La Maison de la Poésie
Maison de la Poésie Paris
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La Maison de la Poésie de Paris est une scène de lectures, de rencontres et de création dédiée à la voix des poètes et des écrivains. Elle s'adresse aussi bien à ceux qui ont toujours un livre en poche qu'à ceux qui découvriront le texte porté autrement, par la scène, la voix, la musique, l'image...
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Chloé Delaume présente… #5 17.07.2026 1godz 7minJustine Arnal, Julien d’Abrigeon & Marie de Quatrebarbes Un dimanche par mois, durant une heure, Chloé Delaume vous présente ses coups de cœur poétiques. Trois invités pour des lectures à voix nue, et une sélection de textes récemment parus lus, par elle-même. À lire – Chloé Delaume, Par 64 fois j’y ai cru, éditions de l’Ogre, 2025 ; Sans oublier qu’en plus c’est bien la fin du monde, Castor Astral, 2026 – Justine Arnal, Rêve d’une pomme acide, Quidam éditeur, 2025 – Julien d’Abrigeon, Qui tombe des étoiles, Le Quartanier, 2025 – Marie de Quatrebarbes, Les éléments, P.O.L, 2024
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Chloé Delaume présente… #4 17.07.2026 1godz 14minAvec Rim Battal, Fanny Chiarello & Alex Tamécylia Un dimanche par mois, durant une heure, Chloé Delaume vous présente ses coups de cœur poétiques. Trois invités pour des lectures à voix nue, et une sélection de textes récemment parus lus, par elle-même. À lire – Rim Battal, x et excès, Le Castor astral, 2024. L’eau du bain, Le Castor astral, 2024 – Fanny Chiarello, Spécimens sensibles, éd. Cambourakis, 2023. Basta Now, Women, Trans & Non-Binary in Experimental Music, Permanent Draft, 2024 – Alex Tamécylia, Les Féministes t’encouragent à quitter ton mari…, Le Nouvel Attila, 2025 – Chloé Delaume, Par 64 fois j’y ai cru, éditions de l’Ogre, 2025 ; Sans oublier qu’en plus c’est bien la fin du monde, Castor Astral, 2026
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Chloé Delaume présente… #3 17.07.2026 1godz 7minBulle poétique mensuelle Avec Ananda Brizzi, Elsa Eskenazi & Simon Legré Un dimanche par mois, durant une heure, Chloé Delaume vous présente ses coups de cœur poétiques. Trois invités pour des lectures à voix nue, et une sélection de textes récemment parus lus, par elle-même. À lire – Ananda Brizzi, Fragmentée, éd. blast, 2025 – Elsa Eskenazi, Revivre, éd. du Bunker, 2025 – Simon Legré, Un moment orange, éd. Noir sur Blanc, 2026 – Chloé Delaume, Par 64 fois j’y ai cru, éditions de l’Ogre, 2025 ; Sans oublier qu’en plus c’est bien la fin du monde, Castor Astral, 2026
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Gabrielle Filteau-Chiba – La robe en feu 30.06.2026 59minEntretien mené par Nicolas Herbeaux Vivant depuis plus de 10 ans en forêt, Gabrielle Filteau-Chiba renseigne dans ses carnets ses observations de la faune et de la flore, leurs évolutions, son admiration face à la résilience de la nature, sa sensualité et son énergie. Véritable œuvre écoféministe, La robe en feu est le fruit de ce labeur. En sept mouvements, autant d’étapes vers la guérison entre l’humain et son environnement, l’autrice se dresse contre le pessimisme ambiant. Sa vision pleine d’espoirs et de lumière constitue un appel à la résistance et au militantisme, pour protéger notre bien le plus précieux. À lire – Gabrielle Filteau-Chiba, La robe en feu, Le Castor Astral, 2026
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Philippe Torreton – Veiller 29.05.2026 1godz 14minLecture par Abd al Malik Entretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos « La misère des rues, nous la croisons tous les jours. Nous passons devant. Parfois un tout petit arrêt le temps d’une pièce qui passe d’une poche chaude à une escarcelle froide. On ne s’y arrête pas, on ne peut pas s’y arrêter, on est pressé, je suis pressé, et puis il y en a beaucoup… je passe tu passes nous passons, j’évite, je slalome, je ne regarde pas, parfois je dis “je suis désolé je n’ai rien” et parfois c’est vrai. Ce que j’ai vu fut incompréhensible. Je voulais partager ça avec vous, que le lecteur le temps de ce récit soit, comme moi, chamboulé (…). Vous les entendrez parler, tous, les filles et les garçons du Samu social en vestes bleues, et les filles et les garçons des rues sous leurs couches de vêtements, les échoués sur nos trottoirs que l’on évite, je vous propose de vous y arrêter, de veiller avec moi, d’avoir envie de crier avec moi. » Philippe Torreton À lire – Philippe Torreton, Veiller, Calmann-Lévy, 2026
