Amour Fou par Camille Laurens

Amour Fou par Camille Laurens

Camille Laurens
País Francia
Idioma FR
Episodios 104
Último 18.09.2026

Amour Fou par Camille Laurens explore comment aimer lorsque l’on ne peut plus se nourrir, que le cerveau s’est diffracté pour survivre ou que l’on doute de la réalité de ses sentiments. La série aborde tout l’été les liens entre santé mentale et amour. En dix épisodes, dix invités acceptent de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent, dont Katrina Patchett, René Greusard, Kalika, Queen Kokodeal, Chiara, Floralie, Fredd, Lily Sociopathe, Hava et Eve. Aimer lorsqu’on est polytraumatisé est présenté comme l’une des choses les plus difficiles, et se laisser aimer encore davantage. Le podcast est produit par On.Suzane.

Episodios

  • POURQUOI J'AIME TROP VITE ET JE FUIS ENCORE PLUS VITE ? ÊTRE TDAH LE TROUBLE QUI FAIT TOUT ALLER À 100 À L'HEURE AVEC RENÉE GREUSARD 18.09.2026 1h 15m
    Comment aime-t-on quand son cerveau ne s'arrête jamais ? Comment être une mère présente quand l'hyperfocus vous emporte ailleurs, même au milieu du quotidien avec ses enfants ? Comment construire une vie de couple quand la peur du rejet s'invite dans chaque silence, chaque malentendu ? Et comment continuer à s'aimer soi-même quand on a longtemps cru n'être que "trop" ou "pas assez" ?C'est encore un peu la rentrée, et pour cet épisode, je reçois Renée Greusard. Journaliste, chroniqueuse depuis l'an dernier à La Maison des Maternelles, et créatrice de formats innovants comme "La mort est mon amie", elle est venue parler avec moi du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité-  le fameux TDAH au cour de toutes les discussions. Elle qui s'apprête à publier, d'ici quelques semaines, une bande dessinée sur l'amour et le TDAH, vient aujourd'hui poser des mots sur ce qu'elle vit elle-même avec ce trouble.Renée, c'est une voix qui documente et qui vit : elle parle du TDAH sans filtre, avec la rigueur du journalisme et la sincérité du témoignage, devant des milliers de personnes qui se reconnaissent dans ses mots. Cet épisode vient enrichir cette série de 10 épisodes d'un nouvel éclairage : chaque invité affronte son trouble à sa manière, avec sa propre histoire, son propre âge de vie, sa propre complexité. Je raconte aussi mon histoire. On m'a diagnostiquée TDAH cet été.Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental : il touche environ 5% des enfants, et persiste à l'âge adulte dans plus d'un tiers des cas. En France, on estime que 2,5 à 3% des adultes en vivent,  près de deux millions de personnes, mais moins de 1% ont reçu un diagnostic et un accompagnement adapté. Ce décalage est l'un des plus documentés, et des plus méconnus, de la santé mentale adulte.On résume souvent le TDAH à un "manque de concentration" ou à un "enfant qui bouge trop en classe". La réalité est infiniment plus complexe. C'est une agitation intérieure permanente, même quand le corps est immobile. C'est l'hyperfocus, cette capacité à s'absorber totalement dans une tâche pendant des heures, puis l'incapacité à démarrer la suivante. C'est l'impulsivité, dans les mots comme dans les actes. C'est la procrastination chronique, non par manque de volonté, mais parce que le cerveau ne gère pas la notion de temps comme les autres. C'est l'oubli permanent, la désorganisation, les tâches commencées puis abandonnées. C'est aussi, moins connu, une hypersensibilité au rejet, chaque critique, chaque silence, vécus avec une intensité disproportionnée.Avec Renée, nous parlons de diagnostic tardif, d'enfance, de honte, d'amour aussi, car un cerveau TDAH aime différemment : par bouffées d'hyperfocus sur l'autre, par peur de l'ennui, par une sensibilité au rejet qui peut fragiliser une relation avant même qu'elle commence. Nous parlons de cette question qui traverse toute cette série de 10 épisodes : peut-on se reconstruire seul, quand notre propre cerveau nous a longtemps convaincus que nous ne méritions que le chaos ? Et comment ce combat se transforme selon les âges de la vie ?Le TDAH reste largement sous-diagnostiqué chez les femmes, souvent découvert bien après l'enfance, parfois à la faveur d'un diagnostic posé chez son propre enfant. Derrière ce retard, des années de honte silencieuse, d'auto-dévalorisation, de "pourquoi je n'y arrive pas comme les autres". Et pourtant, on continue de coller des étiquettes : "tête en l'air", "flemmarde", "instable". Le TDAH n'est pas un trait de caractère. C'est un trouble neurologique. Un trouble avec lequel on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris. Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Renée. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission.
  • Et si Dieu n'était pas la seule façon de croire ? Avec Le Roi Borgne 10.09.2026 23m
    Et si le prochain grand combat du siècle n'était ni politique, ni technologique, mais spirituel ?Dans ce take, on rencontre @leroiborgne, poète et humorique et humain de lumière qui s'attaque à un sujet : la spiritualité, mais sans Dieu.Parce que peut-on encore parler de foi, de croyance, de sens, sans être immédiatement enfermé dans une religion, une secte ou un dogme ? Peut-on chercher quelque chose de plus grand que soi sans avoir à choisir un camp, une chapelle, un texte sacré ?Pour le Roi Borgne, le problème vient aussi de la confusion qu'on entretient entre spiritualité et religion. Les rituels, les textes, les institutions, les interdits… Tout peut donner l'impression qu'il existe une seule bonne manière de croire, de chercher du sens ou même de se relier à quelque chose de plus grand que soi. Et lorsqu'on rejette ces cadres, un vide peut rapidement apparaître : celui de ne plus savoir en quoi croire, ni comment le nommer sans passer pour naïf ou illuminé.C'est là que naît parfois la peur. Est-ce qu'on a le droit de croire sans savoir en quoi ? Est-ce qu'on peut être spirituel sans être religieux ? Est-ce qu'on est légitime à chercher du sens en dehors des cases qu'on nous a données ? Et si on ne croit en rien de précis, est-ce que c'est nous le problème, ou celui d'un monde qui n'a jamais appris à faire de la place au doute ? Le Roi Borgne questionne cette hiérarchie entre les « croyants » et les « rationnels », entre ceux qui auraient les réponses et ceux qui devraient simplement apprendre à s'y soumettre.Et si on arrêtait de penser qu'il existe une seule bonne manière d'être spirituel ? Et si la vraie question n'était pas « en quoi crois-tu » mais « qu'est-ce que ta croyance te permet de devenir » ?Réinventer notre rapport à la foi, c'est peut-être aussi accepter de faire tomber certaines barrières : celles du capitalisme qui vend du sens en kit et transforme la spiritualité en produit de développement personnel, celles de la peur qui pousse à se raccrocher à des certitudes toutes faites plutôt qu'à affronter le vide, et celles des dogmes qui confisquent la question au profit de la réponse. Parce qu'au fond, une spiritualité vivante ne devrait-elle pas pouvoir accueillir tous les doutes, toutes les croyances et toutes les façons de chercher, sans jamais prétendre détenir la vérité ?Et toi, t'en penses quoi ?
