J'adore ça | Cinéma, séries, jeux et science

J'adore ça | Cinéma, séries, jeux et science

J'adore ça
Χώρα Καναδάς
Γλώσσα FR
Επεισόδια 36
Τελευταίο 28.06.2026

Ce balado québécois explore le cinéma, les séries télé, les jeux vidéo, les jeux de société, la science-fiction et la technologie. Les animateurs discutent de sujets qui les passionnent, en évitant le négativisme pour se concentrer sur ce qu'ils adorent. Ils revisitent des œuvres connues et découvrent des perles méconnues, avec un format qui alterne entre rattrapage et sujet principal. L'auditoire est invité à participer via une communauté de passionnés.

Επεισόδια

  • Les meilleurs films que vous avez jamais vus 28.06.2026 48λ
    Dans cet épisode de J’adore ça, Etienne et Baptiste prennent le pari de vous faire découvrir des films sous-estimés, oubliés ou méconnus qui méritent vraiment d’être vus. Des huis clos étouffants au science-fiction cérébral en passant par le thriller psychologique, chaque suggestion a été choisie pour surprendre même les cinéphiles aguerris. En bonus, la communauté partage aussi ses propres coups de coeur. Mélanie Laurent se réveille enfermée dans un caisson cryogénique médical, sans souvenir de qui elle est, pendant que le niveau d’oxygène chute dangereusement. Presque tout le film se déroule dans cet espace minuscule, et le seul interlocuteur du personnage est une intelligence artificielle de bord nommée Milo, dont les protocoles rigides l’obligent à ruser pour obtenir des informations. La tension repose entièrement sur la performance de l’actrice et sur les bribes de mémoire qui remontent peu à peu. Un pari audacieux et un huis clos qui tient la route pendant deux heures. Réalisé par les frères Coen, ce film se déroule dans le New York du début des années 1960, juste avant l’explosion de la musique folk. Oscar Isaac y incarne un musicien sans le sou qui dort sur les divans de ses amis et qui semble prendre systématiquement les mauvaises décisions, comme si sa vie de misère alimentait son art. Carey Mulligan est également au générique. Un film d’une grande beauté humaine, même pour ceux qui n’aiment pas le folk. Un dîner entre amis, une comète qui passe, et une soirée qui déraille de façon de plus en plus troublante. Filmé en style caméra à l’épaule, presque sans effets spéciaux, Coherence (2013) joue sur les concepts de décohérence quantique et de superposition des états pour livrer un film dont la complexité narrative dépasse largement celle de beaucoup de blockbusters. Baptiste le décrit comme un twist mental parmi les plus puissants qu’il ait vécus au cinéma. Carey Mulligan fait semblant d’être ivre dans des bars pour confronter les hommes qui cherchent à profiter d’elle. C’est le point de départ d’un film qui s’intensifie progressivement, avec une palette de couleurs pastels et une trame sonore girly qui contrastent délibérément avec des thèmes lourds autour du consentement et de la culture du viol. Le film retourne contre elle-même l’imagerie de la comédie romantique pour dénoncer ce que celle-ci a normalisé. Puissant, inconfortable, et brillamment construit. Dans un futur où la génétique détermine toute la destinée sociale, un homme né par conception naturelle usurpe l’identité génétique d’un autre pour réaliser son rêve : aller dans l’espace. Avec Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman, Gattaca est un film de science-fiction cérébral et rétrofuturiste qui n’a presque pas recours aux effets spéciaux, mais qui pose des questions profondes sur le déterminisme génétique et la volonté individuelle. Un échec commercial à sa sortie, devenu depuis un film culte. Réalisé par Gore Verbinski (Pirates des Caraïbes, The Ring), ce film de 2025 suit un homme qui débarque dans un petit resto en prétendant venir du futur pour sauver le monde d’une IA maléfique, avec des fils électriques sur lui et un bouton dans la main. Sam Rockwell en tête d’affiche, un budget réduit, un ton complètement décalé et un concept à mi-chemin entre le film noir, la comédie absurde et la science-fiction. Un objet singulier et jouissif. Star Wars Outlaws est le jeu vidéo du moment pour Etienne. Longtemps critiqué à sa sortie pour ses bugs, il se révèle être un excellent jeu d’action-infiltration en monde ouvert dans l’univers Star Wars, où l’on incarne une voleuse accompagnée d’un petit alien de compagnie. La gestion de la réputation auprès des syndicats du crime (les Pykes, les Hutts, Crimson Dawn) est au coeur du gameplay : trahir un allié pour en satisfaire un autre a des conséquences réelles. La furtivité y est encouragée, et le système d’alerte de l’Empire rappelle celui de GTA. Un très bon jeu mal vendu au départ. Heroes of the Olden Era est la découverte de Baptiste, un reboot spirituel de la série Heroes of Might and Magic qui retrouve très fidèlement le feeling du troisième opus. Jeu de stratégie au tour par tour en 2D, il reprend la formule classique : gestion d’un château, exploration de la carte, collecte de ressources, batailles tactiques sur un échiquier avec différentes factions. Le mode multijoueur n’est pas encore disponible (le jeu est en accès anticipé), mais le jeu de base est déjà très solide. Disponible sur PC pour environ 30 dollars. Chapitres: 0:00 Introduction 2:16 Oxygène 6:36 Inside Llewyn Davis 9:29 Coherence 17:05 Promising Young Woman 20:33 Gattaca 26:49 Good Luck, Have Fun, Don't Die 31:45 Points de nos astronautes 35:28 Star Wars: Outlaws 41:44 Heroes of Might and Magic: Olden Era 46:45 Conclusion
  • Le Summer State of Play E3 Direct Showcase 2026 11.06.2026 27λ
    Ce mini épisode spécial de J’adore ça sort du cadre habituel du podcast pour se consacrer entièrement aux annonces de jeux vidéo de l’été 2026. Etienne et Baptiste réagissent à chaud aux grandes présentations de la semaine, soit le Summer Game Fest, le Xbox Games Showcase, le PlayStation State of Play et le Nintendo Direct, et partagent leurs coups de cœur et leurs déceptions. Parmi les annonces qui ont marqué les hôtes lors du Summer Game Fest, Control Resonance de Remedy Entertainment se démarque particulièrement. Cette suite très attendue propose un gameplay en troisième personne où le joueur peut tirer avec une arme transformable et utiliser des pouvoirs télékinésiques pour manipuler son environnement. L’histoire se déroule après les événements du premier jeu, alors que la directrice du Federal Bureau of Control a disparu et qu’un nouveau personnage part à sa recherche. Le studio français Asobo Studio, basé à Bordeaux et connu pour son travail sur Microsoft Flight Simulator, dévoile de son côté Plague Tale Legacy. Ce troisième opus de la série met en scène de nouveaux personnages dans un nouvel univers et impressionne par son réalisme visuel, dans une ambiance qui rappelle les courts métrages de Love, Death & Robots. Enfin, Castlevania Belmont’s Curse propose un nouveau Metroidvania avec un style visuel inspiré de Hades et des contrôles qui rappellent le très apprécié Metroid Dread. Le jeu profite clairement de l’engouement créé par la série Netflix Castlevania et met en scène une nouvelle descendante de la famille Belmont. Le Xbox Games Showcase confirme le virage de Xbox vers une plateforme de plus en plus proche du PC, avec peu de titres réellement exclusifs. Fable fait sensation grâce à une bande-annonce originale, narrée avec un accent écossais et présentée comme un RPG en monde ouvert d’inspiration médiévale. Le jeu sera également disponible sur PS5. Du côté de Halo, un rework graphique du jeu original impressionne par sa qualité visuelle et ajoute du contenu inédit, dont la possibilité de piloter un vaisseau dans l’espace, une première pour la série. Le titre sera disponible sur PC. Les hôtes notent également le retour de Doom et de State of Decay, ainsi que Gears of War, qui semble être l’une des rares véritables exclusivités Xbox de la présentation. Toujours dans cette présentation, Join Us a particulièrement marqué les esprits avec son concept aussi étrange qu’efficace. Le joueur y dirige une secte et doit recruter des adeptes en ville, sachant que plus le groupe grandit, plus les risques d’intervention de la police ou de l’armée augmentent. Le jeu propose également un mode multijoueur jusqu’à quatre personnes et promet une escalade délirante, alors que les faux dieux vénérés par la secte finissent par devenir bien réels, jusqu’à l’arrivée de Cthulhu et d’extraterrestres. Un autre coup de cœur est Clockwork Revolution, un shooter steampunk se déroulant dans un Londres alternatif de la fin du XIXe siècle. Le jeu propose un scénario de braquage où le joueur, après s’être fait capturer, découvre un moyen de voyager 25 ans dans le passé pour changer le présent, dans une ambiance qui évoque Deathloop. Une nouvelle moins réjouissante a marqué le PlayStation State of Play : PlayStation a annoncé qu’elle cesserait de porter ses jeux solo sur PC, ce qui pourrait inclure le prochain God of War. Justement, ce nouveau God of War Laufey met en vedette Faye, la mère d’Atrée et la conjointe de Kratos, dans un récit qui se déroule dans l’au-delà réservé aux dieux. Plutôt qu’une bande-annonce cinématique classique, PlayStation a présenté 20 minutes de gameplay, fidèle à la signature de la série où chaque transition est une cinématique sans aucun écran de chargement visible. Le State of Play a aussi présenté Gen Atlas, un jeu d’aventure en monde ouvert de science-fiction où le joueur incarne un personnage solitaire évoluant parmi des géants. La bande-annonce le montre atterrir sur la tête d’un de ces colosses, qui sert de moyen de transport jusqu’à ce qu’il retrouve le reste de son corps, lequel se met ensuite à combattre d’autres géants à ses côtés. Portée uniquement par une trame sonore évoquant les films de Christopher Nolan, sans aucun dialogue, l’ambiance du trailer a rappelé aux hôtes Shadow of the Colossus, développé par la même équipe. Le Nintendo Direct divise les fans. La grande nouvelle attendue, un remake de Zelda Ocarina of Time, n’a été dévoilée que sous la forme d’un teaser très court, ce qui déçoit une partie du public, dont Etienne. En revanche, les amateurs de RPG japonais ont été comblés avec l’annonce de Kingdom Hearts 4, d’un nouveau Final Fantasy, ainsi que de remasters et nouveaux titres dans la série Xenoblade. Une démo de Star Fox est également disponible dès maintenant. Chapitres: 0:00 Introduction 1:33 Les jeux qui nous ont marqués 25:56 Conclusion
  • Le défi de coloniser d'autres planètes 31.05.2026 54λ
    Dans cet épisode, on plonge dans l’un des plus grands défis que l’humanité pourrait un jour relever : la colonisation spatiale. De la Lune à des exoplanètes situées à plusieurs années-lumière, on explore les défis, les technologies et les scénarios qui pourraient nous permettre de devenir une espèce multiplanétaire. Avant de s’aventurer dans les détails, on pose le cadre avec les trois grandes phases de la colonisation : l’exploration initiale (planter le drapeau et repartir), l’établissement d’un campement de survie, et enfin l’autosuffisance avec exportation de ressources. La Lune a déjà franchi la première étape. La question, c’est : quelle est la suite? Le Pôle Sud lunaire s’impose comme l’emplacement de prédilection pour une future base, notamment grâce à la présence potentielle de glace d’eau et à des zones exposées en permanence au soleil, idéales pour des panneaux solaires. Cette glace pourrait être transformée en eau potable, utilisée pour faire pousser des plantes en serres hydroponiques, ou encore séparée en hydrogène et en oxygène pour produire du carburant de fusée. La Lune pourrait ainsi servir de port d’attache entre la Terre et les planètes plus lointaines. Sans oublier qu’y construire un ascenseur spatial serait nettement plus réalisable qu’en orbite terrestre, vu la gravité beaucoup plus faible. Mars a beaucoup de points en sa faveur : une journée de 24h40, une inclinaison axiale similaire à la Terre permettant des saisons, et une superficie émergée équivalente à celle de la Terre. Mais les défis sont immenses : une atmosphère composée principalement de CO2, des températures pouvant descendre à -140°C, l’absence de champ magnétique et une gravité à seulement 38% de celle de la Terre. Le plan de terraformation proposé est ambitieux : utiliser des lasers géants alimentés à l’énergie solaire pour faire fondre 8 mètres de roche sur toute la planète, libérant ainsi l’oxygène contenu dans les minéraux. L’azote nécessaire pour diluer cet oxygène (et éviter une atmosphère explosive) serait récupéré sur Titan, la lune de Saturne, liquéfié et catapulté vers Mars. Après environ 110 ans de travaux, on obtiendrait une atmosphère respirable. Il faudrait ensuite ajouter la vie, introduire des écosystèmes marins et terrestres, et finalement déployer un parapluie magnétique artificiel pour protéger la planète des vents solaires. Contre toute attente, Vénus pourrait être l’une des options les plus viables du système solaire, notamment parce que sa gravité est à 91% de celle de la Terre. Le projet consiste à cacher le soleil derrière des miroirs géants déployés dans l’espace, aussi minces qu’un virus. En 60 ans à l’ombre, Vénus redescendrait à environ 31°C. Le CO2 atmosphérique commencerait alors à se condenser et à tomber sous forme de pluie, réduisant progressivement la pression. Après environ 200 ans, la glace de CO2 pourrait être envoyée en orbite pour former une lune artificielle. L’eau manquante serait alors importée depuis Europe, la lune de Jupiter. Pour résoudre le problème de la rotation extrêmement lente (116 jours terrestres), des miroirs additionnels recréeraient des journées artificielles de 24 heures. La production d’oxygène, elle, viendrait en fertilisant les océans pour y développer de la vie marine. Vénus terraformée offrirait une gravité quasi-terrestre, un atout considérable sur Mars. On pousse l’exercice jusqu’aux étoiles les plus proches de notre système solaire. Proxima Centauri B, à un peu plus de 4 années-lumière, orbite autour d’une étoile naine rouge et est en verrouillage gravitationnel (tidal lock) : une face toujours exposée à l’étoile, l’autre dans l’ombre perpétuelle. La “Twilight Zone” entre