Civilisation de l'Égypte pharaonique - Laurent Coulon

Civilisation de l'Égypte pharaonique - Laurent Coulon

Collège de France
Negara Perancis
Genre History
Bahasa FR
Episod 35
Terkini 15.06.2026

Ce podcast explore la civilisation de l'Égypte pharaonique à travers les enseignements de Laurent Coulon, titulaire de la chaire au Collège de France. Il aborde l'archéologie, la philologie et l'anthropologie pour comprendre l'évolution de la société, de la religion et de l'art égyptiens, depuis le IVe millénaire av. J.-C. jusqu'à la fermeture des temples. Les cours s'appuient sur des sources de première main et les riches archives de la bibliothèque spécialisée du Collège de France.

Episod

  • Conférence - Dimitri Laboury : Pour une vision (plus) émique de l'art égyptien : Kunstwollen et choix esthétiques 15.06.2026 58min
    Laurent CoulonCivilisation de l'Égypte pharaoniqueAnnée 2025-2026Collège de FrancePropos sur l'art égyptien et ses artistesConférence - Dimitri Laboury : Pour une vision (plus) émique de l'art égyptien : Kunstwollen et choix esthétiquesDimitri LabouryUniversité de LiègeRésuméLe deuxième exposé vise à explorer ce que l'art égyptien peut nous apprendre pour mieux comprendre la pensée égyptienne. Pour ce faire, il envisage d'exploiter le concept de Kunstwollen introduit en histoire de l'art générale par Aloïs Riegl au début du siècle dernier afin de chercher à préciser le fonctionnement de l'art égyptien dans une perspective émique, soit du point de vue des anciens Égyptiens eux-mêmes. Sera ainsi examinée la relation de l'art égyptien à son contexte fonctionnel (tant matériel qu'immatériel), mais aussi aux formes, à la matière (et aux matériaux) et au mouvement (ou au temps), en combinant sources textuelles et linguistique à l'analyse des œuvres elles-mêmes. L'examen de ces choix esthétiques qui caractérisent l'art égyptien permettra d'éclairer le rapport des anciens Égyptiens au monde et leur mode de penser ce dernier.Dimitri LabouryAprès une double formation, en histoire de l'art et archéologie et en histoire et philologie orientales (orientation égyptien ancien), Dimitri Laboury a consacré sa thèse de doctorat à La statuaire de Thoutmosis III. Essai d'interprétation d'un portrait royal dans son contexte historique (Liège, 1998). Il a effectué la majeure partie de sa carrière en tant que chercheur du F.R.S.-FNRS, avant que l'université de Liège ne crée une chaire pour ses enseignements en 2023. Ses recherches concernent la culture matérielle de l'Égypte antique et, à ce titre, il a participé à diverses missions archéologiques en Égypte, à Tanis, à Karnak, à Amarna et dans la Nécropole Thébaine, où il a assuré depuis 2010 la codirection de la Mission Archéologique belge, qu'il dirige aujourd'hui. Ses intérêts scientifiques portent tout particulièrement sur l'étude de l'art égyptien, depuis sa création durant l'Antiquité jusqu'à sa récupération dans les différentes cultures qui se sont approprié le modèle pharaonique, y compris au sein de la tradition occidentale. À la faveur d'un Mandat d'impulsion scientifique du F.R.S.-FNRS, il a initié un vaste programme de recherche sur les artistes dans l'Égypte antique et l'étude de leurs diverses pratiques, qui permettent de suivre des individualités ou des mains d'artistes, mais aussi et surtout de comprendre qui étaient ces acteurs-clés d'une société qui a tant investi dans la production artistique. Son objectif scientifique principal est de rendre leur juste place aux notions d'art et d'artistes dans le vocabulaire conceptuel de la discipline égyptologique, ce sur quoi portera sa série d'exposés au Collège de France.
