L'Invité de la Matinale
Pierre-Hugues Dubois
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Ce podcast quotidien, animé par Pierre-Hugues Dubois, propose une interview matinale avec une personnalité de l'actualité nationale ou internationale. Chaque épisode offre un décryptage singulier du monde et de ses enjeux, tout en découvrant le parcours et l'engagement de l'invité. C'est une rencontre quotidienne pour prendre de la hauteur avec bienveillance et donner du sens à l'information.
Episod
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La visite pastorale de Léon XIV à Assise 05.08.2026 11minAvec Cyprien Viet, journaliste à l'agence I'I.MEDIA, spécialisé dans le suivi du Vatican. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Le retour de l'harmonie entre les 27 de l'Union européenne sur le plan migratoire ? 04.08.2026 12minAnalyse avec Patrick Martin-Genier, professeur à Sciences po, spécialistes des questions européennes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Comment vivre avec les mégafeux ? 03.08.2026 12minDominique Bourg, philosophe, professeur honoraire à l'Université de Lausanne, spécialiste des questions environnementales et partisan de l’écologie intégrale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Que reste-t-il du curé d'Ars ? 02.08.2026 10minLes festivités et la mémoire du saint Jean-Marie Vianney,avec le père Rémi Griveaux, curé-recteur d’Ars. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
La part d'ombre des grands hommes 30.07.2026 12minChristine GOGUET, journaliste, écrivain. Auteur de les Grands hommes et le diable (éditions du Rocher) Des profondeurs, je crie vers toi Seigneur, dit le psaume. Les profondeurs, c’est l’abîme de notre âme, insondable et terrifiant. Quand on parle des grands hommes, il y a une manière de se rassurer, de ne voir que leur façade, pas leur face cachée, sombre, forcément. Journaliste, écrivain, Christine Goguet dépouille de leur vernis 15 personnages illustres. Elle avait déjà écrit sur les grands hommes et Dieu et voilà maintenant qu’elle s’emploie à les faire souper avec le diable. Car la notoriété va de pair avec la mémoire sélective. On ne se souvient que de ce dont il convient de se souvenir. Ce récit mérite d’être déconstruit. Puisque notre époque aime la déconstruction, renversons les statues de Rousseau à Rimbaud, de Malraux à Picasso, de Freud à Marx. Pour chaque personnage, descendons par l’escalier de ses vices. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Comment un État vieux de mille ans peut-il disparaître : l’exemple de la République de Venise 29.07.2026 13minFranck LAFAGE, diplômé de science politique, docteur en philosophie et en droit, spécialiste des résistances politiques, religieuses et culturelles. Auteur de Lodovico Manin, dernier doge de Venise (1789-1797) ou la servitude du pouvoir (L’Harmattan) Peut-être, au cours de l’été, irez-vous passer quelques jours à Venise. Que n’a-t-on écrit sur sa lagune, ses rues labyrinthiques, ses palais, ses merveilles, son marchand imaginé par Shakespeare, son décor de théâtre et j’en passe. On oublie que Venise fut, à une certaine époque, l’équivalent de New York, le cœur battant d’une grande puissance maritime régnant sur le monde d’alors, la Méditerranée, qu’on doit à la République de Venise une bonne part de la victoire des armées chrétiennes à la bataille de Lépante en 1571. Une cité qui, six ans plus tard, en 1576, fut frappée par une épidémie de peste qui emporta un tiers de sa population. Pour implorer la fin du fléau, le Sénat et la République font le vœu d'élever une église dédiée au Christ Rédempteur. C’était il y a 450 ans. Mais les civilisations sont mortelles. Et si Venise survécut à la peste, elle disparut comme l’empire romain dont la République était une lointaine réplique. En 1797. Comme Romulus Augustule, dernier empereur de l’Empire romain d’Occident, Ludovico Manin est le dernier doge de Venise, le 120e du nom. En mai 1797, il abdique sous la pression d’un certain Bonaparte. Comment un Etat vieux de mille ans peut-il disparaître en quelques semaines ? Il y a une leçon à retenir : quand les élites n’y croient plus, qu’elles ne songent plus qu’à se servir d’un pouvoir qu’elles négligent, que l’égoïsme l’emporte sur le bien commun, c’est que la fin est proche. Bonaparte n’eut pas grand mal à s’emparer de Venise qu’il ne conservera même pas puisque la cité deviendra une périphérie de l’empire d’Autriche. Franck Lafage, spécialiste des résistances à la modernité, explique le fonctionnement du pouvoir vénitien et des différentes strates de la République aristocratique dont l’étoile avait pâli à mesure que le centre de gravité s’était déplacé de la Méditerranée au reste du monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Les boomers ont-ils vraiment mieux vécu que les jeunes d’aujourd’hui ? 