les deux serait la zone de survie potentielle. L’étoile émet des radiations UV et X des centaines de fois plus intenses que notre soleil, ce qui rendrait des installations souterraines presque incontournables. La lumière est rougeâtre et tamisée, et toute végétation serait probablement sombre. Alpha Centauri, un système à deux étoiles situé à peine 0,15 années-lumière plus loin, offre un scénario plus prometteur : une lumière familière, un ciel potentiellement bleu, et 75% de chances selon les scientifiques qu’une planète rocheuse habitable s’y trouve. La gravité y serait environ 20% plus forte que sur Terre, et l’air, bien que respirable, pourrait avoir une légère odeur métallique dû à une composition légèrement différente. La vie, si elle existe, serait probablement radicalement différente de tout ce qu’on connaît. Baptiste a vibe-codé un club de lecture familial avec Claude Code. Sa sœur vivant en France souhaitait recréer leur ancien club de lecture à distance, mais les plateformes existantes ne répondaient pas tout à fait à leurs besoins. Baptiste a donc décidé de construire sa propre application en utilisant Claude Code, qu’il a hébergée sur Vercel sous son domaine BaptisteMork.com. En deux heures et demie, il avait un système fonctionnel ressemblant à un forum, avec une intégration à The Movie Database et Twitch pour l’autocomplétion des œuvres, ainsi qu’un système de likes et de commentaires. Le design a été généré via Claude à partir d’un mini guide de marque créé pour l’occasion. Étienne a dévoré Dungeon Crawler Carl, un roman de LitRPG. Le genre LitRPG (jeu de rôle littéraire) met en scène des personnages évoluant dans un univers régi par des mécaniques de jeu vidéo : niveaux, statistiques, compétences et notifications apparaissent littéralement dans le monde de l’histoire. Dans Dungeon Crawler Carl, la Terre est soudainement détruite par une force extraterrestre, et les survivants sont forcés de descendre dans un méga-donjon qui couvre toute la planète, sous le regard de toute la galaxie qui regarde l’événement comme un sport. La série compte déjà 7 ou 8 tomes, et les droits ont été acquis par la compagnie de production de Seth MacFarlane pour une adaptation en prises de vue réelles. Chapitres: 0:00 Introduction 1:04 La lune 6:14 Mars 20:26 Vénus 30:38 Avis des astronautes 32:41 Proxima et Alpha Centauri 43:12 Découvertes: coder avec l'IA 47:59 Découvertes: Dungeon Crawler Carl 52:53 Conclusion
  • Les meilleurs caméos au cinéma 03.05.2026 57λ
    Dans cet épisode de J’adore ça, Baptiste et Etienne plongent dans l’univers fascinant des caméos au cinéma : ces apparitions surprise d’acteurs ou de réalisateurs qu’on ne s’attendait pas à voir, et qui deviennent souvent mémorables. L’épisode débute avec un quiz sur les caméos avant de passer aux catégories préparées par les deux animateurs. Avant de plonger dans le vif du sujet, Etienne soumet Baptiste à un quiz pour mettre la table. On y apprend notamment que George Lucas s’est lui-même accordé un caméo dans Revenge of the Sith, où il incarne le Baron Papanoida, un personnage Panthoran. On discute aussi d’Alfred Hitchcock, maître incontesté du caméo dans ses propres films, qui apparaît dans pas moins de 37 de ses longs métrages. Le quiz aborde également le caméo de Tom Cruise dans Austin Powers: Goldmember, où il joue Austin Powers dans un film dans le film, et on revient sur le fait que les producteurs de Community ont aussi produit plusieurs films du MCU, expliquant pourquoi les acteurs de la série se retrouvent souvent dans l’univers Marvel. On termine avec It’s a Mad, Mad, Mad, Mad World (1963), qui compte pas moins de 24 acteurs en caméo, dont Jerry Lewis. Peter Jackson s’est glissé dans chacun des films de La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi. Dans le premier, il joue un habitant de Brie mangeant une carotte. Dans Les Deux Tours, il est un défenseur lors de la bataille du Gouffre de Helm, une scène que Baptiste considère parmi ses préférées au cinéma. Dans la version longue du Retour du Roi, il joue un capitaine de pirate qui se fait décocher une flèche par Legolas lui-même. Un lien est également fait avec Gareth Edwards, réalisateur de Rogue One, qui s’est réservé le rôle de celui qui libère le vaisseau rebelle à la fin du film, et qui obtient même un second caméo dans The Last Jedi. Les comédies sont un terrain fertile pour les caméos inattendus. David Bowie joue son propre rôle de juge lors du walk-off dans Zoolander, une apparition d’autant plus mémorable qu’on apprend aussi qu’il interprète Nikola Tesla dans Le Prestige. Bob Barker, animateur américain connu pour sa bienveillance, se bat à coups de poing contre Adam Sandler dans Happy Gilmore. Matt Damon apparaît la tête rasée, couvert de tatouages, dans EuroTrip, où il chante une chanson : il était dans les environs pour le tournage de Brothers Grimm et avait un jour de congé. Martin Sheen fait une apparition dans Hot Shots! 2, aux côtés de son fils Charlie Sheen, les deux se croisant sur des bateaux et se pointant mutuellement. On mentionne aussi Tom Cruise dans Tropic Thunder, où il joue un producteur de cinéma particulièrement odieux dans un rôle complètement à contre-emploi. Quentin Tarantino aime s’accorder de petits rôles dans ses films, souvent avec une mort spectaculaire à la clé. Dans Inglourious Basterds, il se fait scalper. Dans Django Unchained, il joue un cowboy qui transporte de la dynamite et qui finit par exploser. Il fait également une apparition dans Grindhouse: Death Proof, où il joue un barman, et dans Planet Terror de Robert Rodriguez, où il incarne un soldat zombie se décomposant. Stan Lee, co-créateur de la majorité des personnages iconiques de Marvel, est la figure emblématique du caméo dans le MCU, apparaissant dans pratiquement tous les films jusqu’à son décès. Matt Damon revient dans Thor: Ragnarok (et Love and Thunder) en jouant un acteur de théâtre asgardien qui interprète Loki. Brad Pitt fait une apparition éclair dans Deadpool 2 en tant que personnage invisible et muet. John Krasinski (Jim dans The Office) apparaît en tant que Capitaine Fantastique dans Doctor Strange in the Multiverse of Madness avant de se faire éliminer. On souligne aussi le lien entre Community et le MCU : les producteurs de la série ont aussi produit plusieurs films Marvel, ce qui explique la présence récurrente de ses acteurs dans l’univers. Sean Connery fait une apparition surprise à la fin de Robin Hood: Prince of Thieves (connu au Québec sous le nom Robin des bois, prince des voleurs) dans le rôle de Richard Cœur de Lion. Dans Hot Fuzz, c’est Cate Blanchett qui se glisse derrière un masque de technicienne de scène de crime, méconnaissable mais reconnaissable à la voix. Leonard Nimoy reprend son rôle de Spock dans le reboot de Star Trek de J.J. Abrams, cette fois en tant que Spock d’une autre timeline. Michael Caine prête sa voix sans apparaître à l’écran dans Dunkirk de Christopher Nolan, dans le rôle d’un contrôleur aérien. Dans Bohemian Rhapsody, Mike Myers joue un producteur de musique qui refuse de miser sur Queen, un clin d’œil direct à la scène culte de Wayne’s World. Enfin, dans Tron: Legacy, Daft Punk apparaissent brièvement dans le film dont ils ont signé la bande originale. Les auditeurs ont aussi partagé leurs caméos préférés, notamment : Robert Patrick rejouant le T-1000 dans Last Action Hero et Wayne’s World 2, John Hurt dans Spaceballs rejouant la scène de l’Alien, Brad Pitt dans Deadpool 2, Bill Murray dans Zombieland, Daniel Craig en stormtrooper dans The Force Awakens, Chuck Norris dans Dodgeball, et Robert Lepage dans Ding et Dong, le film. Cyberpunk 2077 : Phantom Liberty — Baptiste a joué le DLC Phantom Liberty de Cyberpunk 2077 et en est sorti très impressionné. Il décrit l’extension comme une expérience quasi autonome, avec une nouvelle zone de Night City appelée Dogtown, une histoire originale impliquant la présidente des Nouveaux États-Unis, et un gameplay enrichi. Il souligne aussi la qualité du mode “netrunner”, qui permet de hacker les ennemis, et confirme que le DLC est à la hauteur de sa réputation, voire supérieur au jeu de base sur certains aspects. God of War: Ragnarök — Etienne, dans le cadre de sa chronique “God of Nintendo découvre la PlayStation”, partage son enthousiasme pour God of War: Ragnarök. Il dit ne pas avoir terminé le jeu, mais être incapable d’arrêter d’y jouer, tant les quêtes secondaires sont engageantes. Il souligne la qualité de l’interprétation des acteurs, particulièrement celui qui joue Atreus, et l’excellent équilibre entre monde ouvert et progression narrative. Il termine en mentionnant les rumeurs d’un prochain God of War se déroulant en Égypte, ce qui ouvre la porte à un futur épisode sur la mythologie dans les jeux vidéo. Chapitres: 0:00 Introduction 2:02 Quiz 8:26 Les caméos au cinéma 41:58 Concours Sounds Good 45:19 Découvertes du mois 55:09 Conclusion
  • Les franchises abandonnées des jeux vidéo 05.04.2026 55λ
    On s’attaque à un sujet qui nous tient à cœur : les franchises de jeux vidéo qu’on aimerait voir renaître. De Ubisoft à Nintendo en passant par Rare, Eidos, Remedy, LucasArts et Valve, on passe en revue les séries qu’on a adorées et qu’on trouve trop longtemps laissées à l’abandon. Watch Dogs premier du nom reste pour nous un modèle du genre : une histoire solo captivante, un protagoniste mémorable dans Aiden Pierce, une ambiance de thriller hacker qui collait parfaitement à son époque. Les suites ont malheureusement sacrifié la narration au profit d’un monde ouvert plus générique. On aimerait voir la franchise repartir avec cette même énergie narrative. Du côté d’Assassin’s Creed, c’est l’ère Ezio Auditore et Desmond Miles qu’on cherche à retrouver. La double structure entre l’animus et le monde réel créait une tension dramatique unique. Depuis, la série est devenue une machine à produire des open worlds gigantesques au détriment de l’histoire. Le problème central chez Ubisoft : une tendance à industrialiser ses franchises plutôt qu’à les traiter comme un véritable travail d’artisan. Star Fox est une franchise de combat spatial laissée à l’abandon depuis le N64, malgré un potentiel narratif réel autour de Fox McCloud et son héritage familial. Les tentatives de réinvention ont manqué la cible. Avec la puissance de la Switch 2, un retour aux fondamentaux du shooter spatial, enrichi d’une vraie campagne scénarisée, serait bienvenu. Donkey Kong Country figure parmi les meilleurs platformers 2D jamais créés. La série brille par sa musique, sa créativité visuelle et sa difficulté bien dosée. Les derniers volets, Returns et Tropical Freeze, sont d’excellents jeux, mais Nintendo se contente depuis de remakes plutôt que de proposer un nouvel épisode original. Nos auditeurs ont aussi eu leur mot à dire. Half-Life de Valve reste un incontournable malgré l’allergie bien connue du studio au chiffre 3. Splinter Cell mériterait un retour dans une époque où le gameplay d’infiltration est plus pertinent que jamais. Portal est considéré comme l’un des meilleurs jeux de tous les temps : une mécanique de puzzle en first person brillante, un humour irresistible et un lore riche. Quant à NHL d’EA Sports, on déplore la formule du même jeu vendu à 80 $ chaque année, alors qu’un simple upgrade de roster annuel suffirait. Diddy Kong Racing se distinguait de Mario Kart par son mode aventure avec des boss fights, des missions et des véhicules variés. Un retour de cette formule, même sous un autre nom, serait un excellent jeu familial. Perfect Dark est peut-être la perte la plus frustrante : un shooter d’espionnage avec une ambiance sci-fi unique, supérieur à GoldenEye sur presque tous les points. Un projet de reboot était en développement avancé avant d’être annulé par Microsoft. Un gaspillage difficile à avaler. Deus Ex : Human Revolution et Mankind Divided offraient un gameplay d’agent augmenté alliant action, infiltration et narration cyberpunk. La franchise a été mise sur glace malgré un suivi en développement. Marvel’s Guardians of the Galaxy d’Eidos est un exemple de jeu sous-estimé : une bonne histoire, une bande sonore mémorable et un ton qui fonctionnait parfaitement. Enfin, la trilogie Tomb Raider relancée par Eidos reste un point de référence pour son réalisme, sa mise en scène cinématique et la réinvention de Lara Croft en protagoniste vulnérable et attachante. Quantum Break de Remedy est un chef-d’œuvre méconnu avec Shawn Ashmore et Aidan Gillen. Il mêlait gameplay de manipulation du temps et segments de série télévisée avec de vrais acteurs entre chaque chapitre. Ce mélange audacieux entre jeu vidéo et film reste une expérience unique qui mériterait une suite. TIE Fighter (1994) est un jeu de simulation de combat spatial ancré dans l’univers Star Wars, où le joueur gravit les échelons de l’Empire en remplissant des missions secrètes pour une société secrète de l’Empereur. Une profondeur narrative et une progression qui manquent cruellement aux jeux modernes du genre. Des fans ont d’ailleurs créé un remaster non officiel appelé TIE Fighter Total Conversion, preuve que la demande est bien là. Neverwinter Nights a marqué une génération avec son passage au 3D dans l’univers Donjons & Dragons et ses serveurs multijoueurs où le roleplay en temps réel était possible. Si la franchise devait revenir, on confierait volontiers les rênes à Larian Studios, les créateurs de Baldur’s Gate 3. Empire Earth est un RTS qui permettait de partir de la préhistoire jusqu’au futur, créant des situations absurdes et jouissives où des légionnaires romains affrontaient des tanks. Un concept de Civilization en temps réel qui n’a jamais vraiment trouvé de digne successeur. The Gentlemen (série Netflix) est une série créée par Guy Ritchie, à ne pas confondre avec son film du même nom. L’histoire suit un noble anglais qui hérite du titre de Duke of Halstead et découvre que son domaine cache une organisation criminelle de culture de cannabis. Sans être aussi frénétique que Snatch, la série reprend l’esprit de Ritchie avec un humour british savoureux, une écriture soignée et des accents régionaux absolument délicieux. Avec Theo James et Kaya Scodelario dans les rôles principaux, la série est disponible sur Netflix. Carbone et Silicium est une bande dessinée franco-belge très actuelle malgré sa date de parution. Deux robots dotés d’une intelligence artificielle émotionnelle sont activés dans la Silicon Valley et plongés dans un monde humain. Le récit suit leur évolution sur 300 ans d’histoire future, avec des sauts temporels, des questions sur la survie numérique, une Russie dominante dans la production robotique et une réflexion sur la frontière entre monde réel et virtuel qui rappelle Ready Player One. Une lecture fortement recommandée pour quiconque s’intéresse à l’IA et à la science-fiction humaniste. Chapitres: 0:00 Introduction 0:55 Franchises de jeux vidéo à raviver 41:29 Sounds Good 45:01 Retour sur le pool des Oscars 48:04 The Gentlemen 51:08 Carbone et Silicium 54:04 Conclusion
