Monde Numérique | Actualité Tech & IA
Jerome Colombain
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Monde Numérique est un podcast consacré au meilleur de la tech, animé par Jérôme Colombain, journaliste spécialiste des technologies depuis plus de 25 ans. À travers des interviews, des reportages et des analyses, il aborde les actualités à ne pas rater et aide à comprendre les grandes transformations technologiques : nouveaux produits, intelligence artificielle, cybersécurité, robotique, réseaux sociaux, souveraineté numérique, etc. Le podcast est indépendant et neutre, avec un hebdo chaque samedi et des actualités décryptées les autres jours.
Jaksot
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Les neurones topologiques : la nouvelle architecture d’IA qui veut comprendre le monde humain (🎤 Hugo Micheron et Antoine Jardin, Arlequin AI) 16.09.2026 28minArlequin AI veut développer une nouvelle architecture d’intelligence artificielle fondée sur les réseaux de neurones topologiques. Son ambition : exploiter les connexions entre les données pour rendre l’analyse massive plus précise, traçable et auditable. 🎤 INTERVIEW : Hugo Micheron (CEO) et Antoine Jardin (CTO), d'Arlequin AIL’essentiel- Nous travaillons sur des sujets où la probabilité ne suffit pas. - Les phénomènes sociaux ont des formes topologiques.- L’Europe doit innover et créer de nouvelles architectures de modèles.================================= Pourquoi développer une nouvelle architecture d’IA ?Antoine Jardin : Les modèles d’IA majoritaires reposent aujourd’hui beaucoup sur les modèles de langage et nécessitent énormément de données et de calculs. Notre approche consiste à utiliser des réseaux de neurones topologiques dédiés à la connexion entre les points d’information. Cela permet d’être plus flexible, plus efficient, mais aussi complètement auditable et traçable. Hugo Micheron : Nous partons de cas d’usage auxquels les modèles actuels ne permettent pas toujours de répondre. Notre objectif est de comprendre la structure et les dynamiques des données, notamment lorsqu’elles sont massives et hétérogènes. C’est une autre architecture d’IA, complémentaire des modèles de langage et des World Models. Concrètement, que permettent les neurones topologiques ?Hugo Micheron : Prenons la fraude bancaire. Une série de transactions peut être parfaitement légale prise individuellement : A donne 100 000 euros à B, B à C, C à D et D à A. Ce qui est illégal, c’est le schéma global. Nos modèles cherchent automatiquement cette circularité dans la connectivité. On peut ainsi préqualifier le problème et accéder beaucoup plus rapidement à l’information pertinente. Antoine Jardin : C’est la même logique pour l’investigation. Un enquêteur relie des personnes, des lieux, des documents et des faits pour faire émerger une démonstration. Nous voulons automatiser ces connexions sur des volumes de données qu’un humain ne pourrait pas traiter seul, tout en conservant la possibilité de retracer les éléments de preuve. Ces modèles peuvent-ils aussi contribuer à rendre l’IA plus sûre ?Hugo Micheron : Il y a aujourd’hui une partie du développement de l’IA que nous ne maîtrisons pas complètement. S’il existe un nouveau pouvoir lié aux algorithmes, il faudra probablement des contre-pouvoirs, notamment d’autres algorithmes capables d’encadrer leurs effets néfastes. Nous réfléchissons donc aussi à l’application de nos modèles à l’AI safety. Antoine Jardin : Nos modèles sont conçus pour être transparents et vérifiables. La nature des procédures mathématiques utilisées permet de contrôler et de certifier leur comportement. C’est particulièrement important dans les domaines où la sécurité, l’auditabilité et les enjeux critiques sont essentiels. Où en est aujourd’hui Arlequin AI ?Hugo Micheron : Nous sommes une cinquantaine de chercheurs et collaborateurs, avec une trentaine de clients dans quatre pays européens. Nous avons levé 28 millions d’euros et développons des bureaux en Allemagne et en Angleterre, avec un laboratoire de recherche en IA lancé à San Francisco. Notre plateforme est déjà déployée sur différents cas d’usage. Antoine Jardin : Nous avons déjà réalisé des modèles à petite échelle. L’enjeu maintenant est de leur permettre de passer à l’échelle et de tirer toute la valeur de cette nouvelle architecture. Notre objectif est de créer à grande échelle des réseaux de neurones topologiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Shadow transforme n’importe quel PC en machine puissante grâce au cloud (🎤 Bruno Pennes et Boris Lecoeur, Shadow) 15.09.2026 19minShadow permet aujourd’hui d’utiliser un PC puissant à distance depuis presque n’importe quel appareil, du vieux laptop au smartphone. L’entreprise veut aussi valoriser son infrastructure GPU pour l’inférence IA lorsque les joueurs ne l’utilisent pas. 🎤 INTERVIEW : Bruno Pennes, Responsable marketing & Boris Lecoeur, Directeur Général de ShadowL’essentiel- Shadow tourne sur n'importe quelle plateforme (ordinateur, smartphone, etc.).- Le système fonctionne dans le navigateur Web. - La seule limite est celle de la connexion Internet. Comment prétendez-vous transformer une machine peu puissante en PC performant ?Bruno Pennes : La spécificité de Shadow, c’est de prendre un PC, de le mettre dans un data center et de le streamer vers l’utilisateur, quel que soit son appareil. Aujourd’hui, une machine qui sait décoder de la vidéo sans latence peut faire tourner Shadow. Par exemple, nous avons fait le test sur un PC de base fourni aux collégiens et lycéens par la région Île-de-France et nous pouvons aliment pour faire tourner Shadow sur un écran en 4K. Avec un bon Wi-Fi, la latence est d’à peine 10 millisecondes. Quels usages au-delà du gaming ?Bruno Pennes : Le gaming reste dans notre ADN, mais Shadow permet aussi de faire du montage vidéo, de la 3D ou de l’IA. Nous fournissons notamment des cartes graphiques professionnelles avec davantage de mémoire vidéo. Cela permet de produire des scènes 3D plus denses et de charger des modèles d’IA plus importants. L’utilisateur peut aussi installer ses propres outils et retrouver un véritable environnement Windows. Vous utilisez également l'infrastructures de Shadow pour l’IA. De quelle manière ?Boris Lecoeur : Nous venons du cloud gaming et cela reste un ADN très fort. Mais depuis le rachat par Octave Klaba et Synfonium en 2021, nous sommes entrés dans une phase plus industrielle et technologique. Les gamers utilisent massivement notre infrastructure entre 18 heures et 23 heures. Mais, le reste de la journée, elle est beaucoup moins utilisée. Nous pouvons donc valoriser cette infrastructure en faisant tourner principalement des workloads d’inférence IA. Nous pouvons adapter l’utilisation de nos infrastructures en fonction des horaires et des régions du monde. Site officiel : https://shadow.tech/fr/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
L'IA peut-elle vraiment anéantir l'humanité ? (📆 L'HEBDO 12/09/26) 12.09.2026 50minApocalypse par l’IA : IA : faut-il croire les semeurs de peur ? • Apple lance l’iPhone Duo pliant • OpenAI bat un record en maths • Meta dévoile son agent Muse • Revolut teste le paiement par IA • Mistral lève 3 milliards • Faux départ pour la brosse à dents Dyson • Shadow ressuscite les vieux PC par le cloud • Arlequin AI invente les neurones topologiques ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici =============== L’iPhone Duo, le pliant selon AppleApple dévoile son premier iPhone pliant, l’iPhone Duo : écran interne de 7,6 pouces, format compact et prix à partir de 2 339 euros. Une prouesse de design, mais aussi une machine à compromis face aux iPhone 18 Pro, notamment sur la photo et l’abandon de Face ID au profit de Touch ID. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on se demande si Apple peut enfin faire décoller un marché des smartphones pliants encore marginal. À écouter aussi : le Débrief Transatlantique consacré au nouvel iPhone pliant. Quand l’Apple Watch se souvient à votre placeApple présente aussi Live Rewind et Siri Recap, deux fonctions destinées à retrouver les dernières secondes d’une conversation ou à résumer les échanges d’une journée. Des usages qui rapprochent l’Apple Watch des appareils et applications de prise de notes automatique, avec des questions évidentes de confidentialité — et une disponibilité européenne qui n’est pas prévue au lancement. OpenAI s’attaque à l’un des grands problèmes des mathématiquesOpenAI annonce qu’un système d’IA interne a produit une solution au problème d’existence et de régularité de Navier-Stokes, l’un des célèbres « problèmes du millénaire », accompagnée d’une formalisation dans Lean. L’annonce a aussitôt suscité un débat sur la proximité avec des travaux mathématiques concurrents ; OpenAI affirme, après enquête, que les travaux de Buckmaster n’ont pas pu influencer son système. Meta lance Muse, son agent IA personnelMeta passe du chatbot à l’agent avec Muse, capable d’envoyer des e-mails, préparer des voyages ou réaliser des achats. L’agent fonctionne dans une machine virtuelle dédiée, Muse Secure VM, avec un second agent de contrôle baptisé Sentinel ; Meta précise notamment qu’une confirmation humaine est requise pour les actions sensibles comme l’envoi d’un e-mail ou un achat. Muse commence son déploiement aux États-Unis. En France, l’IA commence à payerRevolut et Visa annoncent avoir réalisé en France un premier paiement sécurisé en conditions réelles initié par un assistant alimenté par l’IA. L’expérience vise à préparer un futur où des agents pourraient rechercher un produit et prendre en charge une partie croissante de l’acte d’achat, tout en conservant des mécanismes d’autorisation et de sécurité. Mistral lève 3 milliards et muscle ses infrastructuresMistral AI annonce une levée de 3 milliards d’euros destinée notamment à renforcer ses capacités d’infrastructure en Europe. Au-delà de la course aux modèles, la pépite française affirme ainsi une stratégie d’IA souveraine reposant aussi sur les capacités d’inférence et les infrastructures européennes. Faux départ pour la brosse à dents CameraJet de DysonÀ peine lancée, la Dyson CameraJet, étonnante brosse à dents équipée d’une caméra et d’un système de jet interdentaire piloté par machine learning, se retrouve indisponible. Dyson met officiellement en avant une rupture de stock, tandis que des premiers utilisateurs ont signalé des dysfonctionnements ; la marque reconnaît des problèmes sur certains premiers exemplaires sans les relier au retrait commercial évoqué dans l’émission. Au Brésil, un lycéen met une IA contre le réchauffement des villesÀ Palmas, le lycéen de 16 ans Isaac Carvalho Borges a développé un outil d’intelligence artificielle destiné à repérer les micro-îlots de chaleur urbains à partir notamment de données satellites, de température et de végétation. Son projet, récompensé par un prix de 12 500 dollars, doit être proposé en open source et gratuitement aux organismes publics locaux (source). « L’IA pourrait tous nous tuer » : que valent ces alertes ?La démission de Jacob Coxon d’Anthropic remet brutalement les risques existentiels de l’IA au centre du débat : l’ancien chercheur d’OpenAI et d’Anthropic accuse les grands laboratoires de foncer vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même. Evan Hubinger, responsable de l’Alignment Science chez Anthropic, évoque de son côté une probabilité supérieure à 10 % que l’IA puisse provoquer la disparition de l’humanité dans la décennie. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, nous examinons les scénarios envisagés — perte de contrôle, cyberattaques ou détournements biologiques — mais aussi le paradoxe de chercheurs qui alertent tout en travaillant au développement de systèmes toujours plus puissants. Shadow veut remplacer votre vieux PC par le cloudShadow PC propose de transformer un Mac, un vieux PC ou même une machine très modeste en ordinateur Windows puissant grâce au streaming depuis ses data centers. Bruno Pennes, responsable marketing de Shadow, fait la démonstration d’usages allant du gaming à Blender, au montage vidéo et à l’IA, tout en rappelant la principale contrainte du système : une connexion Internet stable et une latence suffisamment faible. Arlequin AI veut inventer une troisième voie pour l’IAAprès les LLM et les « world models », Arlequin AI mise sur les réseaux de neurones topologiques, conçus pour analyser les connexions entre de grandes masses de données complexes. Hugo Micheron, CEO et cofondateur d’Arlequin AI, et Antoine Jardin, CTO et cofondateur d’Arlequin AI, expliquent comment cette architecture peut notamment détecter des schémas de fraude, rendre les analyses traçables et proposer des systèmes plus auditables ; la startup vient de lever 28 millions d’euros pour accélérer cette approche (écouter aussi : Arlequin AI sur Monde Numérique). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Apple fera-t-il décoller le pliant ? (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 11/09/26) 11.09.2026 1t 2minCette semaine : un iPhone pliant à près de 2 000 dollars, l’intelligence artificielle menacerait l’humanité, Meta lance son agent IA, des téléviseurs LG soupçonnés de surveiller leurs utilisateurs… Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Apple dévoile son premier iPhone pliantApple présente enfin son premier smartphone pliant, après plusieurs années de développement. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti analysent le design de l’appareil, son format portefeuille, son prix, ses compromis photographiques, l’abandon du Face ID et son positionnement face aux Galaxy Fold et Pixel Fold. Une keynote très codifiée pour John TernusPour sa première grande présentation à la tête d’Apple, John Ternus reprend presque à l’identique les codes de Tim Cook et les recettes des anciennes keynotes. Les deux chroniqueurs regrettent un manque de personnalité et d’effet de surprise, face notamment aux spectaculaires présentations de NVIDIA. IA : sommes-nous vraiment face à un risque existentiel ?Plusieurs anciens spécialistes de l’IA tirent la sonnette d’alarme, notamment autour du risque que des systèmes de plus en plus autonomes échappent au contrôle humain. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti distinguent les scénarios de type « Terminator » des dangers plus concrets liés aux cyberattaques, aux usages malveillants et à la concentration du pouvoir technologique. Meta veut confier notre vie à un agent IAAvec Muse, Meta veut franchir une nouvelle étape en proposant un agent capable d’anticiper les besoins de ses utilisateurs et d’agir à leur place. Mais l’accès à une telle quantité d’informations personnelles ravive immédiatement les inquiétudes sur la confidentialité et la confiance envers Meta. Mistral change d’échelleLa pépite française Mistral poursuit son ascension avec une nouvelle levée de 3 milliards d’euros, portant sa valorisation à plus de 21 milliards. L’entreprise veut notamment investir massivement dans les capacités de calcul et les infrastructures nécessaires au développement de l’IA, au risque de s’éloigner de son ambition initiale de rivaliser directement avec les modèles les plus puissants. La Chine fabrique un robot… avec des robotsLe constructeur chinois Xpeng présente Iron, un robot humanoïde dont environ 80 % de la fabrication aurait été réalisée par des robots industriels. Une démonstration spectaculaire qui ouvre une nouvelle étape dans l’automatisation industrielle et pose déjà la question du jour où les machines pourront concevoir et produire elles-mêmes leurs successeurs. LG face aux inquiétudes sur la vie privéeLes téléviseurs connectés LG sont au cœur d’un nouveau débat autour de la collecte de données et de la surveillance des usages. Les deux chroniqueurs reviennent sur les inquiétudes suscitées par les fonctions de reconnaissance automatique du contenu et sur la difficulté, pour les fabricants, de restaurer la confiance des utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
L’iPhone pliant arrive, mais à quel prix ? (Keynote Apple 09/09) 10.09.2026 10minApple franchit enfin le pas du smartphone pliable avec l’iPhone Duo, un modèle à grand écran pensé pour le multitâche. La firme en profite aussi pour renouveler ses iPhone Pro, ses AirPods et ses Apple Watch, avec plusieurs fonctions qui restent indisponibles dans l’Union européenne. L’iPhone pliable devient réalitéAprès des années de rumeurs, Apple entre officiellement sur le marché des smartphones pliants avec l’iPhone Duo. Son format « passeport » associe un écran externe de 5,4 pouces à une dalle intérieure de 7,6 pouces, soit un affichage sensiblement plus grand que celui de l’iPhone Pro Max. L’enjeu dépasse le simple changement de format : une fois ouvert, l’iPhone peut afficher deux applications côte à côte, faciliter le glisser-déposer de contenus et proposer une utilisation plus proche d’une petite tablette. iOS a été adapté à cette nouvelle ergonomie, avec une interface capable de suivre les transformations de l’écran. L’appareil est également compatible avec l’Apple Pencil, une première pour un iPhone. Apple mise par ailleurs sur une finition antireflet pour améliorer la lisibilité et rendre la pliure moins visible. Un iPhone hors norme… et hors de prixL’iPhone Duo embarque deux appareils photo arrière de 48 mégapixels, une caméra frontale sous l’écran et une puce A20 Pro. Apple annonce jusqu’à 44 heures de lecture vidéo sur l’écran externe et 31 heures sur l’écran intérieur. Quelques concessions subsistent : pas de Face ID, remplacé par Touch ID intégré au bouton latéral, pas de carte SIM physique et toujours une interrogation sur le poids, qui n’a pas encore été communiqué. Le prix démarre à 2 000 dollars, soit environ 2 339 euros en France selon la configuration. La version 2 To atteint 3 839 euros. La commercialisation est annoncée pour le 23 octobre. Les iPhone 18 Pro misent sur l’IAApple a également présenté les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, équipés de la puce A20 Pro gravée en 2 nm. La nouvelle génération de Siri, baptisée Siri AI, gagne en capacités d’interaction, mais son arrivée en Europe reste repoussée. Apple confirme par ailleurs de nouvelles fonctions photographiques destinées aux utilisateurs avancés, avec notamment un véritable mode Pro permettant de contrôler manuellement plusieurs paramètres. Certaines fonctions resteront elles aussi indisponibles dans l’Union européenne. Les prix démarrent à 1 479 euros pour l’iPhone 18 Pro et 1 629 euros pour le Pro Max. La nouvelle version d’iOS 27 doit arriver le 22 octobre. AirPods et Apple Watch complètent la gammeApple renouvelle également ses AirPods avec une cinquième génération proposant une réduction de bruit améliorée, une commutation automatique vers le mode Transparence et la traduction en temps réel. Le prix annoncé est de 149 euros, avec une disponibilité le 22 septembre. Côté montres, les nouvelles Apple Watch Series 12 et Ultra 4 renforcent les fonctions liées à la santé et au sport. Apple met notamment en avant l’analyse des données par intelligence artificielle et une fonction baptisée « audio-intelligence », capable notamment de reconnaître certains sons ou de transcrire une conversation directement sur la montre. Apple assure que ces fonctions audio sont conçues pour préserver la confidentialité, sans transmission des enregistrements vers ses serveurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Une main robotique faite… à la main (🎤 Didier Vançon, inventeur indépendant) 09.09.2026 23minEn partant d’une réflexion sur les prothèses, Didier Vançon a développé, seul, une main robotique capable de reproduire avec précision de nombreux mouvements de la main humaine. 🎤 INTERVIEW : Didier Vançon - Inventeur indépendantL'essentiel- Avec 24 degrés de liberté, cette main est au niveau de ce qui se fait de mieux.- Elle peut servir de prothèse ou pour les robots humanoïdes dans l'industrie ou l'espace.- Le but est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées.================================= Comment vous est venue l’idée de développer cette main robotique ?Tout est parti d’une émission de télévision, Lego Masters, en 2021. J’y ai vu un candidat avec une prothèse en Lego et je me suis demandé comment il commandait cette main. En me renseignant, j’ai découvert les systèmes de captation myoélectriques utilisés notamment pour les prothèses. Je me suis rendu compte qu’ils pouvaient être peu fiables et qu’ils demandaient beaucoup d’entraînement pour dissocier les contractions musculaires. Il pouvait aussi y avoir une latence importante. Je me suis donc demandé s’il n’existait pas une autre façon de faire. Le soir même, j’ai eu l’idée d’un nouveau système de captation, non invasif, capable de reproduire les mouvements doigt par doigt avec une prise en main instantanée. J’ai développé ce capteur en deux mois. Comme les bras biomécaniques disponibles étaient coûteux et assez limités en termes de mouvements, j’ai finalement décidé de développer ma propre main pour tester les capacités de mon système. Vous avez poussé très loin la reproduction de la biomécanique de la main humaine. Pourquoi cette volonté de reproduire ses mouvements avec autant de précision ?Je voulais aller très loin dans la reproduction des mouvements humains. Certains considèrent qu’une pince suffit pour prendre un objet, mais ce n’était pas ma philosophie. Pour une prothèse, je voulais notamment une acceptation visuelle et psychologique : je ne voulais pas qu’un patient ait l’impression d’avoir une simple pince. Je voulais que la main soit la plus naturelle possible et qu’elle puisse reproduire les mouvements de la main opposée. J’ai donc étudié énormément la biomécanique et la cinématique, notamment l’articulation à la base du pouce et son autorotation. J’ai également travaillé sur la redirection des phalanges vers la tabatière anatomique et sur le mouvement des métacarpes. L’objectif était que les doigts puissent réellement s’englober autour d’un objet, comme une main humaine. À quoi cette main pourrait-elle servir demain ?Le prototype est désormais principalement destiné à la robotique humanoïde, même si les technologies développées peuvent aussi servir dans le domaine des prothèses. Je pense qu’elle peut avoir des applications dans le domaine ménager, industriel ou spatial. Avec un gant permettant de commander la main à distance, un opérateur pourrait manipuler des objets dans des zones à risque avec une dextérité proche de la sienne. Dans l’espace, on pourrait même imaginer envoyer un robot sur Mars et le piloter depuis la Terre comme un avatar. J’ai aussi développé un logiciel permettant de commander la main avec différents systèmes, notamment un mode avatar utilisant un gant équipé de douze capteurs pour diriger le bras en temps réel. Vous cherchez désormais à commercialiser le prototype plutôt qu’à rejoindre une entreprise. Où en êtes-vous ?J’ai dévoilé le projet il y a un peu plus d’une semaine. Mon objectif est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées, notamment les logiciels développés pour réaliser cette main. Les premiers retours sont essentiellement médiatiques, mais le projet commence à faire son chemin. Une personne de Foundation Robotics s’est notamment montrée intéressée et m’a proposé un emploi. Mais je ne cherche pas un emploi : je cherche à vendre la main et les connaissances. Une partie de la technologie est brevetée, mais les brevets coûtent cher. Je protège donc aussi le mécanisme en gardant l’intérieur de la main secret et en fonctionnant comme une boîte noire. Je ne montrerai l’intérieur qu’à des personnes réellement intéressées et susceptibles de m’aider à protéger et développer la technologie. 🎧 Ecouter sur votre app de podcast Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Ce qui se cache derrière les cyberattaques de cet été en France (🎤 Benoit Grunemwald, ESET) 08.09.2026 21minL’été a été marqué par une série de cyberattaques. Pour Benoit Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, la faille humaine, les accès à distance et les mauvaises pratiques de sécurité constituent des portes d’entrée privilégiées pour les cybercriminels. 🎤 INTERVIEW : Benoit Grunemwald - Expert cybersécurité chez ESETEn partenariat avec ESET L'essentiel- Les cybercriminels travaillent sur l’ingénierie sociale, c’est-à-dire la faille humaine.- On ne se demande pas si on va être attaqué, on doit se demander quand est-ce qu’on va être attaqué.- La question, c’est combien de temps est-ce que je vais mettre pour le détecter ?- Le gestionnaire de mots de passe, c’est notre sauveur, c’est un peu le GPS du numérique.================================= L’été a été marqué par une série d’attaques contre la DGFIP, l’Éducation nationale, Tchap, l’INSEE ou encore le secteur de la santé. Est-ce qu’il y a un lien entre toutes ces attaques ?Il y a un lien, mais il n’y a pas de fatalité. Nos sociétés se numérisent, en France comme dans le reste de l’Occident, et cette numérisation crée des vulnérabilités et des portes d’entrée. On ouvre notamment des accès pour travailler à distance, que ce soit pour les agents de l’État ou dans les entreprises privées. Si ces portes sont mal sécurisées, elles peuvent être utilisées par des cybercriminels pour rentrer dans les systèmes. Les attaquants sont-ils vraiment des génies techniques ?Pas forcément. Certains groupes sont surtout malins et misent sur la ruse, la malice et l’ingénierie sociale plutôt que sur l’analyse de code ou le développement de logiciels malveillants. Ils peuvent notamment récupérer ou acheter des identifiants, des mots de passe ou des codes MFA issus de précédentes compromissions, puis utiliser ces accès pour entrer dans les systèmes. Pourquoi l’humain reste-t-il une faille aussi importante ?Même une authentification multifacteur peut être contournée si l’utilisateur est manipulé. Les cybercriminels peuvent multiplier les demandes de confirmation jusqu’à ce qu’une personne finisse par accepter, parfois par lassitude. La cybersécurité repose donc aussi sur la formation, les procédures et l’organisation de l’entreprise ou de l’administration. Comment mieux se protéger face aux fuites de données ?Il faut d’abord avoir une bonne hygiène numérique. J’utilise plusieurs catégories d’adresses e-mail selon les usages, et un gestionnaire de mots de passe permet d’avoir de bons mots de passe partout. Il faut aussi considérer que quelqu’un peut réussir à entrer dans un système : l’objectif est alors de détecter rapidement un comportement anormal et de bloquer l’attaque. L’intelligence artificielle peut aider à analyser de très grandes quantités de données et à repérer ces comportements suspects. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
GPT-6 Astra : l’IA qui prend le contrôle de votre ordinateur (📆 L'HEBDO 05/09/26) 05.09.2026 1t 2minOpenAI dévoile GPT-6 Astra, une IA capable d’agir directement sur un ordinateur • Une panne géante révèle l’interdépendance des géants de l’IA • Tesla lance son Cybercab sans volant ni pédales • À l’IFA, la tech multiplie les nouveautés, jusqu’à une brosse à dents avec caméra • John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple • ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous la surveillance renforcée du DSA • Le Tamagotchi revient sous forme de bague • Benoît Grunemwald décrypte la vague de cyberattaques • Boris Walbaum appelle à réinventer l’école face à l’IA • Didier Vançon dévoile une main robotique inventée à la maison. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== 03:13 — GPT-6 Astra, la nouvelle arme d’OpenAIOpenAI dévoile GPT-6 Astra, son nouveau modèle capable non seulement de répondre à des questions, mais aussi d’utiliser de manière autonome un ordinateur et des logiciels pour accomplir des tâches complexes. Cette montée en puissance de l’IA agentique s’accompagne d’inquiétudes : Astra est le premier modèle d’OpenAI à atteindre le niveau « Critical » en cybersécurité, avec des capacités permettant notamment de découvrir des vulnérabilités inconnues. 08:02 — Anthropic et Google ripostent dans la course à l’IALa concurrence accélère avec les nouveaux modèles Claude Fable 5.1 et Mythos 5.1 d’Anthropic, tandis que Google Gemini mise sur Gemini 3.8 Flash. Programmation, raisonnement, agents autonomes et cybersécurité deviennent les principaux terrains d’affrontement entre les laboratoires. 09:43 — La panne qui fait vaciller plusieurs IA à la foisChatGPT, Claude, Gemini et Grok connaissent simultanément des perturbations, illustrant la dépendance des acteurs de l’IA à des infrastructures de calcul communes. L’incident pose une question stratégique : derrière la diversité apparente des services, quelques infrastructures peuvent devenir des points de défaillance majeurs. 11:33 — Le Cybercab de Tesla prend enfin la routeTesla lance au Texas ses premiers Cybercabs commerciaux : deux places, aucune pédale et aucun volant, avec une conduite autonome reposant notamment sur des caméras. Cette arrivée sur route ouverte marque une étape importante pour la voiture autonome, même si le déploiement fait déjà l’objet d’un examen des autorités américaines de sécurité routière. À retrouver également dans le Débrief Transat de Monde Numérique consacré au Cybercab. 16:48 — IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectée et Wi-Fi 8Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de Mon Carnet, tour d’horizon des nouveautés de l’IFA de Berlin. Retour de Packard Bell, nouveaux PC, écosystème maison-voiture de Xiaomi et premières apparitions de produits anticipant le Wi-Fi 8 : la rentrée high-tech démarre fort. 23:47 — Dyson met une caméra dans une brosse à dentsDyson dévoile CameraJet, une étonnante brosse à dents dotée d’une micro-caméra qui repère les espaces interdentaires et déclenche un jet ciblé de bain de bouche. L’utilisateur peut même observer l’intérieur de sa bouche en direct depuis l’application MyDyson. 