🎙Po Na Biso
Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) proposent « Po Na Biso », une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d'actualité en République démocratique du Congo. Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d'un message vocal WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo. Il est disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts et peut être reçu directement sur WhatsApp.
Эпизоды
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Réforme constitutionnelle en RDC : l’ECC cherche-t-elle à recentrer le débat sur le consensus national ? 12.06.2026 3минDu 4 au 7 juin, le comité national exécutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) s’est réuni en session extraordinaire. Cet organe de l’Église protestante congolaise s’est exprimé sur le débat autour des réformes constitutionnelles. Sa déclaration a suscité des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clarté ; pour d’autres, elle traduit une volonté de ne pas réduire le débat à un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que révèle cette prise de parole ? Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique d’Ebuteli. Vous écoutez le 23e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.Le débat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de l’ampleur en RDC. Il oppose la majorité et l’opposition, mais pas seulement. Les églises s’y invitent également. Si plusieurs églises de réveil se sont déjà positionnées en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu à peu. L’ECC a décidé de s’impliquer aussi dans ce débat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi d’écouter les différents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur André Mbata pour le compte de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ainsi que Martin Fayulu, pour l’opposition. À l’issue de ces échanges, l’ECC a déclaré que toute « réforme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a également insisté sur la nécessité d’un « large consensus national ».C’est précisément cette combinaison qui suscite des interprétations divergentes. D’un côté, la déclaration rappelle les dispositions constitutionnelles généralement invoquées pour encadrer, voire limiter, les réformes. De l’autre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions d’un « large consensus national (...) et surtout dans un processus légitime, démocratique et transparent, statuer sur les dispositions de l’article 220 ». Pour certains, l’ECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour d’autres, elle laisse ouverte la possibilité qu’un consensus national puisse conduire à rediscuter même les matières aujourd’hui considérées comme verrouillées ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : pourquoi le texte sur le référendum suscite-t-il autant d'inquiétudes ? 05.06.2026 6минL’Assemblée nationale s’apprête à adopter le texte qui fixera les conditions d’organisation du référendum en RDC. Déposée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy depuis le 16 décembre 2024, cette proposition de loi est indispensable pour l’exercice de la souveraineté du peuple, a affirmé Aimé Boji, président de l’Assemblée nationale. Cependant, le moment choisi et le contenu actuel de ce texte suscitent de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie en RDC. Qu’est-ce qui explique les inquiétudes de certains acteurs face à ce texte ? Bonjour, je suis Ithiel Batumike, chercheur principal à Ebuteli. Vous écoutez le 22e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 5 juin 2026.Le délai accordé à la commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour l’intégration des amendements des députés à la proposition de loi portant sur le référendum a expiré. Il ne reste donc plus qu’à procéder dans les tous prochains jours à l’examen des amendements de la commission, puis au vote article par article. Ce vote comblera un vide juridique persistant depuis 2006. Pour autant, certains acteurs ne le perçoivent pas comme une opportunité de consolidation de la démocratie. Au contraire, il vient s’ajouter aux sujets les plus clivants de la vie politique congolaise actuelle. Le débat sur la loi référendaire est pollué par l'ambition affichée par l'UDPS de changer la constitution.Les menaces à la cohésion sociale et le contexte sécuritaire préoccupant entourant cette réforme n’imposent plus désormais retenue, comme ce fut le cas après la chute des villes de Goma et Bukavu au début de l’année 2025. Pourtant, sur le terrain, la réalité n’a pas évolué depuis. Certains acteurs estiment même qu’une telle initiative dans ce contexte pourrait même être considérée comme un quitus à une balkanisation de fait du pays. Mais en dehors de l’opportunité de ce texte, c’est surtout son contenu qui pose problème. Il comporte, en effet, des dispositions qui créent un décor institutionnel extra constitutionnel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Résurgence d’Ebola : quelles leçons tirer des crises passées ? 