  • Les échecs: le board game original 08.03.2026 54λ
    Les échecs, c’est peut-être le jeu de stratégie le plus ancien et le plus joué au monde et pour de bonnes raisons. Dans cet épisode, Etienne et Baptiste jouent une vraie partie en direct pendant qu’ils explorent l’univers fascinant des échecs : son histoire, ses mécaniques, ses variantes et l’impact de l’intelligence artificielle sur ce jeu millénaire. Dès le début de l’épisode, les deux animateurs lancent une partie sur chess.com en format 10 minutes, qu’ils commentent en temps réel. Avant de se concentrer sur la stratégie, Baptiste doit d’abord survivre à un quiz sur les échecs : Deep Blue, la déesse Caïssa, le mat de Bowden, le en passant, et le nombre astronomique de positions légales possibles sur un échiquier. Bonne nouvelle: il s’en sort (pas trop mal). Le système Elo, inventé par Arpad Elo, est la référence mondiale pour classer les joueurs d’échecs. En résumé : chaque joueur a une cote numérique, et l’écart entre deux cotes permet de prédire statistiquement les chances de victoire. Une différence de 400 points signifie que le joueur le mieux coté a 10 fois plus de chances de gagner. Après chaque partie, les points sont redistribués entre les deux joueurs transactionnellement, jusqu’à 32 points à la fois. Ce système a depuis été adopté bien au-delà des échecs, dans de nombreux sports et jeux compétitifs. En 1997, le superordinateur Deep Blue d’IBM bat le champion du monde Garry Kasparov. Un tournant historique à la fois pour les échecs et pour l’intelligence artificielle. Ce qui rend cette histoire fascinante, c’est le moment où la machine a commencé à jouer des coups qu’aucun humain n’aurait imaginés, des stratégies tellement contre-intuitives que Kasparov lui-même ne comprenait pas ce qu’il voyait. Aujourd’hui, Stockfish est le moteur d’échecs de référence : capable de calculer toutes les possibilités sur 19 coups à l’avance en une fraction de seconde. Paradoxalement, cette révolution a rendu les échecs plus accessibles. N’importe qui avec un téléphone peut maintenant s’entraîner avec des outils dignes des grands maîtres d’autrefois. La variante Chess960, popularisée par Bobby Fischer, place les pièces de la rangée arrière aléatoirement au début de chaque partie. 960 configurations différentes possibles! Le but? Neutraliser des années de théorie d’ouvertures mémorisées et forcer les joueurs à vraiment réfléchir dès le premier coup. Les pions restent en place, les deux camps partagent la même configuration aléatoire, et le jeu redevient une vraie bataille de stratégie pure. Les échecs trouveraient leurs origines dans un jeu appelé Chattrang, quelque part entre le 3e et le 6e siècle, possiblement en Perse, en Inde ou en Chine. À la Renaissance en Italie, le jeu a évolué vers sa forme moderne, notamment la reine, qui ne pouvait se déplacer que d’une case à l’origine et qui est devenue la pièce la plus puissante du jeu au XVe siècle. Etienne parle de Metroid Prime 4: Beyond (Nintendo Switch 2) : un retour à la formule classique de la franchise, avec quelques tentatives d’innovation inégales. Visuellement impressionnant, fidèle à l’esprit Metroid, mais sans révolutionner la série. Baptiste redécouvre Squad (PC) : un jeu de tir militaire et tactique où 50 joueurs s’affrontent en équipes structurées, avec des rôles précis (squad leader, médecin, anti-tank…), plusieurs canaux de communication audio, et un système de points qui valorise la collaboration bien plus que les kills. Idéal pour ceux qui trouvent Call of Duty trop superficiel. Chapitres: 0:00 Introduction 0:43 Les échecs 38:03 Metroid Prime 4 Beyond 44:36 Squad 52:23 Conclusion
  • Oscars 2026: Nos prédictions 01.03.2026 27λ
    Pour cet épisode spécial, Etienne et Baptiste ont regardé le maximum de films nominés aux Oscars 2026 et partagent leurs impressions et prédictions pour les grandes catégories : Meilleur film, Meilleur acteur, Meilleur acteur de soutien et plus encore. Le film de course avec Brad Pitt avait tous les ingrédients sur papier : une distribution impressionnante avec Javier Bardem, une trame sonore de Hans Zimmer, des courses filmées pendant de vrais Grands Prix avec Hamilton et Leclerc à l’écran. Techniquement, c’est impressionnant : les caméras embarquées sur les voitures et l’intégration de vraies séquences d’accidents dans le montage sont remarquables. Mais la recette finale ne convainc pas tout à fait. Une nomination aux Oscars du montage ou des effets visuels serait méritée, mais difficile à justifier pour Meilleur film. Grosse surprise de cet épisode : les deux ont adoré ce Frankenstein signé Guillermo del Toro, disponible sur Netflix. La première moitié laisse un peu perplexe, mais dès que la backstory du monstre se dévoile, le film décolle. Jacob Elordi dans le rôle du monstre est attendrissant et absolument central : sans lui, le film s’effondre. Le vrai débat : il est nominé en Meilleur acteur de soutien, alors qu’il est selon eux le véritable personnage principal. Côté technique, le production design et l’esthétique visuelle, quelque part entre del Toro et Tim Burton, sont parmi les plus beaux de l’année. Timothée Chalamet livre une performance magistrale dans la peau d’un joueur de tennis de table new-yorkais prêt à tout pour devenir champion du monde. Il est le film : énergique, attachant et agaçant à la fois. Un rôle très différent de Dune qui prouve l’étendue de son registre. Pour Etienne et Baptiste, il figure dans le top des candidats au Meilleur acteur. Premier film de Paul Thomas Anderson pour les deux animateurs, et quelle entrée en matière. Leonardo DiCaprio y joue un ancien révolutionnaire usé, drôle et touchant. Le film est rythmé, fast-paced mais jamais superficiel, avec un style de caméra à l’épaule qui donne l’impression d’être dans la scène. Sean Penn en second rôle est méconnaissable et impressionnant. Pour eux, c’est l’un des deux grands favoris au Meilleur film, aux côtés de Sinners. Impossible à catégoriser, et c’est exactement ce qui le rend exceptionnel. Vampires, blues, histoire afro-américaine, comédie musicale : ça n’aurait pas dû fonctionner, et pourtant. La trame sonore blues est dévastatrice ; si elle ne remporte pas l’Oscar de la meilleure chanson originale et de la meilleure musique originale, c’est incompréhensible. La scène dans la grange, où tous les styles musicaux se fusionnent à travers les costumes d’époques différentes, est un moment de cinéma pur. Meilleur costume design, c’est plié. Wunmi Mossaku en actrice de soutien est également excellente. Co-favori pour le Meilleur film. Un film d’Oscars classique dans lequel Felicity Jones joue la femme dévouée d’un homme talentueux qui traverse une vie difficile. Un rôle qu’elle maîtrise, mais un film qu’Etienne a trouvé prévisible dans sa formule. Chapitres: 0:00 Introduction 0:57 F1 4:52 Frankenstein 8:49 Marty Supreme 11:28 One Battle After Another 18:15 Sinners 22:24 Train Dreams 24:11 Autres prédictions 26:34 Conclusion
  • De la science fiction à la réalité 08.02.2026 1ώ 5λ
    Science-fiction, prédictions technologiques et inventions visionnaires : et si certaines oeuvres avaient vu juste avant tout le monde? Baptiste et Etienne plongent dans l’histoire des oeuvres de science-fiction qui ont anticipé notre présent, explorent les technologies de demain qu’ils aimeraient voir se concrétiser, et réfléchissent à l’influence de l’imaginaire collectif sur l’innovation réelle. Bien avant l’ère moderne, des esprits brillants imaginaient des technologies qui semblaient impossibles pour leur époque. En 1495, Léonard de Vinci concevait le premier concept de robot, une armure animée reproduisant les mouvements humains. En 1657, Cyrano de Bergerac décrivait dans son roman une machine à propulsion vers la Lune, préfigurant le concept de fusée, et prédisait même l’épuisement du soleil. En 1834, l’Américain Nathaniel King imaginait des androïdes fonctionnant à la vapeur. Et en 1870, Jules Verne décrivait dans Vingt mille lieues sous les mers un sous-marin électrique, une décennie avant les grandes découvertes d’Edison et Tesla. Certaines oeuvres n’ont pas seulement prédit le futur : elles l’ont directement influencé. Les PADD de Star Trek (les tablettes tactiles de la série des années 70) ont ainsi inspiré Steve Jobs lors du lancement de l’iPad, Apple ayant même tenté d’acquérir une licence pour le mot “pad”. Les lois de la robotique d’Isaac Asimov, issues du Cycle des robots, continuent d’alimenter les réflexions contemporaines sur l’éthique de l’intelligence artificielle et de la robotique, même si Asimov lui-même en démontrait les paradoxes et les limites dans ses récits. Baptiste et Etienne ont posé la question à leurs auditeurs : quelle technologie de science-fiction voudriez-vous voir devenir réalité? Les réponses convergent vers deux grandes thématiques : le voyage spatial rapide (hyperespace, warp drive, Stargate) et la nourriture instantanée (comme l’hydrateur de Retour vers le futur 2 ou le réplicateur de Star Trek). L’ascenseur spatial, un câble reliant la Terre à une station en orbite géostationnaire à 35 786 km d’altitude, est aussi exploré en détail : une merveilleuse idée théoriquement réalisable en graphène, dont le plus long tube produit à ce jour ne dépasse pourtant pas 55 centimètres. Le roman Le Problème à trois corps de Liu Cixin offre une réponse troublante au paradoxe de Fermi : pourquoi n’avons-nous aucun signe de vie extraterrestre intelligente malgré les probabilités? La Dark Forest Theory suggère que les civilisations avancées choisissent délibérément de rester invisibles, car se faire repérer dans l’univers équivaut à signer son arrêt de mort. Une réflexion qui résonne avec nos propres tentatives d’envoyer des signaux vers les étoiles. Parmi les inventions les plus fascinantes du Cycle des robots, les bandes de transport imaginées par Asimov proposent un système de tapis roulants à vitesses progressives permettant de se déplacer à pied à très grande vitesse en ville. Un concept étonnamment proche des tapis roulants des aéroports modernes, mais poussé à une toute autre échelle, et qui s’intégrerait parfaitement dans la vision d’une ville idéale du futur. Etienne recommande chaudement House of Guinness, la nouvelle série Netflix du créateur de Peaky Blinders, Steve Knight. L’histoire se déroule en 1868 en Irlande et suit les héritiers de la célèbre brasserie Guinness dans une période de tensions politiques et sociales. Le style cinématographique rappelle de près Peaky Blinders, et Jack Gleeson (Joffrey dans Game of Thrones) y livre une performance mémorable dans un rôle secondaire. Une série solide, même si elle n’atteint pas les sommets de son prédécesseur. Baptiste poursuit sa découverte de Breaking Bad et en est au début de la saison 5. Il souligne la force du duo Bryan Cranston et Aaron Paul, ainsi que la profondeur surprenante du personnage de Jesse Pinkman, initialement prévu pour mourir dès la fin de la saison 1. Une série dont les rebondissements et la qualité d’écriture continuent de le surprendre à chaque épisode. Etienne a enfin mis la main sur Donkey Kong Bananza sur Nintendo Switch, un jeu coloré, accessible et franchement jouissif. Il souligne la présence attachante de Pauline, personnage entièrement doublé en français, dont les répliques spontanées et l’intégration au gameplay apportent une chaleur inattendue à l’aventure. Baptiste a regardé pour la première fois No Country for Old Men des frères Coen, et il a été soufflé par la construction du scénario et la performance de Javier Bardem dans le rôle du serial killer Anton Chigurh. Un film dont la narration déjoue constamment les attentes et qui mérite amplement sa réputation de classique. Chapitres: 0:00 Introduction 1:13 Le sci-fi a prédit le présent 15:38 Prédictions pour l'avenir 39:40 Découvertes du mois 53:23 J'adore ça a 2 ans 1:04:05 Conclusion
  • Théories surprenantes au cinéma 11.01.2026 1ώ 7λ