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Un petit roman de Lars Norén 29.05.2026 1godz 14minAvec Dominique Blanc, Amélie Wendling & Florence Hennequin (violoncelle) Arrangements : Yannick Deborne Un petit roman s’inspire du destin tragique de Lisa Montgomery, exécutée aux États-Unis en 2021. Enfant maltraitée, adulte violentée, souffrant de graves troubles psychiques, elle commet un crime d’une extrême violence : le meurtre d’une femme enceinte dont elle dérobe l’enfant. Elle devient une figure dont Norén explore les ténèbres, non pour juger, mais pour comprendre ce qui, dans l’humain, subsiste lorsque tout vacille. Norén interroge ce que signifie le mal lorsqu’il naît de la souffrance. Il questionne le sens de la peine de mort, les violences faites aux femmes, la reproduction du traumatisme, et cette zone où la victime devient bourreau. À lire – Lars Norén, Un petit roman, trad. du suédois par Johan Harnsten et Amélie Wendling, éditions La place, 2026
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Mathilde Forget – Certaines fièvres échappent au mercure 27.05.2026 50minPetite, Édith préfère les filles, mais croit que seuls les garçons ont le droit de les aimer. Se fabriquer une barbe en mousse n’y change rien – pire, cela fait naître un obsédant sentiment de honte. À 8 ans, elle a appris qu’on pouvait perdre ce à quoi on tenait plus que tout au monde. Depuis, hantée par l’angoisse de voir disparaître ceux qu’elle aime, elle apprend à garder secrets ses désirs. Édith se cache. Jusqu’au jour où, face à une fille aux cheveux follement bouclés, elle découvre un sentiment amoureux joyeux et sidérant. Mais les fictions que se racontent les amoureuses dialoguent avec celles de l’enfance marquée par le chagrin. Le bonheur est-il possible ? À lire – Mathilde Forget, Certaines fièvres échappent au mercure, L’Iconoclaste, 2026 Photo © Dorian Prost
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Antonio Franchini & Christophe Mileschi – Un auteur & son traducteur 13.05.2026 58minEntretien mené par Francesca Isidori Dans le cadre du festival Italissimo C’est un feu qui brûle dans le foyer même de l’auteur. En plongeant dans la vie – et la mort – de sa mère, Antonio Franchini raconte et mesure les éruptions furieuses d’une femme napolitaine marquée par la guerre, qui ne sait s’exprimer qu’avec passion et dans la contradiction. Cette opposition, c’est aussi celle du fils et de la mère qu’il a fuie en même temps que le Sud, et l’impossible dialogue entre deux langues, l’italien et le napolitain. Avec une fluidité impitoyable et réjouissante, ce choc des langages résonne dans toute sa richesse sous la traduction française de Christophe Mileschi, qui évoquera aux côtés de l’auteur les termes de leur collaboration. À lire – Antonio Franchini, Le feu que tu portes en toi, traduit de l’italien par Christophe Mileschi, Calmann-Lévy, 2025
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Antonio Moresco & Nicoletta Vallorani – Sombres univers 13.05.2026 1godz 1minEntretien mené par Martina Mileto Dans le cadre du festival Italissimo Cette fois, le fabuleux fabuliste de La Petite Lumière (Verdier/Poche, 2025) plonge dans les ténèbres. Le premier volet de sa nouvelle trilogie lève le rideau sur D’Arco. Un flic. Mort. Qui entend, la nuit dans la ville des morts, des chants d’enfants et retourne enquêter dans la ville des vivants, tout aussi cauchemardesque. Au fantastique thriller métaphysique répond la dystopie milanaise de Nicoletta Vallorani. Un polar post-apocalyptique que traversent Olivia, au volant de son taxi, et un inspecteur en mission. Leur enquête : des cadavres de femmes abandonnés au bord des friches industrielles. Cobayes, clones ? Ou autre ? Le temps et l’espace changent, la violence reste. La résistance et la résilience aussi. En collaboration avec l’association Italie Nouvelle À lire – Nicoletta Vallorani, Tu auras mes yeux, traduit de l’italien par Cristina Vignali, KC éditions, 2026 – Antonio Moresco, Le Mal, chant de D’Arco I, traduit de l’italien par Laurent Lombard, éditions du Chemin de fer, 2025
