où l'on puisse parler entre personnes que l'on a trop souvent qualifiées de "folles".Avec Barbara, nous parlons de traumatismes, d'enfance, de honte, de relations toxiques, de solitude choisie, de reconstruction et d'espoir. Elle a fait un choix différent du mien : après trop de relations destructrices, elle a fait du célibat sa voie vers la stabilité. Elle se considère aujourd'hui stabilisée, au bout d'un combat d'une intensité rare contre ce trouble dont elle parle librement, sans filtre, sur ses plateformes. Nous parlons aussi de cette question qui traverse toute cette série de 10 épisodes : peut-on se reconstruire seul, quand notre propre cerveau nous a longtemps convaincus que nous ne méritions que la tempête ? Et comment ce combat se transforme, se déplace, se réinvente selon les âges de la vie ?Cette série de 10 épisodes vous accompagnera toute cette rentrée autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. J'espère qu'en donnant enfin ses lettres de noblesse au trouble borderline, je réussirai aussi à faire un pas vers la paix avec cette partie de moi que j'ai si longtemps combattue.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Barbara, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. 
  • ET SI VOS TOC DÉTRUISAIENT VOTRE COUPLE SANS QUE VOUS LE SACHIEZ, QUAND CHAQUE GESTE DOIT ÊTRE PARFAIT ? VLAD ET FLORALIE BRISENT LE TABOU 09.08.2026 1h 13min
    Comment aime-t-on quand chaque geste doit être parfait ? Quand notre cerveau "freeze" et que les TOC envahissent 90% de notre journée ?10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane. Pour cet épisode, je reçois Vlad et Floralie. Ils vivent avec les troubles obsessionnels compulsifs, les TOC. Ils sont venus parler avec moi de ce trouble et de ce qu'il fait à l'amour.Les TOC toucheraient environ 2 à 3 % de la population générale, un chiffre probablement sous-estimé tant le trouble reste tabou et souvent réduit à une simple manie. Ils naissent d'une anxiété profonde, d'un besoin de contrôle face à une pensée insupportable, quand le rituel devient le seul moyen de faire taire la peur. L'esprit s'accroche pour continuer à fonctionner. C'est l'un des troubles les plus caricaturés dans la culture populaire et l'un des moins compris dans la réalité.On résume souvent les TOC à être "maniaque" ou "perfectionniste". La réalité est infiniment plus lourde. C'est vérifier une porte dix fois avant de pouvoir partir. Recommencer un geste jusqu'à ce qu'il soit "juste". Ne plus supporter que l'autre déplace un objet, change une habitude, brise un rituel. Aimer quelqu'un, et avoir peur que cet amour lui-même devienne une source d'angoisse à contrôler. C'est la peur de ne jamais être "assez" rassuré, "assez" certain. C'est demander à l'autre une patience que peu de gens sont prêts à offrir. C'est aussi, parfois, l'incompréhension, l'épuisement, l'abandon.Et pourtant, derrière ce trouble, il y a la même quête que partout ailleurs dans cette série : être aimé entièrement, même quand on ne se sent jamais suffisamment en sécurité pour se le permettre. Avec Vlad et Floralie, nous parlons de contrôle, de confiance, de couple, de peur de l'abandon, et de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on, et comment se sent-on aimé, quand chaque geste, chaque pensée, réclame d'être parfait ?Cette émission vous accompagnera tout l'été et à la rentrée autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe, Hava et à tous les invités de cette série. Et merci à Vlad et Floralie, pour leur sincérité, leur courage et leur confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà entièrement rempli sa mission. 