  • Conférence - Dimitri Laboury : Introduction : l'égyptologie doit(-elle) parler d'art et d'artistes égyptiens (?/ !) 05.06.2026 57min
    Laurent CoulonCivilisation de l'Égypte pharaoniqueAnnée 2025-2026Collège de FrancePropos sur l'art égyptien et ses artistesConférence - Dimitri Laboury : Introduction : l'égyptologie doit(-elle) parler d'art et d'artistes égyptiens (?/ !)Dimitri LabouryUniversité de LiègeRésuméDès ses origines et malgré l'opinion très claire de son inventeur, Jean-François Champollion, l'égyptologie semble avoir toujours éprouvé des difficultés à reconnaître dans l'art égyptien un art véritable ou digne de cette qualification. Plutôt que de retracer l'historiographie de cette relation complexe de la discipline à l'une des trois sources fondamentales de sa connaissance – à côté des productions textuelles et des vestiges archéologiques –, ce premier exposé introductif abordera les critères qui ont été invoqués pour nier l'existence d'un art à part entière et, corolairement, d'artistes dignes de ce nom dans l'Égypte antique. En tenant compte des spécificités de la culture pharaonique, on peut effectivement montrer que les critères qui sont habituellement utilisés pour définir l'art et l'artiste dans le monde occidental (ou occidentalisé) moderne sont tous bel et bien présents dans l'Égypte ancienne, mais sous une forme particulière à cette culture. Plutôt que de se focaliser sur des points d'opposition qui permettraient de hiérarchiser les artistes modernes occidentaux par rapport aux autres, l'exposé invitera à considérer l'apport du cas égyptien à l'étude de ce que sont l'art et les artistes en général, au-delà du contexte de l'Occident moderne.Dimitri LabouryAprès une double formation, en histoire de l'art et archéologie et en histoire et philologie orientales (orientation égyptien ancien), Dimitri Laboury a consacré sa thèse de doctorat à La statuaire de Thoutmosis III. Essai d'interprétation d'un portrait royal dans son contexte historique (Liège, 1998). Il a effectué la majeure partie de sa carrière en tant que chercheur du F.R.S.-FNRS, avant que l'université de Liège ne crée une chaire pour ses enseignements en 2023. Ses recherches concernent la culture matérielle de l'Égypte antique et, à ce titre, il a participé à diverses missions archéologiques en Égypte, à Tanis, à Karnak, à Amarna et dans la Nécropole Thébaine, où il a assuré depuis 2010 la codirection de la Mission Archéologique belge, qu'il dirige aujourd'hui. Ses intérêts scientifiques portent tout particulièrement sur l'étude de l'art égyptien, depuis sa création durant l'Antiquité jusqu'à sa récupération dans les différentes cultures qui se sont approprié le modèle pharaonique, y compris au sein de la tradition occidentale. À la faveur d'un Mandat d'impulsion scientifique du F.R.S.-FNRS, il a initié un vaste programme de recherche sur les artistes dans l'Égypte antique et l'étude de leurs diverses pratiques, qui permettent de suivre des individualités ou des mains d'artistes, mais aussi et surtout de comprendre qui étaient ces acteurs-clés d'une société qui a tant investi dans la production artistique. Son objectif scientifique principal est de rendre leur juste place aux notions d'art et d'artistes dans le vocabulaire conceptuel de la discipline égyptologique, ce sur quoi portera sa série d'exposés au Collège de France.
  • Colloque - Nicolas Leroux : Esprit de corps et étiquette de cour : le clergé égyptien à travers l'épigraphie sacerdotale du Ier millénaire av. n.è. 13.04.2026 29min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.Esprit de corps et étiquette de cour : le clergé égyptien à travers l'épigraphie sacerdotale du Ier millénaire av. n.è.Colloque - Nicolas Leroux : Esprit de corps et étiquette de cour : le clergé égyptien à travers l'épigraphie sacerdotale du Ier millénaire av. n.è.Nicolas LerouxRésuméDans le cadre de l'Égypte du premier millénaire av. n.è., où dieux et déesses sont fréquemment nommés roi ou reine, et où un clergé pléthorique et très hiérarchisé se trouve à leur service, l'expression « cour du dieu », qui constitue le thème central de ce colloque, ne peut manquer d'évoquer une cour royale et son fonctionnement. Transposée en contexte religieux, la polysémie du terme de cour – désignant à la fois un espace architectural déterminé du temple et, par métonymie, les prêtres de haut rang qui constituent l'entourage immédiat du dieu qui y réside – prend d'autant plus de relief que la cour du temple est précisément le lieu où, de manière intensive à cette époque, les membres de l'élite sacerdotale sont autorisés à se donner à voir et à lire à leurs successeurs, par le biais des statues inscrites qui leur sont consacrées.
