Le goût de M

Le goût de M

Le Monde
Země Francie
Jazyk FR
Epizody 196
Nejnovější 27.08.2026

Chaque vendredi, "Le goût de M" part à la rencontre d'une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l'a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d'origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l'époque aussi. Le podcast est produit par M, le magazine du Monde, et présenté par Géraldine Sarratia.

Epizody

  • REDIFF Ibeyi, musiciennes : « La musique, ça a toujours été un moyen de se soigner et de se faire plaisir » 27.08.2026 31min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, le duo Ibeyi.Après une parenthèse de quatre années, Ibeyi a sorti, fin juin, son quatrième album, Offering, où les rythmes afro-cubains s’entourent de sonorités électroniques, pour un résultat plutôt réussi. Les sœurs jumelles, dont le père était le percussionniste cubain Anga Diaz, membre des groupes Irakere et Buena Vista Social Club, interpréteront ce nouvel opus le 9 novembre à Paris, le 19 novembre à Strasbourg, le 20 novembre à Villeurbanne et le 21 novembre à Marseille. « Le Goût de M » les avait rencontrées en 2022 lors de la sortie de leur troisième album, Spell 31.Cet épisode a été publié la première fois le 17 juin 2022. Crédit photo : Lisandra Alvarez.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Panayotis Pascot, comédien : « J’ai commencé à écrire mon spectacle en pensant que j’étais hétérosexuel, je suis vraiment le pire enquêteur de tous les temps » 20.08.2026 40min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Panayotis Pascot.Après une petite pause estivale, Panayotis Pascot retourne sur les planches avec son deuxième seul-en-scène, où il aborde avec sensibilité des questions de filiation, de sexualité, de paternité, le métier de vivre et le désir de durer. Le stand-upeur jouera Entre les deux du 16 au 18 septembre à Paris au Théâtre Fontaine et se produira ensuite à Bordeaux le 19 septembre, à Brest le 2 octobre, à Lyon les 16 et 17 octobre, à Roubaix le 3 novembre. L’humoriste, acteur-réalisateur et écrivain avait reçu « Le Goût de M » à l’occasion de la sortie de son premier roman, La prochaine fois que tu mordras la poussière, en 2023, devenu un best-seller et vendu à plus de 330 000 exemplaires, tous formats confondus. La pièce du même nom, montée par son frère Paul Pascot en 2024, avait même été au programme au Festival d’Avignon en 2025.Cet épisode a été publié la première fois le 20 octobre 2023. Crédit photo : Robbie Lawrence pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Camille Cottin, actrice : « L’expression de la puissance féminine me plaît » 13.08.2026 46min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Camille Cottin. Après s’être fait connaître en 2013 avec la pastille « Connasse », diffusée sur Canal+, Camille Cottin a touché un public plus large avec la série Dix pour cent, en interprétant Andréa Martel, agente de comédiens dépassée par les événements. On retrouvera son personnage sur Netflix le 10 septembre, dans une adaptation en long-métrage de la série. En 2025, après avoir enchaîné les rôles au cinéma, Camille Cottin s’était lancée dans un seule-en-scène adapté du roman Jewish Cock, de Katharina Volckmer, au sujet d’une femme désireuse de se faire greffer un pénis circoncis. « Le Goût de M » l’avait rencontrée début 2021, l’année où sortait Stillwater, de Tom McCarthy, dans lequel elle partageait l’affiche avec l’acteur américain Matt Damon.Cet épisode a été diffusé la première fois le 8 janvier 2021. Crédit photo : Otman Qrita pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit par Géraldine Sarratia (Genre idéal)Réalisation : Sulivan ClabautMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF (LA)HORDE, collectif d’artistes et de chorégraphes : « Grâce à TikTok, grâce à ses challenges, on n’a jamais vu autant de jeunes danser, c’est génial » 06.08.2026 51min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, (LA)HORDE.Depuis sa création, en 2013, le collectif d’artistes et chorégraphes (LA)HORDE imprime sa patte artistique dans la danse contemporaine. En février, il dirigeait les artistes Rosalia et Björk dans leur prestation commune aux Brit Awards 2026. Cette année, le trio de jeunes artistes multimédia Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel a collaboré à deux reprises avec la chanteuse belge Angèle. D’abord pour le clip de What you Want, puis pour celui de Dis-le, sorti en juin, qui met en scène une free-party alors que les autorités françaises veulent s’attaquer à ces rassemblements non déclarés de teufeurs. Cet été, le collectif, qui dirige depuis 2019 le Ballet national de Marseille, présente son Après moi le déluge en Allemagne, du 12 au 15 août à Kampnagel et du 20 au 22 août à Berlin. « Le Goût de M » avait rencontré le trio en 2025 à l’occasion des représentations d’Age of Content, une de leurs pièces qui interroge l’absence de frontières entre le réel et le virtuel.Cet épisode a été publié pour la première fois le 20 juin 2025. Crédit photo : Benjamin Malapris.