  • PEUT-ON AIMER QUAND ON EST SOCIOPATHE ? LILI NOUS RACONTE CE QUE PERSONNE N'OSE DIRE 30.07.2026 1h 31min
    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent. Produit par On.Suzane.Comment aimer quand on ne ressent rien ? Comment aimer quand tout le monde pense que l'on est sorti d'un fait divers ? Notre premier invité s'appelle Lili. Elle souffre d'un trouble de la personnalité antisociale, qu'on appelle aussi sociopathie, un trouble qui génère une souffrance immense, mais qui reste l'un des plus stigmatisés de tous. Elle a accepté de se livrer, en premier, pour ouvrir cette émission.Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses.Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ?Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance.Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie.J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie.Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi.  Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS
  • AIMER QUAND ON EST PLUSIEURS DANS SA TÊTE ET DANS SON CORPS ? HAVA BRISES LES CLICHÉS SUR LE TDI 23.07.2026 1h 31min
    Comment aime-t-on quand on est plusieurs, dans un seul et même corps ?10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane.Pour ce quatrième épisode, je reçois Hava. Elle vit avec un trouble dissociatif de l'identité, le TDI. Elle est venue parler avec moi de ce trouble et de ce qu'il fait à l'amour. Le TDI toucherait environ 1 à 1,5 % de la population générale, un chiffre probablement sous-estimé tant le trouble reste tabou et le diagnostic difficile à poser. Il naît presque toujours de traumatismes précoces et répétés durant l'enfance, quand la dissociation devient le seul refuge possible face à une réalité insupportable. L'esprit se fragmente pour continuer à fonctionner. C'est l'un des troubles les plus caricaturés au cinéma et l'un des moins compris dans la réalité.On résume souvent le TDI à des "personnalités multiples" spectaculaires. La réalité est infiniment plus silencieuse. C'est se réveiller sans savoir ce qui s'est passé la veille. Découvrir des messages envoyés qu'on ne se souvient pas d'avoir écrits. Se sentir étranger à soi-même. Aimer quelqu'un, puis avoir l'impression de ne plus le reconnaître, non pas parce qu'il a changé, mais parce que la part de soi qui l'aimait n'est plus celle qui est là. C'est la peur de perdre le fil de sa propre histoire d'amour. C'est demander à l'autre une patience que peu de gens sont prêts à offrir. C'est aussi, parfois, l'incompréhension, l'épuisement, l'abandon.Et pourtant, derrière ce trouble, il y a la même quête que partout ailleurs dans cette série : être aimé entièrement, même quand on ne se sent pas entier soi-même.Avec Hava, nous parlons de mémoire, de confiance, de couple, de peur de l'abandon, et de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on, et comment se sent-on aimé, quand on n'est jamais tout à fait sûr d'être un seul soi ?Cette émission vous accompagnera tout l'été autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Hava, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. ❤️
  • LE TROUBLE QUI DÉTRUIT NOS HISTOIRES D'AMOUR, BORDERLINE : POURQUOI LE LIEN FAIT SI MAL ? AVEC KALIKA 09.07.2026 1h 6min
    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane.Pour ce troisième épisode, je reçois Kalika. Artiste, autrice-compositrice-interprète, elle est venue parler avec moi du trouble de la personnalité borderline. Cet épisode est sans doute le plus personnel de toute cette série. Parce que cette fois, je ne pose pas seulement des questions. Je raconte aussi mon histoire.Je suis borderline.Pendant longtemps, ce mot m'a fait honte. Je l'ai caché. J'ai essayé de vivre comme s'il n'existait pas. J'ai cru qu'en me taisant, il finirait par disparaître. Il n'a jamais disparu. Le trouble borderline touche entre 1 et 3 % de la population générale, mais représente près de 20 % des patients hospitalisés en psychiatrie. C'est l'un des troubles psychiatriques les plus stigmatisés, les plus mal compris et, encore aujourd'hui, l'un de ceux dont le diagnostic met le plus de temps à être posé. Beaucoup passent des années à souffrir sans comprendre ce qui leur arrive.On résume