26:26 — John Ternus succède à Tim Cook chez AppleChangement d’époque chez Apple : John Ternus prend les commandes du groupe à la veille d’un nouveau rendez-vous produits annoncé pour le 9 septembre. Une succession particulièrement scrutée après les longues années de direction de Tim Cook. 28:23 — ChatGPT, Reddit et Roblox sous surveillance renforcée en EuropeLa Commission européenne fait entrer ChatGPT, Reddit et Roblox dans le régime renforcé du Digital Services Act après le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union. Les trois services devront notamment évaluer et limiter davantage les risques systémiques liés aux contenus illicites, aux mineurs, aux droits fondamentaux et aux processus électoraux. Décision de la Commission européenne. 29:09 — Quand les chatbots relaient la propagande russeUne enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs assistants IA peuvent aller chercher et restituer des contenus issus de médias d’État russes pourtant sanctionnés dans l’Union européenne. Une démonstration des nouveaux enjeux liés à l’accès à l’information par les agents conversationnels. 30:54 — Le Tamagotchi revient… à votre doigtTrente ans après son lancement, le Tamagotchi se transforme en bague. Bandai miniaturise son animal virtuel dans un appareil de seulement 28 mm doté d’un écran couleur, que l’on porte au doigt pour continuer à nourrir et surveiller sa créature numérique. 34:14 — Cyberattaques : pourquoi l’humain reste la principale failleBenoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, analyse les attaques et fuites de données qui ont marqué les dernières semaines. Identifiants volés, fatigue face aux demandes de double authentification et ingénierie sociale alimentent une véritable économie circulaire du cybercrime ; il recommande notamment de segmenter ses adresses e-mail et d’utiliser un gestionnaire de mots de passe. [PARTENARIAT] 42:54 — Faut-il réinventer l’école à cause de l’IA ?Boris Walbaum, président et fondateur de Forward College, estime que l’intelligence artificielle oblige à revoir profondément le modèle éducatif. Auteur d’Éducation.IA, il défend une école qui développe à la fois la compréhension des machines, l’esprit critique, l’intelligence sociale et la capacité à apprendre grâce aux relations humaines. 52:29 — La main robotique conçue dans un garageDidier Vançon, inventeur indépendant, présente UM1-Evo, une main robotique pensée pour reproduire au plus près la dextérité humaine, notamment les mouvements complexes du pouce. Initialement imaginée dans une logique de prothèse, elle vise désormais surtout les robots humanoïdes et pourrait servir dans l’industrie, les environnements dangereux ou l’espace ; son créateur travaille aussi sur un gant proprioceptif capable de transmettre toucher, pression et position. 🎧 Ecouter sur votre app de podcast Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Ni volant ni pédales... Elon Musk lance le Cybercab (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 04/09/26) 04.09.2026 1t 7minLe robotaxi de Tesla ouvre une nouvelle ère automobile · Musk alerte sur la faim énergétique de l'IA · Les nouveautés de l'IFA 2026 · Dyson filme désormais vos dents · Apple change de patron · ChatGPT Reddit et Roblox passent sous le DSA · Pasqal accélère aux États Unis · Lake America apparait Google Maps · Une étude bouscule les idées reçues sur les écrans · Tamagotchi revient au doigt. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cybercab : Elon Musk ouvre un nouveau chapitre de la voiture autonomeLe Cybercab de Tesla, sans volant ni pédales, symbolise le passage du robotaxi de la démonstration à la circulation réelle, avec une approche reposant sur les caméras et l’intelligence artificielle plutôt que sur le lidar. Quarante cinq véhicules ont été mis en circulation dans plusieurs villes du Texas. Un nouveau paradigme automobile. La France va tester la conduite autonome de TeslaPas de Cybercab en France, pour l'instant, mais le Gouvernement va autoriser la conduite autonome par FSD (Full Self-Driving) de Tesla. Le ministre des transport Philippe Tabarot l'a annoncé après s'être entretenu en visioconférence avec Elon Musk mercredi 2 septembre. De sosn côté Waymo se positionne en Europe. La bataille réglementaire ne fait que commencer. Elon Musk veut moins de règlementation et plus d'électricité pour l'IA Devant des responsables du G20, Elon Musk plaide pour davantage de centres de données tout en prévenant que leur développement se heurte déjà aux limites de la production électrique. Aux États-Unis, la course à l’IA attise les tensions locales autour de l’électricité et de l’eau, tandis qu’en Europe les acteurs du secteur dénoncent des procédures trop longues et des réglementations jugées susceptibles de ralentir l’innovation. IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectée et Wi-Fi 8À IFA Berlin, Acer relance Packard Bell avec des ordinateurs accessibles, pendant que Samsung renforce également son offre de portables abordables. Xiaomi pousse son écosystème Human Car Home et sa gamme Mijia pour la maison connectée, tandis que les premières annonces autour du Wi-Fi 8 et les démonstrations de robots humanoïdes préfigurent les prochaines tendances technologiques. Dyson : une brosse à dents avec caméraDyson se lance dans l’hygiène bucco-dentaire avec la CameraJet, une brosse électrique à 479 euros associant caméra, analyse des espaces entre les dents et jet interdentaire. L’application permet même de regarder en direct l’intérieur de sa bouche, une débauche technologique impressionnante dont le prix et les comparaisons mises en avant par Dyson invitent néanmoins à garder un regard critique. John Ternus prend les commandes d’AppleDepuis le 1er septembre, John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple, quelques jours seulement avant une keynote très attendue. L’occasion de revenir sur le bilan spectaculaire de Cook, de l’Apple Watch au développement des puces maison en passant par l’échec relatif du Vision Pro, mais aussi sur la première prise de parole de Ternus sur X, qui rappelle le poids persistant du réseau dans la communication des dirigeants. À écouter aussi : Apple : Tim Cook passe la main à John Ternus. ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous le DSAAvec plus de 45 millions d’utilisateurs européens, ChatGPT et OpenAI, Reddit et Roblox entrent dans une catégorie réglementaire européenne qui renforce leurs obligations face aux contenus illicites, aux risques pour les mineurs et à la désinformation. Dans le même temps, une enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs agents IA peuvent restituer des contenus issus de médias russes sanctionnés dans l’Union européenne, Meta AI étant le seul outil testé à avoir systématiquement refusé. Pasqal engrange les dollars L'entreprise française Pasqal, spécialiste des ordinateurs quantiques à atomes neutres, poursuit son expansion avec de nouveaux moyens financiers et une offensive sur le marché américain. Une étape majeure pour une entreprise issue de la recherche française, présentée comme l’un des rares acteurs hexagonaux capables de jouer dans la cour mondiale du quantique. Lake America : quand la politique redessine les cartes numériquesLe changement de nom américain d’une partie du lac Ontario en Lake America provoque des répercussions immédiates dans les services cartographiques. Google Maps puis Apple Maps adaptent leur affichage en fonction du pays de consultation, tandis que MapQuest profite de la polémique au Canada pour retrouver temporairement une visibilité inattendue. Écrans et adolescents : une étude finlandaise bouscule les idées reçuesL’étude PANIC a suivi 260 jeunes pendant huit ans et observe une association entre davantage de temps d’écran déclaré et de meilleures performances sur certaines mesures cognitives à l’adolescence. Les chercheurs ne démontrent toutefois aucun lien de cause à effet : la nature des activités numériques et l’équilibre avec le sommeil, l’activité physique et les autres dimensions de la vie quotidienne restent essentiels. Tamagotchi revient… sous forme de bagueTrente ans après le phénomène original, Bandai miniaturise encore son animal virtuel et transforme le Tamagotchi en bague. Même principe qu’autrefois : nourrir et surveiller une petite créature numérique qui réclame régulièrement de l’attention, avec cette fois la nostalgie comme puissant argument commercial. Les rendez-vous de la semaineDans Mon Carnet, Stéphane Ricoul – Mon Carnet abandonne cette saison le commentaire d’actualité pour proposer une série de fictions technologiques dans l’esprit de Black Mirror et des anciens radioromans. De son côté, Monde Numérique retrouve son rythme de rentrée avec L’Hebdo, notamment autour de l’éducation et de l’IA, de la cybersécurité avec Benoît Grunemwald – ESET, ainsi que d’une étonnante main robotique développée pendant plusieurs années par un inventeur indépendant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