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, enregistré par Malo Williams. Réalisé en alternance par Guillaume Girault, Emmanuel Baux et Benoît Thuault.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Laurent Lafitte, acteur : « L’ennui est l’ennemi ultime » 30.07.2026 40min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Laurent Lafitte.Le pari était risqué. Les représentations ont fait le plein. De décembre 2025 à janvier 2026, Laurent Lafitte a incarné avec maestria une magistrale Zaza Napoli, dans La Cage aux folles, comédie musicale mise en scène par Olivier Py au Théâtre du Châtelet. Le spectacle s’est vu remettre cette année le Molière du spectacle musical et celui du meilleur comédien dans un spectacle de théâtre public pour Laurent Lafitte. Une véritable consécration puisque, quelques mois plus tôt, il avait reçu le César du meilleur acteur pour sa performance de photographe déluré dans La Femme la plus riche du monde. Laurent Lafitte, qui fera en septembre une apparition dans le film Dix pour cent sur Netflix, avait reçu chez lui « Le Goût de M » en 2020, juste avant le confinement lié au Covid-19. Il répétait alors l’adaptation par Christophe Honoré du Côté de Guermantes, de Marcel Proust, à la Comédie-Française.Cet épisode a été publié la première fois le 27 mars 2020. Crédit photo : Mathieu Richer Mamousse pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit par Géraldine Sarratia (Genre idéal)Réalisation : Sulivan ClabautMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Thomas Jolly, metteur en scène : « Plus il y a de maquillage, de costumes, de perruques, de lumières, de décors, plus je me sens protégé » 23.07.2026 56min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Thomas Jolly.Le 26 juillet 2024, sous une pluie battante, avait lieu la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Débordante de créativité, diverse et inclusive, elle avait offert aux spectateurs l’image d’une France contemporaine, joyeuse et ouverte sur le monde. En souvenir de ces festivités, on peut voir jusqu’au 14 septembre la vasque olympique s’élever au-dessus du jardin des Tuileries. A proximité, jusqu’au 31 juillet, la Comédie-Française interprète La Tour de Nesles, d’Alexandre Dumas, dont le metteur en scène n’est autre que Thomas Jolly, directeur artistique des cérémonies des JO de Paris 2024. Celui qui vient d’être nommé avec Laëtitia Guédon à la direction du TNP de Villeurbanne était l’invité du « Goût de M » en 2024.Cet épisode a été diffusé pour la première fois le 31 janvier 2025. Crédit photo : Anthony Dorfmann.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Prune Nourry, artiste plasticienne : « Pour sculpter ces “Vénus”, je me suis inspirée de l’histoire de ces femmes victimes de violence autant que de leur corps » 16.07.2026 44min
    En juillet en et août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Prune Nourry.Avec son exposition « Défense de rien toucher », l’artiste plasticienne Prune Nourry investit jusqu’au 6 septembre un lieu classé monument historique. Dans le Palais idéal du facteur Cheval, à Hauterives (Drôme), elle propose un parcours où les mains ont autant le droit de se promener sur les œuvres que le regard. Les doigts peuvent y effleurer des timbres tactiles tout comme ses Terracotta Daughters, inspirées de l’armée de guerriers chinois en terre cuite de Xi’an. Se dressent également quelques-unes de ses Vénus, le projet pour lequel elle avait été invitée dans « Le Goût de M » en janvier 2025. Elle expliquait alors la genèse de ces sculptures qui évoquent les représentations de la femme au paléolithique et qui seront visibles à la fin de l’année 2026 dans le hall de la gare Saint-Denis - Pleyel.Cet épisode a été diffusé pour la première fois le 31 janvier 2025. Crédit photo : Laurent Edeline.