28.07.2026 12minGuy BARET, essayiste, ancien journaliste au Figaro, diplômé en théologie et en philosophie. Auteur de Les boomers se rebiffent - la cerise sur le gâteux (éditions du Cerf) Une tendance s’affirme de plus en plus, celle d’introduire partout de la conflictualité, en déplaçant l’ancienne lutte de classes vers la guerre des sexes ou la guerre des générations. Cette attitude contribue beaucoup à fracturer la société. Ainsi les boomers auraient-ils volé l’avenir des jeunes, en profitant à fond, par égoïsme, de cet âge d’or présumé qu’on appelle les Trente Glorieuses. Le terme est trompeur. Car peu de jeunes accepteraient les conditions de vie et de travail qui prévalaient après les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Du fait du vieillissement démographique, les boomers ont encore beaucoup de poids, électoral en particulier. L’augmentation de l’espérance de vie libère aussi de l’espace et de l’activité. Donald Trump n’a-t-il pas 80 ans ? Quelque 14 millions de personnes sont nées entre 1946 et 1964. Mais cette image de prédateur avare leur correspond-elle vraiment ? Guy Baret s’insurge. Cet ancien éditorialiste dans la presse parisienne, diplômé en théologie et en philosophie, les appelle à se rebiffer, dans ce qui apparaît comme une réponse à Sois jeune et tais-toi, l’essai de Salomé Saqué. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Juillet 1914 : Raymond Poincaré aurait pu éviter la Grande Guerre ! 27.07.2026 12minRomain MAUFFREY, amateur d’histoire et de littérature. Auteur de Les hommes de juillet - 28 juin 1914-28 juillet 1914 - ces 30 jours qui ont fait basculer le monde (éditions Hervé Chopin) L’histoire peut se raconter comme un roman, y compris la plus tragique, comme le dernier acte, les derniers jours qui ont conduit l’Europe à la Première Guerre mondiale. Romain Mauffrey travaille dans la finance. Il n’en est pas moins amateur d’histoire et de littérature. On va parler du mois de juillet 1914, de ces hommes qui du 28 juin au 28 juillet ont scellé notre destin, ont fait basculer le monde dans le XXe siècle. Certains de ces personnages sont encore très connus, comme Raymond Poincaré, président de la République à partir de 1913, tandis que René Viviani devient président du Conseil le 13 juin 1914. Ce sont eux qui dirigent la France au moment du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Ils ne sont pas de la même famille politique. Poincaré est un républicain modéré. Viviani vient du socialisme réformiste, proche de Jaurès dans sa jeunesse, laïc convaincu et plutôt pacifiste avant 1914. Il y a aussi Maurice Paléologue, futur académicien, diplomate, ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg de 1914 à 1917, qui joue un rôle important dans les relations franco-russes. C’est d’ailleurs autour de la relation entre Poincaré et le tsar Nicolas II que va se nouer le destin des peuples. Plus que la mécanique des alliances, Romain Mauffrey pointe l’aveuglement d’un homme pourtant fort intelligent, Raymond Poincaré, qui aurait pu contenir l’élan belliciste russe. Quant à la figure de François-Ferdinand, l’archiduc assassiné à Sarajevo le 28 juin, elle apparaît comme un personnage fort secondaire dont les manuels d’histoire ont exagéré l’envergure et le poids dans l’enchaînement fatidique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Il y a dix ans était assassiné le père Jacques Hamel, devenu malgré lui le prêtre le plus connu en France 26.07.2026 12minPaul de VULPILLIÈRES, chroniqueur cinéma, auteur et scénariste de bande-dessinées. Auteur de Père Jacques Hamel - prêtre jusqu’au martyre (éditions Plein Vent) Il y a 10 ans, le 26 juillet 2016, un prêtre de 85 ans était assassiné dans une église, juste après avoir célébré la messe devant 5 paroissiens, poignardé de 18 coups de couteau, égorgé, par deux jeunes terroristes de 19 ans, vêtus