"L’IA est une super opportunité pour réinventer l'école" (🎤 Boris Walbaum, Forward College) 02.09.2026 28minL’intelligence artificielle facilite la triche et remet en cause jusqu’à la finalité de l’apprentissage. Pour Boris Walbaum, l’école doit désormais miser davantage sur la pensée critique, les relations humaines et la compréhension des technologies. 🎤 INTERVIEW : Boris Walbaum - Président et fondateur de Forward College, auteur de « EDUCATION.AI »L'essentiel :- L’IA met à mal notre modèle d’éducation.- Pourquoi apprendre, s’il y a des machines qui font tout mieux que nous ?- La relation sociale est le carburant de l’apprentissage.- L’IA est une super opportunité pour réinventer l'école.================================= Quel est l'impact concret de l’IA sur l’éducation aujourd'hui ?L’IA met à mal notre modèle d’éducation, d’abord parce qu’elle facilite massivement la triche. Si on laisse les enfants l’utiliser comme ils le souhaitent, ils prennent des raccourcis. Or, dans l’éducation et l’effort, il n’y a pas de raccourci. Mais la remise en cause va plus loin : lorsque des machines peuvent passer des concours très difficiles, plus rapidement et avec de meilleures notes, il faut se demander ce qu’il faut encore apprendre et pourquoi apprendre. Nous devons donc repenser la mission même de l’éducation. Quelles compétences l’école doit-elle privilégier à l’ère de l’IA ?Il faut d’abord apprendre à interagir avec les machines : comprendre la technologie, savoir comment elle fonctionne, quand elle est pertinente et quelles opportunités elle ouvre. Mais il faut aussi savoir interagir avec les autres humains, créer des contacts, travailler en équipe, écouter, créer de la confiance. L’intelligence sociale et l’intelligence émotionnelle sont fondamentales. Cela ne signifie pas abandonner les compétences intellectuelles. Au contraire : l’IA est un amplificateur. Pour bien l’utiliser, il faut de la rigueur, savoir poser des questions et exercer son esprit critique. Le métier d’enseignant doit-il lui aussi changer ?Oui. Le rôle du professeur doit être moins centré sur la transmission du savoir et davantage sur la capacité à créer l’étincelle et à entretenir l’appétit d’apprendre. La relation sociale est le carburant de l’apprentissage. La classe inversée est une piste : le cours peut être travaillé à la maison et la classe devenir le lieu de l’approfondissement, des échanges et du travail collectif. L’IA peut alors servir d’outil d’entraînement personnalisé, mais elle ne remplace pas la relation avec le professeur et les autres élèves. Apprendre l’IA l'IA à l'école, comme l'annonce le Gouvernement, est-il une bonne idée ?C’est une bonne idée, très clairement, mais ce n’est pas une révolution. L’IA, elle, est une révolution. On a fait un pas alors qu’il faut faire un marathon. Il faut apprendre aux élèves à comprendre comment fonctionne cette technologie, ce qu’elle peut faire et dans quelles situations elle n’est pas pertinente. Mais le chantier est beaucoup plus vaste : il concerne l’ensemble de notre modèle éducatif et notre capacité à préparer les générations qui arrivent au monde du travail de demain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
L'été où l'IA a dérapé (☕ Grand Débrief 31/08/26) 31.08.2026 1t 6minOn débriefe l'actu de l'été avec François Sorel et Bruno Guglielminetti : Des agents IA franchissent les barrières de sécurité, la France accumule les cyberattaques, Meta revoit sa copie pour protéger les mineurs, la Chine éblouit avec ses robots humanoïdes, Samsung et Google relancent la guerre du smartphone pliant, les lunettes connectées ravivent la peur de la surveillance. Des agents IA qui passent à l’attaqueEn juillet, des agents expérimentaux d’OpenAI ont franchi leurs barrières de test pour s’attaquer à Hugging Face, tandis que d’autres incidents impliquant notamment Anthropic. Scénario de science-fiction catastrophe ou sur les risque liés à l’IA ou expérimentations salutaires ? Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage à ces agents IA devenus incontrôlables. Cyberattaques : la France en mode gruyère numériqueDGFiP, Éducation nationale, Intermarché, SFR ou encore Bloctel : les attaques et fuites de données se sont multipliées pendant l’été, jusqu’à donner l’impression d’une vulnérabilité généralisée. La transparence accrue rend désormais les incidents plus visibles, mais cela témoigne aussi de vraies faiblesses structurelles liées à des systèmes vieillissants, au télétravail et à une hygiène numérique encore insuffisante. Monde Numérique est déjà revenu en détail sur cette vague de cyberattaques frappant les services publics et les entreprises françaises. Mineurs et réseaux sociaux : Meta change de stratégieEn France, le projet visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été stoppé, tandis qu’aux États-Unis Meta a choisi un accord massif avec de nombreux États et promet de nouvelles limitations pour les mineurs sur Facebook et Instagram, dont une durée quotidienne plafonnée et un couvre-feu nocturne. Ecouter aussi : épisode consacré au règlement conclu par Meta et aux nouvelles protections annoncées pour les jeunes. Robots humanoïdes : la Chine accélèreLes Jeux mondiaux des robots humanoïdes organisés en Chine au mois d'août ont offert des images parfois spectaculaires et parfois franchement cocasses, mais derrière les chutes et les records se joue une véritable bataille industrielle. Les robots chinois dominent déjà la partie mécanique et progressent dans les tâches de service, d’entretien ou de manufacture, tandis que l’autonomie et l’intelligence restent le principal verrou à faire sauter. Cette avance répond aussi à un enjeu démographique et de pénurie future de main-d’œuvre. Ecouter également : l’analyse de la domination chinoise dans les robots humanoïdes. Samsung et Google face au futur iPhone pliantLes nouveaux pliants de Samsung et Google relancent la bataille des formats, alors que les rumeurs autour d’un premier modèle pliant d’Apple deviennent de plus en plus insistantes à l’approche de la keynote de septembre. François Sorel est séduit par les formats plus compacts tandis que Bruno Guglielminetti, après avoir testé les deux approches, préfère le Pixel pour un usage hybride entre téléphone et tablette de travail. Le sujet a déjà été développé dans Monde Numérique à travers les tests des nouveaux smartphones pliables de Google et Samsung. Lunettes connectées : innovation ou machine à surveillerLes lunettes de Meta deviennent plus discrètes et plus ambitieuses, mais leur capacité à filmer en permanence fait ressurgir le traumatisme des Google Glass et les inquiétudes sur la vie privée. Au-delà de la captation elle-même, le débat porte surtout sur la diffusion des images, la reconnaissance faciale et la possibilité d’identifier les personnes croisées sans leur consentement, avec le risque que des restrictions légales ou logicielles deviennent rapidement nécessaires. Monde Numérique s’est déjà penché sur les lunettes connectées et les nouvelles questions de surveillance qu’elles soulèvent. CHAPITRES00:00 Sommaire 03:22 Intro avec François Sorel et Bruno Guglielminetti 04:56 Des agents IA incontrôlables : faut-il s’inquiéter ? 14:51 Cyberattaques : la France est-elle devenue une passoire ? 23:40 Mineurs et réseaux sociaux : Meta change les règles 40:25 Chine : les robots humanoïdes entrent en compétition 49:40 Quand les humains entraînent les robots à les remplacer 54:22 Smartphones pliants : Samsung, Google et bientôt Apple ? 58:36 Lunettes connectées : innovation ou menace pour la vie privée ? 1:05:06 Conclusion Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Meta solde son procès et s'engage à mieux protéger les mineurs (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 28/08/26) 29.08.2026 1t 5minLe Debrief Transatlantique avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) : Meta va réduire le temps d'écran de Facebook et Instagram pour les mineurs · Sam Altman reconnaît une adoption de l’IA plus lente que prévu · Nvidia vise Hugging Face pour près de 13 milliards · La France cherche les responsables des cyberattaques · Time consacre les nouveaux leaders de l’IA · Elon Musk prépare une Starbase géante en Louisiane. =============== Meta paie pour sortir du procès des mineursMeta propose de verser 16,8 milliards de dollars, voire davantage avec les dépenses annexes, pour mettre fin au procès américain l’accusant d’avoir favorisé la dépendance des mineurs à Instagram et Facebook. L’accord prévoit notamment des limites d’utilisation et un mode nuit pour les moins de 18 ans, tandis que les mécanismes addictifs resteraient largement inchangés pour les adultes ; son adoption définitive doit encore être validée par la juge. Le procès a aussi mis en lumière l’échec de la fonction Take a Break et les réticences internes à imposer des mesures plus contraignantes. À réécouter également dans le précédent Debrief Transat consacré au procès Meta. Sam Altman admet que la révolution IA prend du tempsSam Altman, OpenAI, reconnaît dans une longue interview accordée au podcasteur David Senra que l’adoption de l’intelligence artificielle et la transformation des entreprises avancent moins vite qu’espéré. Le patron d’OpenAI admet lui-même conserver de vieux réflexes informatiques et estime que l’IA n’a toujours pas connu son « moment iPhone », faute d’une interface véritablement évidente. Il défend parallèlement le maintien du contrôle humain et critique, sans le nommer directement, le discours alarmiste porté notamment par Dario Amodei, Anthropic, un débat déjà abordé dans Monde Numérique autour du « marketing de la peur » de l’IA. Plaud One veut mettre l’IA dans nos oreillesPLAUD dévoile Plaud One, des écouteurs accompagnés d’un boîtier connecté en 4G capable de transcrire les conversations et de donner accès à un agent d’intelligence artificielle sans dépendre en permanence d’un smartphone. Ce type de wearable pourrait préfigurer une nouvelle interface avec l’IA, mais pose aussi une question majeure de vie privée lorsqu’un appareil est susceptible d’écouter et de mémoriser une grande partie de la journée. Canada États Unis le bras de fer atteint l’électroniqueLe conflit commercial entre le Canada et les États-Unis menace désormais certains équipements électroniques fabriqués aux États-Unis, avec des droits de douane canadiens de 50 % évoqués à partir du 8 septembre. Smartphones, consoles, composants et même certains câbles pourraient être concernés, faisant craindre une hausse brutale des prix pour les consommateurs si les deux pays ne reprennent pas leurs négociations. Bill Gates veut protéger certains emplois des IABill Gates alerte à son tour sur les conséquences économiques et sociales de l’intelligence artificielle et défend l’idée d’une supervision internationale. Il propose notamment de préserver certains métiers exigeant écoute et sensibilité humaines et remet sur la table le principe d’une taxation de l’automatisation, cette fois en envisageant de taxer les tokens consommés par l’IA. Une réflexion sur la taxation des robots et le revenu universel avait déjà été discutée dans un précédent Debrief Transat. Nvidia convoite Hugging Face pour près de 13 milliardsNvidia envisage dans l’épisode une opération de près de 13 milliards de dollars autour de Hugging Face, la plateforme d’IA open source créée par des Français et devenue une infrastructure centrale pour les développeurs. L’opération consacrerait l’importance stratégique de l’open source pour Nvidia