🎙Po Na Biso

🎙Po Na Biso

Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo
Maa Kongon demokraattinen tasavalta
Kieli FR
Jaksot 268
Viimeisin 11.09.2026

Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'Ă©tude sur le Congo (GEC) proposent « Po Na Biso », une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui rĂ©sume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d'actualitĂ© en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. PrĂ©sentĂ© tour Ă  tour par les membres d'Ebuteli Ă  la maniĂšre d'un message vocal WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast apporte des Ă©clairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, Ă©conomiques et sĂ©curitaires en RD Congo. Il est disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts et peut ĂȘtre reçu directement sur WhatsApp.

Jaksot

  • RDC : quels enjeux pour la session parlementaire de septembre 2026 ? 11.09.2026 4min
    Le 7 septembre, le dĂ©putĂ© Augustin Kabuya a demandĂ© au prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale d’amĂ©nager l’heure de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture de la session parlementaire prĂ©vue le 15 septembre. Se fondant sur l’annonce d’une manifestation de l’opposition prĂ©vue le mĂȘme jour, il invoque des considĂ©rations d’ordre sĂ©curitaire susceptibles de compromettre le dĂ©roulement pacifique de cette cĂ©rĂ©monie.La tension politique, dĂ©jĂ  perceptible, pourrait-elle perturber la prochaine session parlementaire et dĂ©placer ses prioritĂ©s ?Bienvenue dans ce 36e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, le podcast d’Ebuteli qui analyse, chaque vendredi, un sujet d’actualitĂ© congolaise. Cette semaine, nous nous intĂ©ressons Ă  la rentrĂ©e parlementaire. Je suis Ithiel Batumike, chercheur Ă  Ebuteli.La demande d’Augustin Kabuya peut, d’abord, ĂȘtre interprĂ©tĂ©e comme la reconnaissance d’un risque de confrontation autour du Palais du peuple. Elle ne prouve pas, Ă  elle seule, que l’opposition a retrouvĂ© toute sa capacitĂ© de mobilisation. Mais elle montre que la majoritĂ© prend suffisamment au sĂ©rieux la manifestation annoncĂ©e pour envisager de modifier l’organisation de la rentrĂ©e parlementaire.Ensuite, et c’est le cƓur de cette analyse, ce report sollicitĂ© tĂ©moigne du climat de mĂ©fiance et de tension qui continue de caractĂ©riser la sociĂ©tĂ© autour de sujets clivants, tels que l’inclusivitĂ© du dialogue annoncĂ© par le prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi ou les vellĂ©itĂ©s de changement de la Constitution. Constitutionnellement, la session de septembre est essentiellement budgĂ©taire. Le gouvernement doit dĂ©poser le projet de loi de finances au plus tard le 15 septembre, tandis que l’AssemblĂ©e nationale dispose de quarante jours pour l’examiner et l’adopter. Mais ces dĂ©lais sont rĂ©guliĂšrement dĂ©passĂ©s. L’enjeu sera donc, d’abord, de savoir si le Parlement parviendra cette fois Ă  adopter le budget dans les dĂ©lais prescrits.L’autre enjeu budgĂ©taire rĂ©side dans la rĂ©partition des crĂ©dits entre les institutions ou les missions de l’État. Cette rĂ©partition pourrait opposer les acteurs quant aux prioritĂ©s du pays. Le niveau des crĂ©dits accordĂ©s Ă  la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (Ceni) sera notamment observĂ©. Alors que l’insĂ©curitĂ© fait dĂ©jĂ  peser des incertitudes sur les Ă©lections de 2028, leur insuffisance pourrait nourrir davantage les soupçons de glissement du calendrier Ă©lectoral. Le budget permettra donc de mesurer si les engagements en faveur du respect de ce calendrier sont accompagnĂ©s des moyens nĂ©cessaires.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Convocation du dialogue national par le prĂ©sident Tshisekedi: la neutralitĂ© du processus sacrifiĂ©e ? 04.09.2026 6min
    Le 27 aoĂ»t, le prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi a annoncĂ© le « dialogue national pour la paix, la cohĂ©sion et la refondation de l’État ». Celui-ci se tiendra sur le sol congolais pendant une pĂ©riode de trois mois. Il en a dĂ©voilĂ© le format qui commence par les consultations provinciales dans les 26 provinces du pays dont la synthĂšse nationale servira de base aux assises de Kinshasa. Il exclut les personnes ayant pris des armes et annonce une ordonnance de convocation du dialogue,  la mise en place de la commission prĂ©paratoire et autres organes (bureau et assemblĂ©e plĂ©niĂšre), et les mĂ©canismes de suivi de la mise en Ɠuvre. Avant mĂȘme de parler de l’inclusivitĂ© et du contenu qui divisent dĂ©jĂ  les parties prenantes Ă  la crise, une question prĂ©liminaire se pose : comment assurer la neutralitĂ© du processus alors mĂȘme que le dialogue est annoncĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique et son architecture est largement dĂ©finie par lui? Bienvenue dans ce 35e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli qui analyse les sujets d’actualitĂ© congolaise. Cette semaine, nous nous intĂ©ressons Ă  l’allocution  du chef de l’État annonçant le dialogue national.  Je suis Reagan Miviri, chercheur principal Ă  Ebuteli. Nous sommes le vendredi 4 septembre 2026.Le « dialogue national » annoncĂ© par le prĂ©sident est clairement prĂ©sentĂ© comme relevant de la souverainetĂ© institutionnelle de l’État. Alors que les confessions religieuses Ă©taient pressenties pour piloter le dialogue et avaient mĂȘme eu des sĂ©ances de travail prĂ©paratoires avec le cabinet du chef de l’État  Ă  cette fin, elles ont Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es du rĂŽle de mĂ©diateurs.  