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Souheila Yacoub, actrice : « On m’a plusieurs fois demandé si je ne pouvais pas être un peu plus arabe » 09.07.2026 45min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Souheila Yacoub.Sorti le 8 juillet, Evil Dead Burn, réalisé par le Français Sébastien Vanicek (Vermines, 2023), met Souheila Yacoub aux prises avec des forces démoniaques. L’actrice suisse, ancienne gymnaste, avait été l’invitée du « Goût de M » en 2024 pour évoquer deux films dans lesquels elle jouait : Les Femmes au balcon et Planète B. Pour son rôle dans ce dernier, Souheila Yacoub avait été nommée dans la catégorie meilleure révélation féminine aux Césars 2025. Depuis, on l’a également vu en combattante kurde dans la deuxième saison de la série No Man’s Land.Cet épisode a été diffusé pour la première fois le 13 décembre 2024. Crédit photo : Arno Lam.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Julien Gosselin, metteur en scène : « C’est ma mission de faire un art qui échappe aux demandes du public telles qu’elles sont formulées par HBO ou Netflix » 02.07.2026 54min
    En juillet et en août, le podcast « Le Goût de M », présenté par Géraldine Sarratia et en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, se met à l’heure d’été en rediffusant des épisodes des saisons passées. Cette semaine, Julien Gosselin.Le metteur en scène Julien Gosselin revient en 2026 au Festival d’Avignon avec une nouvelle création qui reflète son sens de la démesure. Du samedi 4 juillet au dimanche 12 juillet, Maldodor, d’une durée de cinq heures, sera interprété dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Le metteur en scène y fait dialoguer les œuvres de l’écrivain chilien Roberto Bolaño avec le poète français du XIXe siècle Lautréamont. Une captation de ce spectacle sera diffusée sur Arte le 18 juillet à 22 h 40, avant d’être accessible sur sa plateforme, Arte.tv. « Le Goût de M » avait rencontré le directeur de l’Odéon - Théâtre de l’Europe en novembre 2025, à l’occasion de la présentation de son Musée Duras, aux Ateliers Berthier.Cet épisode a été publié la première fois le 21 novembre 2025. Crédit photo : Simon Gosselin.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son et à la réalisation.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #185 Harry Gruyaert, photographe : « Dans la rue, je suis comme un pickpocket, je vole des trucs à gauche, à droite, je photographie des gens sans demander leur permission » 25.06.2026 42min
    Harry Gruyaert, membre de l’agence Magnum depuis 1982, est l’une des stars des Rencontres d’Arles, qui débutent le 6 juillet. Le photographe belge de 84 ans y présente, jusqu’au 4 octobre, « A Sense of Place », une exposition qui rassemble des images réalisées à travers le monde depuis la fin des années 1960, dans des décors urbains.Sa signature visuelle, extrêmement forte, est marquée par une intensité chromatique inspirée du pop art et par de vibrants morceaux de jazz – genre musical qu’il adore –, dans lesquels l’humain ne semble jamais occuper la première place. Ce coloriste de la photographie, qui a toujours voulu être libre, se définit comme un flâneur, un observateur passionné, un voleur d’instants et d’émotions.Dans ce dernier épisode de la saison 7 du « Goût de M », le photographe nous accueille dans son atelier du 11e arrondissement parisien, une petite pièce en rez-de-chaussée sur rue, remplie d’archives, de classeurs, de livres, d’affiches de ses expositions en cours… et d’un lit de camp. Symbole d’une personnalité hyperactive et voyageuse, que la longue carrière a amené à rencontrer de grandes figures de la photographie dans la seconde moitié du XXᵉ siècle : William Klein, Jeanloup Sieff, Robert Delpire, Henri Cartier-Bresson…Il raconte son enfance près d’Anvers, auprès de parents catholiques très pratiquants : « A la maison, la hiérarchie, c’était Dieu, le pape, mon père. » Ce dernier, qui aimait beaucoup la photo, l’a pourtant dissuadé d’en faire son métier en l’envoyant dans une école de manutention. Rien n’y fait : Harry Gruyaert a commencé à prendre ses premières photos à l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles. Dans cette même ville, il se passionne pour le cinéma de Bergman, de Truffaut et d’Antonioni. Il a récemment regardé un long-métrage, plus contemporain, qui le passionne : « J’ai revu pour la troisième ou quatrième fois La Vie d’Adèle, un film absolument formidable, et moi qui ne comprend pas tellement la jeunesse, j’ai l’impression de comprendre ces filles. »---Cet épisode a été publié le 26 juin 2026. Crédit photo : Roger Szmulewicz.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son et Benoît Thuault à la réalisation.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #184 Villa Médicis 2/2 « La Villa Médicis est un lieu où un certain nombre d’idées de demain s’inventent, tout en rappelant qu’on ne construit que sur des maisons déjà bien bâties » 18.06.2026 44min
