Le goût de M
<p>Qu'est-ce qu'avoir du goût ? Qui a bon goût, mauvais goût ? Le goût est-il un héritage, le produit d'une éducation, le signe d'une appartenance sociale ? Ou au contraire, le fruit d'une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment devient-il, au final, inséparable de ce que nous sommes ?</p><p>Chaque vendredi, "Le goût de M" part à la rencontre d'une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l'a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d'origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l'époque aussi.</p><br><p>"Le goût de M" est le podcast de M, le magazine du Monde, produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)</p><p>Préparé avec l'aide de Diane Lisarelli et Imène Benlachtar</p><p>Réalisation : Guillaume Girault et Emmanuel Baux</p><p>Musique : Gotan Project"</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>
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REDIFF Spécial musique (3/3) Charlotte Gainsbourg : « Enfant, je n’avais pas le droit d’écouter certaines choses, Annie Cordy, Dorothée » 28.05.2026 53minA la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Troisième et dernière invitée : Charlotte Gainsbourg.Charlotte Gainsbourg, actrice et aussi chanteuse, a signé des albums de pop-rock marquants tels que 5 :55 (2006), IRM (2009) ou Rest (2017). La fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin explore également d’autres formes d’expression artistique. Passionnée de photographie, elle propose cet été un rendez-vous aux 57ᵉˢ Rencontres d’Arles, du 6 juillet au 4 octobre. L’exposition « 5bis » est constituée des images intimes qu’elle avait prises au Hasselblad de la maison de son père, au 5 bis, rue de Verneuil, à Paris, avant de l’ouvrir au public et d’en faire un musée dédié au chanteur. « Le Goût de M » l’avait rencontrée en bas de chez elle en 2022, à proximité de ce lieu.Cet épisode a été publié la première fois le 29 avril 2022. Crédit photo : François Halard.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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REDIFF Spécial musique (2/3) Pomme : « Je ne comprendrai jamais rien de ce qui passe à l’intérieur de moi » 21.05.2026 47minA la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Deuxième invitée : Pomme.« Le Goût de M » poursuit sa série de rediffusion consacrée à la musique avec, cette semaine, Pomme. La chanteuse s’illustre par un univers singulier entre folk et chanson française, comme en témoignent ses albums Les Failles (2019) et Consolation (2022). Son dernier disque, Saisons (2024), qui explorait une veine plus orchestrale, a figuré sur la liste des 20 albums de musique de 2024 plébiscités par les lecteurs du Monde. Depuis la parution de cet épisode, en avril 2023, Pomme a également fait une incursion remarquée au cinéma la même année, dans La Vénus d’argent, de la réalisatrice Héléna Klotz. Pomme sera cet été sur la route des festivals, comme à Europavox, à Clermont-Ferrand (le 26 juin), puis à Sœurs jumelles, à Rochefort (le 27 juin), où elle partagera notamment l’affiche avec Sébastien Tellier.Cet épisode a été publié la première fois le 14 avril 2023. Crédit photo : Elizabeth Landry.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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REDIFF Spécial musique (1/3) Sébastien Tellier : « Le perfectionnisme, c’est quelque chose dont j’essaie de me libérer » 14.05.2026 42minA la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Premier invité : Sébastien Tellier.Le septième album de cet auteur-compositeur-interprète est paru le 30 janvier. Avec Kiss The Beast, Sébastien Tellier exprime de nouveau toute sa sensibilité et son sens de la mélodie. L’artiste sera en tournée cet été, notamment au festival We Love Green, à Paris (le 5 juin), aux Nuits de Fourvière, à Lyon (le 19 juin), au Festival de Nîmes avec Charlotte Cardin (le 18 juillet) ou encore au festival Cabaret vert, à Charleville-Mézières (le 21 août). « Le Goût de M » l’avait rencontré chez lui en mars 2022.Cet épisode a été publié la première fois le 18 mars 2022. Crédit photo : Kelly Koffi pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Mélissa Phulpin, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#181 Ugo Bienvenu, réalisateur et auteur de BD : « L’IA est nourrie de fragments de la réalité qui n’ont rien à voir avec l’expérience du monde » 07.05.2026 48minRéalisateur du splendide long-métrage d’animation Arco (2025), cette année nommé aux Oscars et récompensé par le César du meilleur film d’animation, Ugo Bienvenu, 38 ans, continue de construire son œuvre. Déjà auteur d’une dizaine de bandes dessinées, parmi lesquelles Paiement accepté (Denoël Graphic, 2017) et Préférence Système (Denoël Graphic, 2019), il interroge la relation que l’homme entretient avec la machine. Il façonne aussi sa réflexion sur le futur et l’enfance dans son exposition de dessins, « Futur antérieur », visible à la Galerie Martel, à Paris, jusqu’au 25 juillet.Ugo Bienvenu