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Martin Rueff & Christophe Mileschi – Autour de « Works » de Vitaliano Trevisan 13.05.2026 1godz 1minEntretien mené par Francesca Isidori Dans le cadre du festival Italissimo « L’origine est un habit avec lequel on n’en finit jamais. » La sentence est de Vitaliano Trevisan et s’applique à une véritable religion du Nord-Est italien, celle du travail, voie incontournable – où qu’elle mène – qui modèle la vie, la fait et la défait. Avec Works, le romancier et dramaturge disparu en 2022, marginal autoproclamé, en soulève les contradictions et les absurdités, au fil d’un roman autobiographique qui recense ses nombreuses et diverses activités. Martin Rueff, l’universitaire, et Christophe Mileschi, le poète, les deux traducteurs de cette œuvre monumentale et singulière, évoquent Vitaliano Trevisan et une écriture sciemment placée sous le signe du jazz. À lire – Vitaliano Trevisan, Works, traduit de l’italien par Christophe Mileschi et Martin Rueff, Verdier, 2026
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« En l’absence d’Umberto Eco », avec Patrick Boucheron 13.05.2026 49minEntretien mené par Fabio Gambaro Dans le cadre du festival Italissimo Voilà dix ans que “le maître” est parti. Écrivain passionné, bibliothécaire bibliophile, enseignant, chercheur, Umberto Eco reste une figure ogresque des lettres italiennes. En plus d’un inoubliable best-seller, Le Nom de la rose (Grasset, 2022), il laisse six romans et une pléiade d’essais dédiés à ses nombreuses passions : philosophie, esthétique médiévale, sémiotique… Pour célébrer le savant et faire revivre sa verve, c’est un érudit français qui conduira cet hommage : l’historien Patrick Boucheron. Spécialiste du Moyen Âge – notamment en Italie –, professeur au Collège de France, producteur-passeur pour la radio, il partage avec Umberto Eco nombre de curiosités et de savoirs. Un maître de cérémonie éminemment qualifié, pour aborder un personnage et une œuvre qui ont marqué leur époque. À lire – Milo Manara d’après Umberto Eco, Le Nom de la rose, Glénat, 2026 – Patrick Boucheron, Peste noire, Seuil, 2026 – Umberto Eco, La Fabrique de l’ennemi, traduit de l’italien par Myriem Bouzaher, Grasset, 2026
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Boualem Sansal & Roberto Saviano – Écritures en danger ? 13.05.2026 1godz 4minEntretien mené par Christophe Ono-Dit-Biot Dans le cadre du festival Italissimo Une rencontre sous le signe de la liberté. Avec deux auteurs importants, et une question tristement légitime : les écrivains sont-ils dangereux ? Boualem Sansal a été gracié après un an de prison en Algérie. Son crime : des mots, qui lui ont valu une condamnation pour « atteinte à la sûreté de l’État”. Avec Gomorra (Gallimard, 2007), Roberto Saviano défiait le crime organisé et ses réseaux tentaculaires. Il vit depuis sous protection policière. À partir de quand la pensée devient-elle l’ennemie ? Alors que procès et menaces tentent de faire taire les voix et les plumes, les deux écrivains partagent leur expérience pour définir les moyens de se défendre. À lire – Boualem Sansal, Vivre, Folio, 2025 – Roberto Saviano, Giovanni Falcone, traduit de l’italien par Laura Brignon, Gallimard, 2025