  • POURQUOI J'AI CHOISI D'ÊTRE SEULE POUR ME SAUVER ? LE TROUBLE QUI FAIT FUIR L'AMOUR, ÊTRE BORDERLINE AVEC BARBARA 01.09.2026 1h 17m
    C'est la rentrée, et pour cet épisode, je reçois Barbara ana Krokodeal. Créatrice de contenu sur les réseaux sociaux, elle est venue parler avec moi du trouble de la personnalité borderline. Après Kalika, artiste, autrice-compositrice-interprète, qui s'était livré sur son rapport à cette maladie en me confiant son histoire, Barbara vient aujourd'hui apporter un tout autre regard sur ce même trouble. Barbara, c'est une voix rare : elle parle de ce trouble sans filtre, sur ses plateformes, devant des milliers de personnes qui se reconnaissent dans ses mots. Cet épisode vient enrichir cette série de 10 épisodes d'un nouvel éclairage : chaque invité affronte ce trouble à sa manière, avec sa propre histoire, son propre âge de vie, sa propre complexité. Je raconte aussi mon histoire. Je suis borderline.Pendant longtemps, ce mot m'a fait honte. Je l'ai caché. J'ai essayé de vivre comme s'il n'existait pas. J'ai cru qu'en me taisant, il finirait par disparaître. Il n'a jamais disparu. Le trouble borderline touche entre 1 et 3 % de la population générale, mais représente près de 20 % des patients hospitalisés en psychiatrie. On résume souvent le borderline à des "sautes d'humeur". La réalité est infiniment plus complexe. C'est vivre avec une peur permanente de l'abandon. Ressentir chaque émotion avec une intensité démesurée. C'est la déréalisation, quand le monde paraît soudain irréel. La dépersonnalisation, quand on ne se reconnaît plus soi-même. Les crises d'angoisse qui donnent l'impression de mourir. Le vide chronique. Les fluctuations émotionnelles permanentes. L'impulsivité. Les comportements autodestructeurs. Les addictions parfois. Les scarifications parfois. Les idées suicidaires, trop souvent.Près de 75 % des personnes atteintes d'un trouble borderline feront au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, et entre 8 et 10 % en mourront. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des hommes, des ado qui essaient simplement de survivre à un cerveau qui ne leur laisse jamais de répit, et ce, à chaque étape de la vie, car ce trouble ne se vit pas de la même façon à 20, 30 ou 40 ans. Et pourtant, on continue de nous coller des étiquettes : "trop sensibles", "trop intenses", "toxiques", "manipulateurs". Le trouble borderline n'est pas un trait de caractère. C'est une maladie. Une maladie avec laquelle on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris. J'avais besoin de créer un espace où l'on puisse parler entre personnes que l'on a trop souvent qualifiées de "folles".Avec Barbara, nous parlons de traumatismes, d'enfance, de honte, de relations toxiques, de solitude choisie, de reconstruction et d'espoir. Elle a fait un choix différent du mien : après trop de relations destructrices, elle a fait du célibat sa voie vers la stabilité. Elle se considère aujourd'hui stabilisée, au bout d'un combat d'une intensité rare contre ce trouble dont elle parle librement, sans filtre, sur ses plateformes. Nous parlons aussi de cette question qui traverse toute cette série de 10 épisodes : peut-on se reconstruire seul, quand notre propre cerveau nous a longtemps convaincus que nous ne méritions que la tempête ? Et comment ce combat se transforme, se déplace, se réinvente selon les âges de la vie ?Cette série de 10 épisodes vous accompagnera toute cette rentrée autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. J'espère qu'en donnant enfin ses lettres de noblesse au trouble borderline, je réussirai aussi à faire un pas vers la paix avec cette partie de moi que j'ai si longtemps combattue.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Barbara, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. 
  • ET SI VOS TOC DÉTRUISAIENT VOTRE COUPLE SANS QUE VOUS LE SACHIEZ, QUAND CHAQUE GESTE DOIT ÊTRE PARFAIT ? VLAD ET FLORALIE BRISENT LE TABOU 09.08.2026 1h 13m
    Comment aime-t-on quand chaque geste doit être parfait ? Quand notre cerveau "freeze" et que les TOC envahissent 90% de notre journée ?10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane. Pour cet épisode, je reçois Vlad et Floralie. Ils vivent avec les troubles obsessionnels compulsifs, les TOC. Ils sont venus parler avec moi de ce trouble et de ce qu'il fait à l'amour.Les TOC toucheraient environ 2 à 3 % de la population générale, un chiffre probablement sous-estimé tant le trouble reste tabou et souvent réduit à une simple manie. Ils naissent d'une anxiété profonde, d'un besoin de contrôle face à une pensée insupportable, quand le rituel devient le seul moyen de faire taire la peur. L'esprit s'accroche pour continuer à fonctionner. C'est l'un des troubles les plus caricaturés dans la culture populaire et l'un des moins compris dans la réalité.On résume souvent les TOC à être "maniaque" ou "perfectionniste". La réalité est infiniment plus lourde. C'est vérifier une porte dix fois avant de pouvoir partir. Recommencer un geste jusqu'à ce qu'il soit "juste". Ne plus supporter que l'autre déplace un objet, change une habitude, brise un rituel. Aimer quelqu'un, et avoir peur que cet amour lui-même devienne une source d'angoisse à contrôler. C'est la peur de ne jamais être "assez" rassuré, "assez" certain. C'est demander à l'autre une patience que peu de gens sont prêts à offrir. C'est aussi, parfois, l'incompréhension, l'épuisement, l'abandon.Et pourtant, derrière ce trouble, il y a la même quête que partout ailleurs dans cette série : être aimé entièrement, même quand on ne se sent jamais suffisamment en sécurité pour se le permettre. Avec Vlad et Floralie, nous parlons de contrôle, de confiance, de couple, de peur de l'abandon, et de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on, et comment se sent-on aimé, quand chaque geste, chaque pensée, réclame d'être parfait ?Cette émission vous accompagnera tout l'été et à la rentrée autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe, Hava et à tous les invités de cette série. Et merci à Vlad et Floralie, pour leur sincérité, leur courage et leur confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà entièrement rempli sa mission. 
