Les voix de l’économie
Radio classique
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Stéphane Pedrazzi présente Les voix de l’économie, des personnalités qui par leur engagement et leur vision révolutionnent les grands secteurs de l’économie française et internationale. Le podcast donne la parole à des acteurs clés de l'économie. Il est produit par Radio Classique.
Jaksot
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Stocks de gaz : « Pas d’inquiétude sur notre capacité à s’approvisionner » assure Emmanuelle Wargon (CRE) 15.09.2026 8minEmmanuelle Wargon, présidente de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), est l'invitée de Stéphane Pedrazzi dans cet épisode des Voix de l'économie. Un entretien qui nous plonge au cœur des enjeux énergétiques majeurs auxquels la France et l'Europe font face, entre inquiétudes légitimes et données rassurantes. La question de l'approvisionnement en gaz cet hiver préoccupe légitimement les Français. Avec des réserves remplies à hauteur de 76% alors que l'objectif européen est fixé à 85%, peut-on vraiment dormir tranquille ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
La France n’a pas pris le train du réarmement comme le reste de l’Europe, explique Léo Péria-Peigné 14.09.2026 8minStéphane Pedrazzi reçoit Léo Péria-Peigné, chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI) et auteur de l'ouvrage « Géopolitique de l'armement » paru aux éditions du Cavalier Bleu. Un échange riche et documenté sur les enjeux majeurs de la défense européenne et française face à un contexte géopolitique en profonde mutation. La question centrale de cette matinale est d'une actualité brûlante : face à la dégradation de la situation budgétaire française et à la remontée des taux obligataires, la France dispose-t-elle encore des moyens financiers pour soutenir ses ambitions en matière d'investissement militaire ? Une interrogation qui résonne particulièrement alors que l'Europe connaît un mouvement de réarmement généralisé sans précédent depuis trente ans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
« L'Europe se réveille dans la course spatiale, on est en bonne voie » affirme le président exécutif d'Arianespace David Cavaillolès 11.09.2026 8minDavid Cavaillolès, président exécutif d'Ariane Espace, était l'invité de Stéphane Pedrazzi dans Les Voix de l'Économie, au lendemain du sommet spatial européen qui s'est déroulé à Paris. Un événement marquant qui a vu la renaissance d'Arianespace se concrétiser par une avalanche d'annonces de contrats majeurs, dont l'extension d'un partenariat stratégique avec Amazon pour le lancement de constellations de satellites. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Jean-Claude Trichet : « Nous sommes dans la situation de plus grande vulnérabilité au sein de la Zone euro » 10.09.2026 9minJean-Claude Trichet, ancien directeur du Trésor et ancien président de la Banque Centrale Européenne, revient sur la situation économique alarmante de la France dans cet épisode des Voix de l'Économie. Invité par Stéphane Pedrazzi sur Radio Classique, l'économiste de renommée internationale livre son analyse sans détour sur les défis budgétaires qui menacent notre pays. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Classement Pisa : « Le tutorat pour les élèves les plus fragiles a prouvé son efficacité » souligne Xavier Jaravel (président délégué du CAE) 09.09.2026 8minXavier Jaravelle, président délégué du Conseil d'analyse économique et auteur de l'ouvrage « Les politiques économiques à l'épreuve des faits » publié chez Odile Jacob, revient sur un sujet qui préoccupe profondément les Français : l'état de notre système éducatif. Invité dans Les voix de l'économie présenté par Stéphane Pedrazzi, il analyse les résultats alarmants du dernier classement PISA et propose des solutions concrètes pour redresser la barre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Hausse des taux : faut-il avoir peur ? Les enjeux économiques avec François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir 08.09.2026 6minLes taux montent, les investisseurs s'inquiètent, et les banques centrales s'apprêtent à frapper à nouveau. Faut-il vraiment avoir peur de cette remontée des taux qui secoue les marchés depuis plusieurs mois ? C'est la question centrale de cet épisode des Voix de l'Économie, présenté par Stéphane Pedrazzi, qui reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décortiquer les mécanismes complexes de cette hausse et ses conséquences sur notre économie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Disneyland Paris recrute 5000 personnes : la stratégie européenne du géant du divertissement, avec Guillaume Da Cunha, vice-président ressources humaines 07.09.2026 6minDisneyland Paris lance une grande offensive de recrutement. Au cours des prochains mois, le parc d'attractions emblématique va accueillir 5000 nouveaux collaborateurs, essentiellement dans les domaines de l'hôtellerie, la restauration et l'accueil. Pour trouver ces talents, le groupe déploie une stratégie ambitieuse qui dépasse les frontières françaises. Cette semaine débute un grand casting tour qui traversera trois pays européens : la France, l'Italie et l'Espagne. Stéphane Pedrazzi reçoit Guillaume Da Cunha, vice-président ressources humaines de Disneyland Paris, pour décortiquer les enjeux et les ambitions de cette campagne de recrutement sans précédent. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Canicules et inflation : les impacts économiques de la chaleur extrême, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir 04.09.2026 7minFrançois Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, revient sur les conséquences économiques des canicules successives qui frappent la France et l'Europe. Le gouvernement vient d'annoncer que la croissance économique sera amputée de 0,1% cette année en raison des vagues de chaleur. Un chiffre qui peut sembler faible, mais qui représente en réalité 1,5 milliard d'euros de recettes fiscales manquantes et remet en question l'objectif de déficit fixé à 5%. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Télécoms : vers un marché à 3 opérateurs, les enjeux de la fusion SFR, avec Benoît Torloting, DG de Bouygues Télécom 03.09.2026 8minBenoît Torloting, directeur général de Bouygues Télécom, est l'invité de Stéphane Pedrazzi ce matin pour évoquer un tournant majeur du secteur des télécommunications en France. L'acquisition de SFR par un consortium réunissant Bouygues Télécom, Orange et Free marque le passage d'un marché à quatre opérateurs à un marché à trois acteurs. Une opération stratégique qui soulève de nombreuses questions sur l'avenir de la concurrence, les tarifs et la capacité d'investissement des opérateurs français face aux géants mondiaux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Transport maritime : liberté de navigation en péril, avec Laurent Martens, délégué général d'Armateurs de France 02.09.2026 8minLa liberté de navigation, longtemps considérée comme une évidence dans le commerce mondial, est aujourd'hui profondément remise en question. Entre tensions géopolitiques, menaces de guerre et défis climatiques, le secteur du transport maritime traverse une période d'incertitude sans précédent. Pour en parler, Stéphane Pedrazzi reçoit Laurent Martens, délégué général d'Armateurs de France, l'organisation professionnelle et syndicat patronal représentant l'ensemble des entreprises de transport et de services maritimes français. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Crise du logement : pénurie, réglementation et résilience du marché avec Guillaume Martinaud, président d'Orpi 01.09.2026 7minÀ la rentrée, la course au logement étudiant devient un véritable parcours du combattant. Entre 200 et 300 candidatures pour chaque petit studio mis en location : les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour comprendre les enjeux de cette crise majeure qui touche bien au-delà des seuls étudiants, Stéphane Pedrazzi reçoit Guillaume Martinaud, président du réseau immobilier Orpi, dans cette édition des Voix de l'Économie. Guillaume Martinaud apporte son expertise de terrain sur une question qui préoccupe des millions de Français. Avec plus de trente ans d'expérience dans le secteur immobilier, il offre une perspective unique sur les dysfonctionnements du marché locatif français. Son diagnostic est sans appel : la France souffre d'une véritable pénurie de logements, un problème systémique qui affecte tous les locataires, pas seulement les étudiants. Au cœur de cette discussion se trouve une question fondamentale : pourquoi est-il devenu si difficile de trouver un logement à louer en France ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Redresser les comptes publics, un défi de taille, avec