de noir, se réclamant de l’État islamique. La chasuble ensanglantée et l’étole du père Jacques Hamel étaient exposées au cours de la cérémonie célébrée hier à Saint-Etienne-du-Rouvray (76), où se produisit l’attentat. On se souvient des dernières paroles du père Hamel : « Satan, va-t’en ! » Si les autorités françaises étaient mobilisées, avec pas moins d’un ancien président de la République, deux Premier ministre (ancien et actuel) et un ancien ministre de l’Intérieur, les musulmans étaient très peu représentés et aucune prise de parole de leur part n'a eu lieu. Le père Hamel repose à Notre-Dame du Bon Secours sur les hauteurs de Rouen. Sa vie est désormais racontée en images, dans une bande dessinée tirée à 5000 exemplaires – dont le scénario est signé Paul de Vulpillières et le dessin François Mougne. Pour Paul de Vulpillières, avec la mort du père Hamel, « l’Histoire de France rejoint l’Histoire de l’Église ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi la Suisse n'a-t-elle pas légiféré sur l'euthanasie ? 23.07.2026 11minHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi la Suisse n’a pas légiféré sur l’euthanasie 23.07.2026 12minFrançois-Xavier PUTALLAZ, philosophe suisse, ancien membre du comité international de bioéthique de l’UNESCO, membre de l’Académie pontificale saint Thomas d’Aquin Même si la loi sur « l’aide active à mourir » est passée à l’Assemblée, on ne peut s’exonérer d’une réflexion sur ce qui fonde le droit auquel se réfère une société, à plus forte raison dans une matière grave, où il est question de vie et de mort. On attend de savoir quelle stratégie l’épiscopat va adopter pour déjouer les dispositifs les plus extrémistes et les plus attentatoires à la liberté de conscience, en particulier pour les établissements médicaux ne souhaitant pas héberger ce type de pratique. Philosophe suisse, François-Xavier Putallaz a été membre du comité international de bioéthique de l’UNESCO. Il officie à l’Académie pontificale saint Thomas d’Aquin à laquelle ont appartenu des penseurs comme Étienne Gilson et Jacques Maritain. La Suisse a ceci d’intéressant qu’elle a refusé de légiférer. L’euthanasie y est qualifiée de « meurtre sur la demande de la victime » selon l’article 115 du code pénal helvétique et « celui qui à la demande de la victime la tuera sera condamné à trois ans de prison ». En fait, l’évolution sociétale survenue chez nos voisins n’a rien à voir avec le monde médical. En outre, il s’agit d’une liberté, pas d’un droit, lequel est toujours assorti d’obligations. François-Xavier Putallaz rappelle en outre que le droit est toujours fondé sur la nature ou la raison. La nature est toujours porteuse de vie, jamais d’autodestruction. Quant à la raison, elle répond à un risque. Le droit défend ainsi la liberté d’expression contre les régimes prompts à la bafouer. Or, l’immortalité n’étant pas une menace, le droit à mourir n’est pas fondé. Ainsi, au bout du compte, la démocratie se trouve fragilisée par une conception permissive du droit. Il est frappant aussi de voir à quel point la référence nihiliste irrigue l’idéologie euthanasique. Dans Le Crépuscule des idoles, Nietzsche fustige « la comédie pitoyable et atroce que le christianisme s’est permis de jouer avec la dernière heure des mourants ». Déjà, à son époque, le penseur de la volonté de puissance aspirait à « créer une nouvelle responsabilité, celle du médecin, (...) pour que l’on réprime et refoule impitoyablement la vie en train de dégénérer, par exemple en ce qui concerne le droit de procréer, le droit de naître, le droit de vivre ». Pour les chrétiens, l’agonie a du sens et du poids dans la balance des âmes, pour peu que le mourant associe ses souffrances à celles du Christ. L’essentiel n’est pas la « mort douce » mais la « bonne mort », c’est-à-dire en état de grâce. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Qui est Andy Burnham, nouveau Premier ministre issu d'une famille catholique ? 22.07.2026 12minHébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Qui est Andy Burnham, considéré comme le premier catholique à Downing Street ? 