    Baptiste et Etienne plongent dans les théories de fans les plus fascinantes du cinéma et de l’animation. De Star Wars à Pixar en passant par Inception et The Dark Knight, ces théories donnent un tout nouvel éclairage sur des œuvres qu’on croyait bien connaître. La théorie voulant que Jar Jar Binks soit en réalité un maître Sith dissimulé est l’une des plus populaires des prequels. Les arguments ne manquent pas : ses mouvements rappellent des arts martiaux comme le drunken boxing, il survit miraculeusement à des batailles contre des armées de droïdes, et c’est lui qui propose au Sénat de donner les pleins pouvoirs d’urgence au Chancelier Palpatine. Etienne soulève également que l’acteur Ahmed Best a déclaré avoir étudié de nombreux arts martiaux pour le rôle, et que l’humoriste québécois Michel Courtemanche aurait été approché par George Lucas pour jouer le rôle original du méchant. La théorie Darth Jar Jar était peut-être bien le plan original avant que le backlash du public ne force Lucas à changer de cap. Et si le vrai protagoniste de The Dark Knight de Christopher Nolan n’était pas Batman, mais le Joker? Baptiste défend cette idée avec des arguments solides : c’est le Joker qui fait tomber la mafia, qui met fin à l’escalade d’armement criminel, et qui pousse Batman à s’arrêter d’agir comme un vigilante. En comparaison, Batman est un milliardaire qui fait la loi à sa guise sans légitimité officielle. Comme le résume la célèbre réplique de Gordon : ce n’est pas le héros dont Gotham a besoin. Le Joker est certes chaotique, mais ses actions stabilisent Gotham de façon bien plus efficace que celles de Batman. Baptiste s’attaque aux nombreuses théories cachées d’Inception. La plus connue : la toupie n’est pas le totem de Cobb, c’est celui de sa femme Mal. Son vrai totem serait sa bague de mariage, qu’il porte uniquement dans les rêves. Christopher Nolan aurait même confirmé que l’acteur Michael Caine ne jouait que dans des scènes de réalité, ce qui confirme que la scène finale se déroule bien dans le monde réel. Autre détail fascinant : les initiales des personnages principaux (Dom, Robert, Eames, Arthur, Mal, Saito, Peter, Ariadne, Yusuf) forment l’acronyme DREAMS PAY. Et le nombre 528491 est présent partout dans le film : numéros de chambres d’hôtel, piste musicale de Hans Zimmer, et même le code hexadécimal de la teinte bleue de l’affiche officielle du film. La théorie la plus renversante sur The Truman Show : Truman n’est pas en train de découvrir qu’il est filmé. Il le sait depuis longtemps, et tout ce qu’il fait, c’est tester le système pour préparer son évasion. Sa phobie de l’eau? Feinte, pour éviter toute surveillance côté mer. Son jardinage dans la cour? Il creusait discrètement un tunnel de fuite. Ses réactions aux incohérences autour de lui? Calculées, pas naïves. Etienne pointe plusieurs moments subtils dans le jeu de Jim Carrey qui appuient cette lecture, notamment la scène où son meilleur ami lui dit qu’il ne trahirait jamais, et où le visage de Truman révèle qu’il sait pertinemment que c’est faux. Baptiste explore la célèbre Pixar Theory, selon laquelle tous les films Pixar forment un seul et même univers. Quelques éléments frappants : les émotions humaines serviraient de carburant (pour animer les jouets dans Toy Story, pour alimenter les monstres dans Monsters Inc). Les portes de Monsters Inc permettraient aux monstres de voyager dans le passé pour drainer l’énergie émotionnelle d’enfants, à une époque où les humains étaient encore sur Terre. Et la révélation finale : la sorcière de Brave serait en réalité la petite Boo de Monsters Inc, revenue dans le passé par amour, ce qui crée une boucle temporelle infinie. La grande morale transversale de Pixar? Il faut se souvenir de ceux qu’on aime pour qu’ils continuent d’exister. Dans Wall-E, la mégacorporation BNL est responsable à la fois de la gestion des déchets sur Terre… et de leur accumulation. La théorie : BNL aurait volontairement laissé la Terre se dégrader pour forcer l’ensemble de l’humanité à monter à bord de ses vaisseaux-croisières et en devenir des clients captifs à vie. Preuve à l’appui : la gestion des ressources est parfaite sur les vaisseaux, mais catastrophique sur Terre, malgré le fait que c’est la même entreprise qui gère les deux. Sans oublier que le robot AUTO sabote activement le retour des humains sur Terre, ce qui coïncide parfaitement avec les intérêts de BNL. La théorie la plus troublante de l’épisode : dans The Blair Witch Project, il n’y aurait aucune sorcière. Seulement deux hommes ayant planifié d’assassiner la troisième membre du groupe, Heather. Les indices s’accumulent : les hommes ignorent systématiquement les indications de Heather, la carte disparaît et l’un d’eux avoue l’avoir jetée, les mouvements nocturnes ne les réveillent jamais, et le comportement final dans la maison abandonnée suit une chorégraphie trop précise pour être le fruit du hasard. Une relecture féministe et glaçante d’un film culte du found footage. No Packers, No Life est un documentaire touchant et plein de chaleur sur un fan club japonais des Packers de Green Bay, découvert par hasard dans les rues de Shibuya par un ami du YouTubeur Craig Benzine. Disponible gratuitement sur Tubi, c’est 80 minutes de sourires garantis, même pour ceux qui ne suivent pas le football américain. Dispatch est un jeu vidéo indépendant avec Aaron Paul au doublage, que Etienne a terminé et dont il a exploré plusieurs fins alternatives grâce à ses choix narratifs. Un titre nommé aux Game Awards dans la catégorie meilleur jeu indépendant. Pluribus est une série Apple TV+ du créateur de Breaking Bad. Baptiste recommande de la découvrir sans rien savoir d’avance, particulièrement le premier épisode. Le ton change et ralentit par la suite, mais de façon intentionnelle, avec des résonances philosophiques subtiles et des ambiances proches de Severance ou d’un The Good Place plus sombre. L’Armée des Douze Singes (12 Monkeys, 1995) est un revisionnage apprécié par Baptiste, qui met en lumière la performance méconnue de Brad Pitt dans le rôle d’un homme instable. Un classique du sci-fi des années 90 avec une trame temporelle solide et une bande sonore mémorable. Star Wars Jedi : Survivor est le deuxième opus de la série Jedi. Etienne le trouve visuellement impressionnant et agréable à jouer, mais trouve le scénario moins engageant que celui de Fallen Order. Factorio : Space Age est la nouvelle extension du jeu d’automatisation et d’optimisation Factorio. Baptiste y joue avec des amis et décrit l’ajout de nouvelles planètes aux conditions climatiques variées, dont certaines avec des tempêtes électriques et des mécaniques d’extraction sur des astéroïdes. Chapitres: 0:00 Introduction 1:25 Théories au cinéma 49:27 Découvertes du mois 1:05:33 Conclusion
  • Le gaming des années 90 14.12.2025 1ώ 15λ
    Baptiste et Etienne plongent dans leurs souvenirs de gaming des années 90, des jeux MS-DOS aux classiques de la Super Nintendo et de la Nintendo 64. Un épisode nostalgique qui revisite une décennie charnière pour toute une génération de joueurs québécois et français. Pour lancer l’épisode, Etienne soumet Baptiste à un quiz sur des faits méconnus de l’histoire du jeu vidéo des années 90. On y apprend notamment que la voix d’intro emblématique de Sega occupait à elle seule plus de 8 % de l’espace mémoire de la cartouche de Sonic 1, et que Nintendo a failli lancer une console en partenariat avec Sony autour d’un format CD appelé le Superdisc, un projet qui a finalement mené Sony à développer la PlayStation en solo. On y discute aussi d’un camion caché dans Pokémon Bleu et d’une rumeur longtemps répandue dans les cours d’école, de la présentation chaotique de StarCraft au E3 de 1996, et des slogans publicitaires que Sega utilisait pour se moquer de Nintendo. Baptiste retrace ses premières expériences avec les jeux PC, notamment en regardant son père jouer à The Secret of Monkey Island sur MS-DOS, un jeu de type point and click de LucasArts qui l’a fasciné bien avant qu’il soit en âge de jouer lui-même. Il évoque aussi des jeux DOS plus obscurs comme Castle of the Winds (un roguelike à l’esthétique très brute), Tanks (précurseur de Worms), Gorilla et Stunts, un jeu de course où l’on pouvait construire ses propres circuits avec des loopings. Il enchaîne avec les jeux Windows, dont Caesar 3, un jeu de gestion de cité romaine où l’on bâtit des infrastructures, on approvisionne ses marchés et on repousse des envahisseurs. Il y a récemment rejoué grâce à Good Old Games et a retrouvé un plaisir intact. Il mentionne également Warcraft II et Diablo I comme des incontournables, et Rayman ainsi que Torrin’s Passage pour les amateurs de jeux d’aventure et de point and click. Etienne revient sur les grands titres de la SNES qui ont marqué sa jeunesse: Zelda: A Link to the Past, longtemps son jeu préféré de tous les temps, Super Mario World, et Donkey Kong Country, qu’il a récemment rejoué en multijoueur avec un cousin via la Nintendo Switch 2. Il souligne à quel point ce dernier est resté difficile et visuellement réussi, avec une musique mémorable. La discussion dérive vers les différences visuelles entre la SNES japonaise et nord-américaine, notamment les boutons de couleur et leur forme convexe ou concave selon les marchés. La N64 est présentée comme la console qui a porté le multijoueur local à son apogée. Etienne et Baptiste parlent de GoldenEye, de Mario Kart 64, de Star Fox 64 et de Super Smash Bros, dont la boîte peu attrayante avait failli décourager Etienne de le louer. Ils évoquent aussi Pokémon Stadium, qui permettait de connecter sa Game Boy pour voir ses Pokémon prendre vie en 3D sur la télévision. C’était, pour beaucoup d’enfants de l’époque, la première fois qu’ils voyaient leurs personnages autrement qu’en pixels noir et blanc. Les jeux de sport des années 90, comme NHL 95, Ken Griffey Jr. et NBA Jam, ont joué un rôle central dans l’essor du multijoueur. Etienne souligne que NHL 95 permettait déjà de créer son propre joueur, une fonctionnalité particulièrement marquante pour l’époque. Il raconte aussi ses premières expériences de multijoueur en ligne via le dial-up avec X-Wing vs. Tie Fighter, un jeu de combat spatial de LucasArts où s’organiser pour jouer représentait déjà toute une aventure. Baptiste consacre un segment à la Game Boy, sa seule console pendant longtemps. Il parle de Lucky Luke, de Pokémon Bleu qu’il jouait caché sous sa couverture le soir, et de Double Dragon, un beat’em up exigeant dont la difficulté l’avait forcé à demander l’aide d’un ami pour en voir la fin. Baptiste et Etienne partagent chacun une opinion qui va à contre-courant. Baptiste avance que, malgré toute la nostalgie, les jeux des années 90 ne sont objectivement pas les meilleurs de tous les temps, et qu’il préférerait rejouer à The Witcher 3 ou Mass Effect aujourd’hui. Etienne, de son côté, confesse qu’il n’a jamais réussi à accrocher à Sonic, trouvant ses contrôles frustrants et son level design incohérent avec la promesse de vitesse qu’il affiche. Etienne annonce que le film Legend of Zelda est en tournage en Nouvelle-Zélande. Un passant a filmé le plateau à l’insu de l’équipe et posté la vidéo en ligne, ce qui a poussé Nintendo à diffuser des photos officielles. On apprend notamment qu’un rôle important sera tenu par l’actrice connue pour son rôle dans la série Severance. Baptiste et Etienne reviennent sur les Game Awards, enregistrés avant la cérémonie. Ils anticipent une soirée dominée par Clair Obscur: Expedition 33, un jeu d’un studio indépendant français nominé dans un nombre record de catégories. Ils en profitent pour déplorer l’état général de l’industrie du divertissement, où les gros budgets ne garantissent plus la qualité, contrairement à des projets plus modestes et mieux écrits. Baptiste recommande La Petite et le Vieux, un film québécois tourné à Québec avec Guilde Roy, qui raconte l’amitié inattendue entre une jeune fille et un vieil homme bougon. Un récit touchant ancré dans des quartiers que Baptiste reconnaît au passage. Etienne recommande Platonic, une série Apple TV avec Rose Byrne et Seth Rogen, qui retrouvent deux anciens meilleurs amis après des années de séparation. C’est léger, drôle et sans prétention, avec une deuxième saison déjà disponible. Etienne recommande également Last Samurai Standing, une série qui croise l’univers de Squid Game et de Hunger Games, mettant en scène des guerriers traditionnels dans une compétition mortelle pour atteindre Tokyo. L’acting est inégal, mais les combats sont impressionnants et les six épisodes de la première saison se regardent facilement. Etienne termine avec Dispatch, un jeu vidéo au style visuel de dessin animé où l’on joue un super héros ruiné qui devient le dispatcher d’une équipe de héros mercenaires. On y prend des décisions tactiques en envoyant les bons personnages aux bons endroits, le tout enveloppé d’une histoire narrative soignée et d’un humour bien dosé. Etienne le recommande chaudement. Chapitres: 0:00 Introduction 1:02 Quiz 12:24 Le gaming des années 90 56:39 Découvertes du mois 1:12:58 Conclusion
  • John Williams: le meilleur compositeur du cinéma 16.11.2025 1ώ 24λ
    Est-ce que John Williams est le plus grand compositeur de musique de film de tous les temps? Etienne et Baptiste rendent hommage à cet homme dont les mélodies ont marqué plusieurs générations de cinéphiles. De Star Wars à Harry Potter, en passant par Indiana Jones et Jurassic Park, on explore l’œuvre colossale de celui qu’on appelle affectueusement “Jean-Guillaume”. John Williams détient des records qui donnent le vertige: plus de 54 nominations aux Oscars, 71 nominations aux Grammy Awards dont 26 victoires, et il est la seule personne de l’histoire à avoir été nominée durant sept décennies consécutives. Son nom complet? John Tanner Williams. Son Oscar? Il en a remporté 5, notamment pour Jaws, Star Wars, E.T., et Schindler’s List, mais pas pour Harry Potter, ce qui reste l’une des grandes surprises de sa carrière. Etienne et Baptiste débattent d’une question fascinante: est-ce que Williams a contribué au succès des grandes franchises, ou l’inverse? Leur conclusion penche clairement du côté de Williams. La musique n’est pas qu’un accompagnement, c’est un amplificateur d’émotions capable de faire ressentir quelque chose par elle-même, sans même les images. Un thème réussi, comme les deux notes de Jaws ou l’ouverture de Harry Potter, devient instantanément reconnaissable et ancré dans la culture populaire. À l’opposé, ils soulèvent la faiblesse des trames sonores du Marvel Cinematic Universe, où aucun thème n’est véritablement mémorable. Les deux animateurs ont assisté à un concert de l’Orchestre Film Harmonique au Grand Théâtre de Québec, et c’est en partie ce qui a inspiré cet épisode. Le programme balayait toute la carrière de Williams: E.T., Saving Private Ryan, Superman, Schindler’s List, Indiana Jones, Star Wars et Harry Potter, entre autres. La soirée était divisée en deux parties, avec une chorale de l’Université Laval qui a conclu le tout avec “Duel of the Fates” de La Menace Fantôme, un moment de frissons collectifs. Ils recommandent chaudement ce type d’expérience à tous les amateurs de musique de film. Ce qui distingue Williams des autres, c’est une palette orchestrale immédiatement reconnaissable: les cordes, les cuivres, les chœurs et des percussions délicates comme le célesta ou le glockenspiel, qu’il a notamment mis de l’avant dans Harry Potter. En comparaison, Hans Zimmer est l’autre grand compositeur