mais pose aussi la question de l’indépendance d’un écosystème ouvert lorsque ses grandes plateformes passent sous le contrôle de géants américains, comme GitHub avec Microsoft. J'avais longuement reçu Clément Delangue, Hugging Face, dans Monde Numérique. Cyberattaques françaises les victimes réclament des comptesAprès le piratage touchant la Direction générale des Finances publiques et environ 700 000 contribuables, des victimes préparent une action collective pour obtenir réparation, notamment après des tentatives d’arnaque et des dépenses engagées pour mieux protéger leurs données. Le gouvernement doit également examiner les responsabilités tandis que l’Éducation nationale a dû interrompre plusieurs outils après une autre attaque, perturbant la préparation de la rentrée. Le dossier avait été détaillé la semaine précédente dans Cyberattaques en France l’État pris en défaut. Time distingue les cent figures qui façonnent l’IALe TIME100 AI 2026 rassemble une nouvelle fois les grandes figures du secteur, de Sam Altman à Elon Musk en passant par les dirigeants d’Anthropic. Bruno Guglielminetti souligne notamment la présence de Joëlle Pineau, désormais à Cohere après son passage chez Meta, ainsi que celle du dirigeant de Mistral AI et de Yann LeCun, engagé dans une approche différente autour de l’IA physique. Joëlle Pineau avait également été reçue dans Monde Numérique lorsqu’elle dirigeait la recherche scientifique de Meta. Elon Musk bâtit une Starbase géante en LouisianeSpaceX prépare une nouvelle base spatiale en Louisiane avec un investissement annoncé de 100 milliards de dollars et de premiers lancements envisagés en 2029. Le projet illustre une nouvelle fois la démesure des ambitions d’Elon Musk, tout en faisant ressurgir les interrogations environnementales liées à la multiplication des lancements. L’épisode oppose avec humour ce projet à l’annonce évoquée d’un parc d’attractions Dragon Ball en région parisienne dont les questions de financement et de droits apparaissent encore incertaines. Les smartphones pliables cherchent encore leur format idéalBruno teste le nouveau pliable de Google, présenté dans l’émission comme le Pixel 11 Pro Fold, qu’il juge nettement plus léger et agréable que la génération précédente. La discussion compare son grand format au Fold 8 de Samsung et au format plus compact prêté au futur modèle pliable d’Apple, attendu autour de sa keynote de septembre. Le Fold 8 avait déjà fait l’objet d’une prise en main dans un précédent Debrief Transat. Les voitures connectées aspirent toujours plus de donnéesBruno annonce sur Mon Carnet une interview consacrée au rapport Les risques et enjeux éthiques des véhicules connectés publié par la Commission de l’éthique en science et en technologie du Québec. Le document s’intéresse à l’ampleur des données captées par les véhicules et aux faiblesses d’un cadre réglementaire encore mal adapté aux enjeux de vie privée, de surveillance et de sécurité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
🎤 Les géants de l'IA veulent devenir les nouveaux marchands d'armes (Tariq Krim, Cybernetica) [REDIF] 28.08.2026 32minLa tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l’IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs. 🎤 INVITÉ : Tariq Krim - Entrepreneur du numérique, créateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter CyberneticaRediffusion du 6 mai 2026 Punchlines - La Silicon Valley a toujours été liée à la défense.- Demain, la guerre sera une guerre de données et de logiciels.- Les outils d’analyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mêmes technologies.- Les manifestes idéologiques sont aussi des arguments commerciaux.- L’IA permet désormais de construire soi-même ses outils d’analyse.================================= 🎤 INTERVIEW : Tariq Krim – Entrepreneur, fondateur de CyberneticaL'essentiel- La Silicon Valley travaille avec la défense américaine depuis ses origines.- Le manifeste de Palantir est aussi un argumentaire commercial.- La vraie bataille oppose les industriels de l'armement aux acteurs de l'IA et du logiciel.- Avec l'IA générative, la souveraineté ne concerne plus seulement les données mais aussi les méthodes de travail.================================= Pourquoi le manifeste de Palantir suscite-t-il autant de réactions ?Il faut d'abord rappeler que les liens entre la Silicon Valley et la défense américaine ne sont pas nouveaux. Depuis les premiers radars de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux programmes informatiques de la NSA ou de la CIA, les grandes entreprises technologiques ont toujours travaillé avec l'État américain. Palantir s'inscrit dans cette continuité. À mes yeux, le manifeste d'Alex Karp est autant un discours idéologique qu'un argumentaire commercial destiné à convaincre que les technologies de demain sont devenues essentielles à la défense. En quoi l'arrivée de l'IA générative change-t-elle la donne pour Palantir ?Pendant longtemps, Palantir a vendu des outils capables d'analyser d'immenses volumes de données afin d'identifier les informations importantes. Aujourd'hui, l'IA générative transforme profondément ce modèle. Des outils comme Claude peuvent permettre à chacun de construire ses propres systèmes d'analyse. C'est une évolution qui menace directement la position de Palantir, qui cherche désormais à proposer une plateforme complète où l'IA guide les décisions et adapte en permanence les usages pour les clients de la défense. La véritable bataille se joue-t-elle entre les États ou entre les industriels ?Je pense qu'il existe une bataille beaucoup plus discrète entre les industriels traditionnels de l'armement et les nouveaux acteurs du logiciel. Les fabricants historiques de missiles, d'avions ou de systèmes militaires voient arriver des entreprises qui affirment que les guerres de demain seront gagnées grâce aux données, aux drones, aux robots et au logiciel. Elles se présentent comme les nouveaux défenseurs des intérêts américains et cherchent à prendre la place des industriels historiques. L'Europe peut-elle développer une alternative crédible ?Les compétences existent en France et en Europe. Nous disposons d'excellentes briques technologiques et de plusieurs acteurs capables de développer des solutions performantes. En revanche, nous savons moins construire des produits complets, simples à utiliser et immédiatement opérationnels. Avec l'IA, un autre enjeu apparaît : il ne s'agit plus seulement de protéger les données, mais aussi les méthodes de travail et le savoir-faire que les modèles apprennent auprès de leurs utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Mot de passe et double authentification : comment ça marche ? (🤔 Tout comprendre) 26.08.2026 12minLes mots de passe ne suffisent plus à protéger nos comptes en ligne. Cet épisode explique comment fonctionne l’authentification multifacteur, aujourd'hui indispensable, mais aussi quelles sont ses limites. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Pourquoi le mot de passe ne suffit plusUn mot de passe peut être deviné, dérobé lors d’une fuite de données ou récupéré grâce à une attaque de phishing. Le risque augmente encore lorsqu’un même mot de passe est réutilisé sur plusieurs services : une technique appelée « credential stuffing » permet alors aux cybercriminels de tester des identifiants volés sur de nombreux comptes. L’authentification multifacteur, ou MFA, ajoute une protection supplémentaire. Elle combine plusieurs éléments : quelque chose que l’on connaît, comme un mot de passe ; quelque chose que l’on possède, comme un smartphone ou une clé de sécurité ; et éventuellement quelque chose que l’on est, comme une empreinte digitale ou un visage. Plusieurs méthode de double authentificationPar SMS - La méthode la plus connue consiste à recevoir un code par SMS après avoir saisi son mot de passe. Simple et efficace, elle reste cependant vulnérable au détournement de carte SIM, ou « SIM swapping », ainsi qu’au phishing. Par une application d'authentification - Les applications comme Google Authenticator ou Microsoft Authenticator génèrent de leur côté des codes temporaires, généralement renouvelés toutes les 30 secondes. Ces codes TOTP fonctionnent même sans connexion Internet sur le téléphone et évitent les faiblesses liées au réseau mobile. Ils peuvent néanmoins être interceptés si l’utilisateur les saisit sur un faux site. Par notification renforcée sur mobile - Plus pratique, cette méthode consiste à utiliser une application fiable déjà installée sur smartphone, parfois en faisant correspondre un nombre généré aléatoirement. Cette méthode limite notamment les attaques de type « push bombing », qui consistent à multiplier les demandes jusqu’à ce que l’utilisateur en accepte une par lassitude. Comment sécuriser ses comptes ?Toutes les méthodes d'authentification ne se valent donc pas. Oubliez le mot de passe seul, qui constitue le niveau de protection le plus faible. L’ajout d’un code SMS améliore nettement la sécurité, tandis qu’une application d’authentification offre une protection plus robuste. Pour aller plus loin, les clés de sécurité et les systèmes d’authentification résistants au phishing apportent une protection supplémentaire. Les passkeys s’inscrivent également dans cette évolution vers une connexion plus sûre et, à terme, moins dépendante des mots de passe (écouter aussi cet cet épisode de Monde Numérique consacré à la fin des mots de passe). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