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Des villes littéraires : Rome & Paris 13.05.2026 1godz 25minAvec Ingrid Astier, Giancarlo De Cataldo, Thomas Clerc & Alessandro Piperno Entretien mené par Fabio Gambaro Dans le cadre du festival Italissimo C’est un mariage exclusif, qui dure depuis 1956. Pour célébrer les 70 ans du jumelage entre la Ville éternelle et la Ville Lumière, quatre écrivains sondent la présence de la cité dans leur travail. Une relation à double sens. D’un côté, comment représenter la ville, la raconter, la faire vivre ? De l’autre, comment elle influence elle-même le créateur : par son caractère, ses évidences, ses mouvements invisibles… Alessandro Piperno, le portraitiste romain tragi-comique, et Giancarlo De Cataldo, écrivain-magistrat qui de romans en scénarios met au jour l’architecture criminelle de la capitale italienne, dialogueront avec une voix majeure du polar français, Ingrid Astier, qui a écrit Paris de la Seine jusqu’au toits, et l’auteur Thomas Clerc, célébré pour son Paris, musée du XXIe siècle. À l’occasion des 70 ans du jumelage entre Paris et Rome À lire – Alessandro Piperno, Un air de famille, traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont, Liana Lévi, 2025 – Giancarlo De Cataldo, La Svedese, traduit de l’italien par Serge Quadruppani, Métailié, 2025 – Ingrid Astier, Ultima, Gallimard, 2025 – Thomas Clerc, Paris, musée du XXIe siècle : le 18e arrondissement, éditions de Minuit, 2024
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Erica Cassano & Simona Dolce – Héritages de guerre 13.05.2026 59minEntretien mené par Chiara Mezzalama Dans le cadre du festival Italissimo La soif, chez Erica Cassano, ne s’étanche pas avec l’eau. Et si Naples et ses habitants plient sous la sécheresse en cette année 1943, Anna, elle, veut s’abreuver d’autre chose : de connaissance, de liberté, d’un avenir possible. Au fil d’un premier roman puissant, Erica Cassano rêve une indépendance à sa jeune héroïne. La liberté d’une femme au cœur de l’Histoire, c’est aussi celle d’Inge Brigitte, dans ce premier roman de Simona Dolce traduit en français. À 17 ans, la fille du commandant des camps d’Auschwitz-Birkenau fuit l’Allemagne et son propre nom pour devenir mannequin à Madrid. Sur le tard, elle se raconte à un journaliste : un récit bouleversant qui balance entre innocence et culpabilité. À lire – Erica Cassano, La grande soif, J.C. Lattès, 2026 – Simona Dolce, Le vrai nom de Rosamund Fischer, traduit de l’italien par Anaïs Bouteille-Bokobza, Presses de la Cité, 2025
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« Un air de famille » d’Alessandro Piperno, par Micha Lescot 13.05.2026 58minDans le cadre du festival Italissimo Professeur de littérature française, directeur de collection érudit d’I Meridiani – l’équivalent italien de la Pléiade –, romancier célébré (prix Strega avec Inséparables, Liana Lévi, 2012), l’écrivain romain a fait de sa ville natale le décor de son grand œuvre. À son tableau de la bourgeoisie juive, Alessandro Piperno ajoute un nouveau roman tendre et ironique, moderne et mélancolique. En scène, le professeur Sacerdoti, écrivain et universitaire banni pour une citation misogyne de Flaubert. Drapé dans sa misanthropie, il choisit de se retirer dans la solitude, quand il se voit confier le tutorat d’un jeune cousin orphelin. Les deux existences vont basculer. Le comédien Micha Lescot est de retour sur la scène d’Italissimo pour partager un extrait de ce grand roman. À l’occasion des 70 ans du jumelage entre Paris et Rome À lire – Alessandro Piperno, Un air de famille, traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont, Liana Lévi, 2025
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Federica Manzon & Giuseppe Catozzella – Récits du retour 13.05.2026 53minEntretien mené par Marie-Madeleine Rigopoulos Dans le cadre du festival Italissimo Giuseppe Catozzella, prix Strega Giovani avec Ne me dis pas que tu as peur (Seuil, 2014), met en scène la fracture Nord/Sud à travers une jeunesse quasi binationale : celle d’un fils d’immigrés calabrais dans la banlieue de Milan, qui retourne l’été au pays d’origine dans la ferme familiale. Federica Manzon, elle, fouille la mémoire d’Alma, journaliste romaine de retour à Trieste à la mort de son père. Dans sa ville natale, la question de l’héritage familial prend un tour plus large. À l’heure où les souvenirs forment une galerie de miroirs intimes se dessine, facette après facette, une identité. Alors, au Nord comme au Sud, l’histoire personnelle embrasse l’histoire collective. À lire – Federica Manzon, Retour à Trieste, traduit de l’italien par Laura Brignon, Albin Michel, 2026 – Giuseppe Catozzella, L’été du mauvais œil, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Buchet-Chastel, 2026