contemporain cité, connu pour ses œuvres pour Christopher Nolan (Dune, Interstellar, Inception). Les deux animateurs notent que Williams a su adapter ses ingrédients habituels à chaque univers sans jamais se répéter vraiment. Etienne et Baptiste dévoilent chacun leur classement personnel. Du côté d’Etienne: Catch Me If You Can (plus jazzy et espion que ses œuvres habituelles), Indiana Jones et la Dernière Croisade (pour le sentiment d’aventure pure), et Star Wars: A New Hope, particulièrement le thème du Binary Sunset. Du côté de Baptiste: Indiana Jones en numéro 3, Harry Potter à l’École des Sorciers en numéro 2, et Empire Strikes Back en numéro 1, avec une mention spéciale pour la bataille de Hoth et, bien sûr, la Marche Impériale. Les deux s’entendent aussi pour saluer le génie de Duel of the Fates et de la Liste de Schindler. Silksong continue d’enthousiasmer Etienne, qui en est à 36 heures de jeu et le considère parmi les meilleurs de l’année. À l’approche des Game Awards, ils font leurs pronostics: Expédition 33 semble favori, mais Split Fiction, Silksong et Clair-Obscur méritent aussi des prix. Ils comparent d’ailleurs les Game Awards aux Oscars, où les campagnes de relations publiques jouent souvent un rôle déterminant. Baptiste a enfin commencé Breaking Bad, une série qu’il n’avait jamais vue malgré sa réputation légendaire. Il n’en est qu’au premier épisode, mais il compte faire des mises à jour dans les prochains épisodes. Etienne a joué à Deathloop sur PlayStation 5, un jeu de tir à la première personne avec une mécanique de boucle temporelle rappelant le Jour de la Marmotte. Il avoue que le déclic prend du temps à venir, mais qu’une fois compris, le jeu devient excellent et très satisfaisant à maîtriser. Baptiste a découvert The Mist (2007), adapté de Stephen King, et confirme que la fin est parmi les plus mémorables du cinéma, au point que Stephen King lui-même aurait déclaré que c’est la fin qu’il aurait dû écrire dans le roman. Etienne a regardé A Man on the Inside sur Netflix, une série de Michael Schur (The Good Place, Parks and Recreation) avec Ted Danson. Plus sentimentale que comique, elle traite de la vieillesse et du deuil avec légèreté et beaucoup de tendresse. Baptiste a vu Fumer fait tousser de Quentin Dupieux, film d’absurde français dans la lignée de Yannick. Un humour décalé et volontairement dérangeant qui ne plaira pas à tous, mais qui fait rire aux éclats pour ceux qui accrochent au style. Etienne a aussi fait des rattrapages: Dead Poets Society et Good Will Hunting avec Robin Williams, le film romantique About Time avec Domhnall Gleeson et Rachel McAdams, ainsi que le classique des années 80 Planes, Trains and Automobiles avec Steve Martin et John Candy. Chapitres: 0:00 Introduction 1:19 Quiz 12:50 Questions des astronautes 23:11 Retour sur le concert de Williams 35:38 Top 3 56:11 Découvertes du mois 1:22:00 Conclusion
  • James Bond de Denis Villeneuve: nos prédictions (avec MonCiné Balado) 19.10.2025 1ώ 27λ
    Dans cet épisode spécial, Baptiste et Etienne reçoivent Patrick Marleau et Jean-François Breton du podcast MonCiné Balado pour spéculer sur le futur film James Bond réalisé par Denis Villeneuve. Ensemble, ils explorent ce que le cinéaste québécois pourrait apporter à la franchise la plus célèbre du cinéma d’espionnage. Reconnu pour sa maîtrise visuelle dans Dune, Blade Runner 2049 et Sicario, Denis Villeneuve apporte une approche contemplative, tendue et visuellement époustouflante au cinéma d’action. Ses forces — les scènes de suspense silencieuses, la profondeur narrative et la photographie soignée — sont discutées en lien avec ce qu’elles pourraient donner dans l’univers de 007. Le groupe soulève néanmoins un défi de taille : le ton humoristique propre à la franchise Bond, absent de la filmographie de Villeneuve. Le scénariste Steven Knight (Peaky Blinders), déjà confirmé au projet, pourrait combler cet aspect. La question du prochain acteur à incarner 007 est au cœur des spéculations. Les noms de Jacob Elordi et Nicholas Hoult ressortent comme favoris, pour leur charisme, leur prestance physique et leur capacité à apporter une légèreté et une intensité positive que l’ère Craig avait parfois mise de côté. L’hypothèse Tom Holland est écartée, notamment en raison de son image liée à Spider-Man et de son agenda déjà chargé. Le groupe s’entend pour éviter un retour immédiat au Spectre ou à Blofeld, trop récemment utilisés. On privilégie un nouveau méchant crédible, peut-être inspiré de la géopolitique contemporaine ou d’un conflit interne au MI6. La piste d’un antagoniste plus âgé et expérimenté est favorisée pour renforcer la crédibilité dramatique. Une dynamique de trahison au sein de l’organisation, caractéristique du cinéma de Villeneuve, est aussi envisagée. Zendaya est citée en tête de liste, en raison de son travail avec Villeneuve sur Dune et de la grande admiration que le réalisateur lui porte publiquement. Le groupe souhaite une Bond Girl avec davantage d’agentivité et d’impact sur l’intrigue, dans la lignée des personnages récents plus complexes. L’idée d’une collègue du MI6 plutôt qu’une simple conquête est explorée avec enthousiasme. Parmi les favorites de tous les temps : Skyfall d’Adele, Tomorrow Never Dies et les classiques de l’ère Brosnan. Pour le prochain film, la discussion aboutit sur Charlotte Cardin comme choix coup de cœur, pour sa polyvalence en anglais comme en français et son style qui s’inscrirait bien dans l’atmosphère de la franchise. Le retour d’une scène de présentation de gadgets avec Q est vivement souhaité, un moment iconique qui s’était estompé dans les derniers films. Pour le rôle de M, une personnalité imposante et ambiguë est préférée. Le personnage de Moneypenny pourrait être réinventé. La question de l’arc narratif (film unique ou série liée comme à l’ère Craig) reste ouverte, bien que Villeneuve soit perçu comme peu enclin à s’engager sur plusieurs volets. Le groupe débat de l’idée de situer l’action dans une époque passée, comme les années 1960 ou la Guerre froide, pour renouveler la formule et éviter les méga-complots futuristes devenus trop prévisibles. Cette approche permettrait de jouer avec les codes classiques de l’espionnage tout en donnant à Villeneuve une toile originale. La contrainte commerciale d’Amazon (nouveau propriétaire de la franchise) est évoquée comme facteur d’influence sur les choix artistiques finaux. Hollow Knight: Silksong est le grand coup de cœur d’Etienne ce mois-ci. Ce jeu de type Metroidvania développé par le studio indie Team Cherry est la suite très attendue de Hollow Knight, sorti en 2017. Après des années de silence et six ans de retard, Silksong est finalement arrivé en septembre 2025 avec un monde massif découpé en actes, une direction artistique dessinée magnifique, une trame sonore majestueuse signée Christopher Larkin et une difficulté exigeante mais gratifiante. Etienne le considère comme son jeu de l’année. Adolescence, la minisérie britannique récompensée par huit Emmy Awards, a enfin été vue en entier par Baptiste. Tournée en plans-séquences, elle suit les répercussions d’un crime commis par un adolescent sur sa famille et sa communauté. Les troisième et quatrième épisodes — le premier centré sur une psychologue, le second sur le père — sont particulièrement soulignés pour leur intensité émotionnelle et leur regard lucide sur les réseaux sociaux et la culture des jeunes. Le Mandalorian (saison finale) a aussi été rattrapé par Baptiste, qui a apprécié la montée en intensité des combats et l’arc narratif menant vers un film à venir. Il note une construction similaire à celle de Rogue One dans la façon dont la série prépare le terrain pour le grand écran. Foundation saison 3 a été entamée par Baptiste, qui continue d’être captivé surtout par les intrigues autour de l’Empire et par la performance de Lee Pace dans le rôle de Brother Day. Plusieurs choix d’adaptation divergent des romans d’Isaac Asimov, ce qui suscite une discussion réservée pour plus tard. Dan Da Dan est la recommandation d’Etienne : une série d’animation japonaise disponible sur Netflix, adaptée d’un manga, qui suit deux lycéens confrontés à la fois aux extraterrestres et aux fantômes. Ce qui distingue Dan Da Dan, c’est son style visuel explosif et hyperactif, sa direction artistique d’une créativité rare et son écriture qui mélange humour, émotion et action avec une exécution impeccable. Deux saisons sont disponibles. Chapitres: 0:00 Introduction 4:00 Patrick Marleau et Jean-François Breton 16:24 Denis Villeneuve + James Bond 1:09:43 Découvertes du mois dernier 1:24:59 Conclusion
  • Les secrets de la sonde Voyager (mini épisode) 05.10.2025 23λ
    En 1977, la NASA lançait les sondes Voyager 1 et Voyager 2 dans le cadre d’une mission unique dans l’histoire de l’exploration spatiale. Dans ce mini épisode, Baptiste et Etienne explorent les grandes étapes, les exploits techniques et les anecdotes fascinantes de ce programme qui continue de nous envoyer des données depuis les confins de notre système solaire. La mission Voyager a été conçue pour profiter d’un alignement planétaire rarissime, qui ne se produit qu’environ tous les 176 ans. Cet alignement permettait d’envoyer deux sondes sur des trajectoires complémentaires: Voyager 1 en direction de Jupiter et Saturne, et Voyager 2 vers Uranus et Neptune. Fait étonnant: Voyager 2 a été lancée quelques semaines avant Voyager 1, mais elle voyage moins vite et est donc moins loin. C’est la raison pour laquelle les sondes ont été nommées dans cet ordre inversé. L’un des concepts les plus brillants de la mission est l’utilisation de l’effet slingshot (ou assistance gravitationnelle). En passant à proximité de planètes géantes comme Jupiter, les sondes ont profité de leur force gravitationnelle pour accélérer et modifier leur trajectoire sans carburant supplémentaire. Voyager 1 atteint aujourd’hui une vitesse de 17 km par seconde, une vitesse qu’elle n’avait pas au départ et qui lui a été conférée par ses passages près des planètes géantes. Voyager 1 se trouve aujourd’hui à environ 25 milliards de kilomètres de la Terre, soit 22 heures-lumière. Elle a franchi l’héliosphère, la grande bulle de particules solaires qui enveloppe notre système solaire, pour entrer dans l’espace interstellaire. Elle approche désormais du nuage de Oort, un immense nuage de glace aux frontières les plus lointaines du système solaire. Pour rester en communication avec Voyager 1, la NASA utilise le Deep Space Network, un réseau de trois gigantesques antennes situées en Californie, en Espagne et en Australie. Ce dispositif garantit qu’au moins une antenne est toujours orientée vers la sonde, peu importe la rotation de la Terre. Le signal émis par Voyager 1 n’est que de 22 watts, soit la puissance d’une ampoule de réfrigérateur. Et chaque message envoyé depuis la Terre met 22 heures à parvenir à la sonde. En novembre 2023, Voyager 1 s’est mise à émettre des données incompréhensibles à cause d’une puce défectueuse responsable de la mise en paquets de l’information. Les ingénieurs de la NASA ont réussi l’exploit de réparer la sonde à distance, en lui envoyant des instructions pour réorganiser le stockage de son code, en tenant compte de sa mémoire extrêmement limitée. Chaque échange entre la Terre et la sonde représentait un aller-retour de 44 heures d’attente. À bord de Voyager 1 se trouve le Golden Record (disque d’or), conçu pour communiquer avec une éventuelle vie extraterrestre intelligente. Il contient des photos, des sons et des musiques de la Terre, encodés à l’aide de références universelles comme la longueur d’onde entre deux atomes d’hydrogène. Le disque inclut également les instructions pour le déchiffrer. Ce projet a été supervisé en partie par Carl Sagan, grand vulgarisateur scientifique et figure marquante de l’astronomie populaire. Avant que le module de caméra de Voyager 1 ne soit définitivement éteint pour économiser de l’énergie, il a pris l’une des photos les plus célèbres de l’histoire: le Pale Blue Dot. Prise à 6,4 milliards de kilomètres de la Terre, elle montre notre planète comme un minuscule point bleu perdu dans un rayon de soleil. Cette photo a été proposée par Carl Sagan, qui a dû insister à plusieurs reprises auprès de la NASA, inquiète que pointer la caméra vers le soleil endommage le capteur. Voyager 1 fonctionne grâce à une source d’énergie nucléaire au plutonium-238. À mesure que ce combustible se dégrade, la NASA a progressivement désactivé les modules non essentiels pour prolonger la mission. On estime que la sonde émettra son dernier signal vers 2036, bien que cette date ait déjà été repoussée à plusieurs reprises au fil des années. Chapitres: 0:00 Introduction 1:20 Voyager I et II 21:21 Conclusion
  • Dans les coulisses des effets visuels (VFX) : Entrevue avec Pierre Raymond 21.09.2025 1ώ 29λ