  • Colloque - Frédéric Payraudeau : Service du dieu, service du roi à la Troisième Période intermédiaire : l'exemple de l'administration du Trésor 13.04.2026 40min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.Service du dieu, service du roi à la Troisième Période intermédiaire : l'exemple de l'administration du TrésorColloque - Frédéric Payraudeau : Service du dieu, service du roi à la Troisième Période intermédiaire : l'exemple de l'administration du TrésorFrédéric PayraudeauRésuméPendant les XXIe et XXIIe dynasties égyptiennes (1069-730 av. J.-C.), la tendance théocratique de l'état pharaonique est à son apogée. L'affichage de la royauté terrestre du dieu Amon, d'une part, et du pharaon comme son premier serviteur, d'autre part, fournissent le cadre d'une réorganisation des nomenclatures dans l'appareil d'État correspondant à ce nouveau paradigme : servir le roi, c'est servir Amon et vice-versa. Dès lors, l'administration royale se confond avec l'administration du dieu. Le département du Trésor fournit tout au long de la période et à tous les niveaux des exemples de cette double appartenance à travers des titulatures de fonctionnaires qui ont pu paraître ambiguës. La famille des Djedkhonsouiouefânkh, documentée par de nombreux monuments prestigieux, monopolise le poste de directeur du Trésor pendant presque toute la XXIIe dynastie et tient donc une place particulière dans ce phénomène par sa position à la Cour et dans le temple, qu'il conviendra d'interroger.
  • Colloque - Vincent Goossaert : Autour des grands dieux chinois (XIIe-XXe siècle de notre ère) : bureaucratie, famille, société de cour et autres formes de réseaux sociaux 13.04.2026 41min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.Autour des grands dieux chinois (XIIe-XXe siècle de notre ère) : bureaucratie, famille, société de cour et autres formes de réseaux sociauxColloque - Vincent Goossaert : Autour des grands dieux chinois (XIIe-XXe siècle de notre ère) : bureaucratie, famille, société de cour et autres formes de réseaux sociauxVincent GoossaertRésuméLa multiplicité foisonnante des dieux chinois, nourrie sans cesse par la promotion et canonisation décentralisée de défunts et d'autres entités, nécessite des principes d'ordre. Ces principes établissent des modes de rapport entre ces dieux, mais aussi avec les humains qui entrent dans une relation formalisée avec eux (et aspirent à rejoindre leurs rangs). Il en existe plusieurs à l'œuvre, que l'on examinera tour à tour avant de contraster leurs logiques et leurs imbrications. Le premier est le principe bureaucratique : chacun a un rang qui fixe ses droits et devoirs, selon un code universel, et chacun peut être promu (ou déchu) en fonction de ses mérites. Le second est le rapport personnel, familial à strictement parler (alliance, ascendance) ou par adoption (de nombreux humains et dieux « mineurs » sont les disciples de grands dieux). Un troisième sont les affinités personnelles et les affects (amitiés, mais aussi inimités), parfois exprimés par les dieux eux-mêmes. Ces différents types de relations, certains verticales, d'autres plus horizontales, dessinent un champ complexe avec des pôles d'attraction autour de grands dieux, dont le culte est plus ou moins universel dans le monde chinois. Comprendre l'imbrication de ces différentes logiques, en particulier à l'époque prémoderne et moderne, demande de ne pas se contenter d'un type de source (normatif, narratif) mais d'embrasser l'ensemble des situations d'interaction et d'avoir recours à des outils tels que l'analyse de réseaux sociaux.
  • Colloque - René Preys : Royauté divine et divinité royale : la transmission de pouvoir entre dieux et rois dans les mammisis d'époque gréco-romaine 13.04.2026 28min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.Royauté divine et divinité royale : la transmission de pouvoir entre dieux et rois dans les mammisis d'époque gréco-romaineColloque - René Preys : Royauté divine et divinité royale : la transmission de pouvoir entre dieux et rois dans les mammisis d'époque gréco-romaineRené PreysRésuméLa théologie du mammisi des temples de l'époque gréco-romaine est centrée autour de l'image du dieu-enfant. Fils du couple divin du temple, que ce soit Horsamtous à Edfou, Harsiésis à Philae, Ihy à Dendera, l'enfant divin est considéré comme le successeur de son père. Cette succession peut être exprimée à l'aide de différents vocabulaires. Identifié à son père solaire, l'enfant s'insère dans son cycle au moment du matin pour devenir le père qui produira un nouvel enfant. Ainsi, la naissance de l'enfant garantit la continuité cosmique des cycles. Mais en tant que fils de son père, la succession peut aussi s'exprimer suivant une terminologie liée à la royauté terrestre. Il s'agit alors de conférer à l'enfant la fonction, le trône, le sceptre de son père. Pour atteindre ce but, un nombre de divinités vont intervenir pour exécuter des actions qui sont d'habitude exécutées pour le pharaon, que ce soit dans une sphère purement terrestre ou une sphère supraterrestre. Ainsi Thot rédigera l'imit-per et les annales du nouveau « roi ». La naissance elle-même du jeune dieu est décrite suivant un scénario qui, depuis au moins le Moyen Empire, est utilisé pour raconter la naissance divine du pharaon. En transférant les histoires, les rituels, les épithètes du Pharaon vers le dieu-fils, celui-ci devient le Pharaon lui-même, régnant sur l'Égypte et le cosmos.