nous accueille un vendredi matin, dans le XXe arrondissement de Paris, dans les locaux de sa société de production, Remembers, cofondée avec le réalisateur Félix de Givry, qui avait cosigné le scénario d’Arco. C’est une petite factory à leur goût, sorte de maison où travaillent une dizaine de personnes. Dans son bureau, deux tables : l’une pour dessiner avec un ordinateur, l’autre avec du papier. Les objets qui lui sont les plus chers ? Son carnet et un stylo. « Si je ne dessine pas, je ne respire pas » : Ugo Bienvenu vit avec un crayon dans la main quand il mange, quand il est en rendez-vous, quand il fait de la comptabilité.Dans cet épisode du Goût de M, le créateur d’Arco revient sur son enfance, du Tchad au Mexique en passant par le Guatemala, accompagnant un père dont le métier de diplomate contraignait la famille à changer de pays tous les trois ans. « J’étais toujours “l’étranger” là où j’étais », confie-t-il. Il passe alors de longues heures à lire – il fait l’éloge des livres « qui donnent l’impression d’avoir vécu une vie de plus » – et à s’ennuyer. Il conseille d’ailleurs de « ne pas oublier de s’ennuyer un petit peu » : « C’est un facteur important d’accès à l’imaginaire. » De l’imaginaire, de la fiction et du futur, il est grandement question dans les propos d’Ugo Bienvenu. Ces obsessions transpirent dans ses inspirations littéraires – la légende arthurienne, les récits d’un des pères fondateurs de la science-fiction moderne Clifford D. Simak –, dans ses révélations narratives et imagées – les longs-métrages d’animation d’Hayao Miyazaki et Dragon Ball Z diffusé par le Club Dorothée – et dans ses inspirations philosophiques – la pensée du philosophe spécialiste du monde numérique Eric Sadin. Ainsi, Ugo Bienvenu s’est trouvé le médium idéal : « La science-fiction sera ma manière de penser le monde. » ---Cet épisode a été publié le 8 mai 2026. Crédit photo : Eric Garault.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, de Marjorie Murphy et de Juliette Savard, et avec Emmanuel Beau au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#180 Arthur Teboul, chanteur et poète : « A l’époque, j’écoutais Gala et les Spice Girls. Mon père mettait Depeche Mode et Radiohead, il y a une sorte de dissonance qui apparaît » 30.04.2026 46minD’Arthur Teboul, 38 ans, on connaît les saillies et les fulgurances : son recueil de poèmes Le Déversoir, son interprétation d’un poème de Louis Aragon, L’Affiche rouge, mise en musique par Léo Ferré, lors de l’inhumation de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon en 2024, et surtout les refrains qu’il a écrits au sein du groupe Feu! Chatterton depuis 2011. Le groupe remontera sur scène cet été, où il interprétera des morceaux de leur dernier album Labyrinthe, sorti en 2025. Il se produira dans de nombreux festivals dont We Love Green, à Paris, aux Francofolies d’Esch-sur-Alzette, aux Arènes de Nîmes et aux Eurockéennes de Belfort, avant d’enchaîner les Zénith à l’automne.Arthur Teboul donne rendez-vous à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à POUSH, un lieu d’exposition et de création pour artistes contemporains. Parmi eux figure son jeune frère, Sacha, diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et de La Fémis. « J’avais envie qu’on aille dans un endroit qui présente le travail de gens que j’aime. » Son père et son frère, présents le jour de l’entretien, ont ainsi créé les pochettes des albums L’Oiseleur (2018) et Palais d’argile (2021), de Feu! Chatterton.Le chanteur se souvient avec plaisir de son « enfance heureuse » au sein de sa famille, avec ses deux frères. « Il y avait une grande intensité chez nous, qui vient à la fois de cet équilibre entre mes deux parents : la force de ma mère, son énergie très grande, sa joie de vivre, et mon père, un peu plus en retenue, mais qui diffuse un regard poétique sur le monde. » Après des années de collège en ZEP, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, des amitiés fortes avec deux camarades marquent les prémices du groupe Feu! Chatterton, et sont source de découvertes littéraires.Dans cet épisode, Arthur Teboul confie son admiration pour des poètes comme Arthur Rimbaud, et surtout Guillaume Apollinaire. Il revient d’ailleurs longuement sur son processus d’écriture des « poèmes minute », qui ont alimenté son recueil Le Déversoir, publié chez Seghers en 2023. « Ce qui me plaît dans cette pratique, c’est de laisser la prose venir, sans préoccupation esthétique ou morale ; sa plus grande valeur est simplement de me rappeler un instant. »Cet épisode a été publié le 1ᵉʳ mai 2026. Crédit photo : Julien Mignot.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son et Benoît Thuault à la réalisation.