    Pour ce second épisode consacré à la Villa Médicis, splendide demeure du XVIe siècle qui abrite depuis 1803 l’Académie de France à Rome, « Le Goût de M » promène son micro dans le vaste jardin de 7 hectares, à la rencontre du personnel et des pensionnaires de l’institution. Cette oasis de verdure ressemble encore, à peu de chose près, à ce qu’avait imaginé le cardinal Ferdinand de Médicis lorsqu’il avait acquis la Villa, à la fin du XVIIe siècle : quatre espaces distincts, le parterre et le piazzale, les 16 carrés, la braccheria et le bosco.Cette déambulation commence dans le fameux bosco, une petite forêt en plein cœur de la capitale italienne, lieu préféré de nombre de résidents et source de mystères. Notre première guide est l’architecte Françoise Laurent, responsable des travaux et des jardins depuis le début des années 2000 et qui en a pensé le virage écologique – elle nous raconte notamment le retour des lucioles, après plusieurs années sans utilisation de pesticides. A ses côtés, nous croisons les paons qui ont élu domicile parmi les plantes et les arbres « il y a une dizaine d’années » et nous observons les chênes verts « dans un état de sénescence totale », qui souffrent du changement climatique.Du haut de la colline du Parnasse, qui domine Rome et le bosco, nous apercevons le jardin des agrumes, récemment réhabilité sous la houlette de Sam Stourdzé, directeur de l’Académie de France à Rome depuis six ans, qui nous raconte ce projet. Vingt variétés de citronniers, qui étaient cultivées à la Villa Médicis au XVIᵉ siècle, ont été réintroduites dans des pots travaillés par l’artiste céramiste Natsuko Uchino et accompagnés d’un poème de Laura Vazquez : vingt mots inscrits sur vingt pierres disséminées dans le jardin.Dans cet épisode du « Goût de M », nous écoutons l’artiste plasticien Pol Taburet expliquer l’exposition qu’il a conçue pour la Villa, « Paranoia as a Method » ; mais aussi la romancière Diaty Diallo, révélée en 2022 par Deux secondes d’air qui brûle, développer son projet d’écriture autour des symptômes physiques sans cause apparente. La compositrice Giulia Lorusso nous reçoit dans sa « caverne », parmi de nombreux livres sur le mythe de Circé et nous joue « un set de piano, avec un peu de guitare électrique et quelques dispositifs électroniques », pour nous montrer sa manière d’« explorer ».---Cet épisode a été publié le 19 juin 2026. Crédit photo : Assaf Shoshan.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, et avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #183 Villa Médicis 1/2. « A la Villa Médicis, on sait qu’on a un pouvoir magique, très français, un pouvoir de sidération. Parce que la beauté sidère » 11.06.2026 45min
    Ses murs abritent depuis 1803 la plus vieille résidence française d’artistes, l’Académie de France à Rome, installée par Napoléon Bonaparte dans un monument d’architecture surplombant la capitale italienne : la Villa Médicis. C’est ce lieu mythique, qui a accueilli des milliers d’artistes, dont les célèbres Berlioz, Debussy et Balthus, que le « Goût de M » propose de découvrir au cours de deux épisodes, en visitant ses recoins, en racontant son histoire et, surtout, en sondant son goût.Dans cette déambulation, notre premier guide est le directeur de l’Académie de France à Rome, Sam Stourdzé, qui, depuis sa nomination en 2020, impulse un goût nouveau à la Villa, en faisant notamment dialoguer design contemporain et patrimoine. L’ancien directeur des Rencontres de la photographie d’Arles nous conduit dans le long escalier en colimaçon, jusqu’à la loggia, une terrasse intérieure ouverte sur les parterres et leur obélisque ; puis dans les chambres, rénovées par de jeunes architectes dans le cadre du vaste programme « Réenchanter la Villa ». C’est l’occasion pour lui d’évoquer son intention de « décloisonner les disciplines », pour s’adresser tant aux métiers d’art, qu’aux artistes travaillant sur la réalité virtuelle et aux chefs