29.05.2026 5минLes installations et le matériel de l’ONG Alima ont été incendiés à l'hôpital général de Rwampara par une foule en colère en date du 21 mai. Cette bourgade située à une dizaine de kilomètres de Bunia dans la province de l'Ituri est au cœur de la nouvelle épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la RDC.Cet incident a été déclenché par le refus du personnel de l'hôpital d’autoriser à la famille d’un patient décédé d’Ebola de récupérer son corps pour éviter la contamination. La famille a récupéré le corps par la force et six patients qui étaient suivis, dont trois cas confirmés, se sont enfuis. L'armée et la police sont intervenues pour rétablir le calme. Comment expliquer cette résistance et qu’avons nous appris des crises d'Ebola dans les passées ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal à Ebuteli. Vous écoutez le 21e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 29 mai 2026.Le 15 mai 2026, le gouvernement congolais a déclaré la 17e épidémie d’Ebola issue de la souche Bundibugyo pour laquelle il n’existe pas encore ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’OMS a déclaré cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Depuis, il a été rapporté plusieurs scènes de protestation contre l’enterrement sécurisé des personnes décédées d’Ebola. Ceci n'est pas un phénomène nouveau. Plusieurs incidents similaires ont eu lieu pendant d’autres épidémies et particulièrement pendant la dixième épidémie, qui avait touché la région de Béni et Butembo, entre 2018 et 2020. L'une des explications de la résistance pourrait être trouvée dans l'ignorance de la population face à cette maladie.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Fayulu, Sesanga, Katumbi, Kabund : C64, pour quoi faire ? 22.05.2026 4минLe mardi 19 mai, une nouvelle plateforme politique et citoyenne a vu le jour à Kinshasa. Son nom : C64, Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel. Objectif affiché : barrer la route à tout projet de changement de la Constitution. Mais derrière cette bannière constitutionnelle, que cherchent réellement Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ? Assiste-t-on à un retour de l’opposition dans la bataille politique… ou au début d’une tentative de recomposition du rapport de force politique à l’approche de 2028 ?Bonjour,Je m’appelle Trésor Kibangula. Je coordonne les recherches sur la politique à Ebuteli. Vous écoutez le 20e épisode de Po Na Biso, le podcast d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui, chaque semaine, donne notre point de vue sur un sujet d’actualité en République démocratique du Congo.Mardi, à Kinshasa, l’opposition a retrouvé quelque chose qu’elle semblait avoir perdu depuis longtemps : une image de cohésion. Dans une salle chauffée par les slogans, les drapeaux des partis et une foule compacte massée jusque dehors, plusieurs leaders de l’opposition, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et un représentant de Moïse Katumbi ont lancé la Coalition Article 64 (C64), du nom de cet article de la Constitution qui donne aux citoyens le devoir de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution. La scène était pensée. Et le message aussi.Mais au-delà de la démonstration de force visuelle, C64 révèle surtout une tentative de repositionnement politique de l’opposition dans un contexte profondément transformé par la guerre dans l’Est, la montée du discours patriotique et le rétrécissement progressif de l’espace politique.Depuis plusieurs mois, le pouvoir domine largement la bataille du récit public. Toute critique du régime est régulièrement exposée au soupçon de complicité avec Kigali ou avec les rebelles du M23. L’opposition peine à exister sans être renvoyée à une forme d’anti-patriotisme. C64 tente justement de sortir de ce piège.Le premier élément marquant est donc stratégique : contrairement à d’autres initiatives récentes, cette coalition prend soin de ne pas s’aligner explicitement avec le courant incarné par Joseph Kabila et sa plateforme Sauvons la RDC. En clair, Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund essaient de reconstruire une opposition capable de contester le pouvoir sans être immédiatement absorbée dans le schéma « patriotes contre traîtres » imposé par la majorité politique actuelle.Mais derrière la défense de la Constitution, un autre enjeu apparaît rapidement : celui du rapport de force politique. Depuis des mois, les appels au dialogue politique interne se heurtent à la réticence du président Félix Tshisekedi. Les initiatives des Églises catholique et protestante n’ont pas véritablement avancé. Et beaucoup d’acteurs ont désormais le sentiment que Kinshasa n’accepte de discuter que lorsqu’un rapport de force lui est imposé. Les négociations directes engagées avec l’AFC/M23 à Doha, aujourd’hui délocalisées à Montreux, ont renforcé cette lecture.C’est là que C64 prend une autre dimension. Car la bataille contre le changement de Constitution peut mobiliser l’opinion. Elle pourrait permettre à l’opposition de retrouver des clés de remobilisation politique capables de rééquilibrer le rapport de force et, à terme, de pousser le pouvoir à accepter des discussions politiques nationales. Le camp au pouvoir a d’ailleurs essayé de riposter en annonçant à son tour le lancement « dans les jours à venir » de la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C4).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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RDC : l’interminable attente de la relance de la Miba et l’exploitation du cuivre au Kasaï 15.05.2026 3минLe 7 mai, une entreprise chinoise a présenté un projet de production du cuivre dans le Kasaï-Oriental. Avec une production estimée jusqu’à 500 000 tonnes par an, ce serait l’une des plus grandes mines de cuivre du monde. Mais ce qui retient l’attention ici, c’est la Société minière de Bakwanga (Miba), le partenaire annoncé. Une entreprise que le gouvernement congolais essaie de relancer depuis une vingtaine d’années. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Les sanctions américaines contre Kabila peuvent-elles contribuer à la résolution de la crise du M23 ? 08.05.2026 6минLe 30 avril, les États-Unis ont sanctionné Joseph Kabila, ancien président de la RDC, pour son soutien à l’Alliance fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). Ces sanctions ont été saluées par le gouvernement congolais tandis que le camp de l’ancien président les a qualifiées de décision « profondément injustifiée » et « politiquement motivée ».Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Shabani sauvé, mais quelles leçons tirer ? 01.05.2026 4минVisé par une motion de défiance, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a finalement été sauvé par une motion incidente initiée par le député national Garry Sakata, qui dénonçait des irrégularités. Cette manœuvre met fin à des semaines de tractations, de pressions et de menaces entre partisans du ministre Shabani et députés motionnaires. Mais quelles leçons tirer de cette séquence politique ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Quelle est la situation sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu ? 24.04.2026 3минLe 20 avril, à Washington DC et Nairobi, des centaines de Banyamulenge ont défilé pour protester contre la situation de leur communauté sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, et en particulier le blocus de cette zone et les attaques de drones. Ceci a remis le sort de cette communauté sur le devant de la scène. Quel est-il exactement ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Motion de défiance contre Jacquemain Shabani : un révélateur des limites du contrôle parlementaire en RDC ? 17.04.2026 5минLe lundi 13 avril, le député national Laddy Yangotikala a déposé une motion de défiance contre Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur, pour « son incompétence » à sécuriser les citoyens et leurs biens.Depuis, le député et ses cosignataires font l’objet de pressions de la part de leurs formations politiques, tandis que le bureau de l’Assemblée nationale semble engagé dans une stratégie d’étouffement de cette initiative de contrôle parlementaire. Cette séquence remet dans le débat public une question plus large : la majorité parlementaire est-elle un frein au contrôle ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi la sous-traitance migratoire des États-Unis pose problème en RDC 10.04.2026 4минL’annonce de l’arrivée des migrants en provenance des États-Unis d’Amérique soulève une vive controverse en RDC. D’un côté, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coût pour le trésor public congolais, et résulterait d’une décision pleinement souveraine. De l’autre, des questions subsistent sur les dessous de cette décision, tant du côté de la société civile que de l’opposition politique. Pourquoi la RDC rejoint-elle aujourd’hui d’autres pays africains qui avaient répondu favorablement à la demande américaine ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Qualification des Léopards au Mondial 2026 : de la célébration à la récupération politique ? 03.04.2026 5мин« C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Après Mobutu, aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu », a déclaré Didier Budimbu, ministre des Sports, après la qualification des Léopards pour la Coupe du monde. Et d’ajouter : « Tout droit ti na trois ! » Allusion on ne peut plus claire au projet de changement de Constitution pour permettre au chef de l’État de se représenter pour un troisième mandat. Mais au-delà de l’exploit sportif, cette séquence interroge : où s’arrête la célébration nationale, et où commence la récupération politique ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Élections de 2028 en RDC : les responsabilités face au risque d’un éventuel glissement 27.03.2026 5мин« L’évolution du processus électoral est observée avec une attention particulière par Washington (...) ». C’est ce qu’a déclaré le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine en RDC à l’issue de son entretien avec Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate américain a affirmé avoir été édifié sur la gestion des élections. Or, la feuille de route publiée par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolète du fait de la non réalisation de nombreuses activités. Cette situation fait craindre le report des élections, comme lors de la période de 2016-2018. Qui portera la responsabilité de ce deuxième glissement du calendrier électoral qui se profile à l’horizon ? Bonjour et bienvenue dans ce 12e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui décrypte chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur principal du pilier politique à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.En 2019, les États-Unis avaient imposé des sanctions aux présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi qu’à trois acteurs de la Ceni pour «avoir repoussé les élections générales de 2016 en 2018 ». Étaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intéressés ont toujours soutenu que cette option avait été levée par l’ensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Cet épisode vient aussi rappeler que les responsabilités en matière électorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit d’arrangements politiques plus larges.