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#179 Swann Arlaud, acteur : « Cette société de consommation m’épuise. J’ai le bonheur de parfois jouer des personnages qui ont des costumes, dont je rachète une partie » 23.04.2026 54minPendant la tournée promotionnelle américaine du film Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023, et nommé cinq fois aux Oscars, Swann Arlaud avait été surnommé « Sexy Lawyer » (« l’avocat sexy ») par les Américains. L’acteur français, nommé dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle aux César 2025 pour L’Inconnu de la Grande Arche, estime pourtant avoir longtemps eu une « tête bizarre » — voire de « vieil enfant » —, qui attirait l’attention des réalisateurs. Ceux qui ont nourri sa filmographie exigeante et recherchée s’appellent notamment Justine Triet, François Ozon, Jérôme Bonnell, Claire Simon ou encore Stéphane Demoustier.C’est Vladimir de Fontenay qui le dirige dans son adaptation du best-seller de David Vann, Sukkwan Island, en salle le 29 avril. Swann Arlaud y interprète un père qui emmène son fils de 13 ans vivre une année sur une île isolée du sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion. Ils se connaissent mal, le climat va vite se tendre et les défaillances de ce père vont se révéler au grand jour.Swann Arlaud, 45 ans, nous reçoit chez lui, à Paris, au septième étage d’un immeuble Art déco, à proximité du canal Saint-Martin. Dans son appartement décoré de bric et de broc, il dit assumer « avoir un goût parfois pour des choses qui peuvent être kitsch ou moches, les trucs un peu dépareillés ». Il nous raconte une adolescence rythmée par le rap (« NTM bien sûr, puis IAM, 113, Time Bomb, Mafia K’1 Fry »), le mur de cassettes vidéo où il se construit une culture cinématographique (« Je m’étais tout tapé, les Blier, les Pialat »), et la liberté acquise lors d’études aux Arts déco de Strasbourg, où il prend l’habitude de récupérer des meubles dans la rue.Dans cet épisode du « Goût de M », l’acteur triplement césarisé évoque aussi l’un des rôles qui a marqué un tournant sa carrière, celui de Petit Paysan, le long-métrage d’Hubert Charuel, en 2017. Pour ce fils d’une directrice de casting et metteuse en scène et d’un chef décorateur, les premiers souvenirs de cinéma remontent à l’enfance, à deux expériences intenses de tournage, sur Le Brasier, d’Eric Barbier (1991), et surtout, en Afrique, avec Les Caprices d’un fleuve, de Bernard Giraudeau (1996).---Cet épisode a été publié le 24 avril 2026. Crédit photo : Vincent Desailly.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#178 Michel Bras, chef : « Je me lève tous les jours à 6 heures pour écouter mes abeilles, observer les papillons et commencer la cueillette » 16.04.2026 43minEn 2016, 528 chefs étoilés du monde entier ont élu Michel Bras meilleur chef du monde. Cette légende, autodidacte, de la gastronomie est l’un des premiers à avoir déconstruit les normes de la cuisine française en en proposant une version vivante, résolument tournée vers la nature et le végétal. Le septuagénaire s’est rendu célèbre grâce à l’un de ses plats phares, le gargouillou, une composition de légumes de saison, d’herbes et de pousses. Il s’est aussi illustré avec son coulant au chocolat, un dessert réconfortant imaginé un hiver, autour d’une table, pour ses enfants transis de froid après une excursion à ski.Aujourd’hui, Michel Bras est moins présent en cuisine et travaille en collaboration avec son fils, Sébastien. Tantôt au Suquet, à 1 225 mètres d’altitude sur le plateau de l’Aubrac, dans un bâtiment aux allures de vaisseau spatial qu’il a fait construire en 1992 en pleine campagne. Tantôt dans son adresse parisienne, La Halle aux grains, située à l’étage de la Bourse de commerce. C’est là qu’il a donné rendez-vous au « Goût de M », un matin ensoleillé, alors que les cuisiniers s’activent autour de lui pour préparer le menu du midi.Dans cet épisode, ce fils aîné d’une fratrie de trois, né d’une mère au foyer et d’un père maréchal-ferrant, raconte son enfance frugale dans le village de Laguiole (Aveyron), au milieu de ce qu’il nomme un « désert vert ». C’est là que sa mère a ouvert un restaurant modeste, fréquenté par « des ouvriers, des représentants de commerce, des agriculteurs, des buronniers ».Lui qui rêvait d’une carrière scientifique reconnaît avoir d’abord abordé le métier de cuisinier « par dépit », en reprenant l’établissement familial. Il se sentait complexé de ne pas avoir pu se former auprès de grands chefs. En 1978, une distinction accordée par le Gault et Millau au « Mémé Bras » lui offre à la fois une reconnaissance et une clientèle plus importante. Il est soulagé de ne pas avoir « fait fausse route ». Grâce à son « âme de jardinier », ce passionné cultive plus de 200 variétés d’herbes. Un travail de cueillette qui rythme son quotidien. Il évoque aussi dans cet épisode sa passion pour la photographie et la course en pleine nature, un moyen de méditer et d’inspirer ses prochains plats.---Cet épisode a été publié le 17 avril 2026. Crédit photo : Maxime Tetard/Bourse de Commerce - Pinault Collection.