  • PEUT-ON AIMER QUAND ON EST SOCIOPATHE ? LILI NOUS RACONTE CE QUE PERSONNE N'OSE DIRE 30.07.2026 1h 31m
    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent. Produit par On.Suzane.Comment aimer quand on ne ressent rien ? Comment aimer quand tout le monde pense que l'on est sorti d'un fait divers ? Notre premier invité s'appelle Lili. Elle souffre d'un trouble de la personnalité antisociale, qu'on appelle aussi sociopathie, un trouble qui génère une souffrance immense, mais qui reste l'un des plus stigmatisés de tous. Elle a accepté de se livrer, en premier, pour ouvrir cette émission.Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses.Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ?Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance.Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie.J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie.Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi.  Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS
  • AIMER QUAND ON EST PLUSIEURS DANS SA TÊTE ET DANS SON CORPS ? HAVA BRISES LES CLICHÉS SUR LE TDI 23.07.2026 1h 31m
    Comment aime-t-on quand on est plusieurs, dans un seul et même corps ?10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane.Pour ce quatrième épisode, je reçois Hava. Elle vit avec un trouble dissociatif de l'identité, le TDI. Elle est venue parler avec moi de ce trouble et de ce qu'il fait à l'amour. Le TDI toucherait environ 1 à 1,5 % de la population générale, un chiffre probablement sous-estimé tant le trouble reste tabou et le diagnostic difficile à poser. Il naît presque toujours de traumatismes précoces et répétés durant l'enfance, quand la dissociation devient le seul refuge possible face à une réalité insupportable. L'esprit se fragmente pour continuer à fonctionner. C'est l'un des troubles les plus caricaturés au cinéma et l'un des moins compris dans la réalité.On résume souvent le TDI à des "personnalités multiples" spectaculaires. La réalité est infiniment plus silencieuse. C'est se réveiller sans savoir ce qui s'est passé la veille. Découvrir des messages envoyés qu'on ne se souvient pas d'avoir écrits. Se sentir étranger à soi-même. Aimer quelqu'un, puis avoir l'impression de ne plus le reconnaître, non pas parce qu'il a changé, mais parce que la part de soi qui l'aimait n'est plus celle qui est là. C'est la peur de perdre le fil de sa propre histoire d'amour. C'est demander à l'autre une patience que peu de gens sont prêts à offrir. C'est aussi, parfois, l'incompréhension, l'épuisement, l'abandon.Et pourtant, derrière ce trouble, il y a la même quête que partout ailleurs dans cette série : être aimé entièrement, même quand on ne se sent pas entier soi-même.Avec Hava, nous parlons de mémoire, de confiance, de couple, de peur de l'abandon, et de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on, et comment se sent-on aimé, quand on n'est jamais tout à fait sûr d'être un seul soi ?Cette émission vous accompagnera tout l'été autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Hava, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. ❤️
  • LE TROUBLE QUI DÉTRUIT NOS HISTOIRES D'AMOUR, BORDERLINE : POURQUOI LE LIEN FAIT SI MAL ? AVEC KALIKA 09.07.2026 1h 6m
    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup vivent en silence. Produit par On.Suzane.Pour ce troisième épisode, je reçois Kalika. Artiste, autrice-compositrice-interprète, elle est venue parler avec moi du trouble de la personnalité borderline. Cet épisode est sans doute le plus personnel de toute cette série. Parce que cette fois, je ne pose pas seulement des questions. Je raconte aussi mon histoire.Je suis borderline.Pendant longtemps, ce mot m'a fait honte. Je l'ai caché. J'ai essayé de vivre comme s'il n'existait pas. J'ai cru qu'en me taisant, il finirait par disparaître. Il n'a jamais disparu. Le trouble borderline touche entre 1 et 3 % de la population générale, mais représente près de 20 % des patients hospitalisés en psychiatrie. C'est l'un des troubles psychiatriques les plus stigmatisés, les plus mal compris et, encore aujourd'hui, l'un de ceux dont le diagnostic met le plus de temps à être posé. Beaucoup passent des années à souffrir sans comprendre ce qui leur arrive.On résume souvent le borderline à des "sautes d'humeur". La réalité est infiniment plus complexe. C'est vivre avec une peur permanente de l'abandon. Ressentir chaque émotion avec une intensité démesurée. Passer en quelques instants de l'amour à la terreur de perdre l'autre. C'est la déréalisation, quand le monde paraît soudain irréel. La dépersonnalisation, quand on ne se reconnaît plus soi-même. Les crises d'angoisse qui donnent l'impression de mourir. Le vide chronique. Les fluctuations émotionnelles permanentes. L'impulsivité. Les comportements autodestructeurs. Les addictions parfois. Les scarifications parfois. Les idées suicidaires, trop souvent.Près de 75 % des personnes atteintes d'un trouble borderline feront au moins une tentative de suicide au cours de leur vie, et entre 8 et 10 % en mourront. Derrière ces chiffres, il y a des femmes, des hommes, des ado qui essaient simplement de survivre à un cerveau qui ne leur laisse jamais de répit.Et pourtant, on continue de nous coller des étiquettes : "trop sensibles", "trop intenses", "toxiques", "manipulateurs". Comme si nous avions choisi de vivre dans cette tempête permanente. Le trouble borderline n'est pas un trait de caractère. C'est une maladie. Une maladie avec laquelle on peut apprendre à vivre lorsque l'on est enfin entendu, accompagné et compris.J'avais besoin de créer un espace où l'on puisse parler entre personnes que l'on a trop souvent qualifiées de "folles". Parce que c'est un mot que j'ai entendu, que beaucoup d'entre nous ont entendu. Parce que le borderline, c'est mon histoire. Depuis l'enfance, il s'est invité dans chacune de mes relations. Il a façonné ma manière d'aimer, ma manière de me protéger, ma manière de fuir, ma manière de croire que je finirais toujours par être abandonnée.Avec Kalika, nous parlons de traumatismes, d'enfance, de honte, d'amour, de solitude, de reconstruction et d'espoir. Nous parlons aussi de cette question qui traverse toute cette série : comment aime-t-on quand notre propre cerveau nous convainc que nous ne méritons pas de l'être ?Cette émission vous accompagnera tout l'été autour d'un sujet qui me tient profondément à cœur : la santé mentale et l'amour. On commence enfin à parler des troubles psychiques. Mais on parle encore beaucoup trop peu de ce qu'ils font à notre intimité, à nos couples, à notre capacité à faire confiance, à construire, à rester.J'espère qu'en donnant enfin ses lettres de noblesse au trouble borderline, je réussirai aussi à faire un pas vers la paix avec cette partie de moi que j'ai si longtemps combattue.Merci à On.Suzane pour sa confiance. Merci à Eve, Sarah, Anouk, Camille de Cussac, Philippe et à tous les invités de cette série. Et merci à Kalika, pour sa sincérité, son courage et sa confiance. Si cet épisode permet à une seule personne de se reconnaître, de demander de l'aide ou simplement de se sentir moins seule, alors il aura déjà rempli sa mission. ❤️
  • COMMENT AIMER QUAND ON NE SE NOURRIT PLUS ? KATRINA PATCHETT (DALS) SE LIVRE SUR L'ENFER DES TCA 01.07.2026 56m