cuisiniers.Un rêve, une étape marquante dans la vie d’un créateur : la Villa Médicis offre à ses pensionnaires douze mois pour développer un projet créatif. Ainsi, chaque année, 16 artistes élisent résidence dans cette immense demeure. On croise dans ses couloirs l’écrivain Hugo Lindenberg, révélé en 2020 par le bouleversant Un jour ce sera vide et qui travaille ici sur sa prochaine fiction. Le romancier nous conduit à la bibliothèque et, installé près d’une fenêtre, fait la lecture d’une page de son futur livre, écrite le matin même. Dans les cuisines, nous rencontrons la cheffe Valentine Desmoulins, en pleine préparation d’une vignarola, « la recette printanière par excellence dans le Latium ». Sa présence dans cette institution est l’illustration même du renouveau voulu par Sam Stourdzé. Sa mission est double : nourrir les pensionnaires et le personnel et poursuivre un projet de recherche.Dans le second épisode de ce « Goût de M » consacré à la Villa Médicis, nous nous tournerons vers le jardin et ses 7 hectares, où se déploie le Festival des cabanes, jusqu’au 28 septembre. Nous irons encore à la rencontre de pensionnaires, pour entendre leurs expériences, leurs projets.---Cet épisode a été publié le 12 juin 2026. Crédit photo : Daniele Molajoli.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Marjorie Murphy, et avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #182 Manu Payet, humoriste et acteur : « Sur scène, je ne me moque que de moi-même, je suis en totale liberté » 04.06.2026 50min
    Humoriste, acteur, réalisateur, animateur de radio, Manu Payet – Emmanuel, de son vrai prénom – s’interroge dans ses stand-up sur le temps qui passe, ce qu’il transforme dans nos goûts, comme dans son dernier spectacle, Emmanuel 2. L’acteur de 50 ans, qui a joué dans nombre de comédies, est à l’affiche de Deviens génial, de Léo Grandperret, en salle le 17 juin, où il incarne un professeur d’espagnol qui, pour se rapprocher de sa fille, se fait passer pour un professeur d’allemand et se retrouve embarqué dans un voyage scolaire.Manu Payet nous reçoit en fin de matinée, chez lui, un duplex à la vue dégagée, situé dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, non loin de la gare Saint-Lazare. La journée s’annonce caniculaire. C’est dans cet appartement et son salon sobrement meublé que le comédien revient sur son enfance « pimentée », à La Réunion. Cette enfance dont il raconte aujourd’hui volontiers des fragments, pourvu qu’ils suscitent le rire.Dans cet épisode du « Goût de M », Manu Payet évoque sa mère, qui lui a transmis le goût du travail bien fait, et son père, directeur du fret d’Air France Océanie, qui préférait voir son fils reproduire les scènes drôles des films – souvent de Louis de Funès – plutôt que de les visionner à nouveau. Il se rappelle les cinq salles de cinéma de Saint-Denis et les films qui l’ont marqué, dont Greystoke (Hugh Hudson, 1984), avec un Christophe Lambert « génial ».L’humoriste liste les objets de son admiration, sous le signe du rock, de son « obsession » pour Kurt Cobain, chanteur et guitariste de Nirvana (« J’ai rencontré en Kurt Cobain le McCartney que j’attendais depuis que mon père m’avait fait découvrir les Beatles ») à son récent émerveillement face à la chanteuse espagnole Rosalia (« Son concert est, paradoxalement, le plus rock que j’ai vu dernièrement ») en passant par les comédiens qui l’ont inspiré, comme l’Afro-Américain Richard Pryor (1940-2005) ou le Français Albert Dupontel.---Cet épisode a été publié le 5 juin 2026. Crédit photo : Arno Lam/Charlette studio.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, de Marjorie Murphy et de Juliette Savard, et avec Emmanuel Beau au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Spécial musique (3/3) Charlotte Gainsbourg : « Enfant, je n’avais pas le droit d’écouter certaines choses, Annie Cordy, Dorothée » 28.05.2026 53min
    A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Troisième et dernière invitée : Charlotte Gainsbourg.Charlotte Gainsbourg, actrice et aussi chanteuse, a signé des albums de pop-rock marquants tels que 5 :55 (2006), IRM (2009) ou Rest (2017). La fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin explore également d’autres formes d’expression artistique. Passionnée de photographie, elle propose cet été un rendez-vous aux 57ᵉˢ Rencontres d’Arles, du 6 juillet au 4 octobre. L’exposition « 5bis » est constituée des images intimes qu’elle avait prises au Hasselblad de la maison de son père, au 5 bis, rue de Verneuil, à Paris, avant de l’ouvrir au public et d’en faire un musée dédié au chanteur. « Le Goût de M » l’avait rencontrée en bas de chez elle en 2022, à proximité de ce lieu.Cet épisode a été publié la première fois le 29 avril 2022. Crédit photo : François Halard.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Spécial musique (2/3) Pomme : « Je ne comprendrai jamais rien de ce qui passe à l’intérieur de moi » 21.05.2026 47min