  • Colloque - Joachim Quack : Cours des dieux et cours des rois d'après les textes narratifs démotiques 13.04.2026 33min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.Cours des dieux et cours des rois d'après les textes narratifs démotiquesColloque - Joachim Quack : Cours des dieux et cours des rois d'après les textes narratifs démotiquesJoachim QuackRésuméDans le riche corpus des textes narratifs démotiques, il s'en trouve un nombre appréciable dont l'action se déroule à la cour d'un roi. Les cas les plus connus sont le cycle d'Inaros et Pétoubastis et le cycle de Setné, mais il en existe bien d'autres, comme l'histoire du papyrus Vandier rt. et l'histoire d'Amasis du papyrus BN 215 vs. Ces textes mettent en scène des audiences et des réunions délibératives. Ils figurent parmi les sources les plus explicites concernant les règles du protocole officiel et les manières de se comporter au sein de l'entourage royal. En même temps, on y trouve aussi des exemples de conflits et de confrontations qui menacent de rompre l'ordre établi. Les réalités de ces textes seront comparées aux réalités conceptuelles, telles qu'elles sont transmises par certains traités, par exemple, au sujet des positions des membres de la cour à la droite et à la gauche du roi dans le papyrus géographique de Tanis, le papyrus Carlsberg 204 rt., et le pCarlsberg 23.
  • Colloque - Hans-Peter Mathys : La cour royale dans l'Ancien Testament (et son histoire ultérieure) 13.04.2026 30min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.La cour royale dans l'Ancien Testament (et son histoire ultérieure)Colloque - Hans-Peter Mathys : La cour royale dans l'Ancien Testament (et son histoire ultérieure)Hans-Peter MathysRésuméLa cour royale de Jérusalem joue un rôle mineur dans l'Ancien Testament ; seule celle de Salomon est décrite plus en détail (un rois dix). En revanche, l'Ancien Testament nous emmène dans des cours royales étrangères, celles de Nabuchodonosor, Belshazzar et Darius (Daniel), Artaxerxès (Néhémie) et Xerxès (Esther). Les textes qui décrivent ces cours appartiennent à la période achéménide, voire hellénistique. Même un rois dix ne constitue pas une source fiable pour la cour de Salomon, mais ne fait que révéler comment on l'imaginait à l'époque perse. Les informations sur les cours étrangères, elles aussi, n'ont qu'une valeur historique limitée. Contrairement aux nombreuses tentatives visant à évaluer la description de la cour perse dans Esther comme une source originale précieuse et fiable, il convient de souligner que l'auteur de ce livre s'appuie principalement sur des écrivains grecs pour décrire sa perception de la cour de Xerxès. Ses sources ne se trouvent pas à Suse, mais dans la bibliothèque d'Alexandrie.
  • Colloque - Sépideh Qahéri : La cour royale égyptienne à l'époque saïte (664-526 av. J.-C.) : une société dans l'État 13.04.2026 32min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.La cour royale égyptienne à l'époque saïte (664-526 av. J.-C.) : une société dans l'ÉtatColloque - Sépideh Qahéri : La cour royale égyptienne à l'époque saïte (664-526 av. J.-C.) : une société dans l'ÉtatSépideh QahériRésuméSuivant les avancées de la sociologie historique, l'étude de la cour pharaonique en tant qu'institution sociale distincte a introduit, depuis quelques années, un courant nouveau dans les recherches égyptologiques. Basés sur le concept de société de cour, ces travaux ont amplement élargi notre champ de réflexion sur le mécanisme curial égyptien aux époques classiques et sur le rôle-clé du système des « faveurs » dans l'ajustement du protocole palatin ainsi que dans l'équilibre des rapports sociaux entre le pharaon et ses sujets. Dans ce domaine, l'époque saïte, sans doute la plus importante et la plus riche de l'Égypte du Ier millénaire av. n.è., reste peu explorée. De nombreuses études ont contribué à montrer les aspects historiques, politiques ou culturels du pouvoir saïte et la complexité de ses institutions sans traiter pour autant la structure de la cour royale comme un sujet à part entière.