    10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent. Produit par On.Suzane.Comment aimer quand on ne se sent pas digne d'être aimée ? Comment aimer quand son propre corps est devenu un champ de bataille, un ennemi qu'on combat au quotidien plutôt qu'un allié qu'on habite ? Notre deuxième invitée s'appelle Katrina Patchett. Danseuse professionnelle et QUEEN de Danse avec les stars elle y rayonne depuis plus dix ans, mais cache depuis l'adolescence un combat bien plus silencieux : vingt ans de troubles du comportement alimentaire, boulimie puis anorexie, qu'elle raconte aujourd'hui dans son livre Mon corps mon combat.En France, les troubles du comportement alimentaire touchent près d'un million de personnes, et la prévalence sur la vie entière atteint 8,4% chez les femmes, contre 2,2% chez les hommes. Des chiffres froids, presque abstraits, jusqu'à ce qu'on entende l'histoire derrière, celle de Katrina. Un trouble d'autant plus violent qu'il se joue dans l'intime, loin des regards, et qui reste pourtant la deuxième cause de mortalité prématurée chez les 15-24 ans, juste après les accidents de la route. Et pourtant, la moitié des personnes concernées ne bénéficient d'aucune prise en charge médicale. Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses.Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ?Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance.Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie.J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie.Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi.Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS
  • Pourquoi on veut absolument mettre les artistes dans des cases ? Avec Bastiaan 30.06.2026 11m
    Pourquoi faudrait-il choisir entre être chanteur, acteur, danseur ou musicien pour être considéré comme un « vrai » artiste ? Pourquoi avons-nous autant besoin de mettre les artistes dans des cases, comme s'il fallait forcément choisir une discipline et s'y tenir ? Et si, au contraire, le fait de toucher à plusieurs arts était justement ce qui permettait de devenir un artiste plus complet, plus libre et surtout plus épanoui ?Dans ce Take, je reçois Bastiaan, révélé par la Star Academy, qui défend une idée aussi simple que radicale : « On n'est pas obligé de tout compartimenter, tous les arts se complètent. »À travers son parcours, Bastiaan raconte la difficulté de pouvoir explorer plusieurs disciplines artistiques dans un milieu qui cherche souvent à nous définir très rapidement. Chanteur, acteur, danseur… Comme s'il fallait choisir une identité, une spécialité, une case dans laquelle rentrer pour pouvoir être pris au sérieux. Mais pourquoi faudrait-il choisir ? À la Star Academy, Bastiaan a justement pu expérimenter différentes facettes du métier d'artiste. Le chant, la danse, le théâtre, la présence scénique : autant de disciplines qui, loin de s'opposer, peuvent se nourrir les unes des autres. Apprendre à danser peut transformer la manière dont on habite une scène. Le théâtre peut donner une autre profondeur à une chanson. Le chant peut apprendre à mieux maîtriser sa voix, son souffle et ses émotions.Pour Bastiaan, cette complémentarité est essentielle. Parce qu'un artiste ne devrait pas forcément être défini par une seule compétence, mais aussi par sa capacité à explorer, apprendre, expérimenter et trouver ce qui lui permet de s'accomplir pleinement.Cette volonté de toucher à plusieurs arts pose aussi une question plus large : pourquoi valorisons-nous autant la spécialisation ? Dès qu'une personne veut faire plusieurs choses, on lui demande parfois de choisir, comme si avoir plusieurs passions signifiait manquer de direction. Mais peut-être que le problème n'est pas de ne pas savoir choisir. Peut-être que certaines personnes ont simplement envie de tout explorer.Et si être un artiste complet ne signifiait pas savoir tout faire parfaitement, mais accepter de construire son identité à travers plusieurs disciplines ?Au fil de cette conversation, Bastiaan revient sur son rapport au chant, au théâtre et à la danse, sur ce que la Star Academy lui a appris et sur cette envie de ne pas limiter son parcours à une seule définition. Il questionne aussi notre manière de regarder les artistes et cette obsession de vouloir immédiatement savoir « ce qu'ils sont ». Parce qu'au fond, pourquoi faudrait-il choisir entre plusieurs choses qui peuvent justement nous rendre meilleurs dans chacune d'entre elles ?Et si l'accomplissement ne consistait pas à devenir une seule chose, mais à se donner la liberté de devenir plusieurs choses à la fois ? Un Take qui questionne les cases, la spécialisation et notre rapport à la réussite, mais surtout qui invite à repenser ce que signifie être un artiste aujourd'hui. Et si, finalement, refuser de choisir était la meilleure façon de trouver sa voie
  • Pourquoi il est urgent de reparler de seXe et d’intimité ? Le Take brûlant de Carole Boinet 29.06.2026 15m
    On parle beaucoup de sexualité, et pourtant on a parfois encore du mal à parler véritablement d'intimité. Pourquoi certains sujets restent-ils si difficiles à aborder, même lorsqu'ils font partie de nos vies ? Pourquoi a-t-on progressivement appris à rendre invisibles certaines conversations autour du sexe, du désir, du corps ou du plaisir ? Et si le véritable enjeu était justement de remettre l'intime au centre de nos discussions pour qu'il redevienne quelque chose de normal, de dicible et de partageable ?Dans cet épisode de Café Cash, je reçois Carole Boinet, rédactrice en chef des Inrockuptibles. Son take est aussi nécessaire que libérateur : « Il faut reparler d'intimité et de sexe dans notre société. » Une idée qui peut sembler évidente, et qui mérite pourtant d'être profondément interrogée. Carole défend la nécessité de détabouiser l'intime, non pas pour imposer une manière de parler, de vivre ou de penser sa sexualité, mais pour permettre à chacun et chacune de pouvoir enfin en parler sans honte, sans gêne et sans avoir le sentiment que ces sujets devraient rester cachés. Au fil de cette conversation, elle explique comment l'invisibilisation progressive de certains sujets finit par les rendre difficiles à penser. Lorsqu'on ne parle plus du désir, du plaisir, du sexe, des corps ou de l'intimité, on finit aussi par donner l'impression que ces questions ne sont pas légitimes, qu'elles doivent rester privées au point de devenir indicibles. Or, détabouiser ne signifie évidemment pas tout montrer, tout raconter ou tout partager. Le consentement, les limites et le droit de chacun et chacune à préserver son intimité restent essentiels. Mais respecter l'intime ne devrait pas nécessairement signifier le rendre invisible.Car parler de seksualité, c'est aussi permettre aux générations de mieux comprendre leurs désirs, leurs limites, leurs expériences et leurs questionnements. C'est pouvoir mettre des mots sur ce que l'on ressent, confronter ses expériences à celles des autres et découvrir que certaines choses que l'on croyait anormales, honteuses ou isolées sont en réalité profondément humaines. À force de ne pas en parler, ne risque-t-on pas justement de laisser la honte, les injonctions et les idées reçues occuper tout l'espace ?Un échange qui questionne notre rapport collectif au sexe, au désir et à l'intime, mais aussi la frontière entre ce qui relève de la vie privée et ce qui peut, au contraire, gagner à être davantage discuté. Et si réintégrer la sexualité dans nos conversations était finalement une manière de mieux comprendre nos corps, nos relations aux autres et nous-mêmes ?