    A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Deuxième invitée : Pomme.« Le Goût de M » poursuit sa série de rediffusion consacrée à la musique avec, cette semaine, Pomme. La chanteuse s’illustre par un univers singulier entre folk et chanson française, comme en témoignent ses albums Les Failles (2019) et Consolation (2022). Son dernier disque, Saisons (2024), qui explorait une veine plus orchestrale, a figuré sur la liste des 20 albums de musique de 2024 plébiscités par les lecteurs du Monde. Depuis la parution de cet épisode, en avril 2023, Pomme a également fait une incursion remarquée au cinéma la même année, dans La Vénus d’argent, de la réalisatrice Héléna Klotz. Pomme sera cet été sur la route des festivals, comme à Europavox, à Clermont-Ferrand (le 26 juin), puis à Sœurs jumelles, à Rochefort (le 27 juin), où elle partagera notamment l’affiche avec Sébastien Tellier.Cet épisode a été publié la première fois le 14 avril 2023. Crédit photo : Elizabeth Landry.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • REDIFF Spécial musique (1/3) Sébastien Tellier : « Le perfectionnisme, c’est quelque chose dont j’essaie de me libérer » 14.05.2026 42min
    A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Premier invité : Sébastien Tellier.Le septième album de cet auteur-compositeur-interprète est paru le 30 janvier. Avec Kiss The Beast, Sébastien Tellier exprime de nouveau toute sa sensibilité et son sens de la mélodie. L’artiste sera en tournée cet été, notamment au festival We Love Green, à Paris (le 5 juin), aux Nuits de Fourvière, à Lyon (le 19 juin), au Festival de Nîmes avec Charlotte Cardin (le 18 juillet) ou encore au festival Cabaret vert, à Charleville-Mézières (le 21 août). « Le Goût de M » l’avait rencontré chez lui en mars 2022.Cet épisode a été publié la première fois le 18 mars 2022. Crédit photo : Kelly Koffi pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Mélissa Phulpin, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #181 Ugo Bienvenu, réalisateur et auteur de BD : « L’IA est nourrie de fragments de la réalité qui n’ont rien à voir avec l’expérience du monde » 07.05.2026 48min
    Réalisateur du splendide long-métrage d’animation Arco (2025), cette année nommé aux Oscars et récompensé par le César du meilleur film d’animation, Ugo Bienvenu, 38 ans, continue de construire son œuvre. Déjà auteur d’une dizaine de bandes dessinées, parmi lesquelles Paiement accepté (Denoël Graphic, 2017) et Préférence Système (Denoël Graphic, 2019), il interroge la relation que l’homme entretient avec la machine. Il façonne aussi sa réflexion sur le futur et l’enfance dans son exposition de dessins, « Futur antérieur », visible à la Galerie Martel, à Paris, jusqu’au 25 juillet.Ugo Bienvenu nous accueille un vendredi matin, dans le XXe arrondissement de Paris, dans les locaux de sa société de production, Remembers, cofondée avec le réalisateur Félix de Givry, qui avait cosigné le scénario d’Arco. C’est une petite factory à leur goût, sorte de maison où travaillent une dizaine de personnes. Dans son bureau, deux tables : l’une pour dessiner avec un ordinateur, l’autre avec du papier. Les objets qui lui sont les plus chers ? Son carnet et un stylo. « Si je ne dessine pas, je ne respire pas » : Ugo Bienvenu vit avec un crayon dans la main quand il mange, quand il est en rendez-vous, quand il fait de la comptabilité.Dans cet épisode du Goût de M, le créateur d’Arco revient sur son enfance, du Tchad au Mexique en passant par le Guatemala, accompagnant un père dont le métier de diplomate contraignait la famille à changer de pays tous les trois ans. « J’étais toujours “l’étranger” là où j’étais », confie-t-il. Il passe alors de longues heures à lire – il fait l’éloge des livres « qui donnent l’impression d’avoir vécu une vie de plus » – et à s’ennuyer. Il conseille d’ailleurs de « ne pas oublier de s’ennuyer un petit peu » : « C’est un facteur important d’accès