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, Juliette Savard et Marjorie Murphy, avec Malo Williams au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#177 Annette Messager, artiste : « J’ai remplacé Dieu par l’art. C’est un peu la même chose, c’est une croyance » 09.04.2026 49minAnnette Messager aime subvertir la tradition : « Ça m’amuse toujours », glisse celle qui, au cours d’une carrière artistique de plus de cinquante ans, a exposé dans le monde entier ses œuvres brodées, tricotées, dessinées, sculptées, ses photographies et ses objets collectionnés. Reconnue comme une figure majeure de l’art contemporain, Annette Messager déploie son travail sur les murs et les sols, y mêlant souvent écrits, jouets, oiseaux empaillés, peluches, cordes, fils, photos. Et interroge les identités, les rôles et les mythologies attribués aux femmes et au féminin, ainsi que la place de l’enfance.A partir du 14 avril, des installations et des œuvres d’Annette Messager dialogueront avec les collections du Musée de la chasse et de la nature, à Paris, pour l’exposition « Une hirondelle ne fait pas le printemps », construite autour de l’animal, motif qu’elle explore depuis le début de sa carrière artistique, dans les années 1970. La plasticienne y a élaboré un parcours conçu comme une fable, pour « s’immiscer au milieu des bestioles ».Dans cet épisode du « Goût de M », Annette Messager revient sur son enfance à Berck (Pas-de-Calais), en bord de mer, dont elle garde le souvenir d’un père architecte amoureux de l’art et de la peinture. Un père un peu « original », raconte-t-elle, qui, pour masquer d’éventuelles traces de peinture sur ses habits, « avait peint des taches partout sur son costume, de haut en bas ». Elle se rappelle qu’il a eu à cœur de lui transmettre sa passion et lui a appris le goût de l’art brut, ces œuvres réalisées par des créateurs autodidactes. Elle apercevait d’ailleurs, de temps en temps, Jean Dubuffet, théoricien de cette notion : « Mon père me disait, “tu vois, là-bas, ce monsieur ? C’est Dubuffet”. » Annette Messager nous reçoit en début d’après-midi, chez elle, dans une ancienne usine de Malakoff (Hauts-de-Seine), réaménagée, où elle habite depuis les années 1980. Elle nous guide, par le jardin, de la « base 1 » à la « base 2 », noms donnés à ses ateliers. Elle confie ce qui a marqué sa vie et son œuvre, à une époque où, en tant que femme artiste, « c’était assez dur » : ses études à Paris, à l’école des arts décoratifs de la rue d’Ulm, à deux pas de la Cinémathèque française, sa découverte – mi-admirative, mi-médusée – de Sleep (1964), d’Andy Warhol, un concours Kodak, qu’elle remporte et qui la mène au Japon…---Cet épisode a été publié le 10 avril 2026. Crédit photo : Vincent Lemaire.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#176 Yamê, rappeur et chanteur : « Je suis un geek, j’accueille l’intelligence artificielle à bras ouverts. Même si l’artiste en moi se dit que c’est dangereux » 02.04.2026 42minYamê, c’est une voix impressionnante, façonnée par le jazz, la musique africaine et le rap, une voix mélodieuse qui peut s’envoler dans les aigus, comme sur le refrain de Bécane. « J’tourne la poignée, j’froisse le temps/ J’roule comme si quelqu’un m’attend », chantait-il dans cet hymne à la liberté qui l’a fait connaître dans le monde entier en 2023. Depuis, il a été consacré révélation masculine des Victoires de la musique 2024 et a sorti Ebem, son premier album, en 2025. A bientôt 33 ans et en pleine ascension, l’artiste, de son vrai nom Emmanuel Sow, se produira en concert sur la scène du Zénith de Paris le 9 avril.Nous le rencontrons chez lui, à Clichy, en proche banlieue de Paris. Il nous convie dans son studio, son « antre », une petite pièce de 10 mètres carrés avec un énorme écran, un bureau et le clavier d’un piano sur lequel il improvise des accords au hasard, jusqu’à trouver une mélodie qui lui plaise, sur laquelle poser sa voix si singulière.Dans cet épisode du « Goût de M », il revient sur son enfance, à Douala, capitale économique du Cameroun, avec sa mère, professeure d’informatique, et son père, chanteur, guitariste et arrangeur. « Les week-ends, la musique tournait toujours à la maison, c’était de la chanson française, du Meiway ou du Papa Wemba, ça se mélangeait. »Aujourd’hui, Yamê se définit comme un « geek », passionné par les nouvelles technologies et curieux de ce qu’elles peuvent apporter à sa pratique. Il parle de son amour toujours intact pour les jeux vidéo. Il passait des après-midi entiers à jouer avec ses amis pour s’échapper de la petite chambre de bonne parisienne où il habitait avec sa famille à son retour en France – où il est né –, à 10 ans.Le chanteur raconte comment la musique le rattrape lors de ses études d’histoire, grâce aux jam-sessions du quartier Saint-Michel. En 2020, le confinement marque un tournant : « Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose de ces jam-sessions. Et paf, j’ai écrit. » Publiées sur les réseaux sociaux, ses premières chansons rencontrent un certain succès et tout s’enchaîne. Rapidement, il sort un premier EP, en 2023, baptisé Elowi, où il ose « mélanger » les styles, chanter et rapper à la fois.---Cet épisode a été publié le 3 avril 2026. Crédit photo : Fifou.