  • Pourquoi tu tombes toujours sur les mauvaises personnes ? Avec Nadia Richard 28.06.2026 18m
    On passe parfois des années à chercher la bonne personne. Et si le vrai déclic, c'était d'apprendre à quitter celles qui ne nous correspondent pas ? Pourquoi a-t-on tant de mal à partir d'une relation qui ne nous rend plus heureux ? Pourquoi s'accroche-t-on à des histoires qui nous épuisent, en espérant que l'autre finira par changer ? Et si le véritable acte d'amour envers soi-même consistait parfois à accepter que certaines relations n'ont tout simplement pas vocation à durer ?Dans ce Take, je reçois Nadia Richard, créatrice de contenu, autrice et humoriste. À travers ses vidéos, ses livres et son spectacle, elle est devenue l'une des voix les plus écoutées lorsqu'il s'agit de décrypter les relations amoureuses, les schémas répétitifs et le manque d'estime de soi qui nous pousse parfois à accepter l'inacceptable.Son take est aussi provocateur que libérateur : « C'est pas ta faute si tu tombes sur des connards, mais tu as toujours le pouvoir de partir. » Une phrase qui mérite d'être nuancée. Nadia rappelle d'emblée qu'elle ne parle évidemment pas des situations d'emprise, de violences ou de dépendance psychologique, où partir n'est ni simple ni toujours possible. Son propos s'adresse à toutes ces relations où l'on reste par peur, par habitude, par culpabilité ou parce que l'on continue de croire que l'amour finira par réparer ce qui, au fond, ne fonctionne déjà plus.Au fil de cette conversation, elle explique pourquoi il est essentiel de devenir plus exigeant dans ses relations, d'identifier ses limites, de savoir reconnaître les incompatibilités avant qu'elles ne deviennent des souffrances et d'arrêter de confondre persévérance et sacrifice. Car lorsqu'il faut constamment convaincre quelqu'un de nous aimer, négocier le respect, ou renoncer à ses propres aspirations pour que la relation survive, il est peut-être temps de se demander si l'on est encore en train de construire une histoire… ou simplement d'essayer de la sauver. Un échange sincère qui questionne nos croyances sur le couple, la peur de la solitude, les standards que l'on s'autorise à avoir et cette idée profondément ancrée qu'il faudrait coûte que coûte faire durer une relation. Et si, au contraire, partir pouvait parfois être la décision la plus saine, la plus courageuse et la plus respectueuse envers soi-même ?Un épisode qui risque de faire écho à beaucoup d'histoires… et peut-être de changer votre façon de vivre les prochaines.
  • Faut-il vraiment quitter quelqu'un qui nous trompe ? Avec Juliette Katz 20.06.2026 6m
    On dit souvent qu'une tromperie marque la fin d'une histoire. Qu'il y a un avant et un après. Qu'il faut partir ou pardonner. Mais si les choses étaient un peu plus compliquées que ça ?Pour ce deuxième take avec Juliette, une queen qui méritait largement de revenir au micro, on aborde l'un des sujets les plus explosifs des relations amoureuses : l'infidélité.Attention, Juliette ne défend pas la tromperie. Elle ne dit pas qu'il faut l'accepter, ni qu'elle est souhaitable. Elle pose simplement une question dérangeante : et si certaines infidélités révélaient des problèmes qui existaient déjà bien avant elles ?Parce que beaucoup de couples finissent par avancer en pilote automatique. On ne se regarde plus vraiment. On ne se parle plus autant. On oublie parfois de se demander si l'on est encore heureux ensemble. Et lorsqu'une crise éclate, elle oblige soudain à remettre des choses sur la table qui étaient restées enfouies pendant des années.Pourquoi sommes-nous encore ensemble ? Qu'avons-nous arrêté de nous dire ? Est-ce que ce couple répond encore à nos besoins ? Est-ce que nous nous choisissons encore vraiment ?Pour Juliette, certaines trahisons agissent comme un électrochoc. Elles ne réparent rien à elles seules. Elles ne justifient rien. Mais elles peuvent parfois ouvrir des conversations qui n'auraient jamais eu lieu autrement.Dans cet épisode, on parle d'amour, de confiance, de fidélité, de reconstruction, des mythes qui entourent le couple moderne et de cette tendance que nous avons à vouloir ranger des situations extrêmement complexes dans des catégories simples.Un épisode qui risque de diviser, de faire réagir, et peut-être même de faire évoluer certains regards sur ce que l'on considère comme une rupture définitive.Alors : une tromperie détruit-elle forcément un couple... ou peut-elle parfois révéler ce qui avait besoin d'être sauvé ?