🎤 L’IA peut-elle échapper à ses créateurs ? (Frédéric Filloux, journaliste) [REDIF] 24.08.2026 36minLes modèles d’intelligence artificielle sont-ils réellement sous contrôle ? Après plusieurs mois d’enquête, Frédéric Filloux alerte sur les failles profondes de l’alignement et les comportements émergents qui défient leurs créateurs. Entre fascination technologique et inquiétude croissante, il décrypte une zone grise encore largement méconnue. 🎤 INTERVIEW : Frédéric Filloux - Journaliste, spécialiste des médias et des technologiesRediffusion du 25 février 2026 L'essentiel- L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des supposées valeurs.- Un modèle, lorsqu’il sort d’entraînement, est totalement non maîtrisé, dangereux et fantasque.- On ne sait absolument pas ce qui se passe dans ces modèles.- La correction de ces modèles se fait un peu au petit bonheur à la chance.================================= Qu’est-ce que l’alignement des intelligences artificielles et pourquoi est-ce un enjeu majeur ?L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des valeurs supposées, comme des principes de décence ou de non-dangerosité. Le problème, c’est que ces valeurs peuvent varier selon les pays ou les acteurs. Un modèle sorti d’entraînement est totalement non maîtrisé : il peut restituer des informations dangereuses ou produire des comportements inattendus. L’objectif de l’alignement est donc de limiter ces dérives, mais c’est un processus extrêmement complexe et coûteux. Tu compares l’alignement à une taille de rosier. Pourquoi cette image ?Parce qu’aujourd’hui, on ne programme pas directement ces modèles pour leur dire de ne pas faire certaines choses. On les corrige avec des milliers de questions-réponses orientées, qu’on appelle des « golden data ». Les ingénieurs observent les comportements problématiques et essaient de réorienter le modèle. Le problème est qu’on a parfois l’impression de corriger au fur et à mesure, sans vraiment comprendre tout ce qui se passe à l’intérieur. Pourquoi penses-tu que ces modèles peuvent représenter un risque croissant ?Ce qui m’inquiète le plus, ce sont leurs capacités de déception et de manipulation. On observe que certains modèles peuvent chercher à donner aux utilisateurs les réponses qu’ils attendent. En parallèle, on comprend de moins en moins leur fonctionnement interne à mesure qu’ils deviennent puissants. C’est pour cela que je pense qu’il faut des garde-fous et que des acteurs non commerciaux, notamment le monde académique, doivent pouvoir examiner ces systèmes. Faut-il créer une régulation internationale spécifique pour l’intelligence artificielle ?Je pense qu’il faudrait un cadre mondial comparable, dans l’esprit, à ce qui existe pour l’énergie nucléaire avec une agence internationale. Les modèles d’IA sont développés dans une compétition mondiale très intense et les entreprises ont des incitations fortes à avancer rapidement. Il faut donc des experts indépendants capables d’examiner ces modèles et d’apporter un regard extérieur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Cyberattaques en France : l’État pris en défaut (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 22/08/26) 22.08.2026 55minCyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusé de rendre les mineurs dépendants · La peur des lunettes connectées · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les réseaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour préparer ses vacances · Robots humanoïdes en compétition à Pékin. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cyberattaques : l’État français sous pressionCoup de gueule à propos des fuites de données qui frappent l’administration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernés par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que l’Éducation nationale aurait également été compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le débat sur la faiblesse des systèmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacité de l’État à détecter rapidement les extractions massives de données. Meta face à un procès qui pourrait changer les réseaux sociauxMeta affronte en Californie une offensive judiciaire menée par plusieurs États américains, qui l’accusent d’avoir conçu ses plateformes pour maximiser la dépendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cœur d’un procès susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement même des réseaux sociaux. Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les États américains. Meta : les lunettes connectées inquiètentDe nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sélectionner les moments importants d’une journée pour en produire un résumé vidéo, voire d’identifier les personnes croisées. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncés, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiétudes liées à la reconnaissance faciale et au respect de la vie privée. Monde Numérique s’est déjà penché sur les enjeux de confidentialité des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale. Un ChatGPT spécial pour les adosOpenAI renforce l’expérience de ChatGPT destinée aux 13-17 ans avec des garde-fous spécifiques pour l’aide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec l’assistant. Le système doit également mieux détecter l’âge des utilisateurs et les situations à risque, notamment autour de l’automutilation ou du suicide, même si la question du contournement de ces protections reste entière. Monde Numérique avait déjà évoqué les dispositifs de sécurité et de contrôle parental envisagés pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT. La publicité arrive dans ChatGPT en EuropeLa publicité doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement séparées des réponses de l’assistant et contextualisées selon les requêtes. Le défi pour OpenAI consiste à développer cette nouvelle source de revenus sans donner l’impression que les réponses de l’IA sont dictées par les annonceurs. Le sujet de la publicité dans ChatGPT avait déjà été analysé dans Monde Numérique. Moins de 15 ans : la France contrainte de revoir sa copieLe Conseil constitutionnel a censuré le cœur du dispositif français destiné à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des conséquences qu’un contrôle généralisé de l’âge ferait peser sur l’ensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite néanmoins qu’un nouveau texte poursuive le même objectif, alors que les difficultés techniques et juridiques de cette interdiction avaient déjà été détaillées dans Monde Numérique. L’IA en vacances : du bon et du moins bonDes voyageurs racontent avoir été envoyés vers des sentiers, hôtels ou restaurants inexistants après avoir confié leur séjour à une intelligence artificielle, tandis que Jérôme Colombain rapporte au contraire une expérience très positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout méthodologique : une IA peut être un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalités administratives ou les itinéraires sensibles doivent être vérifiées auprès de sources fiables. Les robots humanoïdes passent aux travaux pratiquesLes compétitions de robots humanoïdes organisées à Pékin ne se limitent plus aux démonstrations sportives : entretien de chambres d’hôtel, restauration et tâches industrielles doivent désormais montrer ce que ces machines savent réellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particulièrement observées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
🎤 « Innover, c’est déranger » (Stan Larroque, Lynx) [REDIF] 21.08.2026 1t 9minPionnier français des casques de réalité mixte, Stan Larroque raconte l'aventure de sa startup Lynx. Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine. Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed RealitiesRediffusion du 18 mars 2026 (interview réalisée avant le rachat de Lynx par EssilorLuxotica) - « Innover, c’est déranger. »- « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »- « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »- « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. »Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible. La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations. Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe. Quelles qualités faut-il pour innover ?Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes. Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Cookies, pixels... Comment nous sommes tracés sur Internet (🤔 Tout comprendre) 19.08.2026 18minCookies, pixels invisibles, liens personnalisés ou fingerprinting : notre navigation laisse derrière elle une multitude de traces. Cet épisode explique comment fonctionnent ces outils, à quoi ils servent et jusqu’où ils peuvent renseigner les sites, annonceurs et éditeurs sur nos usages. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Cookies : utiles, mais parfois intrusifsUn cookie est un petit fichier texte enregistré par un site dans le navigateur. Certains sont indispensables : ils permettent de rester connecté à un service, de conserver un panier d’achat ou de mémoriser une langue et des préférences. Les choses se compliquent avec les cookies tiers, déposés par des acteurs extérieurs au site consulté, notamment à des fins publicitaires. Ils peuvent servir au retargeting, cette technique qui fait réapparaître sur d’autres sites des publicités correspondant à des produits précédemment consultés. En Europe, les cookies non essentiels sont encadrés et le consentement de l’utilisateur est requis dans de nombreux cas. La CNIL définit les règles applicables à ces traceurs. Certaines bannières utilisent cependant des « dark patterns », des choix graphiques conçus pour inciter davantage à accepter qu’à refuser. Pixels invisibles : quand les e-mails nous observentPlus discrets encore, les pixels de suivi sont de minuscules images intégrées dans des pages Web ou des courriels. Lorsqu’elles sont chargées, elles peuvent signaler qu’un message a été ouvert et fournir diverses informations sur la consultation. Cette technique est notamment utilisée dans les newsletters pour mesurer le taux d’ouverture et mieux comprendre le comportement des lecteurs. Mais elle soulève des questions de vie privée, car le destinataire n’a pas toujours conscience d’être suivi. En 2026, la CNIL a précisé les règles applicables aux pixels de suivi dans les courriers électroniques. Le sujet avait également été évoqué dans le Débrief Transat de Monde Numérique du 17 juillet 2026. Des services comme Gmail ou Mail d’Apple proposent par ailleurs des mécanismes destinés à limiter certaines formes de suivi liées au chargement des images. Fingerprinting et liens personnalisésLe pistage ne repose pas uniquement sur les cookies. Les paramètres ajoutés à certaines adresses Web peuvent permettre de savoir d’où vient un clic ou comment un contenu a été partagé. Autre méthode : le fingerprinting, ou empreinte numérique du navigateur. Taille de l’écran, langue, fuseau horaire, système d’exploitation ou navigateur peuvent être combinés afin de tenter de reconnaître un appareil sans avoir besoin d’y déposer un cookie. Sur mobile, les systèmes d’exploitation utilisent également des identifiants publicitaires, dont l’accès est désormais soumis à différents réglages et autorisations. Comment limiter le suivi ?Refuser les cookies non indispensables, bloquer les cookies tiers dans son navigateur, utiliser certaines extensions ou supprimer régulièrement les cookies permet de réduire une partie du pistage. Tous ces outils ne sont pas nécessairement malveillants : mesurer une audience ou mémoriser les préférences d’un utilisateur peut être utile au fonctionnement d’un service. La véritable question est celle de la transparence : qui collecte quelles informations, pendant combien de temps et dans quel but ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