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, Juliette Savard et de Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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REDIFF Spécial réalisatrices (4/4) Alice Diop : « Je refuse d’être le symbole de la réalisatrice noire qui réussit » 26.03.2026 49minC’est la dernière semaine de rediffusion des épisodes du « Goût de M » consacrés aux femmes réalisatrices. Aux Césars 2026, Alice Diop, montée sur scène pour remettre le prix du court-métrage documentaire, avait rendu hommage à l’un de de ses modèles en cinéma, le documentariste américain Frederick Wiseman, mort quelques jours plus tôt. Elle avait remporté le César du meilleur premier film pour l’éblouissant Saint Omer, en 2023, long-métrage inspiré par un fait divers, un infanticide. Alice Diop a également mis en scène au théâtre, en 2025, Le Voyage de la Vénus noire, un texte de la poétesse afro-américaine Robin Coste Lewis qui interroge les représentations, tronquées ou stéréotypées, de corps de femmes noires dans l’art. Cet épisode a été publié une première fois le 25 novembre 2022. Crédit photo : Zen Lefort pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault au son. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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REDIFF Spécial réalisatrices (3/4) Rebecca Zlotowski : « Dans les textes et au cinéma, je recherchais de l’amour, de la libido, de l’érotisme » 19.03.2026 46min« Le Goût de M » poursuit sa série consacrée aux femmes réalisatrices, avec Rebecca Zlotowski. Elle a notamment réalisé Belle Épine (2010), Grand Central (2013), ou Les Enfants des autres (2022), et marqué le cinéma français avec ces portraits de femmes complexes. Dans son dernier film, Vie privée, sorti en 2025, elle met en scène Jodie Foster en psychiatre obsédée par la mort suspecte de l'une de ses patientes. Zlotowski y filmait avec sensibilité et humour les doutes et le basculement d'une femme qui perd pied.Cet épisode a été publié une première fois le 11 novembre 2022. Crédit photo : Maxime La pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène Benlachtar, avec Emmanuel Baux à la réalisation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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REDIFF Spécial réalisatrices (2/4) Géraldine Nakache : « Le sens de l’humour, c’est la plus jolie forme des politesses » 12.03.2026 43min« Le Goût de M » poursuit sa série de rediffusions consacrée aux femmes réalisatrices, tout au long de ce mois de mars. Cette semaine, nous vous proposons de réécouter l’épisode avec Géraldine Nakache, actrice, scénariste et réalisatrice. On se souvient évidemment de Tout ce qui brille, comédie irrésistible avec Leïla Bekhti, qui la révèle en 2010. Elle a également signé Nous York en 2012, et J’irai où tu iras en 2019. Cet épisode a été publié une première fois le 11 décembre 2020. Crédit photo : Benoît Peverelli.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, avec Sulivan Clabaut à la réalisationMusique : Gotan Project. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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REDIFF Spécial réalisatrices (1/4) Valeria Bruni Tedeschi : « Le baiser est le thermomètre de l’amour » 05.03.2026 39minCette année aux Césars, qui se sont déroulés le 26 février, on comptait deux femmes parmi les cinq nommés de la catégorie de la meilleure réalisation : Hafsia Herzi pour La Petite Dernière et Carine Tardieu pour L’Attachement. Si aucune n'a remporté le prix, Carine Tardieu est toutefois repartie avec le César du meilleur film. Dans le cinéma français, la parité est encore loin d'être atteinte, même si les femmes réalisent environ un quart de la production cinématographique française. Ce mois-ci, « Le Goût de M » a décidé de mettre en avant des femmes cinéastes, en leur consacrant une série de rediffusions. Pour la première, l'invitée est Valeria Bruni Tedeschi, actrice (elle est d’ailleurs à l’affiche de L'Attachement) et réalisatrice : elle a signé cinq films très personnels ces vingt dernières années, dont Les Amandiers, en 2022. Cet épisode a été publié une première fois le 5 novembre 2021. Crédit photo : Christophe Brachet.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Mélissa Phulpin, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#175 Karl Fournier et Olivier Marty, architectes de Studio KO : « Le Maroc a été un laboratoire extraordinaire pour nous. Première maison, premier hôtel, premier musée… » 26.02.2026 57min« Le Goût de M » se met cette semaine au diapason d’un duo : Karl Fournier et Olivier Marty, fondateurs de Studio KO, agence d’architecture et d’architecture intérieure. Tous deux appartiennent à la « French Touch », cette nouvelle scène française qui s’est imposée ces dernières années avec des personnalités comme Pierre Yovanovitch, Joseph Dirand ou Noé Duchaufour-Lawrance.Fondé au début des années 2000, Studio KO se fait d’abord remarquer en concevant, au Maroc, une villa au style