souvent le borderline à des "sautes d'humeur". La réalité est infiniment plus complexe. C'est vivre avec une peur permanente de l'abandon. Ressentir chaque émotion avec une intensité démesurée. Passer en quelques instants de l'amour à la terreur de perdre l'autre. C'est la déréalisation, quand le monde paraît soudain irréel. La dépersonnalisation, quand on ne se reconnaît plus soi-même. Les crises d'angoisse qui donnent l'impression de mourir. Le vide chronique. Les fluctuations émotionnelles permanentes. L'impulsivité. Les comportements autodestructeurs. Les addictions parfois. Les scarifications parfois. Les idées suicidaires, trop souvent.Près de 75 % des personnes atteintes d'un trouble borderline feront au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, et entre 8 et 10 % en mourront. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des hommes, des ado qui essaient simplement de survivre à un cerveau qui ne leur laisse jamais de répit.Et pourtant, on continue de nous coller des étiquettes : "trop sensibles", "trop intenses", "toxiques", "manipulateurs". Comme si nous avions choisi de vivre dans cette tempête permanente. Le trouble borderline n'est pas un trait de caractère. C'est une maladie. Une maladie avec laquelle on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris.J'avais besoin de créer un espace où l'on puisse parler entre personnes que l'on a trop souvent qualifiées de "folles". Parce que c'est un mot que j'ai entendu, que beaucoup d'entre nous ont entendu. Parce que le borderline, c'est mon histoire. Depuis l'enfance, il s'est invité dans chacune de mes relations. Il a façonné ma manière d'aimer, ma manière de me protéger, ma manière de fuir, ma manière de croire que je finirais toujours par être abandonnée.Avec Kalika, nous parlons de traumatismes, d'enfance, de honte, d'amour, de solitude, de reconstruction et d'espoir. Nous parlons aussi de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on quand notre propre cerveau nous convainc que nous ne méritons pas de l'être ?Cette émission vous accompagnera tout l'été autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester.J'espère qu'en donnant enfin ses lettres de noblesse au trouble borderline, je réussirai aussi à faire un pas vers la paix avec cette partie de moi que j'ai si longtemps combattue.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Kalika, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. ❤️
  • COMMENT AIMER QUAND ON NE SE NOURRIT PLUS ? KATRINA PATCHETT (DALS) SE LIVRE SUR L'ENFER DES TCA 01.07.2026 56min
    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent. Produit par On.Suzane.Comment aimer quand on ne se sent pas digne d'être aimée ? Comment aimer quand son propre corps est devenu un champ de bataille, un ennemi qu'on combat au quotidien plutôt qu'un allié qu'on habite ? Notre deuxième invitée s'appelle Katrina Patchett. Danseuse professionnelle et QUEEN de Danse avec les stars elle y rayonne depuis plus dix ans, mais cache depuis l'adolescence un combat bien plus silencieux : vingt ans de troubles du comportement alimentaire, boulimie puis anorexie, qu'elle raconte aujourd'hui dans son livre Mon corps mon combat.En France, les troubles du comportement alimentaire touchent près d'un million de personnes, et la prévalence sur la vie entière atteint 8,4% chez les femmes, contre 2,2% chez les hommes. Des chiffres froids, presque abstraits, jusqu'à ce qu'on entende l'histoire derrière, celle de Katrina. Un trouble d'autant plus violent qu'il se joue dans l'intime, loin des regards, et qui reste pourtant la deuxième cause de mortalité prématurée chez les 15-24 ans, juste après les accidents de la route. Et pourtant, la moitié des personnes concernées ne bénéficient d'aucune prise en charge médicale. Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses.Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ?Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance.Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie.J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie.Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi.Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS
  • Pourquoi on veut absolument mettre les artistes dans des cases ? Avec Bastiaan 30.06.2026 11min