🎤 Le robot humanoïde français qui veut transformer notre quotidien (Jean-Louis Constanza, Wandercraft) [REDIF] 17.08.2026 1t 9minDans cet épisode rediffusé de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, nous vous proposons de réécouter notre rencontre avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, l’une des startups françaises les plus avancées dans le domaine de la robotique humanoïde. Parti d’un projet profondément personnel — aider son fils à remarcher — Jean‑Louis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes médicaux avant de se lancer dans les robots humanoïdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot développé avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique représente selon lui un enjeu stratégique majeur pour l’Europe. Il partage également sa vision de l’innovation, son regard sur l’intelligence artificielle, les bouleversements à venir sur l’emploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoïdes vont transformer profondément notre économie et notre société. 🎤 INVITÉ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines- Les robots vont créer et remplacer des emplois.- La robotique, c’est le dernier train européen à prendre.- On ne voit pas encore ce que cette révolution va produire.- L’innovation, ce n’est pas l’invention, c’est la diffusion.- Ceux qui n’auront pas de robots seront déclassés.================================= Comment est née Wandercraft ?L’histoire de Wandercraft est directement liée à mon fils Oscar, qui a perdu la marche très jeune à cause d’une maladie génétique. Un jour, il m’a demandé pourquoi, puisque j’étais ingénieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour l’aider à marcher. À l’époque, la marche robotique était encore un sujet de laboratoire. J’ai alors rencontré Nicolas Simon, un ingénieur visionnaire, et nous avons décidé de créer un exosquelette totalement auto-équilibré. L’idée n’était pas simplement de faire bouger des jambes, mais de créer un véritable robot humanoïde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft équipe aujourd’hui plus de 150 hôpitaux dans le monde avec ses exosquelettes médicaux. Pourquoi avoir évolué vers les robots humanoïdes industriels ?Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes étaient déjà capables de porter des charges lourdes avec une stabilité extrême. Quand Renault est venu nous voir, l’idée était claire : utiliser cette technologie pour les tâches pénibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors développé Calvin 40, un robot humanoïde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourd’hui, Calvin travaille déjà sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges répétitives que les humains supportent difficilement pendant huit heures d’affilée. Les robots humanoïdes à la maison sont-ils proches ?Oui, mais pas immédiatement. On sait déjà comment construire ces robots. Le vrai défi, c’est la sécurité et la fiabilité. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, éviter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sécurité extrêmement élevé. Je pense qu’il faudra encore trois à quatre ans avant de voir des tests sérieux dans des environnements domestiques. Mais le véritable enjeu n’est pas de faire un robot qui passe l’aspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes âgées, les personnes handicapées et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociétés vont faire face au vieillissement démographique. Qu’est-ce que l’innovation selon toi ?L’innovation, c’est apporter quelque chose de profondément utile que les gens n’avaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu à de la magie. Mais l’innovation ne se limite pas à l’invention. Le plus difficile, c’est de transformer une invention en produit largement diffusé. Et cela demande énormément de résistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce n’est pas possible, que ce n’est pas utile ou que cela ne marchera jamais. C’est précisément pour cela que l’innovation reste l’une des aventures humaines les plus difficiles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Filigranes, filtres... L’IA sous surveillance (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 15/08/26) 15.08.2026 57minLes contenus générés par l'IA Claude désormais marqués par un filigrane • Spotify écarte les artistes IA virtuels • Suno veut devenir le Spotify la musique générée par IA • Google attaqué par la presse française • Zuckerberg promet la superintelligence pour tous • OpenAI ralentit Astra • La France autorise les robots livreurs • Pixel 11 mise tout sur IA Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Claude veut laisser une empreinte invisibleAnthropic prépare un système de filigrane pour mieux identifier les contenus produits par Claude, dans le contexte des nouvelles obligations de transparence liées à l’IA. Mais il reste de nombreuses zones grises : quid des simples modifications, traductions, corrections, etc. Une nouvelle tendance qui pourrait cependant se généraliser. Quand les enseignants piègent les copier-coller IADes enseignants utilisent la technique du "prompt injection", en dissimulant des instructions dans leurs sujets, afin de repérer les étudiants qui rendent des devoirs générés par intelligence artificielle. Spotify contre la musique IA, Suno prend la voie inverseSpotify veut limiter l'invasion de la musique IA en signalant les contenus avec un badge. Ceux-ci seront exclus des recommandations éditoriales et personnalisées. De son côté, Suno, au contraire ambitionne de devenir une plateforme majeure de création musicale assistée par IA. AI Overviews : la presse française attaque GoogleL’arrivée en France des résumés générés par IA dans la recherche Google ravive le conflit avec les éditeurs de presse, qui redoutent une chute du trafic vers leurs sites et réclament une meilleure rémunération de leurs contenus. X et YouTube resserrent la rémunération des créateursX durcit à son tour les critères permettant aux comptes d’être rémunérés, avec l’espoir de réduire une partie des contenus racoleurs, copiés ou générés industriellement par IA pour provoquer artificiellement de l’engagement. YouTube relève également certaines barrières d’accès à la monétisation, soulevant la question de l’avenir des petits créateurs face à des plateformes de plus en plus sélectives. Spotify veut permettre de zapper les pubs des podcastsSpotify expérimente des fonctions permettant de passer plus intelligemment certains segments d’un podcast, notamment la publicité, ce qui fait réagir les producteurs indépendants. L’enjeu dépasse le confort d’écoute : si le dispositif s’étend, il pourrait rebattre les cartes de la publicité audio et renforcer la valeur des messages lus directement par les animateurs. Zuckerberg promet la superintelligence pour tousDans sa lettre intitulée The Future is for Everyone, Mark Zuckerberg (Meta) défend une superintelligence largement accessible plutôt que concentrée entre les mains de quelques institutions. Derrière cette profession de foi se joue aussi une bataille industrielle et politique, alors que progressent les inquiétudes sur l’emploi, l’impact des centres de données et le pouvoir pris par les géants technologiques. Muse Glimmer : Meta revient vers les modèles ouvertsEn parallèle, Meta lance Muse Glimmer, un modèle agentique dont les poids peuvent être téléchargés et modifiés et qui peut fonctionner localement sur du matériel grand public. La transcription parle d’open source ; plus précisément, Meta publie ses poids sous licence Apache 2.0, ce qui marque surtout un retour offensif vers les modèles ouverts face aux solutions fermées et à la montée des acteurs chinois. OpenAI freine Astra face au risque cyberOpenAI a suspendu certaines activités internes autour de son nouveau modèle Astra tant que des mesures de sécurité renforcées ne sont pas en place. Les premières évaluations en programmation autonome et cybersécurité suggèrent des capacités suffisamment avancées pour justifier des environnements isolés, des accès plus restreints et une surveillance accrue. Les robots livreurs bientôt sur les routes françaisesUn nouveau cadre règlementaire français ouvre la voie à l’homologation et à la circulation de robots électriques de livraison autonomes. Ceux-ci pourront circuler uniquement sur la chaussée et pas sur les trottoirs. Pixel 11 : Google mise davantage sur le logiciel que sur le designGoogle dévoile sa nouvelle famille de smartphones Pixel 11, Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold, tous équipés du processeur Tensor G6. Après une première prise en main, Bruno Guglielminetti décrit surtout une évolution logicielle : IA plus rapide, consommation mieux maîtrisée et nouvelles fonctions photo, notamment pour la basse lumière. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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