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Francesca Melandri – Empathies sélectives 13.05.2026 1godz 1minEntretien mené par Camille Thomine Dans le cadre du festival Italissimo À l’image des dernières générations européennes, Francesca Melandri n’a connu que la paix. Lorsque déferlent les premières images de l’invasion russe en Ukraine, à l’heure où la guerre est de retour sur le continent, elle établit une évidente correspondance. Ce champ de bataille, son père l’a pratiqué, envoyé sur le front russe en 1942. C’est à lui – disparu depuis – qu’elle adresse ce récit épistolaire intime et philosophique, qui déterre les souvenirs enfouis sous la neige et questionne les empathies sélectives. Pourquoi l’opinion publique s’éveille-t-elle face à une guerre et se désintéresse-t-elle d’une autre ? À la lumière de l’Histoire et de ses contradictions, une sensible et pertinente théorie de la relativité. À lire – Francesca Melandri, Les pieds froids, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2026
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Anna Hope – Nos héritages 06.05.2026 1godz 5minLecture par Clémence Poésy Entretien mené par Minh Tran Huy Interprète : Marguerite Capelle Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex. Mari volage et père absent, il n’est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l’enterrement ?Drame familial haut en couleur et en tensions, Nos héritages nous plonge dans les arcanes fascinants d’une famille d’aristocrates britanniques tiraillée par l’argent et les secrets du passé. À lire – Anna Hope, Nos héritages, traduit de l’anglais par Marguerite Capelle, Gallimard, 2026
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Marielle Hubert – Selon toi 28.04.2026 49minEntretien mené par Raphaëlle Leyris Un jour d’automne 1995 alors qu’elle a douze ans, Marielle Hubert rencontre Pascale Lemée. Une révélation qui va changer sa vie. Autrice d’une dizaine de livres (théâtre, récits, poésie), metteuse en scène, Pascale Lemée conduit alors un atelier de formation de jeunes comédiens au théâtre Gérard Philipe de Sartrouville. Marielle Hubert raconte l’irruption du théâtre et de la littérature dans son quotidien de collégienne de banlieue, la transformation qu’elle a engendrée. La fin de l’enfance vécue par et pour le théâtre. Vingt-cinq ans plus tard, le 7 mars 2022, Marielle Hubert rompt un long silence pour annoncer à Pascale la sortie de son premier roman. L’email revient instantanément : l’adresse électronique n’existe plus. Une rapide recherche sur Google lui apprend que Pascale Lemée est décédée huit mois plus tôt. Comment est-elle morte ? Les recherches sur Internet ne donnent rien, comme si elle n’avait jamais existé, comme si ses livres et son travail avaient disparu. « J’ai écrit ce livre pour Pascale Lemée, au nom de l’amour que je lui porte. Et au nom de toutes les oubliées. » À lire – Marielle Hubert, Selon toi, P.O.L., 2026
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Christelle Taraud – Les Filles-au-Diable 22.04.2026 1godz 32minLecture par Florence Loiret Caille Entretien mené par Sophie Joubert En 1621, Anne Lauritsdatter est exécutée en tant que « sorcière » aux côtés de douze autres femmes à Steilneset. En 2011, la Norvège érige un Mémorial dédié à toutes celles qui ont été brûlées vives, durant le XVIIe siècle, dans cette région du Finnmark, victimes d’une persécution misogyne et d’un crime de masse aujourd’hui nommés féminicide. Pensé comme un laboratoire scientifique, politique et littéraire, Les Filles-au-Diable suit leurs traces au travers des expériences croisées de deux femmes : l’une, Norvégienne, venue du passé, l’autre, Française, vivant aujourd’hui. Émerge alors une autre histoire des chasses aux « sorcières », qui fait écho à des situations contemporaines de haine contre les femmes partout dans le monde. À lire – Christelle Taraud, Les Filles-au-Diable, La Découverte, 2026
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