    Pourquoi faudrait-il choisir entre être chanteur, acteur, danseur ou musicien pour être considéré comme un « vrai » artiste ? Pourquoi avons-nous autant besoin de mettre les artistes dans des cases, comme s'il fallait forcément choisir une discipline et s'y tenir ? Et si, au contraire, le fait de toucher à plusieurs arts était justement ce qui permettait de devenir un artiste plus complet, plus libre et surtout plus épanoui ?Dans ce Take, je reçois Bastiaan, révélé par la Star Academy, qui défend une idée aussi simple que radicale : « On n'est pas obligé de tout compartimenter, tous les arts se complètent. »À travers son parcours, Bastiaan raconte la difficulté de pouvoir explorer plusieurs disciplines artistiques dans un milieu qui cherche souvent à nous définir très rapidement. Chanteur, acteur, danseur… Comme s'il fallait choisir une identité, une spécialité, une case dans laquelle rentrer pour pouvoir être pris au sérieux. Mais pourquoi faudrait-il choisir ? À la Star Academy, Bastiaan a justement pu expérimenter différentes facettes du métier d'artiste. Le chant, la danse, le théâtre, la présence scénique : autant de disciplines qui, loin de s'opposer, peuvent se nourrir les unes des autres. Apprendre à danser peut transformer la manière dont on habite une scène. Le théâtre peut donner une autre profondeur à une chanson. Le chant peut apprendre à mieux maîtriser sa voix, son souffle et ses émotions.Pour Bastiaan, cette complémentarité est essentielle. Parce qu'un artiste ne devrait pas forcément être défini par une seule compétence, mais aussi par sa capacité à explorer, apprendre, expérimenter et trouver ce qui lui permet de s'accomplir pleinement.Cette volonté de toucher à plusieurs arts pose aussi une question plus large : pourquoi valorisons-nous autant la spécialisation ? Dès qu'une personne veut faire plusieurs choses, on lui demande parfois de choisir, comme si avoir plusieurs passions signifiait manquer de direction. Mais peut-être que le problème n'est pas de ne pas savoir choisir. Peut-être que certaines personnes ont simplement envie de tout explorer.Et si être un artiste complet ne signifiait pas savoir tout faire parfaitement, mais accepter de construire son identité à travers plusieurs disciplines ?Au fil de cette conversation, Bastiaan revient sur son rapport au chant, au théâtre et à la danse, sur ce que la Star Academy lui a appris et sur cette envie de ne pas limiter son parcours à une seule définition. Il questionne aussi notre manière de regarder les artistes et cette obsession de vouloir immédiatement savoir « ce qu'ils sont ». Parce qu'au fond, pourquoi faudrait-il choisir entre plusieurs choses qui peuvent justement nous rendre meilleurs dans chacune d'entre elles ?Et si l'accomplissement ne consistait pas à devenir une seule chose, mais à se donner la liberté de devenir plusieurs choses à la fois ? Un Take qui questionne les cases, la spécialisation et notre rapport à la réussite, mais surtout qui invite à repenser ce que signifie être un artiste aujourd'hui. Et si, finalement, refuser de choisir était la meilleure façon de trouver sa voie
  • Pourquoi il est urgent de reparler de seXe et d’intimité ? Le Take brûlant de Carole Boinet 29.06.2026 15min
    On parle beaucoup de sexualité, et pourtant on a parfois encore du mal à parler véritablement d'intimité. Pourquoi certains sujets restent-ils si difficiles à aborder, même lorsqu'ils font partie de nos vies ? Pourquoi a-t-on progressivement appris à rendre invisibles certaines conversations autour du sexe, du désir, du corps ou du plaisir ? Et si le véritable enjeu était justement de remettre l'intime au centre de nos discussions pour qu'il redevienne quelque chose de normal, de dicible et de partageable ?Dans cet épisode de Café Cash, je reçois Carole Boinet, rédactrice en chef des Inrockuptibles. Son take est aussi nécessaire que libérateur : « Il faut reparler d'intimité et de sexe dans notre société. » Une idée qui peut sembler évidente, et qui mérite pourtant d'être profondément interrogée. Carole défend la nécessité de détabouiser l'intime, non pas pour imposer une manière de parler, de vivre ou de penser sa sexualité, mais