  • Colloque - Gerald Moers : Appropriateness (Decorum) as a Central Cultural Tool in Ancient Egypt 13.04.2026 24min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.Appropriateness (Decorum) as a Central Cultural Tool in Ancient EgyptColloque - Gerald Moers : Appropriateness (Decorum) as a Central Cultural Tool in Ancient EgyptGerald Moers
  • Colloque - Laurent Coulon : À la cour du dieu en Égypte ancienne : une introduction 13.04.2026 40min
    Laurent CoulonChaire Chaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-2026Colloque : À la cour du dieu. Organisation religieuse et mécanismes de cour dans l'Égypte du Ier millénaire av. J.-C.À la cour du dieu en Égypte ancienne : une introductionColloque - Laurent Coulon : À la cour du dieu en Égypte ancienne : une introductionNicolas LerouxRésuméDans le cadre de l'Égypte du premier millénaire av. n.è., où dieux et déesses sont fréquemment nommés roi ou reine, et où un clergé pléthorique et très hiérarchisé se trouve à leur service, l'expression « cour du dieu », qui constitue le thème central de ce colloque, ne peut manquer d'évoquer une cour royale et son fonctionnement. Transposée en contexte religieux, la polysémie du terme de cour – désignant à la fois un espace architectural déterminé du temple et, par métonymie, les prêtres de haut rang qui constituent l'entourage immédiat du dieu qui y réside – prend d'autant plus de relief que la cour du temple est précisément le lieu où, de manière intensive à cette époque, les membres de l'élite sacerdotale sont autorisés à se donner à voir et à lire à leurs successeurs, par le biais des statues inscrites qui leur sont consacrées.
  • 07 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : L'influence étrangère dans les pratiques de cour pharaoniques 01.12.2025 1j 35min
    Laurent CoulonChaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-202607 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : L'influence étrangère dans les pratiques de cour pharaoniques
  • 06 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Négocier dans un monde multilingue (3) : rhétoriciens en action 24.11.2025 1j 33min
    Laurent CoulonChaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-202606 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Négocier dans un monde multilingue (3) : rhétoriciens en action
  • 05 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Négocier dans un monde multilingue (2) : les ambassades 17.11.2025 1j 28min
    Laurent CoulonChaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-202605 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Négocier dans un monde multilingue (2) : les ambassades
  • 04 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Négocier dans un monde multilingue (1) : la correspondance diplomatique 10.11.2025 1j 30min
    Laurent CoulonChaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueAnnée 2025-2026Collège de France04 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Négocier dans un monde multilingue (1) : la correspondance diplomatique
  • 03 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Les audiences à la cour : dispositif spatial et cérémonial 03.11.2025 1j 33min
    Laurent CoulonChaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-202603 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Les audiences à la cour : dispositif spatial et cérémonial
  • 02 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Portraits de courtisans (XVIIIe-XXe dynastie) 27.10.2025 1j 29min
    Laurent CoulonChaire Civilisation de l'Égypte pharaoniqueCollège de FranceAnnée 2025-202602 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : Portraits de courtisans (XVIIIe-XXe dynastie)
  • 01 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : La cour pharaonique et le contexte internationalisé du Nouvel Empire 20.10.2025 1j 29min
    Laurent CoulonCivilisation de l'Égypte pharaoniqueAnnée 2025-2026Collège de France01 - Courtisans et diplomates dans l'Égypte du Nouvel Empire : La cour pharaonique et le contexte internationalisé du Nouvel Empire
  • Conférence - Renata Landgráfová : Snakes and Demons: Guardians of the Afterlife in the Saite-Persian Tombs at Abusir 14.10.2025 48min