  • Pourquoi vos enfants ne devraient jamais être sur vos réseaux sociaux 13.06.2026 11m
    On protège nos enfants dans la rue. Pourquoi les expose-t-on à des milliers d'inconnus sur Internet ?Ceci est un extrait de la version longue du podcast disponible sur toutes les plateformes. Tu y trouveras beaucoup de réponses à tes questions. Ou pas.Dans ce take, on rencontre Juliette Podkatz, créatrice de contenu et observatrice attentive de nos usages numériques, qui s'attaque à une pratique devenue presque banale : exposer ses enfants sur les réseaux sociaux.Photos du quotidien, moments de vie, anniversaires, colères, réussites, premiers pas, premières rentrées… Aujourd'hui, certains enfants possèdent déjà une véritable identité numérique avant même de savoir lire, écrire ou comprendre ce qu'est Internet.Et c'est précisément ce qui inquiète Juliette.Pour elle, le problème n'est pas seulement la surexposition. C'est avant tout la question du consentement. Peut-on réellement publier la vie d'une personne qui n'est pas en mesure de comprendre les conséquences de cette exposition ? Peut-on construire une présence numérique pour quelqu'un qui n'a jamais eu la possibilité de dire oui ou non ?Car contrairement à une photo de famille rangée dans un album, Internet n'oublie jamais vraiment. Une image publiée aujourd'hui peut être copiée, détournée, partagée ou réapparaître des années plus tard sans aucun contrôle.Juliette rappelle aussi que les enfants ne sont pas des contenus. Pourtant, les réseaux sociaux poussent parfois à transformer chaque moment intime en publication, chaque souvenir en performance, chaque émotion en engagement.Derrière les likes et les vues se pose alors une question plus large : à qui appartient l'image d'un enfant ?Elle interroge également notre rapport à la parentalité à l'ère des réseaux. À partir de quel moment partage-t-on un souvenir ? À partir de quel moment expose-t-on une personne ?Sans juger les parents, Juliette invite surtout à réfléchir aux conséquences à long terme de choix faits aujourd'hui pour des individus qui devront vivre avec demain.Parce qu'un enfant grandit. Et qu'il découvrira peut-être un jour que toute son enfance était déjà en ligne avant même qu'il ait pu choisir ce qu'il voulait montrer de lui-même.Un take qui questionne la frontière entre partage, protection et respect de l'intimité à l'heure où tout semble devoir être publié.Et toi, publierais-tu toute ton enfance sur Internet si tu pouvais revenir en arrière ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.
  • Tu n'es pas assez asiatique : le problème que vivent beaucoup de métis 08.06.2026 13m
    Le racisme, ce n'est pas seulement être rejeté. Parfois, c'est passer sa vie à devoir prouver qui l'on est.Dans ce take, on rencontre Odah, humoriste, qui revient sur une phrase qu'il a entendue toute sa vie : « Mais t'es vraiment asiatique ? » Une question qui paraît anodine, presque innocente, mais qui finit par raconter quelque chose de beaucoup plus profond : le sentiment que son identité doit constamment être validée par les autres. Parce que lorsqu'on est métis, les gens ont souvent une étrange tendance à vouloir décider à votre place de ce que vous êtes. Pas assez asiatique pour certains. Pas assez arabe pour d'autres. Pas assez ceci. Trop cela. Comme si l'identité était un examen permanent que l'on devait réussir devant le regard des autres.Odah raconte la difficulté de grandir entre plusieurs cultures sans toujours trouver sa place. Cette sensation d'être à la fois partout et nulle part. De naviguer entre plusieurs héritages sans avoir l'impression d'appartenir totalement à l'un d'entre eux. Un sentiment que connaissent beaucoup de personnes métisses, mais aussi toutes celles et ceux qui ont déjà eu l'impression de ne pas correspondre à l'image qu'on attendait d'eux.À travers son histoire personnelle, mais aussi celle de sa mère, Odah évoque un sujet encore trop peu abordé : le racisme anti-asiatique. Un racisme souvent banalisé, parfois même invisibilisé. Les blagues sur les yeux, les imitations d'accent, les clichés sur la nourriture, les capacités scolaires ou les comportements supposés des personnes asiatiques continuent souvent d'être perçus comme de l'humour alors qu'ils participent à construire un climat d'exclusion bien réel. Ce qui le frappe, c'est que beaucoup de ces comportements restent encore socialement acceptables. Comme si certaines communautés pouvaient encore servir de terrain de jeu collectif sans que personne ne s'interroge vraiment sur les conséquences.Mais son expérience ne s'arrête pas là. Parce qu'une grande partie de sa vie, les gens l'ont perçu comme « plus arabe » qu'asiatique. Et ce regard extérieur lui a fait découvrir une autre forme de racisme, d'autres préjugés, d'autres exclusions. Comme si son identité changeait selon la personne qui le regardait. Comme si les autres lui attribuaient constamment une histoire, une origine ou une appartenance avant même de prendre le temps de lui demander qui il était réellement.Aujourd'hui, Odah raconte comment il est en train de se réapproprier son histoire. De récupérer une identité qu'il a longtemps eu l'impression de devoir défendre plutôt que simplement vivre. Un take sur le métissage, le racisme, l'appartenance, les héritages multiples et cette question universelle : qui a le droit de dire qui nous sommes ?Et toi, est-ce qu'on t'a déjà fait sentir que tu n'étais pas assez quelque chose ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.