Le prĂ©sident a choisi de garder la conduite du dialogue dans son giron et de limiter les confessions religieuses Ă  une position de participant Ă  la commission prĂ©paratoire. Écarter la mĂ©diation des confessions religieuses sans proposer une alternative indĂ©pendante est problĂ©matique Ă  plusieurs Ă©gards, mais notre analyse se limite Ă  la notion de neutralitĂ© de la mĂ©diation ou de la facilitation, indispensable avant, pendant et aprĂšs le dialogue. Le dialogue, c’est comme un match, Ă  la seule diffĂ©rence que le but n’est pas la victoire d’une Ă©quipe mais un compromis permettant la fin du conflit. Comme sur le terrain de foot, il faut au prĂ©alable des rĂšgles du jeu et un arbitre ou une tierce partie neutre. La  crĂ©dibilitĂ© du match comme du dialogue repose donc sur plusieurs critĂšres dont l’autonomie, l’indĂ©pendance et la neutralitĂ© de cette tierce partie qui peut assurer la facilitation ou la mĂ©diation selon les processus. Avant tout dĂ©bat de fond, il faut ainsi fixer des rĂšgles du jeu acceptĂ©es par les principales parties et une entitĂ© qui en assure le respect. C’est Ă  cette tierce partie qu’il revient de rechercher l’adhĂ©sion des protagonistes Ă  sa facilitation,  puis de sĂ©curiser un accord-cadre sur le processus mĂȘme, notamment sur qui pilote rĂ©ellement au-delĂ  de la convocation, oĂč se tient le dialogue, qui participe et quelles mesures de confiance prĂ©cĂšdent les assises. La confiance entre les parties peut en effet se construire avec le temps mais la confiance dans le processus est primordiale et est souvent liĂ©e Ă  la tierce partie neutre. Vous n’avez pas besoin de faire confiance Ă  la partie adverse pour commencer le dialogue. Cependant, il faut un minimum de confiance dans l’arbitre et dans les rĂšgles du jeu qui assurent la crĂ©dibilitĂ© du processus. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Le chef, le parti et le systĂšme : sortir de la personnalisation politique en RDC 28.08.2026 6min
    Le jeudi 20 aoĂ»t, le directoire exĂ©cutif national d’Ensemble pour la RĂ©publique suspend HervĂ© Diakese de ses fonctions de porte-parole et renvoie son dossier devant le comitĂ© des sages. GrĂące Omari est dĂ©finitivement exclu. Trois semaines plus tĂŽt, MoĂŻse Katumbi, prĂ©sident de ce parti d’opposition, avait personnellement obtenu une rĂ©conciliation entre Olivier Kamitatu et Salomon Kalonda, deux de ses lieutenants.En moins d’un mois, Ensemble est ainsi passĂ© de l’arbitrage du chef aux sanctions du directoire. En filigrane, cette crise offre un aperçu du fonctionnement du systĂšme politique congolais : les structures existent, mais la personne du dirigeant reste souvent indispensable pour les faire fonctionner et mĂȘme pour faire vivre le parti.Bonjour,Je m’appelle TrĂ©sor Kibangula. Je coordonne les recherches sur la politique Ă  Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence. Vous Ă©coutez le 34e Ă©pisode de Po Na Biso, le podcast d’Ebuteli qui dĂ©crypte, chaque semaine, une question d’actualitĂ© en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.Nous sommes le vendredi 28 aoĂ»t 2026.La crise d’Ensemble a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme une opposition entre les partisans du dialogue avec le pouvoir et ceux d’un rapport de force plus dur. Cette lecture donne peut-ĂȘtre trop de contenu politique Ă  une rivalitĂ© entre dirigeants.Dans beaucoup de partis congolais, les affrontements portent rarement sur des idĂ©ologies ou des programmes clairement distincts. Ils expriment davantage des ambitions, des intĂ©rĂȘts et des batailles de positionnement. La ligne vient du sommet. Lorsque le chef change de stratĂ©gie, ses lieutenants s’adaptent.Tenez : lorsque FĂ©lix Tshisekedi tenait un discours dur envers les responsables catholiques, plusieurs membres de sa majoritĂ© multipliaient les attaques contre le clergĂ©. Puis le chef de l’État a « levĂ© l’option » du dialogue aprĂšs sa rencontre notamment avec le cardinal Fridolin Ambongo. L’Union sacrĂ©e de la nation a aussitĂŽt rectifiĂ© le tir et le vocabulaire. Ainsi va la vie politique congolaise.Les partis ont Ă©videmment besoin de dirigeants. Le leadership de MoĂŻse Katumbi est reconnu par ses cadres, comme celui de Jean-Pierre Bemba au MLC ou de Vital Kamerhe Ă  l’UNC. Cette autoritĂ© devient problĂ©matique lorsque le parti ne peut plus dĂ©finir sa ligne, rĂ©gler ses conflits ou prĂ©parer son avenir sans l’intervention du chef.MĂȘme les successions portent la marque de cette personnalisation. AprĂšs la mort d’Étienne Tshisekedi, son fils FĂ©lix est Ă©lu Ă  la tĂȘte de l’UDPS en 2018. Son Ă©lection passe par un congrĂšs, mais le nom et le capital politique hĂ©ritĂ©s de son pĂšre facilitent cette transmission. Son arrivĂ©e au pouvoir l’annĂ©e suivante a probablement aussi contribuĂ© Ă  contenir les divisions du parti.Ce fonctionnement dĂ©borde les partis et gagne les institutions. En mars dernier, Modeste Bahati, alors deuxiĂšme vice-prĂ©sident du SĂ©nat, affirme que le pays souffre davantage de la mauvaise application des textes que de sa Constitution. Ses propos sont interprĂ©tĂ©s comme une prise de distance avec la rĂ©forme constitutionnelle dĂ©fendue par FĂ©lix Tshisekedi.Une pĂ©tition est lancĂ©e contre lui. Une partie des cadres de son regroupement le dĂ©savoue et rĂ©affirme son soutien au chef de l’État. Bahati clarifie sa position, prĂ©sente ses excuses et proclame sa loyautĂ©. Il finit pourtant par dĂ©missionner. Le dĂ©bat constitutionnel s’est transformĂ© en Ă©preuve de fidĂ©litĂ©. ...HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Que fait la RDC de l’argent qu’elle mobilise ? 21.08.2026 4min