    Pierre Raymond est co-fondateur et ancien président du studio Hybride, un studio de VFX québécois fondé en 1991 à Piedmont, dans les Laurentides. Dans cet épisode, il nous ouvre les portes d’une carrière de plus de 30 ans au service des plus grandes productions cinématographiques et télévisuelles mondiales, des premiers contrats publicitaires jusqu’aux galaxies de Star Wars. Les VFX ne se résument pas à une seule technique. Pierre distingue plusieurs types d’effets : les effets imperceptibles, ceux que le spectateur ne remarque jamais; les extensions de décor, qui complètent un environnement réel par du virtuel; et les effets spectaculaires, comme ceux de Matrix ou Star Wars, qui transportent le public dans des univers impossibles. Chez Hybride, la spécialité s’est bâtie sur l’intégration invisible, notamment en tournant des productions entières sur fond vert ou bleu pour créer des environnements 100 % virtuels. Contrairement à l’idée reçue, les équipes de VFX sont impliquées bien avant la post-production. Un superviseur des effets visuels est présent sur le plateau tout au long du tournage, aux côtés du réalisateur et du directeur de la photographie. Pierre explique comment son équipe répertoriait chaque lentille de caméra utilisée sur le tournage pour reproduire fidèlement leur distorsion dans les environnements virtuels, une précision mathématique essentielle pour une intégration imperceptible. L’une des histoires les plus marquantes de l’épisode est celle de Sin City (2005). Robert Rodriguez voulait adapter l’œuvre de Frank Miller, mais ce dernier était réticent à céder les droits. Hybride a alors produit un test d’une douzaine de minutes pour convaincre Miller de la faisabilité visuelle du projet. Ce test a non seulement ouvert la porte à Sin City, mais a aussi directement inspiré l’esthétique de 300 (2006), autre adaptation de Frank Miller, qui reprend une technique similaire d’environnements entièrement virtuels autour d’acteurs filmés sur fond bleu. Travailler sur Star Wars représente l’un des accomplissements les plus importants d’Hybride. La relation avec Industrial Light & Magic (ILM) s’est construite sur une dizaine d’années, à travers des films comme Pacific Rim, Hunger Games et plusieurs épisodes de la saga. Pierre raconte que le studio est finalement devenu aux yeux d’ILM une véritable extension de leurs équipes mondiales, au même titre que leurs bureaux de Londres ou Los Angeles. Une collaboration rare pour un studio basé dans les Laurentides. Hybride a également collaboré avec Denis Villeneuve sur Arrival (2016). Pierre décrit le soin apporté à la conception des tentacules d’encre utilisés par les extraterrestres pour communiquer, un défi à la fois technique et artistique. Ce qui l’a marqué dans cette collaboration, c’est la clarté de vision du réalisateur québécois : Villeneuve sait non seulement ce qu’il veut, mais aussi ce qu’il ne veut pas, une qualité précieuse qui facilite le travail des équipes VFX. Pierre démystifie la différence entre le fond vert et le fond bleu. Le choix n’est pas esthétique, il est mathématique et technique. Le vert domine dans la composition de la lumière blanche en électronique (environ 59 % de luminosité), ce qui le rend plus facile à isoler avec moins de bruit dans le signal. Le bleu, lui, est utilisé lorsque les costumes ou accessoires des acteurs contiennent du vert, comme les capes rouges de 300, où le fond bleu s’imposait pour éviter tout conflit de couleur avec les décors virtuels. Pierre identifie quelques films qui ont véritablement fait avancer l’industrie des effets visuels. Le Seigneur des Anneaux a révolutionné l’animation de foule en interaction, notamment pour les scènes de bataille. Matrix a inventé le bullet time, une technique de gel du temps en 360 degrés qui reste une référence absolue. Et Sin City comme 300 ont posé les bases d’une esthétique de cinéma entièrement virtuel qui influence encore aujourd’hui. L’épisode se conclut sur un échange passionné sur les plans VFX les plus marquants de l’histoire du cinéma. Parmi les favoris : la charge des cavaliers dans Le Retour du Roi, la séquence d’hyperespace dans Star Wars : Les Derniers Jedi, les trainées de feu de Retour vers le futur, et la bataille avec particules de couleur dans Harry Potter. Pierre cite aussi avec fierté les séquences d’Arrival et de King Kong, ainsi que la série Marie-Antoinette, pour laquelle Hybride a intégré des acteurs dans des environnements authentiques filmés à Versailles, y compris sur les toits du château. Chapitres: 0:00 Introduction 1:34 Pierre Raymond 8:18 Les coulisses des effets visuels 1:11:02 Nos plans VFX préférés 1:27:07 Conclusion
  • Les meilleurs pires films 24.08.2025 1ώ 18λ
    Baptiste et Etienne se plongent dans leurs souvenirs cinématographiques pour dresser un top 3 des meilleurs pires films : ces films cultes objectivement imparfaits qu’on continue d’adorer malgré tout. Entre nostalgie, effets spéciaux en caoutchouc et scénarios douteux, ils explorent ce qui fait le charme des navets cultes et pourquoi certains films marquent une génération même en étant mauvais. Le classique français avec Jean Reno, Christian Clavier et Valérie Lemercier passe sous la loupe. Baptiste l’a récemment revu avec un ami et a dû admettre ce qu’il refusait de voir étant jeune : l’humour est grossier, le scénario part dans tous les sens, et les gags sont faciles. Pourtant, certains moments restent gravés, notamment la performance remarquable de Valérie Lemercier dans le rôle de la bourgeoise, et un effet de double rôle à l’écran qui avait époustouflé le jeune Baptiste, une prouesse rare pour l’époque. Etienne défend ce désastre cinématographique qu’il a pourtant adoré. Sorti la même année que Les Visiteurs, ce film était pour lui le seul film de jeu vidéo de son enfance. Mario qui refuse de sauter, des Goombas méconnaissables, Toad transformé en guitariste, une ville appelée Dino-Manhattan : rien ne fait sens. Le scénario a été réécrit des dizaines de fois sans jamais fonctionner. Mais pour un enfant fan de Super Mario, le simple fait que le film existe suffisait à en faire un chef-d’oeuvre. La bob-omb portant des Reebok reste un souvenir impérissable. Le film de Luc Besson avec Bruce Willis et Gary Oldman divise encore aujourd’hui : on l’aime ou on le déteste. Baptiste défend ce film qui, à sa sortie, proposait quelque chose de rare : une comédie de science-fiction spectaculaire avec un grand budget. Les costumes en caoutchouc, le criquet espion, la grève des éboueurs à l’aéroport, Aziz Lumière : autant de détails loufoques qui forment l’ADN d’un film unique en son genre. La question se pose : est-ce qu’un réalisateur comme Edgar Wright pourrait s’en emparer aujourd’hui? Etienne se souvient d’avoir attendu sagement dans le couloir du cinéma pour voir ce film sorti trop vite après le premier. Le studio avait censuré les armes des tortues suite aux plaintes de parents, si bien que Michelangelo se bat avec des saucisses. Le grand méchant Shredder meurt… en s’écrasant lui-même sous un quai. Et Vanilla Ice livre un numéro musical embarrassant en plein milieu du film. Mauvais à tous les niveaux, mais indétrônable dans les souvenirs. Le film d’Alain Chabat sur la préhistoire et la découverte du premier meurtre est peut-être le plus clivant de la liste. Les critiques n’avaient pas été tendres à sa sortie, surtout après le succès d’Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. Pourtant, l’humour absurde de Chabat a créé des répliques cultes qui circulent encore aujourd’hui. “Il va faire tout noir, ta gueule” est entré dans la culture populaire. La chimie entre les acteurs, souvent issus des mêmes troupes de comédie, donne au film une énergie de bande d’amis qui s’amusent devant une caméra. Etienne termine avec un choix audacieux : le premier volet de la prélogie Star Wars. Un film dont personne ne sait vraiment identifier le personnage principal (Qui-Gon? Anakin? Jar Jar?), où Obi-Wan reste assis dans un vaisseau pendant la moitié du film, et que George Lucas a écrit sans que personne ne passe le scénario au crible. Mais pour une génération entière, c’était l’événement cinématographique de l’année, et les courses de Podracers ou le combat contre Darth Maul restent mémorables. Pax Pamir est un jeu de société complexe se déroulant en Afghanistan après la chute d’un empire, où les joueurs incarnent des chefs de tribu tentant de survivre entre les puissances russes et anglaises. Etienne l’a découvert lors d’une soirée avec des fans du podcast, et malgré une règle quasi incompréhensible même après une vidéo explicative de 20 minutes, il a fini par gagner sa première partie presque par accident. Un jeu exigeant mais passionnant une fois la mécanique assimilée. Je suis toujours là est un film brésilien nominé aux Oscars qui raconte l’histoire d’une famille sous la dictature militaire au Brésil. Le père, député d’opposition, est arrêté par les militaires, et le film suit le reste de la famille dans l’attente et l’incertitude. Baptiste le recommande chaudement, saluant en particulier le jeu d’actrice de la mère de famille et l’intensité émotionnelle qui monte progressivement après une première demi-heure plus posée. Black Mirror a enfin été rattrapé par Etienne, qui a sélectionné des épisodes à partir d’un top 15 de Variety plutôt que de regarder les saisons dans l’ordre. Ses favoris : USS Callister, où un développeur de jeu emprisonne des copies numériques de ses collègues dans son jeu Star Trek personnel, et Eulogy, où un personnage revisite des souvenirs photographiques pour préparer un éloge funèbre. Il confirme que la série est inégale d’un épisode à l’autre, à l’image de Love, Death & Robots. Dropout.tv est une plateforme de streaming lancée par les anciens de College Humor, rachetée et relancée par Sam Reich avec seulement 7 employés. À environ 7-8 $ US par mois, elle propose des émissions d’improvisation comme Make Some Noise et Game Changer, où les règles du jeu changent à chaque épisode. Baptiste la présente comme le successeur spirituel de Who’s Line Is It Anyway? Black Myth: Wukong est un jeu PlayStation 5 inspiré de la légende du Roi Singe, la même qui a donné naissance au personnage de Goku dans Dragon Ball. Etienne, qui n’est pas un habitué des jeux de type Soulslike, l’a emprunté à la bibliothèque et a apprécié qu’il soit plus indulgent qu’Elden Ring : pas de perte de points d’expérience à la mort. Il a complété environ 40 % du jeu avant de passer à autre chose, satisfait de l’expérience. Chapitres: 0:00 Introduction 1:29 Découvertes du mois dernier 26:50 Les meilleurs pires films 1:13:38 Patreon 1:16:26 Conclusion
  • Le meilleur des 40 ans de Super Mario 27.07.2025 1ώ 19λ
    Super Mario célèbre ses 40 ans et pour l’occasion, Baptiste et Etienne se penchent sur leurs jeux Mario préférés de tous les temps. De la révolution du platformer 2D à l’avènement de la 3D, en passant par les jeux multijoueurs qui ont marqué des générations, ils passent en revue la franchise la plus prolifique du jeu vidéo. Avant de dévoiler leurs tops, Etienne propose un quiz sur l’histoire de la franchise. Saviez-vous que Mario s’appelait originalement “Jumpman” lors de ses débuts dans Donkey Kong en 1981? Ou que Bowser a été conçu à l’origine en s’inspirant d’un bœuf? Le quiz révèle aussi des anecdotes surprenantes sur la musique thème de Zelda, les power-ups les plus insolites, et le rôle de Charles Martinet, la voix iconique de Mario pendant plus d’une centaine de jeux. Baptiste commence son palmarès avec deux mini-jeux devenus inoubliables dans Mario Party 2 sur Nintendo 64. Shell Shocked (aussi connu sous le nom de Tank Destruction) plongeait les joueurs dans une arène où chacun contrôlait un tank et devait éliminer ses adversaires. Shy Guy Says, quant à lui, était un jeu de réflexes intenses où un personnage agitait des drapeaux A et B en tentant de vous piéger avec des feintes. Des souvenirs de soirées entières passées sur ces deux mini-jeux, simples mais redoutablement efficaces. Pour Etienne, Super Mario Odyssey sur Nintendo Switch représente le meilleur jeu de plateforme 3D jamais créé. Sa force principale réside dans la précision et la richesse de ses contrôles: sauts multiples, backflip, roulades, lancers de casquette… chaque action répond exactement à l’intention du joueur. La mécanique de la casquette Cappy, qui permet de prendre possession des ennemis (Goomba, tyrannosaure, grenouille), ouvre des possibilités de gameplay uniques à chaque monde. Le jeu est également idéal pour les sessions courtes: ses nombreuses lunes cachées garantissent qu’une partie de 10 minutes est toujours satisfaisante. Baptiste réserve sa deuxième place à Mario Party 9, le jeu de société numérique par excellence sur Nintendo Wii. Ce qui le distingue, c’est sa rejouabilité infinie grâce à une bibliothèque de mini-jeux extrêmement variés: jeux de peinture, gonflement de ballons, comptage de Boo, choix de portes dans un manoir hanté, ou encore courses de kart sur des fusées. La grande force du jeu est que personne n’a besoin d’être un joueur expérimenté pour y exceller: le hasard, la rapidité et la mémoire sont autant d’atouts que les réflexes. Et grâce aux étoiles bonus distribuées en fin de partie, le classement final restait incertain jusqu’à la toute dernière seconde. Super Mario 64 occupe la deuxième place dans le classement d’Etienne, et ce n’est pas seulement pour des raisons de nostalgie. Ce jeu a littéralement inventé le platformer 3D: contrôle de caméra, niveaux sandbox à explorer sous plusieurs angles, et une palette de mouvements qui a inspiré presque tous les jeux Mario qui ont suivi. Près de 30 ans après sa sortie, les contrôles tiennent encore la route et les niveaux restent plaisirs à explorer. La communauté de speedrunning y est encore très active aujourd’hui, et les rumeurs d’antan, comme la présence cachée de Yoshi ou de Luigi, font partie de la légende du jeu. Le numéro un de Baptiste va à Mario Kart Wii, le jeu auquel il a passé le plus de temps avec ses amis. Il garde en mémoire trois circuits en particulier: DK Summit pour ses descentes spectaculaires et ses opportunités de se pousser dans les ravins, Maple Treeway pour son fameux passage secret dans les arbres qui permettait de dépasser tout le monde d’un coup, et l’incontournable Rainbow Road, aussi impitoyable que magnifique. Baptiste évoque aussi l’apprentissage du dérapage comme un tournant décisif dans sa progression, ainsi que le timing précis du boost au démarrage, une mécanique toujours présente dans les épisodes modernes de la série. Super Mario World sur Super Nintendo est le grand numéro un d’Etienne. C’est le Mario 2D parfait: une carte gigantesque et interconnectée, sept mondes distincts, des sorties secrètes qui déverrouillent de nouveaux chemins, et un monde étoile entier à découvrir pour les plus curieux. C’est aussi le premier jeu à introduire Yoshi. À une époque sans internet, trouver ses nombreux secrets relevait du phénomène social: on en parlait dans les cours d’école, on se montrait les découvertes chez les amis. Terminer le jeu à 100%, avec l’étoile apparaissant sur la sauvegarde, était une victoire que peu pouvaient se vanter d’avoir accomplie. Denis Villeneuve réalisera le prochain James Bond. Alors qu’Amazon et MGM cherchaient un réalisateur pour la prochaine aventure de l’agent britannique, plusieurs grands noms s’étaient montrés intéressés, dont Edgar Wright et Jonathan Nolan. C’est finalement