pour permettre à chacun et chacune de pouvoir enfin en parler sans honte, sans gêne et sans avoir le sentiment que ces sujets devraient rester cachés. Au fil de cette conversation, elle explique comment l'invisibilisation progressive de certains sujets finit par les rendre difficiles à penser. Lorsqu'on ne parle plus du désir, du plaisir, du sexe, des corps ou de l'intimité, on finit aussi par donner l'impression que ces questions ne sont pas légitimes, qu'elles doivent rester privées au point de devenir indicibles. Or, détabouiser ne signifie évidemment pas tout montrer, tout raconter ou tout partager. Le consentement, les limites et le droit de chacun et chacune à préserver son intimité restent essentiels. Mais respecter l'intime ne devrait pas nécessairement signifier le rendre invisible.Car parler de seksualité, c'est aussi permettre aux générations de mieux comprendre leurs désirs, leurs limites, leurs expériences et leurs questionnements. C'est pouvoir mettre des mots sur ce que l'on ressent, confronter ses expériences à celles des autres et découvrir que certaines choses que l'on croyait anormales, honteuses ou isolées sont en réalité profondément humaines. À force de ne pas en parler, ne risque-t-on pas justement de laisser la honte, les injonctions et les idées reçues occuper tout l'espace ?Un échange qui questionne notre rapport collectif au sexe, au désir et à l'intime, mais aussi la frontière entre ce qui relève de la vie privée et ce qui peut, au contraire, gagner à être davantage discuté. Et si réintégrer la sexualité dans nos conversations était finalement une manière de mieux comprendre nos corps, nos relations aux autres et nous-mêmes ?
  • Pourquoi tu tombes toujours sur les mauvaises personnes ? Avec Nadia Richard 28.06.2026 18min
    On passe parfois des années à chercher la bonne personne. Et si le vrai déclic, c'était d'apprendre à quitter celles qui ne nous correspondent pas ? Pourquoi a-t-on tant de mal à partir d'une relation qui ne nous rend plus heureux ? Pourquoi s'accroche-t-on à des histoires qui nous épuisent, en espérant que l'autre finira par changer ? Et si le véritable acte d'amour envers soi-même consistait parfois à accepter que certaines relations n'ont tout simplement pas vocation à durer ?Dans ce Take, je reçois Nadia Richard, créatrice de contenu, autrice et humoriste. À travers ses vidéos, ses livres et son spectacle, elle est devenue l'une des voix les plus écoutées lorsqu'il s'agit de décrypter les relations amoureuses, les schémas répétitifs et le manque d'estime de soi qui nous pousse parfois à accepter l'inacceptable.Son take est aussi provocateur que libérateur : « C'est pas ta faute si tu tombes sur des connards, mais tu as toujours le pouvoir de partir. » Une phrase qui mérite d'être nuancée. Nadia rappelle d'emblée qu'elle ne parle évidemment pas des situations d'emprise, de violences ou de dépendance psychologique, où partir n'est ni simple ni toujours possible. Son propos s'adresse à toutes ces relations où l'on reste par peur, par habitude, par culpabilité ou parce que l'on continue de croire que l'amour finira par réparer ce qui, au fond, ne fonctionne déjà plus.Au fil de cette conversation, elle explique pourquoi il est essentiel de devenir plus exigeant dans ses relations, d'identifier ses limites, de savoir reconnaître les incompatibilités avant qu'elles ne deviennent des souffrances et d'arrêter de confondre persévérance et sacrifice. Car lorsqu'il faut constamment convaincre quelqu'un de nous aimer, négocier le respect, ou renoncer à ses propres aspirations pour que la relation survive, il est peut-être temps de se demander si l'on est encore en train de construire une histoire… ou simplement d'essayer de la sauver. Un échange sincère qui questionne nos croyances sur le couple, la peur de la solitude, les standards que l'on s'autorise à avoir et cette idée profondément ancrée qu'il faudrait coûte que coûte faire durer une relation. Et si, au contraire, partir pouvait parfois être la décision la plus saine, la plus courageuse et la plus respectueuse envers soi-même ?Un épisode qui risque de faire écho à beaucoup d'histoires… et peut-être de changer votre façon de vivre les prochaines.