    Depuis quelques jours, l’Eurobond Ă©mis par la RDC suscite beaucoup de dĂ©bats. Certains se demandent s’il fallait emprunter autant d’argent, alors qu’une partie importante des fonds ne sera pas utilisĂ©e immĂ©diatement, mais gĂ©nĂšre dĂ©jĂ  des intĂ©rĂȘts. D’autres estiment au contraire que la RDC a bien fait de sĂ©curiser ce financement Ă  un moment favorable. Peu importe oĂč on se situe dans ce dĂ©bat, il pose une question importante sur l’utilisation des ressources que le pays mobilise.Bonjour, je suis Jacques Mukena, chercheur principal au pilier gouvernance Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 33e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 21 aoĂ»t 2026. En avril, la RDC a levĂ© pour la premiĂšre fois 1,25 milliard de dollars amĂ©ricains sur les marchĂ©s financiers internationaux Ă  travers un Eurobond. La RDC n’est pas le seul pays Ă  utiliser ce type de financement en Afrique. Cette annĂ©e, le Kenya a par exemple mobilisĂ© 2,25 milliards de dollars, la CĂŽte d’Ivoire 1,3 milliard et le Cameroun 750 millions.La RDC arrive cependant sur ces marchĂ©s avec un niveau d’endettement encore relativement faible. Le Fonds monĂ©taire international (FMI) estime sa dette Ă  environ 20 % du PIB en 2026, un niveau nettement infĂ©rieur Ă  la moyenne de l’Afrique subsaharienne. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancĂ©s par les autoritĂ©s congolaises pour expliquer que le pays dispose encore d’une marge pour emprunter.L’Eurobond s’ajoute Ă  plusieurs autres sources de financement, qui ne fonctionnent pas toutes de la mĂȘme maniĂšre.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Dialogue national en RDC : des signes d’ouverture, mais toujours pas de cadre 14.08.2026 5min
    Depuis l’annonce d’un dialogue national inclusif, l’opposition n’a cessĂ© de multiplier les sorties mĂ©diatiques pour poser ses prĂ©alables. Elle rĂ©clame notamment la dĂ©crispation du climat politique : libĂ©ration des prisonniers politiques, restitution des passeports confisquĂ©s et abandon du projet de changement de Constitution. Aujourd’hui, quelques gestes ont Ă©tĂ© posĂ©s. Mais Ă  la veille de l’échĂ©ance du 15 aoĂ»t fixĂ©e par la Coalition Article 64 (C64), le cadre du dialogue reste inconnu. Ces signaux traduisent-ils une vĂ©ritable ouverture ou servent-ils surtout Ă  gagner du temps et Ă  conserver la maĂźtrise du processus ?Bonjour, Je suis Michel Nonga, fellow au pilier politique Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 32e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 14 aoĂ»t 2026.Ces derniers jours, une sĂ©rie de signaux a donnĂ© l’impression d’une ouverture du pouvoir vers la convocation d’un dialogue national inclusif. L’opposant Olivier Kamitatu a rĂ©cupĂ©rĂ© son passeport. Les dossiers judiciaires d’Emmanuel Ramazani Shadary et d’Aubin Minaku ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă  l’auditorat militaire gĂ©nĂ©ral. Selon les informations rapportĂ©es par Jeune Afrique, des Ă©vĂȘques et plusieurs personnalitĂ©s ont Ă©galement participĂ© Ă  une rĂ©union au Palais de la nation autour du prĂ©sident de la RĂ©publique. Enfin, FĂ©lix Tshisekedi a renvoyĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale, pour une nouvelle dĂ©libĂ©ration, la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du rĂ©fĂ©rendum, qu’il pouvait pourtant promulguer. Que nous apprennent alors ces premiers signaux ? Trois leçons peuvent se dĂ©gager.PremiĂšrement, le moment choisi donne Ă  ces mesures une portĂ©e politique.  Toutes ces sĂ©quences interviennent en effet moins d’un mois aprĂšs l’annonce, le 17 juillet, de l’organisation d’un dialogue national inclusif. Trois jours plus tard, la C64 avait reportĂ© sa marche prĂ©vue le 22 juillet pour « donner une chance » Ă  ce dialogue. Elle avait toutefois fixĂ© au pouvoir une Ă©chĂ©ance : le processus devait ĂȘtre officiellement convoquĂ© au plus tard le 15 aoĂ»t et prĂ©cĂ©dĂ© de mesures de confiance et de dĂ©crispation. La C64 demandait Ă©galement l’abandon du projet de changement de Constitution.Rien ne permet d’établir que ces gestes posĂ©s depuis rĂ©pondent directement Ă  l’ultimatum de la C64. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a d’ailleurs affirmĂ© que l’agenda du prĂ©sident de la RĂ©publique ne rĂ©pondait Ă  « aucune forme d’ultimatum ». Mais leur proximitĂ© avec l’échĂ©ance fixĂ©e par l’opposition permet de les interprĂ©ter comme une rĂ©ponse au moins partielle aux demandes de dĂ©crispation.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourparlers de Kampala avec la CRP : pari de paix ou prime Ă  la rĂ©bellion ? 07.08.2026 7min
    Dans une sĂ©rie de vidĂ©os devenues virales sur les rĂ©seaux sociaux, le porte-parole de la Convention rĂ©volutionnaire pour la paix (CRP) en Ituri, habillĂ© en treillis, flanquĂ© de trois combattants lourdement armĂ©s, a fait une dĂ©claration sur le retour des populations forcĂ©es au dĂ©placement depuis 2017. Il attribue l’instabilitĂ© en l’Ituri Ă  l’incompĂ©tence des services de sĂ©curitĂ©, mais surtout Ă  la mĂ©gestion et au nĂ©potisme de Kinshasa.La CRP, créée Ă  Kampala en mars 2025 par Thomas Lubanga , condamnĂ© par la Cour pĂ©nale internationale pour crimes de guerre, serait pourtant en pourparlers avec le gouvernement congolais en Ouganda sous la facilitation du prĂ©sident Yoweri Kaguta Museveni.Bienvenue dans ce 31e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli qui analyse les sujets d’actualitĂ© congolaise. Cette semaine, nous nous intĂ©ressons aux pourparlers engagĂ©s avec la CRP. NĂ©gocier avec un groupe armĂ© peut permettre de rĂ©duire les violences. Mais Ă  quelles conditions cette recherche de la paix ne devient-elle pas une rĂ©compense accordĂ©e Ă  ceux qui ont pris les armesBonjour ! Je m’appelle Henry-Pacifique Mayala. Je suis le coordonnateur du BaromĂštre sĂ©curitaire du Kivu (KST), un projet d’Ebuteli. Nous sommes le vendredi 7 aoĂ»t 2026.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Dialogue national, changement de Constitution, guerre dans l'est de la RDC : Ă  malin, malin et dĂ©mi ? 31.07.2026 4min