épuré, privilégiant des matériaux bruts et locaux — la terre, notamment, qu’ils associent au béton et au verre. Leur reconnaissance internationale survient en 2017, lorsqu’ils signent le Musée Yves Saint Laurent Marrakech : un bâtiment aux courbes sensuelles, enveloppé d’un tressage de briques, dont la forme s’inspire d’une visite des archives de la maison Yves Saint Laurent, et plus précisément de l’emmanchure d’un vêtement.Depuis, ces quinquagénaires ont multiplié les réalisations à travers le monde : des hôtels comme le Chiltern Firehouse à Londres, le restaurant Ischia pour Cyril Lignac, ainsi que des appartements au Chateau Marmont à Los Angeles. En France, on leur a récemment confié l’aménagement du Musée Fragonard de la mode & du costume, inauguré en 2025 à Arles.Ce printemps, on redécouvrira leur travail dans un temple du rock parisien, le Bus Palladium, dans le 9ᵉ arrondissement de Paris. Cette salle mythique, fermée en 2022, renaît aujourd’hui sous une forme augmentée : après trois ans de travaux, elle abrite désormais un hôtel, une salle de concert, un bar et un restaurant.Karl Fournier et Olivier Marty reçoivent « Le Goût de M » dans leur spectaculaire appartement du 2ᵉ arrondissement, près du Théâtre du Palais-Royal, où ils vivent avec leur fils. Le premier a grandi à Beauvais, puis à Avignon ; le second aux Ulis, dans l’Essonne. Ils se sont rencontrés au cours de leurs études aux Beaux-Arts, lors d’une soirée costumée à La Loco, ancienne boîte de nuit parisienne. Dans cet épisode, ils reviennent sur leurs débuts, leurs joies et leurs angoisses, évoquent leurs mentors – Gae Aulenti et Jean-Louis Froment – et détaillent leur méthode de travail.---Cet épisode a été publié le 27 février 2026. Crédit photo : Mathieu Salvaing.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#174 Bastien Bouillon, acteur : « Le cinéma dans lequel je joue, le cinéma que j’aime et le cinéma que j’ai l’ambition de faire sont totalement différents » 19.02.2026 49minBastien Bouillon est l’un des visages marquants du cinéma français : une silhouette caméléon, un corps élastique, aussi juste en flic rentré qu’en transfuge de classe ou en beau gosse peroxydé. C’est aussi une voix, une diction, avec une manière singulière de détacher chaque mot, chaque syllabe.L’acteur et metteur en scène enchaîne depuis quelques années les nominations aux Césars. En 2023, il reçoit le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans La Nuit du 12. En 2025, il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Comte de Monte-Cristo. Et en 2026, il peut prétendre au César du meilleur acteur pour son rôle dans Partir un jour.Il est en ce moment à l’affiche d’A pied d’œuvre, le nouveau film de Valérie Donzelli. Bastien Bouillon joue Paul Marquet, un ancien photographe qui a tout lâché, au grand dam de son entourage, pour devenir écrivain. Adieu la vie bourgeoise et l’appartement parisien. Afin de rester fidèle à lui-même et à son désir, Paul assume un statut de précaire. Il écrit et multiplie les petits boulots d’appoint chez des particuliers. « C’est un personnage qui devient radical parce qu’il essaye de s’approcher au plus près de sa vérité, à lui. Sa vérité, c’est écrire. Et donc, effectivement, si écrire, c’est manger des pois chiches en conserve et des sardines à l’huile, eh bien c’est ce qu’il fera », détaille Bastien Bouillon depuis les bureaux de sa production, situés dans le 5e arrondissement de Paris, où il prépare son prochain rôle, celui d’un grand avocat.Né en 1985 à Châteauroux dans une famille d’artistes, il a passé sa jeunesse entre Paris et la banlieue. Scolarisé dans une école Steiner, il passe un baccalauréat scientifique, puis accomplit sac au dos de lointains voyages avec ses copains. Il suit le Cours Florent, puis intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique. C’est son père, metteur en scène, qui lui a donné le goût du théâtre : « J’ai pu traîner dans les coulisses, dans les loges, sentir l’ambiance, voir les comédiens se maquiller. »-----Cet épisode a été publié le 20 février 2026. Crédit photo : Doreen Kennedy/AlamyDepuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#173 Andrea Laszlo De Simone, musicien : « Je chante pour aider la musique à dire ce qu’elle est déjà en train de dire » 12.02.2026 53minAndrea Laszlo De Simone, 39 ans, a signé ces dernières années quelques-uns des plus beaux disques venus de son pays, l’Italie : Ecce Homo (2012), Uomo Donna (2017), Immensità (2019). Inutile cependant de surveiller l’agenda des concerts pour espérer le voir sur scène : ce grand timide refuse, depuis 2021, de se produire en public. Il esquive également les interviews télévisées et ne recherche pas la célébrité. Il souhaite juste mener une vie normale et assumer ce qu’il considère comme sa fonction la plus importante : être père, en élevant ses deux enfants avec sa compagne.Sa musique tient du petit miracle, quelque part entre pop symphonique et grande tradition de la chanson italienne — des mélodies que l’on a envie de chanter à