à l’imaginaire. » De l’imaginaire, de la fiction et du futur, il est grandement question dans les propos d’Ugo Bienvenu. Ces obsessions transpirent dans ses inspirations littéraires – la légende arthurienne, les récits d’un des pères fondateurs de la science-fiction moderne Clifford D. Simak –, dans ses révélations narratives et imagées – les longs-métrages d’animation d’Hayao Miyazaki et Dragon Ball Z diffusé par le Club Dorothée – et dans ses inspirations philosophiques – la pensée du philosophe spécialiste du monde numérique Eric Sadin. Ainsi, Ugo Bienvenu s’est trouvé le médium idéal : « La science-fiction sera ma manière de penser le monde. » ---Cet épisode a été publié le 8 mai 2026. Crédit photo : Eric Garault.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, de Marjorie Murphy et de Juliette Savard, et avec Emmanuel Beau au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #180 Arthur Teboul, chanteur et poète : « A l’époque, j’écoutais Gala et les Spice Girls. Mon père mettait Depeche Mode et Radiohead, il y a une sorte de dissonance qui apparaît » 30.04.2026 46min
    D’Arthur Teboul, 38 ans, on connaît les saillies et les fulgurances : son recueil de poèmes Le Déversoir, son interprétation d’un poème de Louis Aragon, L’Affiche rouge, mise en musique par Léo Ferré, lors de l’inhumation de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon en 2024, et surtout les refrains qu’il a écrits au sein du groupe Feu! Chatterton depuis 2011. Le groupe remontera sur scène cet été, où il interprétera des morceaux de leur dernier album Labyrinthe, sorti en 2025. Il se produira dans de nombreux festivals dont We Love Green, à Paris, aux Francofolies d’Esch-sur-Alzette, aux Arènes de Nîmes et aux Eurockéennes de Belfort, avant d’enchaîner les Zénith à l’automne.Arthur Teboul donne rendez-vous à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à POUSH, un lieu d’exposition et de création pour artistes contemporains. Parmi eux figure son jeune frère, Sacha, diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et de La Fémis. « J’avais envie qu’on aille dans un endroit qui présente le travail de gens que j’aime. » Son père et son frère, présents le jour de l’entretien, ont ainsi créé les pochettes des albums L’Oiseleur (2018) et Palais d’argile (2021), de Feu! Chatterton.Le chanteur se souvient avec plaisir de son « enfance heureuse » au sein de sa famille, avec ses deux frères. « Il y avait une grande intensité chez nous, qui vient à la fois de cet équilibre entre mes deux parents : la force de ma mère, son énergie très grande, sa joie de vivre, et mon père, un peu plus en retenue, mais qui diffuse un regard poétique sur le monde. » Après des années de collège en ZEP, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, des amitiés fortes avec deux camarades marquent les prémices du groupe Feu! Chatterton, et sont source de découvertes littéraires.Dans cet épisode, Arthur Teboul confie son admiration pour des poètes comme Arthur Rimbaud, et surtout Guillaume Apollinaire. Il revient d’ailleurs longuement sur son processus d’écriture des « poèmes minute », qui ont alimenté son recueil Le Déversoir, publié chez Seghers en 2023. « Ce qui me plaît dans cette pratique, c’est de laisser la prose venir, sans préoccupation esthétique ou morale ; sa plus grande valeur est simplement de me rappeler un instant. »Cet épisode a été publié le 1ᵉʳ mai 2026. Crédit photo : Julien Mignot.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son et Benoît Thuault à la réalisation.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #179 Swann Arlaud, acteur : « Cette société de consommation m’épuise. J’ai le bonheur de parfois jouer des personnages qui ont des costumes, dont je rachète une partie » 23.04.2026 54min
    Pendant la tournée promotionnelle américaine du film Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023, et nommé cinq fois aux Oscars, Swann Arlaud avait été surnommé « Sexy Lawyer » (« l’avocat sexy ») par les Américains. L’acteur français, nommé dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle aux César 2025 pour L’Inconnu de la Grande Arche, estime pourtant avoir longtemps eu une « tête bizarre » — voire de « vieil enfant » —, qui attirait l’attention des réalisateurs. Ceux qui ont nourri sa filmographie exigeante et recherchée s’appellent notamment Justine Triet, François Ozon, Jérôme Bonnell, Claire Simon ou encore Stéphane Demoustier.C’est Vladimir