    En politique comme au domino, chaque action de jeu change les options de l’adversaire. Mais contrairement au domino, en politique, le gagnant est celui qui a le plus de piĂšces en rĂ©serve. PlutĂŽt que de rĂ©soudre un problĂšme, le jeu consiste surtout Ă  gagner la partie, Ă  dĂ©faire l’adversaire. C’est cela la politique congolaise actuellement et c’est cela le drame dans le contexte actuel. Bonjour ! Je m’appelle Ange Makadi Ngoy, je suis chercheuse Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 30e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Cette semaine, je m’intĂ©resse au jeu politique qui se dessine autour du dialogue national, du changement de Constitution et de la guerre dans l’est de la RDC.  Nous sommes le vendredi 31 juillet 2026. Le 17 juillet, lorsque le Cardinal Fridolin Ambongo et Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, ont annoncĂ©, chacun en ses termes, la tenue imminente d’un dialogue national, les rĂ©actions ont Ă©tĂ© en grande partie positives, mais teintĂ©es de scepticisme. Plusieurs regroupements de la majoritĂ© prĂ©sidentielle ont saluĂ© l’appel au dialogue. La Belgique, la France ou encore l’Union europĂ©enne ont encouragĂ© ce dĂ©veloppement et des coalitions de soutien au sein de la sociĂ©tĂ© civile ont commencĂ© Ă  se former. Dubitative mais pressĂ©e, une partie de l’opposition congolaise rĂ©unie au sein de la coalition C64 a, elle aussi, encouragĂ© ce processus en posant quelques conditions. Elle a surtout, une deuxiĂšme fois, reportĂ© sa marche prĂ©vue le 22 juillet pour donner une chance Ă  ce processus. Deux semaines plus tard, rien n’a avancĂ©. Les discussions entre les confessions religieuses et le pouvoir n’ont pas jusque-lĂ  abouti. Selon des sources proches du clergĂ©, celui-ci s’inquiĂšte d’un manque de volontĂ© politique suffisante et du statu quo.Le pouvoir, quant Ă  lui, n’a cessĂ© d’avancer d’autres piĂšces : l’agression rwandaise qui transformerait le mandat du chef de l’État en mission, l’occupation d’une partie du territoire qui empĂȘcherait le pays d’organiser les Ă©lections, la loi sur le rĂ©fĂ©rendum adoptĂ©e au Parlement et validĂ©e, sous quelques rĂ©serves, par la Cour constitutionnelle, rendant possible, juridiquement, le processus de changement de Constitution. À cĂŽtĂ© de toutes ces piĂšces, il y a aussi « l’option levĂ©e » d’organiser un dialogue politique interne et inclusif.Une autre piĂšce inattendue pourrait sans doute renforcer la stratĂ©gie du pouvoir : le retour au Katanga de Katebe Katoto, frĂšre de l’opposant MoĂŻse Katumbi. Ses prochaines prises de position, aprĂšs les consultations qu’il compte mener, seront minutieusement scrutĂ©es dans les prochains jours afin de comprendre son nouveau rĂŽle dans le jeu politique actuel.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Les angles morts du dialogue national en RDC 24.07.2026 6min
    Le 17 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncĂ© la convocation d’un dialogue national inclusif, aprĂšs une audience entre le prĂ©sident de la RĂ©publique FĂ©lix Tshisekedi et les confessions religieuses. Depuis, plusieurs voix s’élĂšvent dĂ©jĂ  pour clarifier ce que ce dialogue serait ou ne serait pas. Le pouvoir en place tente de fixer ses lignes rouges et pose les conditions de participation. De son cĂŽtĂ©, l’opposition exige des garanties et prĂ©vient ne pas renoncer Ă  la dĂ©fense de l’ordre constitutionnel.Le dialogue sera-il une solution aux diffĂ©rentes crises ou un nouveau processus de plus ?Bonjour, Je suis JessĂ© Busomoke, assistant de recherche au pilier politique Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 29e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 24 juillet 2026. Le « dialogue national inclusif » annoncĂ© pour rĂ©soudre les crises internes en RDC suscite plusieurs interrogations qui nĂ©cessitent une clarification avant sa convocation et ce n’est pas sans raison. La fracture de l’opposition, les dĂ©saccords sur l’agenda, le dĂ©bat sur le degrĂ© d’inclusion font partie des Ă©pisodes de dĂ©jĂ -vu qui ont marquĂ© les prĂ©cĂ©dents dialogues politiques. Aujourd’hui encore, Ă  la veille du nouveau dialogue annoncĂ©, les mĂȘmes interrogations surgissent. PremiĂšrement, la question de l’inclusivitĂ© divise. Si le pouvoir s’attarde sur l’exigence de nommer le Rwanda comme agresseur et d’exclure ceux qui ont pris les armes contre la RĂ©publique, cette ligne reste ambiguĂ«. D’autant que Kinshasa parle dĂ©jĂ  avec l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Le parti Ensemble de l’opposant MoĂŻse Katumbi estime qu’il faut ouvrir les portes mĂȘme Ă  ceux qui ont pris les armes pour fĂ©dĂ©rer les vues de tous les Congolais et rĂ©soudre efficacement la crise actuelle. La plateforme « Sauvons la RDC » autour de l’ex prĂ©sident Joseph Kabila, condamnĂ© Ă  mort, est-elle concernĂ©e ? Matata Ponyo, leader du parti Leadership pour la gouvernance et le dĂ©veloppement (LGD), condamnĂ© pour dĂ©tournement de fonds publics, sera-t-il de la partie ? Alors, cette quĂȘte d’inclusivitĂ© ouvre un dĂ©bat plus large. Un dialogue politique peut-il prĂ©tendre ĂȘtre inclusif tout en excluant certains acteurs majeurs de la crise ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RDC : au-delĂ  des « agents fictifs », que rĂ©vĂšle vraiment l’audit de la Police nationale congolaise ? 17.07.2026 4min
    Le 10 juillet 2026, lors du 94e conseil des ministres, Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’IntĂ©rieur, a prĂ©sentĂ© le rapport de l’audit de la base de donnĂ©es de la Police nationale congolaise (PNC). Le constat est alarmant : sur les 157 886 dossiers recensĂ©s, prĂšs de 64 000 sont dĂ©clarĂ©s irrĂ©guliers. Cela signifie, entre autres, qu’environ 4 policiers sur 10 sont en situation irrĂ©guliĂšre. Ces irrĂ©gularitĂ©s pourraient  reprĂ©senter un manque Ă  gagner annuel compris entre 99 et 233 millions de dollars amĂ©ricains pour l’État. Comment expliquer ces dysfonctionnements au sein de la PNC ? Et que peut-on attendre rĂ©ellement de cet audit ? Bonjour, Je suis Clarisse Ngalula, fellow au pilier politique Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 28e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 17 juillet 2026.Ces rĂ©vĂ©lations illustrent un enjeu plus large : celui de la mise en Ɠuvre des rĂ©formes publiques. C’est prĂ©cisĂ©ment l’un des aspects suivis par Landila, le nouveau baromĂštre d’Ebuteli consacrĂ© aux engagements du gouvernement. S’agissant de la police nationale, la loi de programmation de la rĂ©forme a Ă©tĂ© adoptĂ©e et promulguĂ©e le 1er juillet 2025. Cet audit rĂ©vĂšle toutefois que l’application concrĂšte de cette rĂ©forme demeure confrontĂ©e Ă  d’importants dĂ©fis.L’audit du fichier gĂ©nĂ©ral de la police laisse entrevoir des situations  irrĂ©guliĂšres