    Laurent CoulonCivilisation de l'Égypte pharaoniqueAnnée 2025-2026Collège de FranceConférence - Renata Landgráfová : Snakes and Demons: Guardians of the Afterlife in the Saite-Persian Tombs at AbusirRésuméIn the shadow of the pyramids of the 5th Dynasty in northwest Abusir lies a Saite-period shaft tomb necropolis whose tombs challenge conventional funerary expectations. The richly decorated tomb of Iufaa, in particular, presents a trove of rare ritual texts—including a unique initiation manual for scorpion and snake magicians—and serpent guardians more at home in astronomical scenes of Ptolemaic temples than in burial chambers. Nearby, the tomb of Menekhibnekau features a more traditional program, yet stands out for its striking use of Book of the Dead Chapter 144. Here, demonic gatekeepers are not only named but visually anchored in the architectural "gate" (entrance) of the burial chamber itself—a spatial and symbolic innovation not documented elsewhere. This lecture explores how these tombs reimagine the roles of serpents and demons as powerful protectors on the path to eternity.Renata LandgráfováCharles University de PragueRenata Landgráfová est invitée par l'assemblée du Collège de France, sur proposition du professeur Laurent Coulon, chaire Civilisation de l'Égypte pharaonique
  • Conférence - Hourig Sourouzian : La statuaire du temple de millions d'années d'Amenhotep III à Thèbes 03.06.2025 1j 18min
    Laurent CoulonCivilisation de l'Égypte pharaoniqueAnnée 2024-2025Collège de FranceStatuaire et temple en Égypte ancienneConférence - Hourig Sourouzian : La statuaire du temple de millions d'années d'Amenhotep III à ThèbesIntervenant : Hourig SourouzianDirectrice de la mission des colosses de Memnon et du temple d'Amenhotep III à Kôm el-HettanHourig Sourouzian est invitée par l'assemblée du Collège de France sur proposition du professeur Laurent Coulon, chaire Civilisation de l'Égypte pharaonique.RésuméIci, malgré la perte quasi totale des structures architecturales, les vestiges de ce temple ont révélé la présence d'une abondante statuaire royale et divine de types variés en matériaux divers, qui témoignent de la richesse de la statuaire du temple et la haute qualité artistique et virtuosité technique de la sculpture officielle.Inventaire de la statuaire du templeLes types distinctifs du répertoire :Statues colossales de taille extraordinaire du roi assis, à l'entrée des pylônes et, au-delà, des statues de moindres dimensions devant les portes du péristyle et de l'hypostyle.Statues colossales en granit rouge et en quartzite entourant la cour péristyle et représentant le roi debout, pieds joints et mains croisées sur la poitrine, à la manière d'Osiris mais pas momiformes.Statues colossales du roi marchant, à la porte-nord de l'enceinte du temple.Statues divines en matériaux divers et de types variés : divinités anthropomorphes, zoomorphes ou pourvues d'une tête animale. Des centaines de statues de la déesse léontocéphale Sekhmet, représentée assise ou debout, des groupes statuaires trouvés remployés dans les temples environnants, mettant en scène Amenhotep III en compagnie de divinités ; des effigies de dieux hiéracocéphales comme Sokar en albâtre égyptien, d'âmes de Nekhen en granodiorite ; sphinx androcéphales à l'effigie du roi et de la reine en quartzite et deux androsphinx gigantesques en calcaire tendre, un sphinx à queue de crocodile, une statue monumentale de la déesse hippopotame en albâtre.La petite statuaireParmi les amas de fragments colossaux, se trouvent les vestiges de statues plus petites : têtes royales en granite rouge, schiste (grauwacke), ou calcaire dur ; une tête de faucon.Les paires de colosses aux portes des pylônesUne attention spéciale aux paires de colosses représentant le roi assis aux portes des pylônes permet de cerner les qualités exceptionnelles de ces sculptures gigantesques, d'admirer les prouesses techniques des carriers et transporteurs de pierre, l'ingéniosité des sculpteurs et artistes officiels.La première paire de colosses au Ier pylône est en quartzite, extraite des carrières de Gebel el-Ahmar près du Caire, seule restée en place après les séismes et débitages – connue aujourd'hui sous le nom générique de colosses de Memnon.La deuxième paire, en quartzite, trouvée fragmentée devant le IIe pylône et remontée par la mission des colosses de Memnon à partir de centaines de morceaux éparpillés.La troisième paire est exceptionnellement en albâtre provenant des carrières de Hatnoub ; trouvée gisant, à moitié submergée devant le IIIe pylône où, ayant entièrement documenté, groupé et traité les morceaux épars, notre mission s'apprête à les remonter à leur place d'origine.L'examen des statues de reines, qui accompagnent ces colosses, nous offre un aperçu sur l'évolution de l'iconographie tout en nous réservant quelques bonnes surprises.

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