Denis Villeneuve qui a été choisi, une nouvelle qui a été annoncée pendant l’enregistrement même de l’épisode. Jump Ship est un jeu coopératif en développement où jusqu’à quatre joueurs tripulent ensemble un vaisseau spatial. Chacun peut prendre les commandes, gérer les tourelles ou réparer les dégâts à l’intérieur du vaisseau en temps réel, tout en ayant la possibilité de sortir en plein vol pour aborder d’autres vaisseaux. La démo jouable a fortement impressionné Baptiste. Ripley, disponible sur Netflix, est une série en noir et blanc de huit épisodes mettant en vedette Andrew Scott dans le rôle du fraudeur sociopathe Thomas Ripley. Visuellement soignée et d’une lenteur contemplative assumée, la série est fortement recommandée par Etienne pour la qualité de sa mise en scène et la performance captivante de son acteur principal. La course à pied avec Garmin Connect et Strava occupe Baptiste en vue du Demi-marathon de Québec. Il s’entraîne à l’aide d’un programme automatisé de coaching sur 20 semaines, courant avec sa fille en poussette. Une visite à la Clinique du coureur lui a permis de corriger son patron de course et d’éliminer des douleurs aux genoux et aux hanches. La Switch 2 de Nintendo est arrivée avec une finition haut de gamme, un grand écran et des Joy-Con magnétiques. La grande révélation pour Etienne est Game Chat, une fonctionnalité intégrée permettant de communiquer en voix et de partager son écran avec des amis, peu importe le jeu en cours, en appuyant sur un seul bouton. Mario Kart World, le jeu de lancement, est décrit comme le meilleur épisode de la franchise, notamment grâce à son mode Knockout Tour à 24 joueurs et son Rainbow Road époustouflant. Uashtenamu: Allumer quelque chose de Marie-Andrée Gilles est un recueil de poésie autochtone recommandé à Baptiste par ChatGPT. Écrit dans un style direct et accessible, le livre se distingue des recueils de poésie plus hermétiques par son ancrage dans des images du quotidien et sa profondeur émotionnelle. Notre univers serait peut-être dans un trou noir. Etienne explique que la formule mathématique reliant la masse et le diamètre d’un trou noir s’applique parfaitement aux dimensions et à la masse connue de l’univers observable, une théorie scientifique sérieuse qui relance aussi la question de savoir si chaque trou noir pourrait être à l’origine d’un autre univers. Chapitres: 0:00 Introduction 0:24 Découvertes du mois dernier 30:02 Super Mario a 40 ans 1:17:48 Conclusion
  • Quels jeux de société devraient être adaptés au cinéma et à la télé 29.06.2025 1ώ 28λ
    Baptiste et Etienne adorent les jeux de société autant que le cinéma et les séries télé. Dans cet épisode, ils relèvent le défi d’adapter leurs board games préférés en productions à gros budget : qui les réaliserait, qui les jouerait, et quel genre leur conviendrait le mieux? Avant de plonger dans leurs propres adaptations, Etienne soumet Baptiste à un quiz vrai ou faux sur les jeux qui ont déjà fait le saut au grand ou au petit écran. Saviez-vous qu’il existe un film basé sur Loup Garou (Werewolves Within, 2021), que Ryan Reynolds voulait adapter Clue, ou qu’il existe non pas un, mais plusieurs films Ouija, dont le tristement célèbre Ouija Shark (1,9/10 sur IMDb)? Et que dire du film Battleship (2012), mettant en vedette Rihanna et Liam Neeson contre des extraterrestres? Baptiste imagine Catane en film de mafia et d’espionnage, centré sur la négociation des ressources (moutons, blé, roche) autour d’une table enfumée façon Ocean’s Eleven. Il y voit un casting à la George Clooney, Brad Pitt et Al Pacino, avec Tony Gilroy (le réalisateur d’Andor) aux commandes du scénario. Une histoire de contrôle de territoire, de trahison et d’alliances fragiles. Etienne choisit Root, un jeu stratégique asymétrique où des factions animales s’affrontent pour le contrôle d’une forêt. Malgré ses visuels mignons, le lore est sombre et riche : la Marquise de Chat (empire industriel envahisseur), la Dynastie de la Canopée (aristocratie déchue alourdis par ses propres décrets), l’Alliance de la Forêt (mouvement révolutionnaire de souris), le Vagabond (raton laveur solitaire), et même le Culte des Lézards. Il en ferait une série ambitieuse où chaque faction aurait son propre point de vue, à la manière d’Andor avec ses personnages secondaires de l’Empire. Baptiste mise sur Scythe, un jeu de stratégie aux saveurs steampunk des années 1920-30, avec des mechs à vapeur et des factions inspirées de l’Europe de l’entre-deux-guerres. Son idée : une saison par faction (communistes, nationalistes, nomades nordiques…), puis une saison finale où toutes convergent vers une mystérieuse usine centrale. Pour la réalisation, il pense à Guy Ritchie et aux esthétiques visuelles des films Sherlock Holmes : costumes d’époque, ralentis dramatiques, ambiance industrielle. Etienne propose Battlelore, un jeu de batailles médiévales qui intègre progressivement des éléments fantastiques (gobelins, nains écossais à dos de vaches Highland, pouvoirs magiques). Son concept : réécrire de vraies batailles historiques médiévales en y ajoutant une couche de fantasy, sans passer par le mysticisme religieux. Imaginez Jeanne d’Arc lançant des boules de feu, ou une bataille d’Azincourt envahie de créatures venues d’ailleurs. Baptiste s’inspire de Spirit Island, un jeu coopératif où des esprits de la nature défendent leur île contre des conquistadors envahisseurs. Il en ferait un film aux effets visuels façon Avatar, avec des divinités incarnées par un casting féminin de prestige, et une structure narrative en deux temps : les deux premiers tiers montrent l’île se faire ravager, puis le dernier tiers devient une revanche épique et cathartique. Etienne adapte ce jeu à la mécanique unique (un joueur devient aléatoirement le traître en cours de partie) en série limitée d’horreur. Chaque épisode se déroule dans le même lieu mystérieux, avec un nouveau groupe de personnages. Plus la saison avance, plus les liens entre les épisodes se révèlent, invitant le spectateur à revisiter les premiers épisodes avec un regard nouveau. Baptiste adapte Saboteur (jeu de mineurs avec rôles cachés) en série de survie et de trahison, où des participants doivent coopérer pour avancer dans des épreuves, tout en sachant que certains parmi eux sabotent le groupe. En guise de blague sérieuse, Etienne propose d’adapter le jeu Opération en film d’horreur : des personnages contraints de réaliser des gestes chirurgicaux impossibles, sous peine de conséquences désastreuses. La série Astérix le combat des chefs sur Netflix, réalisée par Alain Chabat (déjà derrière Astérix Mission Cléopâtre), est unanimement saluée par Baptiste. L’animation, produite en France, rend hommage aux bandes dessinées originales avec des clins d’oeil visuels soignés et des dialogues que ses enfants citent déjà par coeur. Clair Obscur: Expedition 33 est un jeu de rôle au tour par tour développé par un studio français, dans un Paris alternatif aux allures steampunk-fantastique. Baptiste, qui a commencé à y jouer, est séduit par ses visuels, sa trame sonore avec choeurs en français et son système de combat dynamique avec parades en temps réel. Etienne l’admire de loin, mais craint la répétitivité du genre. La comparaison entre la série Andor (saison 2) et le film Rogue One inspire une longue discussion sur la supériorité narrative des séries sur les films à l’ère du streaming. Regarder Rogue One après Andor enrichit considérablement la profondeur des personnages, notamment Mon Mothma. Love, Death + Robots (saison 4) est mentionné comme une série anthologique d’animation de science-fiction sur Netflix. Si la saison 4 est jugée inférieure aux précédentes, la série dans son ensemble reste une vitrine impressionnante de créativité visuelle et narrative, avec des épisodes allant du comique au profondément sombre. Chapitres: 0:00 Introduction 0:27 Découvertes du mois dernier 34:57 Adapter des jeux de société au cinéma et à la télé 1:26:33 Conclusion
  • Le plan-séquence: l'exploit du cinéma et de la télé 01.06.2025 1ώ 12λ
    Le plan-séquence est l’une des techniques les plus exigeantes et fascinantes du cinéma et de la télévision : filmer une scène entière, voire un film complet, sans aucune coupure. Dans cet épisode, on explore ce qu’est vraiment un plan-séquence, pourquoi certains réalisateurs y ont recours, et quel impact il a sur l’expérience du spectateur. Un plan-séquence, c’est une prise de vue continue, sans interruption ni montage. La caméra ne s’arrête pas, et aucune coupure ne vient briser le flux de la scène. Il n’existe pas de durée minimale : que ça dure 30 secondes ou 2 heures, c’est un plan-séquence. À l’opposé, on trouve des films comme Taken 3, où une scène de quelques secondes est découpée en plus de 20 angles différents pour compenser les limites physiques des acteurs. Le plan-séquence est un outil puissant pour maintenir la tension du spectateur. Sans coupure, impossible de souffler. La caméra a constamment quelque chose à nous raconter, et cette continuité crée un sentiment d’urgence qui ne se relâche jamais. C’est particulièrement efficace quand un film habitué aux coupures plonge soudainement dans un plan-séquence : le spectateur est pris par surprise, coincé dans la scène sans échappatoire. Certains réalisateurs ont poussé le concept à l’extrême en tournant des longs métrages entiers sans coupure. 1917 de Sam Mendes en est l’exemple le plus connu : un messager de la Première Guerre mondiale suivi en temps réel à travers les tranchées. Les rares coupures sont dissimulées dans des moments de noirceur ou de flou, rendant l’illusion presque parfaite. Birdman d’Alejandro González Iñárritu adopte la même approche, avec des coupes soigneusement camouflées. L’Arche russe de Sokourov, lui, est tourné en un seul plan réel, sans aucune coupure, dans les salles de l’Ermitage. Irréversible de Gaspar Noé complète ce groupe de films qui exploitent la continuité comme outil narratif et émotionnel. Réaliser un plan-séquence, c’est orchestrer une chorégraphie complexe impliquant acteurs, techniciens, décors et caméra. Chaque mouvement doit être parfaitement synchronisé. La série Adolescence en est un exemple saisissant : chacun de ses quatre épisodes d’une heure est tourné en un seul plan continu. L’équipe n’avait que dix prises par épisode, à raison de deux par jour. Pour l’une des scènes les plus ambitieuses, les créateurs ont résolu le défi du déplacement entre deux lieux éloignés en fixant discrètement la caméra sur un drone silencieux à six hélices, permettant une transition en vol totalement seamless au milieu du plan. Le plan-séquence se marie naturellement avec la comédie musicale, puisque les deux reposent sur la chorégraphie et la synchronisation. L’ouverture de La La Land en est un exemple mémorable : sur une autoroute embouteillée, des dizaines de danseurs montent sur leurs voitures et claquent leurs portières exactement au même moment, la caméra captant tout sans jamais s’arrêter. Last Night in Soho d’Edgar Wright pousse l’idée encore plus loin, avec une scène de danse où deux actrices jouant le même personnage se relaient devant le miroir, sans effet visuel, juste une chorégraphie millimétrée. Sans coupure possible, les acteurs doivent maintenir leur performance pendant toute la durée de la scène, comme au théâtre. Dans Adolescence, le jeune acteur de 13 ans devait mémoriser une heure de texte et traverser une montagne d’émotions sans interruption. Paradoxalement, les acteurs de la série ont dit préférer cette méthode : elle force une présence totale, des réactions plus authentiques, et un niveau d’acting plus profond. C’est également le cas dans La Môme (La Vie en rose), où Marion Cotillard traverse en quatre minutes de plan continu toute la gamme des émotions, de la joie à l’effondrement. Cette scène lui a valu un Oscar. Notre coup de coeur collectif se partage entre Birdman pour sa fluidité et son audace technique, et La Môme pour la pure prouesse d’actrice de Marion Cotillard. On a aussi un attachement particulier pour la scène de plage de Dunkirk de Christopher Nolan, avec ses centaines de figurants, et pour la subtile scène entre Gandalf et Bilbo dans Le Seigneur des anneaux, qui combine plan-séquence et incrustations sur fond vert pour simuler la différence de taille entre les personnages. The Stanley Parable est un jeu vidéo difficile à classer, où un narrateur tente constamment de guider le joueur vers une destination précise, peu importe les choix qu’il fait. C’est une métaphore jouissive sur la fausse liberté dans les jeux vidéo, avec un voice acting remarquable et des dizaines de fins à débloquer, dont certaines sont si cachées que seuls les joueurs les plus curieux les trouvent. Andor, la série Star Wars sur Disney+, continue d’impressionner par son mélange de politique, de bureaucratie et d’espionnage. Prévue initialement pour cinq saisons, elle a été réduite à deux pour des raisons budgétaires, ce qui donne parfois l’impression que le récit prend son temps. Mais la qualité de la réalisation et l’ambiance générale restent exceptionnelles, avec une série qui ressemble davantage à de la bonne télévision qu’à du Star Wars traditionnel. Daredevil: Born Again relance la franchise avec Wilson Fisk comme antagoniste principal. Sans égaler la première saison de la série Netflix, qui reste une référence pour son réalisme et ses combats terrestres, cette nouvelle itération retrouve une partie de la magie originale, notamment grâce à une scène de combat en plan-séquence dès les premiers épisodes. Black Mirror, saison 7, propose quelques épisodes marquants, dont Bête Noire, qui explore l’idée d’une femme capable de réécrire la réalité grâce au quantum computing. Un concept qui évoque directement les effets Mandela, ces faux souvenirs collectifs où des millions de personnes se rappellent d’un détail inexistant, comme un monocle sur le visage de Monsieur Monopoly ou le nom des Oursons Berenstain. Cyberpunk 2077, joué bien après sa sortie chaotique, s’avère être un excellent jeu de rôle en monde ouvert à l’univers futuriste sombre et dominé par les corporations. Le passage en vue à la première personne surprend les habitués de GTA, mais le système de progression par expérience et les arbres de compétences rendent chaque action significative. Last of Us Part 2 est découvert en parallèle de la saison 2 de la série HBO, permettant de vivre les parallèles entre les deux médias. Là où le premier opus racontait le développement d’une relation, le deuxième plonge dans une histoire de vengeance intense et émotionnellement éprouvante. Les deux versions, jeu et série, sont saluées pour la qualité de leur récit. Perudo est un jeu de société de bluff pour groupe, dans lequel chaque joueur lance cinq dés cachés sous une tasse et doit enchérir sur le nombre de faces identiques présentes sur toutes les tables réunies. Les uns agissent comme des jokers. Simple à expliquer, riche en stratégie et en bluff, il offre des parties de plus en plus intenses au fil des éliminations. Les briques Lego lumineuses de Game of Bricks permettent d’ajouter des LEDs intégrées à n’importe quel set Lego existant, en remplaçant certaines briques par des versions éclairées. Le résultat, branché en USB, transforme complètement l’apparence du set, comme en témoigne un Retour vers le futur de 2000 pièces désormais illuminé. Chapitres: 0:00 Introduction 0:28 Découvertes du mois dernier 29:00 Le plan-séquence 1:10:30 Conclusion