avoisinant la moitiĂ© des dossiers contrĂŽlĂ©s : des policiers fantĂŽmes qui pourraient ĂȘtre assimilĂ©s aux agents dĂ©cĂ©dĂ©s, retraitĂ©s, dĂ©serteurs ou encore non enregistrĂ©s dans le fichier officiel de la PNC. Le cumul de fonctions et le doublon pourraient aggraver davantage la situation. Pour assainir le fichier tant dĂ©criĂ©, le gouvernement a Ă©tĂ© sollicitĂ© afin d’appuyer le processus de contrĂŽle physique et d’octroi des cartes biomĂ©triques. À  cet effet, Jacquemain Shabani a lancĂ© le 9 juillet la phase opĂ©rationnelle de l’identification des effectifs de la police nationale congolaise. L’ opĂ©ration sera dĂ©ployĂ©e progressivement sur l’ensemble du territoire national, avec Kinshasa comme province pilote. Elle sera exĂ©cutĂ©e par la sociĂ©tĂ© Africa Business Agency (ABA), en collaboration avec les structures de la PNC.Mais le problĂšme dĂ©passe largement la PNC. Plusieurs institutions publiques ont rĂ©vĂ©lĂ© des anomalies similaires. À l’AssemblĂ©e nationale, un rapport interne publiĂ© aprĂšs un mouvement de grĂšve des agents administratifs a fait Ă©tat d’environ 600 agents fictifs rĂ©munĂ©rĂ©s par le systĂšme dit « Maboko banque » un mĂ©canisme de paiement qui Ă©chappe souvent au contrĂŽle. Dans d’autres secteurs, comme l’enseignement ou l’armĂ©e, des opĂ©rations d’identification ont Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© des Ă©carts entre les effectifs dĂ©clarĂ©s et rĂ©els. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • L'opposition peut-elle empĂȘcher une modification de la Constitution ? 10.07.2026 5min
    La semaine derniĂšre, des dirigeants de l’opposition congolaise et des reprĂ©sentants des principales Églises du pays se sont rendus Ă  Bujumbura Ă  l’invitation du prĂ©sident burundais Évariste Ndayishimiye, qui occupe actuellement la prĂ©sidence de l’Union africaine. L'initiative de Ndayishimiye a permis de reporter les manifestations qui devaient avoir lieu, mais la question reste posĂ©e : est-ce que l’opposition peut rĂ©ellement empĂȘcher le prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi de modifier la Constitution et de prolonger son mandat ?Bonjour et bienvenue dans ce 27e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, une capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet d’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 10 juillet 2026. Je suis Jason Stearns, conseiller stratĂ©gique chez Ebuteli.Pour de nombreux Congolais, la situation actuelle leur semble familiĂšre. Le pays entre dans une pĂ©riode de contestation politique qui rappelle celle de 2015-2018. À l’époque, le prĂ©sident Joseph Kabila Ă©tait restĂ© au pouvoir au-delĂ  de la fin de son mandat constitutionnel en retardant les Ă©lections et en s’appuyant sur des manƓuvres juridiques et institutionnelles pour prolonger son rĂšgne. En rĂ©ponse, une coalition d’une ampleur inhabituelle s’était formĂ©e. Des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, des mouvements citoyens tels que LUCHA et Filimbi, des partis d’opposition et, surtout, l’Église catholique ont mobilisĂ© des centaines de milliers de Congolais lors de manifestations Ă  travers tout le pays. Cette coalition a jouĂ© un rĂŽle dĂ©cisif pour maintenir la pression en faveur des Ă©lections et, finalement, garantir la premiĂšre passation pacifique du pouvoir prĂ©sidentiel de l’histoire du pays. Aujourd’hui, une nouvelle coalition prend forme. L’opposition s’est unie sous la banniĂšre de la Coalition Article 64 (C64). L’Église catholique s’est une nouvelle fois imposĂ©e comme un acteur politique central, s’opposant publiquement Ă  la rĂ©vision constitutionnelle et mettant en garde contre toute tentative visant Ă  supprimer la limitation du nombre de mandats prĂ©sidentiels.Pour autant, ces similitudes ne doivent pas occulter les diffĂ©rences.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Dirigeants relativement bien perçus, institutions sĂ©vĂšrement jugĂ©es : comprendre le paradoxe congolais 03.07.2026 4min
    Cette semaine, Ebuteli, Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance, et la violence a publiĂ©, avec GeoPoll, les rĂ©sultats d’un nouveau sondage interrogeant les perceptions des Congolais sur l’état du pays, de ses institutions et de ses dirigeants. Comme souvent, ce sont d’abord les chiffres les plus spectaculaires qui ont retenu l’attention : prĂšs de 60% de rĂ©pondants estiment que la RDC va dans la mauvaise direction. Plusieurs institutions politiques et secteurs sont jugĂ©s sĂ©vĂšrement : la situation Ă©conomique, les libertĂ©s publiques ou encore la sĂ©curitĂ© continuent d’inquiĂ©ter. Mais Ă  y regarder de plus prĂšs, le rĂ©sultat le plus intĂ©ressant du sondage se trouve peut-ĂȘtre ailleurs. Il rĂ©side dans un paradoxe : alors que plusieurs institutions sont mal Ă©valuĂ©es, certains dirigeants semblent mieux s’en sortir dans l’opinion. Comment expliquer ce dĂ©calage ?Bonjour, je suis JoĂ«l Kiniati, analyste des donnĂ©es Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 26e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 3 juillet 2026.Avant tout, rappelons que ce sondage ne dit pas ce que pense chaque citoyen pris individuellement, et qu’il ne prĂ©tend pas non plus offrir une photographie parfaite de l’opinion congolaise. Il repose sur un Ă©chantillon de 1 350 adultes rĂ©partis dans les 26 provinces selon leur poids dĂ©mographique, avec des quotas par sexe et par tranche d’ñge. Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par tĂ©lĂ©phone, en français et en langues nationales. Il ne s’agit donc pas d’un recensement exhaustif, mais d’un outil qui permet de dĂ©gager des tendances d’opinion Ă  l’échelle du pays. Les rĂ©sultats doivent ainsi ĂȘtre lus comme des indications solides sur les perceptions dominantes du moment, plutĂŽt que comme le reflet exact de chaque conviction individuelle. Depuis plusieurs dĂ©cennies, la vie politique congolaise repose sur des figures plus que sur des institutions. Les partis restent souvent structurĂ©s autour de leaders, les campagnes Ă©lectorales sont fortement personnalisĂ©es et, dans le dĂ©bat public, ce sont frĂ©quemment les individus qui occupent le devant de la scĂšne plutĂŽt que les institutions qu'ils dirigent.Cela ne signifie pas que les dirigeants Ă©chappent Ă  toute responsabilitĂ©. Les Congolais ont dĂ©jĂ  montrĂ© par le passĂ© qu’ils pouvaient sanctionner des leaders pour des promesses non tenues, la corruption ou l’insĂ©curitĂ©. On l’a vu avec la prĂ©sidentielle de 2018 et la dĂ©faite d’Emmanuel Ramazani Shadary, alors dauphin de Joseph Kabila, prĂ©sident sortant. Dans le contexte actuel, deux facteurs semblent brouiller davantage l’imputation des responsabilitĂ©s au pouvoir en place : la campagne nationaliste qui renvoie en grande partie des difficultĂ©s du pays Ă  l’agression rwandaise, mais aussi la faiblesse d’une opposition politique qui a longtemps peinĂ© Ă  s’organiser et Ă  imposer un contre-narratif suffisament audible, ainsi que la domination du rĂ©gime en place dans l’espace mĂ©diatique. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Assainissement de Kinshasa : les bĂątisseurs du Service national peuvent-ils relever ce dĂ©fi ? 26.06.2026 5min
    Depuis le 21 juin, 600 jeunes du Service national, communĂ©ment appelĂ©s les BĂątisseurs de la nation, sont arrivĂ©s Ă  Kinshasa. Ils constituent le premier groupe des 4 000 agents appelĂ©s Ă  appuyer les opĂ©rations d’assainissement. La mĂ©gapole congolaise, autrefois appelĂ©e « Kin la belle », n’offre plus un bon cadre de vie Ă  cause notamment du dĂ©sordre observĂ© dans la gestion des dĂ©chets solides et liquides, malgrĂ© l’existence de la RĂ©gie d’assainissement et du fonds d’assainissement de la ville. Des opĂ©rations telles que « Coup de poing », « Kin Bopeto » ou encore « Kinshasa ezo bonga » n’ont pas atteint leurs objectifs. Aujourd’hui, c’est le Service national qui est mobilisĂ© pour assainir  cette ville stratĂ©gique oĂč siĂšgent toutes les institutions clĂ©s du pays. Bonjour et bienvenue dans ce 25e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 26 juin 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance d’Ebuteli.Le 25 mai dernier, lors de sa visite d’inspection au marchĂ© central de Kinshasa, le prĂ©sident de la RĂ©publique a publiquement exprimĂ© sa colĂšre face Ă  l’ampleur de l’insalubritĂ© des avenues du plateau, de l’École, du marchĂ© et Rwakadingi. Les dĂ©chets solides et liquides des marchĂ©s « pirates », c’est-Ă -dire informels,  sont Ă  la base de la dĂ©gradation de l’environnement. Cette situation est d’ailleurs observĂ©e dans toute la ville de Kinshasa. Les mĂ©nages, les micro-entreprises du secteur informel ont l’habitude de dĂ©verser leurs dĂ©chets dans les avenues, le fleuve, les riviĂšres et les caniveaux. Dans certains cas, mĂȘme les Ă©coles, universitĂ©s, hĂŽpitaux, Ă©glises, institutions publiques et grandes entreprises privĂ©es ne donnent pas toujours l’exemple en matiĂšre de gestion des dĂ©chets.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • État de siĂšge : le boycott des dĂ©putĂ©s de l'Ituri et du Nord-Kivu peut-il relancer le dĂ©bat ? 19.06.2026 4min
    Les caucus des dĂ©putĂ©s nationaux de l’Ituri et du Nord-Kivu ont dĂ©cidĂ© de suspendre leur participation aux activitĂ©s de l’AssemblĂ©e nationale, Ă  la suite de l’interruption de l’évaluation de l’état de siĂšge et des opĂ©rations militaires en cours dans les deux provinces. Cette dĂ©marche intervient Ă  la suite de demandes rĂ©pĂ©tĂ©es d’une Ă©valuation de cette mesure exceptionnelle.Au-delĂ  du boycott lui-mĂȘme, que rĂ©vĂšle cette dĂ©cision sur le dĂ©bat politique autour de l’état de siĂšge et de la maniĂšre dont cette mesure est Ă©valuĂ©e cinq ans aprĂšs son instauration ? Bonjour, je suis Ildefonse Bwakyanakazi, chercheur Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 24e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 19 juin 2026.Depuis mai 2021, les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu sont soumises Ă  l’état de siĂšge. Ce rĂ©gime d’exception a Ă©tĂ© instaurĂ© principalement pour rĂ©tablir la sĂ©curitĂ© dans ces deux provinces confrontĂ©es Ă  la persistance des groupes armĂ©s et des violences. Il confĂšre des pouvoirs Ă©tendus aux autoritĂ©s militaires et policiĂšres et limite les droits des citoyens. Cinq ans aprĂšs son instauration, cette mesure continue toutefois de faire l’objet de nombreuses critiques quant Ă  son efficacitĂ©. Au regard des objectifs qui lui avaient Ă©tĂ© assignĂ©s, l’état de siĂšge produit jusqu’ici des rĂ©sultats insuffisants. Le niveau de violence a particuliĂšrement augmentĂ©. Certains groupes rebelles ont consolidĂ© leur emprise sur certains territoires. Le M23 a occupĂ© de vastes portions de territoire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que les Forces dĂ©mocratiques alliĂ©es (ADF) continuent Ă  perpĂ©trer  des massacres contre des civils. Les groupes armĂ©s de la Convention pour la rĂ©volution populaire (CRP) et de la CoopĂ©rative pour le dĂ©veloppement du Congo (Codeco) sont tout aussi  actifs en Ituri.En dĂ©pit de ce bilan nĂ©gatif, le parlement congolais a tout de mĂȘme prorogĂ© cette mesure  prĂšs de 130 fois, souvent sans dĂ©bat de fond. En aoĂ»t 2023, alors que les incidents sĂ©curitaires dans les territoires sous Ă©tat de siĂšge avaient doublĂ© par rapport Ă  la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant l’instauration de cette mesure, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait convoquĂ© une table ronde afin d’évaluer les rĂ©sultats : 195 des 196 participants, y compris les Ă©lus des provinces sous Ă©tat de siĂšge, s’étaient prononcĂ©s en faveur de sa levĂ©e. Trois ans plus tard, cette recommandation reste lettre morte.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RĂ©forme constitutionnelle en RDC : l’ECC cherche-t-elle Ă  recentrer le dĂ©bat sur le consensus national ? 12.06.2026 3min