22.07.2026 13minAdrian PABST, politologue, professeur honoraire à l’université britannique du Kent, docteur en philosophie politique et en philosophie des religions. Auteur de Penser l'ère post-libérale – une troisième voie pour sortir de la crise démocratique (Desclée de Brouwer) Qui est Andy Burnham, nouveau Premier ministre britannique travailliste, issu d’une famille catholique, officiellement investi lundi après la démission de Keir Starmer, qui sera resté seulement deux ans au pouvoir après la victoire écrasante du Labour lors des législatives de juillet 2024 ? Maire de l'agglomération de Manchester, Andy Burnham se caractérise par son style décontracté et accessible qui contraste avec celui de son prédécesseur, travailliste comme lui. S’il est le septième Premier ministre en dix ans, depuis le Brexit, il est le premier catholique à accéder à Downing Street. Andy Burnham se dit inspiré par une trilogie : le football, le Labour et l’Église. Même s’il ne se considère pas comme « particulièrement religieux », son attachement à la doctrine sociale pourrait l’amener à promouvoir une autre vision de la politique, axée notamment sur la justice économique et la décentralisation. Il se montre aussi sensible à certains enjeux sociétaux comme l’euthanasie. Andy Burnham participera-t-il à l’émergence d’une société ouverte au bien commun et aux corps intermédiaires, celle qu’appelle de ses vœux la vision post-libérale portée par Adrian Pabst ? C’est trop tôt pour le dire et aussi peut-être trop présomptueux. Un autre sujet concerne l’évolution des démocraties libérales : le risque de durcissement autoritaire. Le Royaume-Uni se montre très en pointe sur cet aspect. Les libertés fondamentales y sont malmenées par des lois liberticides comme celle sur les « zones de protection » autour des cliniques pratiquant les avortements. Le catholique Andy Burnham y changera-t-il quelque chose ? Rien ne permet de l’affirmer aujourd’hui. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Les deux derniers livres du théologien Hans Urs von Balthasar viennent de paraître chez DDB 21.07.2026 12minPère Michel FÉDOU, jésuite, théologien, prix Ratzinger 2022, professeur émérite aux Facultés Loyola Paris, préfacier d’Espérer pour tous et de L’enfer une question de Hans Urs von Balthasar, réédités chez DDB N’en déplaise aux pourvoyeurs du divertissement, la vie est quelque chose de sérieux et nul ne peut abuser du temps que la providence lui laisse pour faire le bien. Au bout du compte, chacun reste hanté par cette question : la mort est-elle un sommeil éternel ou la vie continue-t-elle ? L’enfer a ceci d’épouvantable qu’il représente une forme d’existence dans la mort, c’est-à-dire dans l’absence irréversible de Dieu. Le clergé s’exprime assez peu sur le sujet, sans doute pour ne pas se voir reprocher d’exploiter la peur de la damnation. Et puis convenons qu’une certaine naïveté fait dire à nos contemporains que l’enfer est vide, qu’il n'existe pas, qu’on ira tous au paradis. En fait, la question qui doit être posée est la suivante : la miséricorde de Dieu a-t-elle des limites ? Juste avant sa mort en 1988, le théologien suisse Hans Urs von Balthasar publie ses deux derniers livres, très courts, Espérer pour tous en 1986 et L’enfer une question un an plus tard. Le théologien jésuite Michel Fédou, professeur émérite aux Facultés Loyola Paris, les a préfacés. L’Église a porté au plus haut point la réflexion sur notre condition humaine et notre destinée, afin de tenter de résoudre l’énigme que représente notre passage sur terre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Avec l'IA, voulons-nous rester vivants ou devenir des machines ? 20.07.2026 12minGilles BABINET, ancien président du Conseil national du numérique, « digital champion » de la France auprès de la Commission européenne, président de la mission Café IA. Auteur de Le péril IA - devenir des machines ou rester vivants ? (éditions du Passeur) Si on parle d’un feu de forêt ou de la canicule, chacun peut le voir et l’éprouver. Il s’agit d’une réalité palpable. L’intelligence artificielle a ceci de particulier qu’elle envahit nos vies de manière insidieuse, protéiforme, sous l’angle des services toujours plus efficaces qu’elle rend à l’individu toujours plus avide d’autonomie. Cette manière de se propager désarme la tentation même de s’y opposer, ce qui rend l’IA d’autant plus dangereuse. Tous les jours, on pourrait raconter ses avancées. Ce week-end se tenait à Shanghai la conférence mondiale sur l’intelligence artificielle, où des entreprises chinoises ont présenté des téléphones dits « agentiques » capables de réserver un taxi ou de commander un repas sans ouvrir une application. C’est aussi la guerre des modèles, les Chinois (encore eux) venant de lancer Kimi 3, ouvert, téléchargeable, modifiable et gratuit, ce qui met la pression sur les acteurs Américains tels que Anthropic et OpenAI. Attachée aux architectures collectives, l’Église, par la voix du pape Léon XIV, a produit l’encyclique Magnifica humanitas afin de sauvegarder notre rapport à la vérité et au vivant. Pour Gilles Babinet, il est urgent d’établir une relation directe avec tous les citoyens désireux de comprendre la société qui vient. L’ancien président du Conseil national du numérique s’y emploie à travers les cafés IA. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
De la Roja à Thérèse d'Avila, l'Espagne éternelle fait toujours rêver 19.07.2026 13minChristiane RANCÉ, romancière, essayiste. Auteur de Que viva Espana - un itinéraire amoureux (Tallandier) Viva España ! Environ un million de personnes sont attendues cet après-midi pour féliciter la Roja, les champions du monde de football, qui défileront dans un bus à travers Madrid. « Vous avez porté le nom de l'Espagne au sommet », a salué sur X la Maison royale espagnole. Que vive l’Espagne ! s’écrie également la romancière Christiane Rancé. Elle y parle moins de ballon que de balade, au fil de cet itinéraire, du Pays basque à l’Aragon, de la Catalogne à la Galice, de la Castille à l’Andalousie. L’Espagne de Cervantès et surtout de Thérèse d’Avila. Le livre que lui avait consacré Christiane Rancé lui avait valu le prix Essai de l’Académie française. La romancière tente de comprendre les paradoxes de l’Espagne, pays fédéral où le besoin d’autonomie s’exprime constamment, mais dont la monarchie et surtout le catholicisme demeurent le ciment de la société, ainsi que le pape Léon XIV avait pu le constater au cours de son voyage en juin. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Le roi Baudouin, souverain exemplaire face aux dérives morales de notre temps 16.07.2026 12minVincent DUJARDIN, professeur à l’Université de Louvain, ancien président de l’Institut d’études européennes. Auteur de Baudouin, un roi face aux crises de son temps - les révélations des archives inédites (Mame) Du 3 au 5 avril 1990 se déroula un épisode mémorable, pour ainsi dire unique, dans la vie politique contemporaine. Pendant 36 heures, le roi Baudouin cessa d’exercer ses fonctions de monarque. Volontairement. Pour ne pas souiller sa conscience en signant la loi dite Lallemand-Michielsen, qui dépénalisait l'avortement sous certaines conditions. En tant que chef de l'État, le roi des Belges devait sanctionner et promulguer la loi. Or, le souverain catholique estima qu'il lui était moralement impossible de le faire. Pour éviter une crise institutionnelle, le gouvernement trouva une solution inédite fondée sur l'article 93 de la Constitution belge en constatant que le roi était temporairement « dans l'impossibilité de régner ». Le roi Baudouin avait écrit au Premier ministre Wilfried Martens pour lui faire part de son « grave problème de conscience ». Rappelé à Dieu en 1993 à l’âge de 62 ans, Baudouin affronta de nombreuses crises, de la décolonisation à la « grève du siècle » de 1960. Sur bien des fronts, il s’engagea toujours au service du bien commun. Son attention à l’égard des personnes frappa tous ceux qui le rencontrèrent. Il embrassa des combats comme celui de la lutte contre la traite des femmes. 45 chefs d’État assistèrent à ses funérailles. En septembre 2024, le pape François, au cours de son voyage en Belgique, salua le courage du roi Baudouin dont il ouvrit la cause de béatification. C’est dans ce contexte que tout un chacun peut accéder à ses carnets personnels et à d'autres archives inédites, présentées par Vincent Dujardin, professeur à l’Université de Louvain. Celles-ci contiennent de nombreux extraits éloquents, voire touchants, en particulier quand le roi Baudouin et la reine Fabiola vécurent l'épreuve de ne pas avoir d’héritier. De nos jours, alors que la confusion des repères s'amplifie, le monarque belge représente un phare dans la nuit. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Euthanasie : désormais, comment la société civile peut-elle agir ? 