tue-tête, au volant d’une voiture ou au fond d’un café — et des vertiges plus existentiels, capables de toucher en plein cœur. En 2020, en pleine pandémie de Covid-19, sa chanson Immensità fut le titre le plus diffusé de l’année sur l’antenne de France Inter. En 2024, sa bande originale pour Le Règne animal, de Thomas Cailley, lui a valu le César de la meilleure musique originale. « Une expérience très émouvante. Je n’avais jamais pensé gagner, sinon je ne serais peut-être pas venu », explique cet homme qui fuit les feux des projecteurs. Son dernier album, sorti en 2025, s’intitule d’ailleurs Una lunghissima ombra (« Une très longue ombre »).Andrea Laszlo De Simone nous reçoit à Turin, dans le sous-sol de sa maison : un vaste studio de 80 mètres carrés, recouvert de tapis orientaux, où s’éparpillent claviers, guitares et sa chère batterie de 1964. Elevé par une mère professeure d’italien et un père photographe et communicant, le musicien parle longuement de son rapport à la création. A l’entendre, il serait presque devenu artiste par accident et dit avoir appris la musique de manière empirique. Fan de l’AS Roma et de Francesco Totti — « pas le plus technique, pas le meilleur, mais le plus intelligent » — il partage son goût pour les choses les plus simples : « les lasagnes, les pizzas et les longues promenades au bord de la mer ».-----Cet épisode a été publié le 13 février 2026. Crédit photo : Richard Dumas.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#172 Mika, chanteur : « Physiquement, je peux vomir face à la violence. Je n’aime pas ça » 05.02.2026 42minL’album s’intitule Hyperlove. C’est le septième disque de Mika, que l’on a découvert il y a presque vingt ans avec Life in Cartoon Motion, un premier opus qui contenait des tubes planétaires comme Relax, Take It Easy ou Grace Kelly. Des titres aux mélodies entêtantes, empruntant autant aux Beatles qu’à la musique classique. Adolescent tourmenté devenu chanteur surdoué, Mika, 42 ans, s’interroge dans ce disque électropop et dansant – son premier entièrement en anglais depuis My Name Is Michael Holbrook (2019) – sur la manière de trouver une croyance positive dans le monde moderne et sur la façon d’aimer mieux.Nous sommes allés à sa rencontre dans les locaux de son label, Universal, près de la place du Panthéon à Paris. Il y raconte la genèse de son album, ponctué d’interludes assurés par le réalisateur John Waters, qu’il décrit comme le « roi des freaks, roi de l’alternatif, là où le trash devient sublime et le doux devient terrifiant ». Dans son panthéon d’artistes figurent aussi Prince, Queen et Nina Simone, et surtout l’Américain Harry Nilsson, dont l’album Pandemonium Shadow Show (1967) l’a fasciné par ses accents pop psychédéliques. La même année sortait aussi Bobino 1967, disque d’une chanteuse française qu’il adule : Barbara, qui, selon lui, « métabolise sa tristesse avec la mélodie ».Dans cet épisode du Goût de M, le chanteur, de nationalités libanaise, américaine et britannique, évoque les lieux de son enfance : une grande maison à Paris, dans le 16ᵉ arrondissement, où sa mère, couturière, travaillait au milieu des machines à coudre, « avec des tissus de toutes les couleurs venant du monde entier : de la soie, de la Chine, des cotons de Damas, des laines de Côme ». Un environnement qui a nourri son goût pour le textile.Contraints de quitter Paris en raison de difficultés financières, la famille s’installe à Londres, où elle vit dans un bed and breakfast « à la Fawlty Towers », dans le quartier de Pimlico. Rare objet à ne pas avoir été saisi par les huissiers, le piano sur lequel Mika écrit ses premières chansons les suit. Un objet fétiche qu’il possède encore aujourd’hui, tout comme une mallette en cuir où il conservait ses cassettes étiquetées, ses premières compositions, soigneusement classées selon ses émotions.-----Cet épisode a été publié le 6 février 2026. Crédit photo : Sasha Cohen.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#171 Hélène Darroze, cheffe : « Au milieu des années 1980, la cuisine, c’était une voie de garage. Ce n’était pas un métier qu’on faisait par passion » 29.01.2026 42minC’est l’une de nos cheffes les plus étoilées, même si elle n’aime pas ce mot et lui préfère celui de cuisinière. A 58 ans, Hélène Darroze comptabilise six précieuses étoiles Michelin, décernées aux tables qu’elle dirige : Jòia et Marsan, à Paris, et le restaurant du palace The Connaught, à Londres. Elle est aussi, grâce à l’émission « Top Chef », sur M6, où elle officie comme jurée, l’un des visages les plus populaires de la gastronomie française.Elle nous reçoit au Marsan, son restaurant gastronomique situé rue d’Assas dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, qui est baptisé du nom d’un territoire des Landes où elle est née. Un établissement qui rend hommage à ses racines, à son terroir et surtout à sa famille. Ayant grandi dans une famille qui tenait une auberge à Villeneuve-de-Marsan, Hélène Darroze nous parle de son enfance. Elle évoque ses souvenirs de