Natacha Valla, économiste et membre de la mission d'experts sur le budget mandatée par le gouvernement 31.08.2026 10minAujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Natacha Valla, économiste renommée et membre de la mission d'experts sur le budget mandatée par le gouvernement. Ensemble, ils plongent au cœur des enjeux budgétaires auxquels la France est confrontée. Tout d'abord, Natacha Valla commente l'abandon par le gouvernement de son objectif de ramener le déficit public sous la barre des 5% cette année. Loin d'être une surprise, cette décision reflète les difficultés de la France à tenir ses engagements en matière de finances publiques. La spécialiste souligne que la situation n'est pas alarmante à court terme, mais qu'elle révèle une tendance préoccupante qui nécessite une action urgente. Le débat s'oriente ensuite sur la pertinence d'instaurer une règle d'or budgétaire pour plafonner le déficit public. L'économiste explique que cette mesure, bien qu'elle puisse renforcer la crédibilité de la France sur les marchés financiers, introduirait une rigidité qui ne serait pas toujours souhaitable. Selon elle, la priorité réside dans la capacité collective à faire des choix qui permettraient de dégager des marges de manœuvre sur les finances publiques. La discussion se poursuit sur les principales priorités identifiées par la mission d'experts. Natacha Valla met en lumière les défis liés aux dépenses sociales, notamment les retraites et les dépenses de santé, qui tendent à croître plus rapidement que l'économie. Elle souligne également le poids de la défense et de la charge de la dette, deux éléments qui vont peser lourdement sur les finances publiques dans les années à venir. Un moment clé de l'épisode est lorsque l'économiste aborde la question de la soutenabilité de la dette française. Elle souligne que la France n'est pas à l'abri d'un risque de liquidité sur les marchés financiers, compte tenu de l'évolution du contexte international et du rôle décroissant des banques centrales dans le financement de la dette publique. La discussion se conclut sur les pistes envisagées pour réduire le déficit de 125 milliards d'euros sans pour autant casser la croissance. Natacha Valla met en garde contre les hypothèses optimistes et souligne la nécessité de mener des réformes structurelles pour débloquer l'économie française, à l'instar de ce qui a été fait dans les pays du Sud de l'Europe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Rentrée économique : les inquiétudes politiques des entreprises, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir 28.08.2026 10minAujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour faire le point sur la rentrée économique. Après un excellent été marqué par de solides résultats d'entreprises, les investisseurs abordent cette nouvelle saison avec un optimisme prudent. François Monnier souligne que les groupes, tant en France, en Europe qu'aux États-Unis, ont revu à la hausse leurs prévisions de bénéfices pour l'année en cours. Schneider Electric, Legrand, Safran, Sanofi ou encore Veolia font partie des entreprises qui ont impressionné par leurs performances. Cependant, l'expert met en garde contre les nuages à l'horizon. L'instabilité politique en France, avec des déficits budgétaires qui peinent à être réduits, suscite des inquiétudes chez les investisseurs. Le débat organisé par le Medef avec les candidats à la présidentielle a ainsi pesé sur le CAC 40, qui a chuté de 1,7% hier, en nette sous-performance par rapport aux autres marchés européens. Aux États-Unis, les élections de mi-mandat à venir, avec le risque d'un basculement du Congrès, constituent également une source d'incertitude pour les marchés. François Monnier souligne que Donald Trump pourrait remettre en cause le processus électoral, ravivant les craintes démocratiques. La remontée des taux obligataires, tant en France qu'aux États-Unis, est aussi un sujet de préoccupation. En France, le poids de la dette publique devient de plus en plus insoutenable, tandis qu'outre-Atlantique, la forte croissance économique et l'appétit des entreprises pour l'emprunt alimentent la tension sur les rendements. Malgré ces nuages, l'épisode met aussi en lumière les performances époustouflantes de certaines entreprises, à l'image de Nvidia. Le groupe a doublé son chiffre d'affaires en un trimestre, atteignant l'équivalent du chiffre d'affaires annuel d'Airbus. Ses perspectives de croissance de 70% sur l'exercice 2027-2028 séduisent les investisseurs, soulignant le potentiel de l'intelligence artificielle. Enfin, l'entretien se conclut sur les attentes des marchés vis-à-vis du discours du nouveau président de la Réserve fédérale américaine, qui devra naviguer entre transparence et prudence dans sa communication. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Réindustrialisation : la France a-t-elle les moyens de son ambition ? Avec Éric Trappier, DG de Dassault Aviation 27.08.2026 11minAujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Eric Trappier, DG de Dassault Aviation et président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie. Ensemble, ils reviennent sur les grands enjeux de l'industrie française à l'occasion de la REF, la Rencontre des entrepreneurs de France. Un entretien décapant où le leader industriel ne mâche pas ses mots sur les obstacles à la relance économique du pays. La France souffre d'une désindustrialisation chronique. Passée de 20% du PIB à seulement 10%, elle accuse un retard considérable par rapport à ses voisins européens qui maintiennent des parts de marché autour de 20%. Face à ce constat alarmant, Éric Trappier dresse un diagnostic sans détour : les promesses de réindustrialisation restent lettre morte tant que les gouvernements successifs n'adressent pas les vrais problèmes. Quels sont-ils ? Trop de contraintes normatives, une fiscalité écrasante, des charges sociales excessives. Autant de boulets au pied des industriels français que leurs concurrents internationaux ne traînent pas. Mais la question de la compétitivité ne se limite pas aux frontières nationales. L'industrie européenne fait face à une concurrence chinoise redoutable. Faut-il ériger des barrières protectionnistes ? Le DG de Dassault Aviation refuse de trancher de manière définitive, mais il pose la véritable question : pourquoi imposer à nos industriels des contraintes que nous n'imposons pas à nos concurrents ? C'est cette asymétrie, cet absence de « level playing field », qui constitue selon lui le vrai problème. L'enjeu n'est pas tant de freiner les produits étrangers que de donner à nos entreprises les conditions pour innover et se développer sur les marchés mondiaux. Cet épisode intervient à la veille du grand débat des candidats à l'élection présidentielle organisé à l'AREF. Un moment clé où les entrepreneurs français espèrent enfin se faire entendre. Éric Trappier souligne que le patronat n'attend pas des aides massives, mais plutôt de la stabilité et de la prévisibilité. Or, c'est précisément ce qui manque aujourd'hui. Les chefs d'entreprise redoutent les conséquences de la politique économique du prochain président : selon un sondage OpinionWay, 82% d'entre eux expriment cette inquiétude. L'instabilité fiscale, avec des surtaxes imposées puis prolongées sans clarté, mine la confiance des décideurs économiques. La question de la dette française s'impose comme un sujet incontournable. Avec la remontée des taux obligataires, le poids de l'endettement devient de plus en plus lourd. La France est-elle à un point de bascule ? L'invité de Stéphane Pedrazzi ne cache pas son inquiétude face à une trajectoire insoutenable. Les règles imposées par l'Union européenne et les attentes des créanciers internationaux laissent peu de marge de manœuvre. Une spirale infernale se dessine : des taux de remboursement qui montent, des annuités qui augmentent, une dette qui s'alourdit. Face aux propositions d'annulation de dette avancées par certains candidats, le PDG de Dassault exprime son scepticisme : annuler une dette, c'est perdre la confiance des prêteurs et compromettre la capacité à financer les projets futurs. Le réarmement de l'Europe constitue un autre axe majeur de cet entretien. Officiellement prioritaire face à la menace russe, le réarmement européen peine à se concrétiser en commandes fermes pour les grands industriels de la défense français. Le DG de Dassault Aviation explique cette situation par un choix entre qualité et quantité, innovation et volume. Il soulève également une question stratégique fondamentale : la France a-t-elle réellement les moyens de son réarmement ? Sa réponse est catégorique : oui, c'est une question de décision politique, comme l'a démontré le général de Gaulle en engageant la France dans la dissuasion nucléaire. Le projet SCAF, cet ambitieux programme d'avion de combat européen auquel participait Dassault Aviation, illustre les difficultés de la coopération européenne. Son échec révèle que les accords politiques ne suffisent pas : il faut aussi l'adhésion des armées et des industriels. Pourtant, Éric Trappier reste ouvert à la coopération, à condition qu'elle soit structurée autour d'une véritable architecture de projet et d'un responsable clairement identifié. L'Europe, selon lui, doit apprendre à mutualiser sans diluer les responsabilités, en s'inspirant du modèle américain où les États ne tentent pas tous de développer les mêmes capacités. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Comment expliquer la baisse de recrutement des cadres ? Avec Annelore Coury, DG de l’APEC 26.08.2026 10minAujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Annelore Coury, DG de l’APEC (Association pour l'Emploi des Cadres), pour analyser les derniers chiffres du baromètre trimestriel sur les intentions de recrutement des entreprises. Alors que le début d'année 2026 avait été marqué par une forte dynamique de l'emploi cadre, le tableau s'assombrit au troisième trimestre. Annelore Coury explique que 42% seulement des grandes entreprises et ETI envisagent de recruter au moins un cadre, soit une baisse de 9 points par rapport au début de l'année. Cette dégradation s'explique par la baisse de confiance des entreprises dans l'évolution positive de leur carnet de commandes et leur capacité à anticiper l'avenir. Cependant, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. L'industrie, notamment l'aéronautique et la construction navale, résiste mieux que la moyenne, avec 11% des entreprises prévoyant de recruter des cadres. A l'inverse, les services à forte valeur ajoutée comme l'informatique, l'ingénierie ou le conseil sont plus impactés. Cette baisse des intentions d'embauche s'accompagne d'une baisse prévue des investissements des entreprises de 0,2% au troisième trimestre. La DG de l'APEC souligne le lien étroit entre investissement et création d'emplois cadres, ce qui laisse présager des difficultés à venir sur le marché de l'emploi. Au-delà des chiffres, l'échange met en lumière la fébrilité grandissante des cadres face à la situation économique. 28% d'entre eux craignent de perdre leur emploi, un niveau historiquement élevé. De plus, 58% estiment qu'il serait difficile de retrouver un poste équivalent en cas de licenciement. Malgré cette inquiétude, 38% des cadres envisagent de changer d'entreprise dans les 12 prochains mois, soulignant la mobilité de cette population. Enfin, Annelore Coury revient sur les difficultés d'insertion des jeunes diplômés, qui peinent de plus en plus à trouver un premier emploi, dans un contexte de ralentissement de l'activité dans certains secteurs clés. Elle écarte cependant l'impact de l'intelligence artificielle, jugeant que la conjoncture économique est le principal facteur explicatif. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Cyberattaque : La France, numéro deux mondiale en termes de fuites de données, comment expliquer un tel fiasco ? Avec Clément Domingo, « hackeur étique » et spécialiste en cybersécurité 25.08.2026 11minDans cet épisode captivant, Stéphane Pedrazzi reçoit Clément Domingo, « hackeur étique » et spécialiste en cybersécurité, pour analyser les failles de la France en matière de protection numérique. Alors que le pays est devenu le deuxième plus touché par les fuites de données derrière les États-Unis, Clément Domingo lève le voile sur les défis auxquels la France est confrontée. Le point de départ de la discussion est la récente cyberattaque ayant visé la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP), exposant les données fiscales de centaines de milliers de Français. Le « hackeur étique » souligne que malgré les discours alarmistes sur la sophistication de l'attaque, il s'agissait en réalité d'une intrusion relativement basique, remettant en cause la capacité de l'État à reconnaître et à communiquer sur ses vulnérabilités. Clément Domingo explique que la France dispose pourtant des cerveaux et des compétences nécessaires en cybersécurité, mais peine à les coordonner efficacement. Il compare la situation à un orchestre où chacun jouerait sa partition sans chef d'orchestre, créant une cacophonie. Outre le manque de moyens financiers, c'est surtout le manque