  • Faut-il vraiment quitter quelqu'un qui nous trompe ? Avec Juliette Katz 20.06.2026 6min
    On dit souvent qu'une tromperie marque la fin d'une histoire. Qu'il y a un avant et un après. Qu'il faut partir ou pardonner. Mais si les choses étaient un peu plus compliquées que ça ?Pour ce deuxième take avec Juliette, une queen qui méritait largement de revenir au micro, on aborde l'un des sujets les plus explosifs des relations amoureuses : l'infidélité.Attention, Juliette ne défend pas la tromperie. Elle ne dit pas qu'il faut l'accepter, ni qu'elle est souhaitable. Elle pose simplement une question dérangeante : et si certaines infidélités révélaient des problèmes qui existaient déjà bien avant elles ?Parce que beaucoup de couples finissent par avancer en pilote automatique. On ne se regarde plus vraiment. On ne se parle plus autant. On oublie parfois de se demander si l'on est encore heureux ensemble. Et lorsqu'une crise éclate, elle oblige soudain à remettre des choses sur la table qui étaient restées enfouies pendant des années.Pourquoi sommes-nous encore ensemble ? Qu'avons-nous arrêté de nous dire ? Est-ce que ce couple répond encore à nos besoins ? Est-ce que nous nous choisissons encore vraiment ?Pour Juliette, certaines trahisons agissent comme un électrochoc. Elles ne réparent rien à elles seules. Elles ne justifient rien. Mais elles peuvent parfois ouvrir des conversations qui n'auraient jamais eu lieu autrement.Dans cet épisode, on parle d'amour, de confiance, de fidélité, de reconstruction, des mythes qui entourent le couple moderne et de cette tendance que nous avons à vouloir ranger des situations extrêmement complexes dans des catégories simples.Un épisode qui risque de diviser, de faire réagir, et peut-être même de faire évoluer certains regards sur ce que l'on considère comme une rupture définitive.Alors : une tromperie détruit-elle forcément un couple... ou peut-elle parfois révéler ce qui avait besoin d'être sauvé ?
  • Pourquoi vos enfants ne devraient jamais être sur vos réseaux sociaux 13.06.2026 11min
    On protège nos enfants dans la rue. Pourquoi les expose-t-on à des milliers d'inconnus sur Internet ?Ceci est un extrait de la version longue du podcast disponible sur toutes les plateformes. Tu y trouveras beaucoup de réponses à tes questions. Ou pas.Dans ce take, on rencontre Juliette Podkatz, créatrice de contenu et observatrice attentive de nos usages numériques, qui s'attaque à une pratique devenue presque banale : exposer ses enfants sur les réseaux sociaux.Photos du quotidien, moments de vie, anniversaires, colères, réussites, premiers pas, premières rentrées… Aujourd'hui, certains enfants possèdent déjà une véritable identité numérique avant même de savoir lire, écrire ou comprendre ce qu'est Internet.Et c'est précisément ce qui inquiète Juliette.Pour elle, le problème n'est pas seulement la surexposition. C'est avant tout la question du consentement. Peut-on réellement publier la vie d'une personne qui n'est pas en mesure de comprendre les conséquences de cette exposition ? Peut-on construire une présence numérique pour quelqu'un qui n'a jamais eu la possibilité de dire oui ou non ?Car contrairement à une photo de famille rangée dans un album, Internet n'oublie jamais vraiment. Une image publiée aujourd'hui peut être copiée, détournée, partagée ou réapparaître des années plus tard sans aucun contrôle.Juliette rappelle aussi que les enfants ne sont pas des contenus. Pourtant, les réseaux sociaux poussent parfois à transformer chaque moment intime en publication, chaque souvenir en performance, chaque émotion en engagement.Derrière les likes et les vues se pose alors une question plus large : à qui appartient l'image d'un enfant ?Elle interroge également notre rapport à la parentalité à l'ère des réseaux. À partir de quel moment partage-t-on un souvenir ? À partir de quel moment expose-t-on une personne ?Sans juger les parents, Juliette invite surtout à réfléchir aux conséquences à long terme de choix faits aujourd'hui pour des individus qui devront vivre avec demain.Parce qu'un enfant grandit. Et qu'il découvrira peut-être un jour que toute son enfance était déjà en ligne avant même qu'il ait pu choisir ce qu'il voulait montrer de lui-même.Un take qui questionne la frontière entre partage, protection et respect de l'intimité à l'heure où tout semble devoir être publié.Et toi, publierais-tu toute ton enfance sur Internet si tu pouvais revenir en arrière ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.