de Fontenay qui le dirige dans son adaptation du best-seller de David Vann, Sukkwan Island, en salle le 29 avril. Swann Arlaud y interprète un père qui emmène son fils de 13 ans vivre une année sur une île isolée du sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion. Ils se connaissent mal, le climat va vite se tendre et les défaillances de ce père vont se révéler au grand jour.Swann Arlaud, 45 ans, nous reçoit chez lui, à Paris, au septième étage d’un immeuble Art déco, à proximité du canal Saint-Martin. Dans son appartement décoré de bric et de broc, il dit assumer « avoir un goût parfois pour des choses qui peuvent être kitsch ou moches, les trucs un peu dépareillés ». Il nous raconte une adolescence rythmée par le rap (« NTM bien sûr, puis IAM, 113, Time Bomb, Mafia K’1 Fry »), le mur de cassettes vidéo où il se construit une culture cinématographique (« Je m’étais tout tapé, les Blier, les Pialat »), et la liberté acquise lors d’études aux Arts déco de Strasbourg, où il prend l’habitude de récupérer des meubles dans la rue.Dans cet épisode du « Goût de M », l’acteur triplement césarisé évoque aussi l’un des rôles qui a marqué un tournant sa carrière, celui de Petit Paysan, le long-métrage d’Hubert Charuel, en 2017. Pour ce fils d’une directrice de casting et metteuse en scène et d’un chef décorateur, les premiers souvenirs de cinéma remontent à l’enfance, à deux expériences intenses de tournage, sur Le Brasier, d’Eric Barbier (1991), et surtout, en Afrique, avec Les Caprices d’un fleuve, de Bernard Giraudeau (1996).---Cet épisode a été publié le 24 avril 2026. Crédit photo : Vincent Desailly.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • #178 Michel Bras, chef : « Je me lève tous les jours à 6 heures pour écouter mes abeilles, observer les papillons et commencer la cueillette » 16.04.2026 43min
    En 2016, 528 chefs étoilés du monde entier ont élu Michel Bras meilleur chef du monde. Cette légende, autodidacte, de la gastronomie est l’un des premiers à avoir déconstruit les normes de la cuisine française en en proposant une version vivante, résolument tournée vers la nature et le végétal. Le septuagénaire s’est rendu célèbre grâce à l’un de ses plats phares, le gargouillou, une composition de légumes de saison, d’herbes et de pousses. Il s’est aussi illustré avec son coulant au chocolat, un dessert réconfortant imaginé un hiver, autour d’une table, pour ses enfants transis de froid après une excursion à ski.Aujourd’hui, Michel Bras est moins présent en cuisine et travaille en collaboration avec son fils, Sébastien. Tantôt au Suquet, à 1 225 mètres d’altitude sur le plateau de l’Aubrac, dans un bâtiment aux allures de vaisseau spatial qu’il a fait construire en 1992 en pleine campagne. Tantôt dans son adresse parisienne, La Halle aux grains, située à l’étage de la Bourse de commerce. C’est là qu’il a donné rendez-vous au « Goût de M », un matin ensoleillé, alors que les cuisiniers s’activent autour de lui pour préparer le menu du midi.Dans cet épisode, ce fils aîné d’une fratrie de trois, né d’une mère au foyer et d’un père maréchal-ferrant, raconte son enfance frugale dans le village de Laguiole (Aveyron), au milieu de ce qu’il nomme un « désert vert ». C’est là que sa mère a ouvert un restaurant modeste, fréquenté par « des ouvriers, des représentants de commerce, des agriculteurs, des buronniers ».Lui qui rêvait d’une carrière scientifique reconnaît avoir d’abord abordé le métier de cuisinier « par dépit », en reprenant l’établissement familial. Il se sentait complexé de ne pas avoir pu se former auprès de grands chefs. En 1978, une distinction accordée par le Gault et Millau au « Mémé Bras » lui offre à la fois une reconnaissance et une clientèle plus importante. Il est soulagé de ne pas avoir « fait fausse route ». Grâce à son « âme de jardinier », ce passionné cultive plus de 200 variétés d’herbes. Un travail de cueillette qui rythme son quotidien. Il évoque aussi dans cet épisode sa passion pour la photographie et la course en pleine nature, un moyen de méditer et d’inspirer ses prochains plats.---Cet épisode a été publié le 17 avril 2026. Crédit photo : Maxime Tetard/Bourse de Commerce - Pinault Collection.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, Juliette Savard et Marjorie Murphy, avec Malo Williams au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Oblíbený v

Tento podcast se objevuje také v podcastových žebříčcích těchto zemí.