    Du 4 au 7 juin, le comitĂ© national exĂ©cutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) s’est rĂ©uni en session extraordinaire. Cet organe de l’Église protestante congolaise s’est exprimĂ© sur le dĂ©bat autour des rĂ©formes constitutionnelles. Sa dĂ©claration a suscitĂ© des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clartĂ© ; pour d’autres, elle traduit une volontĂ© de ne pas rĂ©duire le dĂ©bat Ă  un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que rĂ©vĂšle cette prise de parole ? Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique d’Ebuteli. Vous Ă©coutez le 23e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.Le dĂ©bat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de l’ampleur en RDC. Il oppose la majoritĂ© et l’opposition, mais pas seulement. Les Ă©glises s’y invitent Ă©galement. Si plusieurs Ă©glises de rĂ©veil se sont dĂ©jĂ  positionnĂ©es en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu Ă  peu.  L’ECC a dĂ©cidĂ© de s’impliquer aussi dans ce dĂ©bat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi d’écouter les diffĂ©rents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur AndrĂ© Mbata pour le compte de  l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS),  ainsi que Martin Fayulu, pour l’opposition.  À l’issue de ces Ă©changes, l’ECC a dĂ©clarĂ© que toute « rĂ©forme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a Ă©galement insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© d’un « large consensus national ».C’est prĂ©cisĂ©ment cette combinaison qui suscite des interprĂ©tations divergentes. D’un cĂŽtĂ©, la dĂ©claration rappelle les dispositions constitutionnelles gĂ©nĂ©ralement invoquĂ©es pour encadrer, voire limiter, les rĂ©formes. De l’autre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions d’un « large consensus national (...) et surtout dans un processus lĂ©gitime, dĂ©mocratique et transparent, statuer sur les dispositions de l’article 220 ». Pour certains, l’ECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour d’autres, elle laisse ouverte la possibilitĂ© qu’un consensus national puisse conduire Ă  rediscuter mĂȘme les matiĂšres aujourd’hui considĂ©rĂ©es comme verrouillĂ©es ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RDC : pourquoi le texte sur le rĂ©fĂ©rendum suscite-t-il autant d'inquiĂ©tudes ? 05.06.2026 6min
    L’AssemblĂ©e nationale s’apprĂȘte Ă  adopter le texte qui fixera les conditions d’organisation du rĂ©fĂ©rendum en RDC. DĂ©posĂ©e par le dĂ©putĂ© Paul-Gaspard Ngondankoy depuis le 16 dĂ©cembre 2024, cette proposition de loi est indispensable pour l’exercice de la souverainetĂ© du peuple, a affirmĂ© AimĂ© Boji, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale. Cependant, le moment choisi et le contenu actuel de ce texte suscitent de nombreuses inquiĂ©tudes quant Ă  l’avenir de la dĂ©mocratie en RDC. Qu’est-ce qui explique les inquiĂ©tudes de certains acteurs face Ă  ce texte ? Bonjour, je suis Ithiel Batumike, chercheur principal Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 22e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 5 juin 2026.Le dĂ©lai accordĂ© Ă  la commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour l’intĂ©gration des amendements des dĂ©putĂ©s Ă  la proposition de loi portant sur le rĂ©fĂ©rendum a expirĂ©. Il ne reste donc plus qu’à procĂ©der dans les tous prochains jours Ă  l’examen des amendements de la commission, puis au vote article par article.  Ce vote comblera un vide juridique persistant depuis 2006. Pour autant, certains acteurs ne le perçoivent pas comme une opportunitĂ© de consolidation de la dĂ©mocratie. Au contraire, il vient s’ajouter aux sujets les plus clivants de la vie politique congolaise actuelle. Le dĂ©bat sur la loi rĂ©fĂ©rendaire est polluĂ© par l'ambition affichĂ©e par l'UDPS de changer la constitution.Les menaces Ă  la cohĂ©sion sociale et le contexte sĂ©curitaire prĂ©occupant entourant cette rĂ©forme n’imposent plus dĂ©sormais retenue, comme ce fut le cas aprĂšs la chute des villes de Goma et Bukavu au dĂ©but de l’annĂ©e 2025. Pourtant, sur le terrain, la rĂ©alitĂ© n’a pas Ă©voluĂ© depuis. Certains acteurs estiment mĂȘme qu’une telle initiative dans ce contexte pourrait mĂȘme ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un quitus Ă  une balkanisation de fait du pays. Mais en dehors de l’opportunitĂ© de ce texte, c’est surtout son contenu qui pose problĂšme. Il comporte, en effet, des dispositions qui crĂ©ent un dĂ©cor institutionnel extra constitutionnel. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RĂ©surgence d’Ebola : quelles leçons tirer des crises passĂ©es ? 29.05.2026 5min
    Les installations et le matĂ©riel de l’ONG Alima ont Ă©tĂ© incendiĂ©s Ă  l'hĂŽpital gĂ©nĂ©ral de Rwampara par une foule en colĂšre en date du 21 mai. Cette bourgade situĂ©e Ă  une dizaine de kilomĂštres de Bunia dans la province de l'Ituri est au cƓur de la nouvelle Ă©pidĂ©mie d'Ebola qui frappe l'est de la RDC.Cet incident a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© par le refus du personnel de l'hĂŽpital d’autoriser Ă  la famille d’un patient dĂ©cĂ©dĂ© d’Ebola de rĂ©cupĂ©rer son corps pour Ă©viter la contamination. La famille a rĂ©cupĂ©rĂ© le corps par la force et six patients qui Ă©taient suivis, dont trois cas confirmĂ©s, se sont enfuis. L'armĂ©e et la police sont intervenues pour rĂ©tablir le calme. Comment expliquer cette rĂ©sistance et qu’avons nous appris des crises d'Ebola dans les passĂ©es ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 21e  Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 29 mai 2026.Le 15 mai 2026, le gouvernement congolais a dĂ©clarĂ© la 17e Ă©pidĂ©mie d’Ebola issue de la souche Bundibugyo pour laquelle il n’existe pas encore ni vaccin homologuĂ© ni traitement spĂ©cifique. L’OMS a dĂ©clarĂ© cette Ă©pidĂ©mie comme une urgence de santĂ© publique de portĂ©e internationale. Depuis, il a Ă©tĂ© rapportĂ© plusieurs scĂšnes de protestation contre l’enterrement sĂ©curisĂ© des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es d’Ebola. Ceci n'est pas un phĂ©nomĂšne nouveau. Plusieurs incidents similaires ont eu lieu pendant d’autres Ă©pidĂ©mies et particuliĂšrement pendant la dixiĂšme Ă©pidĂ©mie, qui avait touchĂ© la rĂ©gion de BĂ©ni et Butembo, entre 2018 et 2020. L'une des explications de la rĂ©sistance pourrait ĂȘtre trouvĂ©e dans l'ignorance de la population face Ă  cette maladie.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Fayulu, Sesanga, Katumbi, Kabund : C64, pour quoi faire ? 22.05.2026 4min