15.07.2026 12minL’invité des matinales / Euthanasie : désormais, comment la société civile peut-elle agir ? Régis PASSERIEUX, haut fonctionnaire, ancien dirigeant du Parti Socialiste, président de l’Institut pour la refondation publique Au lendemain de l’adoption au Parlement de la loi sur l’aide à mourir, un nouveau chapitre s’ouvre pour les opposants à l’euthanasie, à la fois vigilants et mobilisés. Recours, actions en justice, nouveau texte de loi, tous les moyens sont envisagés. Au minimum, le Conseil constitutionnel sera saisi par le Premier ministre Sébastien Lecornu et le président du Sénat Gérard Larcher. D’autres parlementaires en ont également l'intention. Le Conseil constitutionnel, qui devrait rendre sa décision autour de la mi-août, peut en théorie censurer tout ou partie du texte. Mais son auteur, le député Olivier Falorni, dit n'avoir « absolument aucune crainte ». Hier, le représentant des évêques de France, Mgr Jordy, dénonçait une « violence institutionnelle » et un « débat démocratique volé ». Haut fonctionnaire, ancien membre du bureau national du Parti Socialiste, Régis Passerieux a aussi officié dans le privé en accompagnant plusieurs grandes entreprises françaises dans leur développement international, en particulier en Chine. Après avoir quitté le Parti Socialiste, il crée le mouvement Refondation, porteur des valeurs du personnalisme dans la sphère publique, et depuis deux ans, il préside l’Institut pour la Refondation Publique, qui vise à une transformation profonde des méthodes de gestion de l’Etat et du secteur public. Que signifie le bien commun face à la rhétorique de l’extension infinie des droits, laquelle inspirée par le matérialisme et le consumérisme, dévore tout sur son passage, y compris les sujets les plus graves comme la mort et le sens de la vie ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Euthanasie : Mgr Vincent Jordy dénonce une « violence institutionnelle » et un débat démocratique « volé » 14.07.2026 12minAprès plus d'un an et quatre mois de débats, les députés ont adopté mercredi 15 juillet 2026, la proposition de loi relative à la fin de vie. 291 voix pour, 241 contre et 29 abstentions. Ce vote solennel met un terme à un parcours législatif inédit par sa longueur. Mgr Vincent JORDY, archevêque de Tours et vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF) déplore ce vote et dénonce « une violence institutionnelle ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Dernier 14 juillet du macronisme : le réveil stratégique « au prix du sang s’il le faut » 13.07.2026 13minJean-Marie BOCKEL, ancien maire de Mulhouse, ancien secrétaire d’État chargé de la Défense et des anciens combattants, colonel de réserve Maire de Mulhouse pendant 21 ans, ancien député et sénateur socialiste du Haut-Rhin, Jean-Marie Bockel est aussi le fondateur de la Gauche moderne. À 76 ans, son nom représente encore cette troisième voie à l’anglaise, réformiste et libérale, une troisième gauche qui se cherche peut-être dans le crépuscule du macronisme, même si l’homme est retiré de la vie politique. Né dans une famille catholique alsacienne, son oncle Mgr Pierre Bockel était archiprêtre de la cathédrale de Strasbourg, résistant et « Juste parmi les nations ». Attaché aux questions sécuritaires dans sa ville de Mulhouse, Jean-Marie Bockel fut aussi ministre sous Nicolas Sarkozy en 2008-2009, précisément secrétaire d’État chargé de la Défense et des anciens combattants. Colonel de réserve, il a un lien et surtout une histoire avec l’institution militaire. Une histoire tragique, familiale. Son plus jeune fils, lieutenant au 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau, meurt en 2019 dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali. Depuis 2020, Jean-Marie Bockel préside l’Association Solidarité Défense qui vient en aide et soutien aux blessés et aux familles des soldats tués. « Envoyé personnel » d’Emmanuel Macron en Afrique en 2024/2025, il œuvra à la reconfiguration du dispositif militaire français en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Il prône un partenariat « renouvelé » avec les pays africains. Dans cet entretien, il analyse le sens que l'exécutif donne à ce défilé du 14 juillet, dominé par la volonté de réveiller stratégiquement l'Europe face à la Russie et au moindre soutien de l'Amérique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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