  • "Le masculin l'emporte sur le féminin" : la règle qu'on nous a apprise sans jamais nous expliquer pourquoi 01.06.2026 16m
    Vous l'avez répétée des centaines de fois en classe. Vous l'avez écrite dans des dictées, appliquée dans des rédactions, intégrée comme une évidence. Et pourtant, vous ne l'avez probablement jamais remise en question. "Le masculin l'emporte sur le féminin." Trois mots présentés comme une règle neutre, logique, indiscutable. Mais une règle n'est jamais neutre. Elle dit toujours quelque chose sur ceux qui l'ont écrite.Dans cet épisode, Noémie de Lattre prend cette phrase à bras-le-corps. Autrice, metteuse en scène, créatrice de contenus et figure engagée du féminisme contemporain, elle décortique ce que ces quelques mots banals révèlent de nos structures de pouvoir, de nos représentations collectives, et de la manière dont une langue peut, silencieusement, décider qui existe et qui disparaît.Parce que la langue ne se contente pas de décrire le monde. Elle le construit. Et quand on apprend à un enfant que le masculin englobe le féminin, on lui apprend aussi, sans le dire, que le masculin est la norme et que le reste est l'exception.Noémie raconte comment cette règle, répétée dès l'enfance, finit par structurer nos imaginaires bien au-delà des cours de français. Comment elle installe l'idée que le masculin est central, dominant, universel, et que le féminin existe en marge, en supplément, ou par défaut. Une hiérarchie symbolique qui se retrouve dans nos représentations sociales, culturelles et politiques, souvent sans qu'on s'en rende compte.Elle explique pourquoi les mots comptent vraiment. Pourquoi une langue qui dit "l'homme" pour désigner l'humanité entière participe à invisibiliser les femmes, les personnes non binaires, et toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce masculin soi-disant universel. Ce n'est pas une question de sensibilité ou de mode. C'est une question de pouvoir, de reconnaissance, de place accordée dans le récit collectif.L'épisode aborde aussi l'écriture inclusive, non pas comme une tendance ou une injonction, mais comme une réponse consciente à ces mécanismes. Une tentative de réparer, de rendre visible, de nommer ce qui a longtemps été effacé. Un outil imparfait, contesté, parfois mal compris, mais profondément politique, qui pose une question simple : qui a le droit d'être nommé, et comment ?Un échange dense, engagé et accessible, qui invite à regarder nos mots autrement et à comprendre ce qu'ils disent de nous. Parce que changer la langue, c'est peut-être commencer à changer le monde.Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
  • Le 50/50 en couple : la grande illusion qui arrange tout le monde… sauf les femmes 23.05.2026 15m
    Et si ce modèle “moderne” reposait en réalité sur une grosse illusion ? On nous présente le 50/50 comme la norme la plus saine du couple hétéro moderne : chacun paie sa part, chacun contribue de manière égale, personne ne profite de personne. Une équation simple, presque rassurante, qui donne l’impression d’avoir enfin trouvé une forme d’équilibre juste et émancipée. Sauf que dans la vraie vie, cet équilibre ne repose pas sur un terrain neutre.Dans cet épisode extrait de la version longue disponible sur toutes les plateformes, on rencontre Naya, créatrice de contenu et host du podcast Love Zone, qui décortique les relations contemporaines et ce qui se joue derrière les discours d’égalité dans le couple. Son constat est direct : le 50/50 est devenu une évidence culturelle, mais il repose souvent sur une fiction. Celle de deux partenaires qui auraient les mêmes ressources, les mêmes contraintes et les mêmes coûts de vie. Or ce n’est pas le cas.Les femmes gagnent encore en moyenne moins que les hommes, elles assument plus souvent la charge mentale et domestique, et elles continuent de porter des dépenses invisibles mais bien réelles liées aux injonctions sociales : esthétique, contraception, soins, apparence. Autant de coûts rarement intégrés quand on parle de “partage équitable”.Naya ne dit pas qu’il ne faut jamais partager les dépenses. Elle ne dit pas non plus que les hommes seraient systématiquement avantagés ou conscients de ce déséquilibre. Elle pointe autre chose : on applique une règle arithmétique à une réalité qui ne l’est pas. Et du coup, une question dérangeante reste en suspens : est-ce que le 50/50 est vraiment une forme d’égalité, ou est-ce une manière élégante de demander aux femmes de s’adapter à un système qui reste inégal tout en continuant d’en absorber les coûts ?Et toi, tu en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force. Merci à @so.cotten. Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
  • Pourquoi les situationships profitent presque toujours aux hommes ? 17.05.2026 25m
    « On nous vend des relations modernes, libres, sans contraintes… mais est-ce qu’elles profitent vraiment aux deux personnes de la même manière ? »Les situationships. Les hook up. Les “on voit où ça va”.Les relations sans étiquette où personne n’est censé trop s’attacher, trop projeter, trop demander.Sur le papier, tout paraît simple. Léger. Moderne.Mais dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi équilibré.Dans ce take, on rencontre Barbara Aka Krokodeal, créatrice de contenu qui décortique les relations affectives contemporaines, les dynamiques de couple et tout ce qui se cache derrière les nouvelles façons d’aimer. À travers ses vidéos, elle analyse les comportements amoureux, les attentes implicites, les rapports de pouvoir et les contradictions des relations modernes.Et ici, elle pose une question qui risque de faire débat :est-ce que les hook up situations profitent réellement autant aux femmes qu’aux hommes ? Tout part d’un constat qu’elle voit revenir partout autour d’elle. Beaucoup de relations “casual” sont présentées comme des espaces neutres, sans pression, sans engagement. Une manière plus libre et plus détachée de vivre les relations.Sauf que dans les faits, les attentes émotionnelles ne sont pas toujours les mêmes. Mais pour elle, réduire le problème à une simple différence biologique serait beaucoup trop facile.Parce qu’au-dessus de tout ça, il y a surtout des siècles de normes sociales, de patriarcat et d’éducation affective différente entre les hommes et les femmes. Depuis toujours, beaucoup de femmes sont socialisées à attendre, construire, projeter, maintenir le lien. Là où les hommes sont souvent valorisés dans le détachement émotionnel, la liberté sexuelle ou la multiplication des expériences.Résultat : dans énormément de situationships, tout le monde fait semblant de jouer avec les mêmes règles… alors que les attentes de départ sont déjà profondément déséquilibrées.Barbara parle aussi de cette injonction très actuelle à être “cool”. Ne surtout pas paraître attachée. Ne pas être “trop”. Trop sensible, trop investie, trop romantique. Comme si aujourd’hui, ressentir quelque chose devenait presque une faiblesse dans les relations modernes.Et c’est peut-être là que le malaise commence.Parce qu’à force de vouloir des relations sans cadre, sans étiquette, sans discussion claire, beaucoup de personnes se retrouvent dans des zones floues où personne ne dit vraiment ce qu’il veut… mais où quelqu’un finit presque toujours par attendre davantage.Barbara ne dit pas que toutes les relations non sérieuses sont toxiques. Ni que les hommes ne souffrent jamais. Elle dit simplement qu’on continue souvent à appeler “liberté” des dynamiques qui restent profondément influencées par des rapports de pouvoir et des normes de genre.Alors au fond, choisit-on vraiment librement nos relations ?Ou est-ce qu’on reproduit encore des schémas profondément ancrés dans notre manière d’aimer, de désirer et de nous attacher ?Un épisode qui risque de diviser, de faire réagir… et peut-être de mettre des mots sur beaucoup de situations que tout le monde prétend vivre “sans prise de tête”.Et toi, t’en penses quoi ?Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️Merci à @so.cottenMerci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
  • Les petits comportements du quotidien qui me rendent folles 12.05.2026 25m
    Bienvenue dans Café Cash, épisode spécial.Même format, même liberté. Et cette fois, on parle de ces mini trucs du quotidien qui devraient être insignifiants… mais qui finissent par te déclencher des débats intérieurs complètement absurdes.Les gens de mauvaise humeur le matin qui te parlent comme si tu étais responsable de leur réveil. Les gens passifs-agressifs qui te font sentir que tu déranges juste en existant. Ceux qui veulent te guider quelque part mais refusent mystérieusement d’activer leur GPS. Et puis les gens qui te mettent automatiquement dans leur catégorie dès qu’ils parlent d’un problème, comme si tout le monde vivait exactement la même chose qu’eux.Bref : les micro-agacements humains.Pour ceux qui débarquent : un take, c’est une pensée brute. Une mini obsession du quotidien. Un agacement sincère. Un truc pas forcément grave… mais qui finit par prendre beaucoup trop de place dans ta tête. C’est personnel, discutable, parfois ridicule. Et c’est précisément pour ça que ça mérite d’être dit.Ce format est né d’un constat simple : deux minutes sur Instagram, ce n’est jamais suffisant pour développer une idée jusqu’au bout. Alors Take Away, c’est l’endroit où on laisse les takes respirer. Un café, du temps, et des réflexions qu’on déroule sans essayer d’avoir absolument raison.Aujourd’hui, pas de grands débats de société. Juste des détails humains qui nous rendent légèrement fous.Des takes pas très graves. Mais très honnêtes.Pas de vérité définitive ici, juste celles du moment. Des opinions qui exagèrent un peu, qui chipotent beaucoup, qui disent parfois tout haut des trucs minuscules qu’on pense tous très bas.Un café, cinq takes, zéro patience.