  • Tu n'es pas assez asiatique : le problème que vivent beaucoup de métis 08.06.2026 13min
    Le racisme, ce n'est pas seulement être rejeté. Parfois, c'est passer sa vie à devoir prouver qui l'on est.Dans ce take, on rencontre Odah, humoriste, qui revient sur une phrase qu'il a entendue toute sa vie : « Mais t'es vraiment asiatique ? » Une question qui paraît anodine, presque innocente, mais qui finit par raconter quelque chose de beaucoup plus profond : le sentiment que son identité doit constamment être validée par les autres. Parce que lorsqu'on est métis, les gens ont souvent une étrange tendance à vouloir décider à votre place de ce que vous êtes. Pas assez asiatique pour certains. Pas assez arabe pour d'autres. Pas assez ceci. Trop cela. Comme si l'identité était un examen permanent que l'on devait réussir devant le regard des autres.Odah raconte la difficulté de grandir entre plusieurs cultures sans toujours trouver sa place. Cette sensation d'être à la fois partout et nulle part. De naviguer entre plusieurs héritages sans avoir l'impression d'appartenir totalement à l'un d'entre eux. Un sentiment que connaissent beaucoup de personnes métisses, mais aussi toutes celles et ceux qui ont déjà eu l'impression de ne pas correspondre à l'image qu'on attendait d'eux.À travers son histoire personnelle, mais aussi celle de sa mère, Odah évoque un sujet encore trop peu abordé : le racisme anti-asiatique. Un racisme souvent banalisé, parfois même invisibilisé. Les blagues sur les yeux, les imitations d'accent, les clichés sur la nourriture, les capacités scolaires ou les comportements supposés des personnes asiatiques continuent souvent d'être perçus comme de l'humour alors qu'ils participent à construire un climat d'exclusion bien réel. Ce qui le frappe, c'est que beaucoup de ces comportements restent encore socialement acceptables. Comme si certaines communautés pouvaient encore servir de terrain de jeu collectif sans que personne ne s'interroge vraiment sur les conséquences.Mais son expérience ne s'arrête pas là. Parce qu'une grande partie de sa vie, les gens l'ont perçu comme « plus arabe » qu'asiatique. Et ce regard extérieur lui a fait découvrir une autre forme de racisme, d'autres préjugés, d'autres exclusions. Comme si son identité changeait selon la personne qui le regardait. Comme si les autres lui attribuaient constamment une histoire, une origine ou une appartenance avant même de prendre le temps de lui demander qui il était réellement.Aujourd'hui, Odah raconte comment il est en train de se réapproprier son histoire. De récupérer une identité qu'il a longtemps eu l'impression de devoir défendre plutôt que simplement vivre. Un take sur le métissage, le racisme, l'appartenance, les héritages multiples et cette question universelle : qui a le droit de dire qui nous sommes ?Et toi, est-ce qu'on t'a déjà fait sentir que tu n'étais pas assez quelque chose ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.