vendanges, de chasse à la palombe et ce défilé quotidien de producteurs, de chasseurs, de pêcheurs et d’éleveurs. « L’un arrivait avec son saumon de l’Adour, l’autre avec des agneaux de lait, un autre encore avec des cageots de cèpes ou des bidons de lait. » Elle se souvient du potager, de la cage avec des ortolans, de la terrasse recouverte de chèvrefeuille – « ça sentait tellement bon » – et, dans le jardin, du hangar à charbon. Chaque matin, elle allait y chercher de quoi alimenter la cuisinière qui servait aussi à chauffer la maison.Elle ne songeait pas pour autant à faire de la cuisine son métier. Bonne élève, plus à l’aise avec les matières scientifiques que littéraires, elle décroche un baccalauréat scientifique. Elle s’inscrit d’abord en architecture, en médecine, avant d’intégrer une école de commerce. Ce parcours la mène dans les bureaux du chef Alain Ducasse. Le destin la rattrape : quelques mois plus tard, elle est en cuisine.Cliente régulière des puces, admiratrice de la plasticienne Prune Nourry et grande lectrice, Hélène Darroze cite La Vie devant soi, de Romain Gary, parmi ses livres marquants. « Je le trouve tellement contemporain, sur l’inclusion, le racisme, l’acceptation de l’autre et l’amour — l’amour filial sans lien de sang. Et ça, ça me parle énormément, moi qui ai adopté deux petites filles. »-----Cet épisode a été publié le 30 janvier 2026. Crédit photo : Matias Indjic.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, avec Guillaume Girault et Benoît Thuault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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#170 Miki, chanteuse : « On passe notre vie à oublier qui on est. Je pense que la mission de la musique, c’est de se reconnecter à soi » 22.01.2026 55minA 27 ans, Mikaela Duplay, plus connue sous le nom de Miki, s’impose comme l’une des révélations musicales de l’année et l’un des phénomènes les plus fulgurants de la jeune scène pop française. En seulement trois ans, grâce à une poignée de singles percutants (Echec et mat, Cartoon sex, Particule…), des clips inventifs et un premier album abouti, Industry Plant, elle s’est affirmée comme une pop star en devenir. La critique est unanime, et les salles se remplissent en un clin d’œil : après trois dates à guichets fermés à l’Elysée-Montmartre, du 18 au 20 mars, elle se produira au Zénith de Paris le 18 novembre.Avec des chansons qui s’écoutent comme on lirait des autofictions contemporaines, Miki séduit par son propos cash et sans détour, inspiré de sa vie, de ses expériences et d’un univers riche, mêlant manga, jeux vidéo et une culture musicale éclectique, entre faite de rap, de chanson française et et d’électro.Nous la rencontrons dans son appartement du nord de Paris, où elle vit depuis un an. L’immeuble, moderne, offre de grandes baies vitrées donnant sur des arbres, une touche de nature qui lui tient à cœur. Au sol, des tatamis, un futon, une table basse et des coussins. Autour, des figurines de Neon Genesis Evangelion, une collection de casquettes - elle témoigne aussi de sa passion pour les maillots de foot, les vêtements à poches et de randonnée (« Mon magasin préféré, c’est Decathlon : c’est stylé et fonctionnel ! »). Dans sa bibliothèque, Albert Camus et David Foenkinos côtoient les mangas Boy’s Abyss et Nausicaä de la vallée du vent. Dans son home studio, des synthétiseurs Nord Wave et Korg SV2 renvoient à son admiration pour Vangelis et Ryuichi Sakamoto.Dans cet épisode du Goût de M, Miki évoque avec passion son rapport à la musique, de ses écoutes de rap américain (Nas, Mobb Deep, A Tribe Called Quest, J Dilla, Joey Badass, MF Doom) à la musique latine et sud-américaine, comme la bossa nova. Elle cite Vinicius de Moraes et João Gilberto, des artistes qu’elle a découverts grâce à son père, ingénieur en aéronautique. Sa mère, chargée de communication et d’origine coréenne, lui a transmis l’amour du pays du Matin-Calme et de sa culture. Elle se souvient des étés passés en Corée du Sud, bercée par le chant des cigales, et des heures passées dans le pyeonuijeom (épicerie) de ses grands-parents, un lieu qu’elle décrivait comme un « Disneyland ».------Cet épisode a été publié le 23 janvier 2026. Crédit photo : Kelly A. Koffi.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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[REDIFFUSION] #46 ANNE BEREST 15.01.2026 38minDernière semaine de rediffusion pour la « Spéciale Littérature » du « Goût de M ». Et pour clore cette série, nous vous proposons de réécouter l’épisode d’Anne Berest qui a publié en août 2025, Finistère, un roman avec lequel elle poursuit l’exploration de sa généalogie et des transmissions intergénérationnelles. C’est cette fois de la lignée paternelle qu’il s’agit, militante de gauche et paysanne, en Bretagne. Elle a également cosigné le scénario de « Vie privée », le dernier long-métrage de Rebecca Zlotowski avec Jodie Foster. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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