  • Les paradoxes mystérieux de la science fiction 04.05.2025 1ώ 4λ
    La science-fiction est le terrain de jeu idéal des paradoxes : ces énigmes logiques qui défient notre compréhension du temps, de la causalité et de la conscience. Dans cet épisode, Baptiste et Etienne explorent leurs paradoxes préférés issus du monde du sci-fi, du cinéma et des séries télévisées, en passant du célèbre paradoxe du grand-père aux vertigineux cerveaux de Boltzmann. Le paradoxe du grand-père pose la question suivante : si un voyageur temporel retourne dans le passé et empêche son grand-père d’avoir des enfants, comment peut-il exister pour effectuer ce voyage? Ce paradoxe classique du voyage dans le temps est exploré dans des oeuvres comme Retour vers le futur, Twelve Monkeys et la série Dark, où certains personnages deviennent littéralement leurs propres ancêtres. Futurama en offre une résolution géniale : Fry voyage en 1947, se retrouve à Roswell et devient son propre grand-père, ce qui a été vérifié mathématiquement comme génétiquement plausible par les scénaristes. Aussi connu sous le nom de paradoxe de prédestination, le paradoxe de l’écrivain décrit une boucle causale dont l’origine est impossible à identifier. L’exemple classique : un inventeur voyage dans le passé pour remettre les plans de sa machine temporelle à son lui du passé. Ces plans n’ont donc jamais été créés, ils ont simplement toujours existé. On retrouve ce concept dans Terminator (Kyle Reese, envoyé dans le passé par John Connor, en devient le père), dans Retour vers le futur (Marty apprend Johnny B. Goode à Chuck Berry) et dans Star Wars (la prophétie sur l’Élu qui ne se réalise que parce qu’elle existe). Minority Report en offre une version particulièrement troublante. L’expérience de pensée du chat de Schrödinger illustre le principe de superposition quantique : tant qu’on n’ouvre pas la boîte, le chat est à la fois vivant et mort. Ce concept est au coeur du jeu Quantum Break, du film Mr. Nobody (où un enfant vit simultanément deux vies selon un choix fatidique sur un quai de train) et du jeu The Stanley Parable, qui explore tous les chemins possibles d’une même histoire. Certains physiciens prolongent cette idée vers la théorie des univers parallèles : chaque décision créerait une nouvelle branche de réalité. Le scientifique Boltzmann a formulé une idée vertigineuse : il y aurait statistiquement plus de chances qu’un cerveau bourré de fausses mémoires apparaisse spontanément dans l’univers que de voir émerger une civilisation consciente capable d’observer le cosmos. Ce paradoxe nourrit les théories modernes sur la simulation, dont on trouve des échos dans The Matrix et dans l’épisode San Junipero de Black Mirror, où des consciences s’uploadent dans un monde virtuel après la mort. Le principe de Novikov avance qu’il est impossible pour un voyageur temporel de créer un vrai paradoxe : toutes ses actions ont toujours fait partie de l’histoire. En d’autres mots, on ne peut rien changer. Ce principe soulève une question philosophique troublante : si le voyage dans le temps confirme que tout est déjà écrit, cela signifie-t-il qu’on n’a pas de libre arbitre? Des études en neurosciences suggèrent d’ailleurs que le cerveau prend certaines décisions plusieurs secondes avant qu’on en soit conscient. La télétransportation, telle qu’on l’imagine scientifiquement, implique de désintégrer un être humain atome par atome, de transmettre l’information, puis de le reconstruire ailleurs. Mais la conscience de la personne originale a-t-elle vraiment continué? Ou s’agit-il d’une copie parfaite avec les mêmes souvenirs? Ce paradoxe rejoint le bateau de Thésée : si on remplace progressivement chaque planche d’un bateau, est-ce encore le même? Le Prestige de Christopher Nolan pousse cette idée à son extrême avec un tour de magie dont le secret repose sur la duplication d’un être humain. Étant donné le nombre quasi infini d’étoiles et de galaxies et l’âge de l’univers, où sont les extraterrestres? Le paradoxe de Fermi questionne l’absence de traces visibles de civilisations extraterrestres. Les hypothèses sont nombreuses : civilisations qui s’autodétruisent avant d’atteindre le voyage interstellaire, formes de vie trop différentes pour communiquer comme nous, ou simplement des êtres qui n’ont aucun intérêt à s’étendre dans l’univers. Isaac Asimov a posé les bases du sci-fi moderne avec ses trois lois de la robotique : un robot ne peut nuire à un humain, doit obéir aux humains, et doit protéger son existence, dans cet ordre de priorité. Mais Asimov lui-même a passé une grande partie de son oeuvre à démontrer les failles de ce système. Comment un robot décide-t-il de sauver une personne si cette action en met dix autres en danger? Ce dilemme rappelle le problème du tramway. Asimov a fini par ajouter une loi zéro : un robot ne peut nuire à l’humanité dans son ensemble, mais cette loi s’avère trop complexe pour être calculable. The Last of Us fait un retour en force : Baptiste a revisité la saison 1 et replongé dans le premier jeu avant de se lancer dans The Last of Us Part II, désormais disponible sur PC pour la première fois. La Nintendo Switch 2 a été annoncée en grande pompe avec un Nintendo Direct impressionnant. La console portable affiche du 4K 60 FPS HDR sur télévision et monte jusqu’à 120 FPS. Au menu des jeux annoncés : Mario Kart World en open world, un nouveau Donkey Kong en 3D, Hyrule Warriors: Age of Imprisonment, Metroid Prime 4 et une pléiade de titres tiers comme Elden Ring, Cyberpunk et Split Fiction. La sortie est prévue le 5 juin. Assassin’s Creed Shadows offre un renouveau bienvenu à la franchise avec un système de combat plus exigeant et deux personnages jouables complémentaires, dont une shinobi qui favorise le stealth plutôt que l’affrontement direct. Split Fiction a été terminé et s’annonce d’ores et déjà comme un nominé pour le jeu de l’année. Le dernier tiers du jeu, en particulier, enchaîne les moments de gameplay surprenants à un rythme effréné, dont une séquence où les mondes fantasy et sci-fi des deux joueurs fusionnent littéralement. Severance (saison 2) confirme son statut de série d’exception. Chaque épisode fonctionne presque de façon autonome tout en contribuant à un lore cohérent et profond, et le dernier épisode de la saison est aussi percutant que celui de la saison 1. Une saison 3 a été confirmée. Serina est une vidéo de la chaîne YouTube Ego qui imagine l’évolution d’une planète entière peuplée uniquement de canaris sur des millions d’années. Le résultat : des dizaines d’espèces radicalement différentes, une métaphore fascinante de l’évolution terrestre et une réflexion sur notre place dans l’univers en tant que fruit d’un heureux hasard. Frieren est une série animée japonaise qui se déroule après la quête épique habituelle du genre fantasy. Une elfe quasi immortelle, pour qui dix ans ne représentent qu’un instant, apprend à composer avec la mort et le souvenir des humains qui l’entourent. Une série lente, mélancolique et originale. Chapitres: 0:00 Introduction 0:36 Découvertes du mois dernier 26:43 Les paradoxes en science fiction 1:03:22 Conclusion
  • Les films de Miyazaki et du Studio Ghibli avec Ian Gailer du FCVQ 06.04.2025 1ώ 40λ
    Baptiste et Etienne reçoivent Ian Gailer, ancien directeur général et directeur artistique du Festival de Cinéma de la Ville de Québec (FCVQ), pour plonger dans l’univers du cinéaste japonais Hayao Miyazaki et du Studio Ghibli. Une conversation passionnée sur un cinéma d’animation unique, porté par des thématiques profondes et une esthétique inimitable. Miyazaki lui-même l’a dit : ce qui l’importe, c’est de faire des films que les enfants voudront montrer à leurs propres enfants. Son cinéma s’inscrit dans la durée, à contre-courant d’une industrie obsédée par les chiffres de billetterie. Ian souligne qu’un bon film “goûte longtemps”, parfois même amer ou triste, et c’est précisément ce qui le rend mémorable. L’animation de Ghibli se distingue par son soin extrême du détail, autant dans les personnages que dans les décors. Le taux de défilement, le choix de ce qui bouge et de ce qui reste statique, les effets de mise au point, tout est délibéré. Les paysages sont si minutieusement dessinés qu’on pourrait contempler une image figée pendant des minutes. Ce niveau de contrôle artistique total explique d’ailleurs pourquoi Miyazaki a réagi avec indignation à une démonstration de génération d’animation par intelligence artificielle, qu’il a qualifiée d’insulte à la vie elle-même. Les films de Miyazaki reviennent constamment sur des grandes thématiques : la guerre, l’environnement, la relation entre technologie et nature, et le consumérisme. Les personnages qui cherchent pouvoir et richesse finissent toujours par en payer le prix, mais sans jamais être brisés. Et surtout, la morale n’est jamais manichéenne : les antagonistes ont leurs propres raisons, leur propre code. On est loin du méchant “evil” sans nuance du cinéma hollywoodien. Une autre marque de fabrique : des héroïnes ou des héros qui partent de l’enfance ou de l’immaturité et évoluent visiblement au fil du récit. Dans Le Château Ambulant, la transformation physique de Sophie entre jeunesse et vieillesse reflète directement son état intérieur. Cette thématique de maturité et d’émancipation est présente dans presque chaque film, souvent accompagnée d’une douce nostalgie pour ce qu’on était avant. La récurrence des avions dans l’oeuvre de Miyazaki n’est pas anodine. Né en 1941, il a vécu les bombardements américains avec des yeux d’enfant. Ses avions, toujours un peu trop gros, avec trop d’ailes, aux formes improbables, sont le reflet de cette mémoire enfantine. L’avion est aussi chez lui un symbole de liberté, une façon d’aplanir les contraintes et d’aller vers l’ailleurs. Zelda: Breath of the Wild s’inspire très ouvertement de l’univers de Miyazaki. Le célèbre trailer du jeu reprend presque plan par plan une scène de Princesse Mononoke. Le château volant, les robots de pierre, la cohabitation de la technologie et de la nature : tout cela renvoie directement au Château dans le Ciel. Si vous voulez “jouer à du Miyazaki”, Zelda est la réponse. Les trois participants ont partagé leurs films préférés. Baptiste met en tête Le Château dans le Ciel pour son pouvoir d’émerveillement, suivi du Château Ambulant et de Porco Rosso. Etienne choisit Mon Voisin Totoro pour son côté presque thérapeutique, puis Le Château Ambulant (pour sa musique notamment, qu’il a appris à l’accordéon) et Princesse Mononoke. Ian Gailer défend Nausicaa de la Vallée du Vent comme son film de coeur, cite Mon Voisin Totoro et place Princesse Mononoke dans son top, saluant son caractère étonnamment violent et sa grande ambiguïté morale. The Last of Us (série et jeu) : Baptiste a reparti en parallèle la saison 1 de The Last of Us et le jeu sur PC, en préparation pour la saison 2. Il souligne à quel point la série reproduit fidèlement certaines scènes du jeu, plan par plan, tout en s’autorisant des libertés marquantes, comme le célèbre épisode 3 consacré à Bill et Frank. Astro Bot : Etienne a découvert ce jeu de plateforme 3D, sacré jeu de l’année 2024 aux Video Game Awards. Le jeu met en vedette un petit robot qui doit sauver une PlayStation 5 et exploite à fond les fonctionnalités de la manette PS5 (triggers à résistance variable, vibration HD, gyroscope). Recommandation enthousiaste pour tous les âges. Split Fiction : Baptiste a commencé ce jeu coopératif du studio Hazelight, les créateurs de It Takes Two. Un jeu exclusivement en co-op à deux joueurs, qui alterne constamment entre univers fantasy et science-fiction, avec des mini-jeux inventifs et un rythme qui ne laisse jamais souffler. Bref 2 : La suite de la série française culte de Kyan Khojandi débarque sur Disney+, disponible au Québec. Six épisodes de 30 à 40 minutes, dans le même style d’écriture que la saison originale, mais avec un personnage principal qui aborde la quarantaine et fait face à une introspection plus profonde. Coup de coeur des deux animateurs. Severance (saison 2) : Baptiste et Etienne continuent de suivre la saison 2 d’Apple TV+, qu’ils préfèrent commenter après la fin de la saison. Ils en profitent pour souligner le travail exceptionnel de la directrice photo Jessica Lee Gagné, originaire de Québec. Philips Hue Sync sur LG : Etienne a testé l’application Hue Sync disponible sur les téléviseurs LG 2024 et plus. L’application synchronise les lumières Philips Hue de la pièce avec les couleurs de l’image en temps réel, augmentant l’immersion lors du visionnement. Résultat : une expérience surprenante et addictive, surtout en regardant Severance. Chapitres: 0:00 Introduction 0:25 Découvertes du mois dernier 39:27 Invité: Ian Gailer 52:11 Miyazaki et le Studio Ghibli 1:38:47 Conclusion

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