  • Pourquoi les adultes gâchent tout, même Disneyland avec Greg Duth 06.05.2026 19m
    « Les adultes ont tout gâché. Même les trucs de gosses. »Les billes deviennent du business. Disneyland devient une compétition. Et les adultes… prennent parfois un peu trop de place. On rencontre Greg Duth, humoriste, jeune papa, actuellement en tournée dans toute la France et bientôt à la Comédie de Paris à partir de septembre. Dans ce passage, il livre une réflexion aussi drôle que très juste sur un truc qu’on a tous déjà vu… sans vraiment mettre de mots dessus.Petit disclaimer quand même : c’est un take humoristique, à prendre au second degré. Mais comme souvent, c’est là que ça tape juste. Tout part d’un souvenir simple. Les jeux d’enfants. Les billes, les cartes, les échanges dans la cour. Des trucs sans enjeu, sans stratégie, sans pression. Juste pour jouer.Et puis, à un moment, ça dérape. Ça commence à négocier. À calculer. À vouloir “gagner”. Les billes deviennent une monnaie. Les cartes prennent de la valeur. On organise, on structure, on optimise. Comme si même les espaces d’enfance devaient devenir sérieux.Et Greg pose une question toute bête : à quel moment on a décidé que même ça, il fallait le rentabiliser ?Il élargit ensuite à un autre terrain. Disneyland. Ou plutôt… les adultes à Disneyland. Ceux qui connaissent tout par cœur. Ceux qui courent pour une attraction. Ceux qui passent devant les enfants pour aller voir Frozen. Là où c’était censé être un espace de magie, ça devient parfois une sorte de compétition un peu absurde.Et ça fait rire. Mais pas que.Parce que derrière la blague, il y a une vraie observation. On projette énormément sur ces univers. On les remplit avec nos attentes d’adultes. On les transforme, parfois sans s’en rendre compte. Et au passage, on enlève un peu de ce qui faisait leur essence : la simplicité, le jeu, le lâcher-prise. Greg ne dit pas qu’il ne faut pas aimer ça. Ni qu’il ne faut pas y aller. Au contraire. Il dit juste qu’on pourrait peut-être, parfois, prendre un pas de recul. Laisser de la place. Laisser ces espaces exister sans les surcharger.Depuis qu’il est devenu père, ce regard-là s’est accentué. Parce que quand tu regardes vraiment les enfants, tu te rends compte que ce qui compte pour eux, c’est rarement ce qu’on est en train de projeter dessus. C’est simple. C’est léger. C’est immédiat.Et peut-être que c’est ça, le fond du take : arrêter de vouloir trop bien faire. Trop organiser. Trop optimiser. Même quand il s’agit juste de jouer. Un take drôle, un peu piquant, mais surtout très reconnaissable. Parce qu’on a tous, à un moment, été cet adulte-là.
  • Spécial Unpopular Opinion : Sober washing, True crime, revenge era Les takes qui fâchent. 30.04.2026 17m
    Bienvenue dans Café Cash, Take Away, épisode spécial. Même format, même liberté. Et cette fois, on pousse le curseur : trois prises de position qui font grincer des dents, qui se discutent, qui se vivent. Des opinions que personne n'a envie de dire tout fort, alors je le fais.Pour ceux qui débarquent : un take, c'est une phrase qui te traverse sans prévenir. Une intuition brute, un agacement sincère, un truc que tu penses sous la douche mais que tu gardes pour toi. C'est personnel, discutable, vivant. Ici, on le dit à voix haute.Ce format est né d'un constat simple : quinze minutes sur Spotify ou deux minutes sur Instagram, ce n'est jamais suffisant pour aller au fond. Alors Take Away, c'est l'espace long : un café, une heure, une idée qu'on retourne dans tous les sens. Parfois accompagnée, parfois seule avec moi-même. Aujourd'hui : seule.Dans cet épisode, trois prises de position que j'aurais peut-être évité de formuler il y a deux ans. Le sober washing, la fascination pour le true crime, et la revanche exhibée comme une médaille. Trois sujets qui ont en commun d'être devenus des postures culturelles et moi, j'ai besoin de comprendre pourquoi ça m'agace autant.Take 01 : Le sober washing est insupportable à vivre en tant qu'ex-addict.Take 02 : Les gens qui aiment le true crime ont un problème, et ils le savent.Take 03 : Parler de sa réussite en mode "revenge" dit plus sur ta blessure que sur ton succès.Pas de vérité définitive ici, juste celles du moment. Des opinions qui se contredisent parfois, qui se nuancent souvent, qui font rire ou qui serrent. On reste doux avec les gens, fermes sur les idées.Un café, trois takes, zéro censure.

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