  • "Le masculin l'emporte sur le féminin" : la règle qu'on nous a apprise sans jamais nous expliquer pourquoi 01.06.2026 16min
    Vous l'avez répétée des centaines de fois en classe. Vous l'avez écrite dans des dictées, appliquée dans des rédactions, intégrée comme une évidence. Et pourtant, vous ne l'avez probablement jamais remise en question. "Le masculin l'emporte sur le féminin." Trois mots présentés comme une règle neutre, logique, indiscutable. Mais une règle n'est jamais neutre. Elle dit toujours quelque chose sur ceux qui l'ont écrite.Dans cet épisode, Noémie de Lattre prend cette phrase à bras-le-corps. Autrice, metteuse en scène, créatrice de contenus et figure engagée du féminisme contemporain, elle décortique ce que ces quelques mots banals révèlent de nos structures de pouvoir, de nos représentations collectives, et de la manière dont une langue peut, silencieusement, décider qui existe et qui disparaît.Parce que la langue ne se contente pas de décrire le monde. Elle le construit. Et quand on apprend à un enfant que le masculin englobe le féminin, on lui apprend aussi, sans le dire, que le masculin est la norme et que le reste est l'exception.Noémie raconte comment cette règle, répétée dès l'enfance, finit par structurer nos imaginaires bien au-delà des cours de français. Comment elle installe l'idée que le masculin est central, dominant, universel, et que le féminin existe en marge, en supplément, ou par défaut. Une hiérarchie symbolique qui se retrouve dans nos représentations sociales, culturelles et politiques, souvent sans qu'on s'en rende compte.Elle explique pourquoi les mots comptent vraiment. Pourquoi une langue qui dit "l'homme" pour désigner l'humanité entière participe à invisibiliser les femmes, les personnes non binaires, et toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce masculin soi-disant universel. Ce n'est pas une question de sensibilité ou de mode. C'est une question de pouvoir, de reconnaissance, de place accordée dans le récit collectif.L'épisode aborde aussi l'écriture inclusive, non pas comme une tendance ou une injonction, mais comme une réponse consciente à ces mécanismes. Une tentative de réparer, de rendre visible, de nommer ce qui a longtemps été effacé. Un outil imparfait, contesté, parfois mal compris, mais profondément politique, qui pose une question simple : qui a le droit d'être nommé, et comment ?Un échange dense, engagé et accessible, qui invite à regarder nos mots autrement et à comprendre ce qu'ils disent de nous. Parce que changer la langue, c'est peut-être commencer à changer le monde.Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
  • Le 50/50 en couple : la grande illusion qui arrange tout le monde… sauf les femmes 23.05.2026 15min
    Et si ce modèle “moderne” reposait en réalité sur une grosse illusion ? On nous présente le 50/50 comme la norme la plus saine du couple hétéro moderne : chacun paie sa part, chacun contribue de manière égale, personne ne profite de personne. Une équation simple, presque rassurante, qui donne l’impression d’avoir enfin trouvé une forme d’équilibre juste et émancipée. Sauf que dans la vraie vie, cet équilibre ne repose pas sur un terrain neutre.Dans cet épisode extrait de la version longue disponible sur toutes les plateformes, on rencontre Naya, créatrice de contenu et host du podcast Love Zone, qui décortique les relations contemporaines et ce qui se joue derrière les discours d’égalité dans le couple. Son constat est direct : le 50/50 est devenu une évidence culturelle, mais il repose souvent sur une fiction. Celle de deux partenaires qui auraient les mêmes ressources, les mêmes contraintes et les mêmes coûts de vie. Or ce n’est pas le cas.Les femmes gagnent encore en moyenne moins que les hommes, elles assument plus souvent la charge mentale et domestique, et elles continuent de porter des dépenses invisibles mais bien réelles liées aux injonctions sociales : esthétique, contraception, soins, apparence. Autant de coûts rarement intégrés quand on parle de “partage équitable”.Naya ne dit pas qu’il ne faut jamais partager les dépenses. Elle ne dit pas non plus que les hommes seraient systématiquement avantagés ou conscients de ce déséquilibre. Elle pointe autre chose : on applique une règle arithmétique à une réalité qui ne l’est pas. Et du coup, une question dérangeante reste en suspens : est-ce que le 50/50 est vraiment une forme d’égalité, ou est-ce une manière élégante de demander aux femmes de s’adapter à un système qui reste inégal tout en continuant d’en absorber les coûts ?Et toi, tu en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force. Merci à @so.cotten. Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.

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