    Le mardi 19 mai, une nouvelle plateforme politique et citoyenne a vu le jour Ă  Kinshasa. Son nom : C64, Coalition Article 64 pour la dĂ©fense de l’ordre constitutionnel. Objectif affichĂ© : barrer la route Ă  tout projet de changement de la Constitution. Mais derriĂšre cette banniĂšre constitutionnelle, que cherchent rĂ©ellement Martin Fayulu, MoĂŻse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ? Assiste-t-on Ă  un retour de l’opposition dans la bataille politique
 ou au dĂ©but d’une tentative de recomposition du rapport de force politique Ă  l’approche de 2028 ?Bonjour,Je m’appelle TrĂ©sor Kibangula. Je coordonne les recherches sur la politique Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 20e Ă©pisode de Po Na Biso, le podcast d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui, chaque semaine, donne notre point de vue sur un sujet d’actualitĂ© en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.Mardi, Ă  Kinshasa, l’opposition a retrouvĂ© quelque chose qu’elle semblait avoir perdu depuis longtemps : une image de cohĂ©sion. Dans une salle chauffĂ©e par les slogans, les drapeaux des partis et une foule compacte massĂ©e jusque dehors, plusieurs leaders de l’opposition, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et un reprĂ©sentant de MoĂŻse Katumbi ont lancĂ© la Coalition Article 64 (C64), du nom de cet article de la Constitution qui donne aux citoyens le devoir de faire Ă©chec Ă  toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution. La scĂšne Ă©tait pensĂ©e. Et le message aussi.Mais au-delĂ  de la dĂ©monstration de force visuelle, C64 rĂ©vĂšle surtout une tentative de repositionnement politique de l’opposition dans un contexte profondĂ©ment transformĂ© par la guerre dans l’Est, la montĂ©e du discours patriotique et le rĂ©trĂ©cissement progressif de l’espace politique.Depuis plusieurs mois, le pouvoir domine largement la bataille du rĂ©cit public. Toute critique du rĂ©gime est rĂ©guliĂšrement exposĂ©e au soupçon de complicitĂ© avec Kigali ou avec les rebelles du M23. L’opposition peine Ă  exister sans ĂȘtre renvoyĂ©e Ă  une forme d’anti-patriotisme. C64 tente justement de sortir de ce piĂšge.Le premier Ă©lĂ©ment marquant est donc stratĂ©gique : contrairement Ă  d’autres initiatives rĂ©centes, cette coalition prend soin de ne pas s’aligner explicitement avec le courant incarnĂ© par Joseph Kabila et sa plateforme Sauvons la RDC. En clair, Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund essaient de reconstruire une opposition capable de contester le pouvoir sans ĂȘtre immĂ©diatement absorbĂ©e dans le schĂ©ma « patriotes contre traĂźtres » imposĂ© par la majoritĂ© politique actuelle.Mais derriĂšre la dĂ©fense de la Constitution, un autre enjeu apparaĂźt rapidement : celui du rapport de force politique. Depuis des mois, les appels au dialogue politique interne se heurtent Ă  la rĂ©ticence du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi. Les initiatives des Églises catholique et protestante n’ont pas vĂ©ritablement avancĂ©. Et beaucoup d’acteurs ont dĂ©sormais le sentiment que Kinshasa n’accepte de discuter que lorsqu’un rapport de force lui est imposĂ©. Les nĂ©gociations directes engagĂ©es avec l’AFC/M23 Ă  Doha, aujourd’hui dĂ©localisĂ©es Ă  Montreux, ont renforcĂ© cette lecture.C’est lĂ  que C64 prend une autre dimension. Car la bataille contre le changement de Constitution peut mobiliser l’opinion. Elle pourrait permettre Ă  l’opposition de retrouver des clĂ©s de remobilisation politique capables de rééquilibrer le rapport de force et, Ă  terme, de pousser le pouvoir Ă  accepter des discussions politiques nationales. Le camp au pouvoir a d’ailleurs essayĂ© de riposter en annonçant Ă  son tour le lancement « dans les jours Ă  venir » de la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C4).HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RDC : l’interminable attente de la relance de la Miba et l’exploitation du cuivre au KasaĂŻ 15.05.2026 3min
    Le 7 mai, une entreprise chinoise a prĂ©sentĂ© un projet de production du cuivre dans le KasaĂŻ-Oriental. Avec une production estimĂ©e jusqu’à 500 000 tonnes par an, ce serait l’une des plus grandes mines de cuivre du monde. Mais ce qui retient l’attention ici, c’est la SociĂ©tĂ© miniĂšre de Bakwanga (Miba), le partenaire annoncĂ©. Une entreprise que le gouvernement congolais essaie de relancer depuis une vingtaine d’annĂ©es. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Les sanctions amĂ©ricaines contre Kabila peuvent-elles contribuer Ă  la rĂ©solution de la crise du M23 ? 08.05.2026 6min
    Le 30 avril, les États-Unis ont sanctionnĂ© Joseph Kabila, ancien prĂ©sident de la RDC, pour son soutien Ă  l’Alliance fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). Ces sanctions ont Ă©tĂ© saluĂ©es par le gouvernement congolais tandis que le camp de l’ancien prĂ©sident les a qualifiĂ©es de dĂ©cision « profondĂ©ment injustifiĂ©e » et « politiquement motivĂ©e ».HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Shabani sauvĂ©, mais quelles leçons tirer ? 01.05.2026 4min
    VisĂ© par une motion de dĂ©fiance, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a finalement Ă©tĂ© sauvĂ© par une motion incidente initiĂ©e par le dĂ©putĂ© national Garry Sakata, qui dĂ©nonçait des irrĂ©gularitĂ©s. Cette manƓuvre met fin Ă  des semaines de tractations, de pressions et de menaces entre partisans du ministre Shabani et dĂ©putĂ©s motionnaires. Mais quelles leçons tirer de cette sĂ©quence politique ? HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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