de formation et d'éducation du personnel qui fragilise le système. Un autre point abordé est la tentation de pointer du doigt les puissances étrangères, comme la Russie, pour masquer les failles intérieures. Le spécialiste en cybersécurité souligne que la majorité des cyberattaques proviennent en réalité de jeunes hackers français, loin des groupes élites russes aux moyens considérables. Alors que le gouvernement envisage la création d'une nouvelle structure dédiée, l'expert estime qu'il s'agit d'une mauvaise solution, préconisant plutôt une meilleure coordination des agences existantes, comme l'ANSI. Il alerte également sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir ces fuites de données fiscales pour les citoyens, exposés à des risques d'arnaques, d'usurpation d'identité et même de cambriolages. Cet épisode offre un éclairage sans concession sur les défis de la cybersécurité en France, à quelques mois de l'élection présidentielle, et la nécessité d'une réponse ambitieuse et coordonnée pour protéger les citoyens et les institutions. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
La France est-elle à un point de bascule en matière de soutenabilité de la dette ? Avec Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel 24.08.2026 10minAujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, pour une discussion approfondie sur la situation préoccupante de la dette publique française. Alors que le taux de la dette française à 10 ans atteint son niveau le plus élevé depuis la crise de 2008, frôlant les 4,13%, Wilfrid Galand partage son analyse sur les enjeux majeurs qui se profilent. Il explique comment la remontée généralisée des taux d'intérêt, conjuguée à la concurrence mondiale pour l'épargne, met sous pression les finances publiques françaises, fragilisées par l'instabilité politique et la perte de confiance des investisseurs. Le directeur général adjoint de Montpensier Arbevel met en garde contre les risques d'un scénario à la grecque, où la dégradation de la dette pourrait conduire à une crise des dettes souveraines en France. Il déconstruit avec pédagogie les propositions controversées de certains candidats à l'élection présidentielle, comme l'annulation d'une partie de la dette détenue par la Banque Centrale Européenne, soulignant les conséquences dévastatrices que cela entraînerait sur le système financier et l'économie. Wilfrid Galand insiste sur l'urgence d'agir pour assainir les finances publiques, avant qu'un choc violent sur les marchés obligataires ne s'abatte sur le pays, à l'instar de ce qui s'est produit en Grèce. Il appelle à la sagesse et à la responsabilité des décideurs politiques, car le temps presse pour éviter un scénario catastrophe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
L'intelligence artificielle, au cœur de la transformation des entreprises du CAC 40, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir 10.07.2026 9minAujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les principaux enseignements du premier semestre 2026 sur les marchés financiers, marqué par une volatilité importante, mais aussi par une capacité remarquable des entreprises à s'adapter. L'un des points forts de cet épisode est la présentation du numéro exceptionnel d'Investir, réalisé cette année avec la participation de plus de la moitié des patrons du CAC 40. Ces chefs d'entreprise partagent leur vision et leur expérience sur la façon dont l'intelligence artificielle révolutionne en profondeur leurs organisations. Parmi les témoignages marquants, on retrouve celui de Maurice Lévy, le PDG de Publicis, qui explique comment l'IA a permis à son groupe de générer 2 milliards d'euros de revenus supplémentaires en trois ans, creusant ainsi l'écart avec ses concurrents. Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH, souligne quant à lui comment l'IA encourage l'esprit entrepreneurial et favorise l'audace au sein de ses équipes. Les patrons de Michelin, d'Air Liquide et de Thales apportent également leur éclairage, démontrant que l'IA n'est plus une simple couche technologique, mais bien un levier de transformation intégré au cœur de leurs activités, générant des gains de productivité et de compétitivité substantiels. François Monnier revient aussi sur les principales tendances qui ont marqué les marchés financiers au premier semestre, entre guerre au Moyen-Orient, hausse des taux d'intérêt et performances contrastées des différentes places boursières. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Quel est le coût des fortes chaleurs pour les assureurs ? L'éclairage d'Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe 09.07.2026 9minAujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe, qui réunit la Macif, Abeille Assurances et Aésio Mutuelle. Il nous éclaire sur les enjeux auxquels font face les assureurs face à l'accélération du changement climatique en France. Alors que la France a connu trois épisodes de canicule en l'espace de deux mois, il souligne l'importance croissante du coût des catastrophes naturelles pour les assureurs, qui s'élève désormais à 5 milliards d'euros par an. Face à cette situation, il appelle à la mise en place de véritables mesures de prévention, que ce soit sur les questions de santé, de climat ou encore agricoles. Pour y parvenir, il plaide pour un renforcement du régime des catastrophes naturelles, avec une augmentation des ressources tous les 5 ans, mais aussi une meilleure utilisation du fonds Barnier, destiné à financer des mesures d'adaptation. Il estime en effet que la France n'a pas fait suffisamment d'efforts en matière de transition écologique et qu'il est nécessaire d'accélérer les choses. Dans ce contexte, les assureurs pourraient être amenés à contraindre leurs clients à mettre en place des mesures d'adaptation, à l'instar d'un "passeport climat" pour les habitations. Adrien Courret n'écarte pas non plus la possibilité que certaines zones ou certains types de sinistres ne puissent plus être couverts par les assureurs, si des efforts suffisants ne sont pas réalisés. Au-delà des enjeux climatiques, l'invité aborde également la question des transferts de charges vers les complémentaires santé, un sujet récurrent depuis une dizaine d'années. Il plaide pour une meilleure régulation de certains postes de dépenses, comme les lunettes, afin de permettre une meilleure accessibilité des contrats, notamment pour les retraités. Enfin, à quelques mois de l'élection présidentielle, Adrien Couret s'interroge sur les positions des différents partis politiques, notamment du Rassemblement national, sur les questions de santé et de climat, qui sont essentielles pour les assureurs dans leur rôle de prévention. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
La Poste, un groupe au coeur de la transformation numérique et logistique, avec sa PDG, Marie-Ange Debon 08.07.2026 8minAujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Marie-Ange Debon, la PDG du groupe La Poste, pour explorer les défis et les opportunités qui se présentent à cette entreprise historique dans un contexte de bouleversements majeurs. Tout d'abord, l'invitée revient sur l'évolution structurelle du marché du courrier en France, qui a connu une chute de près de 75% en 20 ans. Elle explique comment le groupe La Poste s'est adapté en faisant du colis son activité principale, représentant désormais 55% de son chiffre d'affaires. Avec 1,7 milliard de colis livrés l'an dernier, soit une multiplication par 6 en 20 ans, La Poste a dû faire face à une forte concurrence sur ce segment. Mais la PDG met en avant les atouts du groupe, comme sa présence sur tout le territoire français, son savoir-faire en matière d'innovation et sa capacité à s'adapter aux attentes des clients, du petit commerçant aux grandes plateformes e-commerce. Au-delà du colis, Marie-Ange Debon évoque le pôle financier du groupe, avec la Banque Postale et CNP Assurances, qui représentent la partie la plus rentable de l'activité. Elle explique comment La Poste résiste face à la concurrence des banques en ligne grâce à une stratégie de digitalisation ambitieuse, tout en conservant un maillage physique de 6 500 bureaux de poste, gage de proximité avec les clients. L'épisode aborde également la transformation numérique du groupe, avec le développement d'outils comme Digiposte, le coffre-fort électronique, ou l'identité numérique, qui font de La Poste un acteur de confiance dans ce domaine. Enfin, elle évoque les missions de service public du groupe, financées en partie par l'État, et la nécessité de s'adapter à l'évolution des comportements des usagers, notamment avec le développement de partenariats avec les commerçants de proximité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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