À moins de trois ans des élections attendues fin 2028, le spectre d’un nouveau glissement se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans l’exécution de sa feuille de route électorale, principalement par manque de financement. L’identification et l’enrôlement des électeurs n’ont été lancés ni dans la province pilote ni dans les quatre aires opérationnelles, alors que la feuille de route prévoyait toutes ces activités avant mars 2026. Ces retards, combinés à un contexte sécuritaire toujours fragile et à une incertitude politique liée notamment aux velléités de révision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiétudes sur le respect des délais. Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour l’instant, , faiblement mobilisées sur la question du respect des délais. À la place, une large coalition d’acteurs œuvrant consciemment ou non pour la non organisation des élections dans les délais semble même se dessiner. D’abord, le silence de la Ceni contraste avec ses dénonciations des décaissements tardifs des fonds par le ministère des finances lors du précédent processus. Alors, comment peut-on interpréter ce silence aujourd’hui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ? Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Insécurité à Kinshasa : entre démentis officiels et réalités du terrain 20.03.2026 3минFace à la recrudescence des actes criminels à Kinshasa, la députée Randall Muzito a déposé, le mercredi 4 mars 2026, une question écrite au bureau de l’Assemblée nationale, adressée à Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur. Dix jours plus tard, soit le 14 mars 2026, Freddy Ekofo, vendeur de bijoux au marché central de Kinshasa, a été abattu par des hommes armés au quartier Yolo-sud dans la commune de Kalamu. Quelles leçons tirées de cette recrudescence de l’insécurité dans la capitale congolaise ?Bonjour et bienvenue dans ce 11e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis Joël Kiniati, analyste des données à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 20 mars 2026.Depuis plusieurs mois, les habitants de Kinshasa dénoncent la multiplication des cas de braquage, de kidnappings, d’attaques de domiciles et d’agressions armées. Une situation alarmante mais différemment perçue par les autorités. Si le président de la République exige un renforcement de la sécurité, la police affirme que plusieurs cas relayés sur internet relèvent de rumeurs ou d’informations non vérifiées alors qu’il existe plusieurs faits vérifiables. Selon l’analyse des éléments collectés dans la presse, au moins 16 faits criminels ont été signalés à Kinshasa entre janvier 2025 et mars 2026. Braquages, attaques de domiciles, pillages de quartiers ou encore kidnappings. Par exemple, en février 2025, un braquage spectaculaire mené par des hommes armés dans une pharmacie à Lemba a fait deux morts et un blessé. En mai de la même année, des hommes armés ont fait irruption sur le site de l’Université de Kinshasa. En plein jour, ils ont braqué des changeurs de monnaie avant de disparaître avec une importante somme d’argent. Dans la commune de Mont-Ngafula, en août, les habitants ont également été confrontés à des épisodes de violence particulièrement marquants : près de 70 maisons ont été pillées en une seule nuit par des bandits armés dans le quartier Matadi-Mayo. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Quel sera l’impact des sanctions américaines contre l’armée rwandaise ? 13.03.2026 4минLes États-Unis ont imposé des sanctions contre l’armée rwandaise et quatre de ses officiers supérieurs. Annoncées le 2 mars, elles constituent un tournant diplomatique dans la crise qui secoue la partie orientale de la République démocratique du Congo. Quel sera l’impact de ces sanctions ?Bonjour !Je suis Ildefonse Bwakyanakazi, gestionnaire des données du Baromètre sécuritaire du Kivu à Ebuteli. Vous écoutez le 10e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 13 mars 2026.Les sanctions imposées consistent en un gel de tous les avoirs aux États-Unis appartenant à l’armée rwandaise, aux entités qu’elle détient à plus de 50 %, et aux quatre officiers sanctionnés, à l’interdiction pour les entreprises et citoyens américains de réaliser des transactions avec eux et des restrictions de visas pour certains responsables rwandais. En pratique, et à moins que des autorisations spécifiques soient accordées, cela signifie que ces entités ne pourront plus utiliser ni le dollar, ni le système international de paiement Swift, ni les cartes bancaires américaines, qui dominent le système, ni utiliser les services des sociétés technologiques américaines, comme Microsoft et Google.L’impact sur la capacité militaire du Rwanda est difficile à estimer. Son rôle au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU n’est pas directement mis en cause. Par ailleurs, l’armée rwandaise ne dépend pas fortement des équipements américains et possède une structure logistique autonome. Toutefois, ses fournisseurs non américains pourraient devoir réévaluer leur coopération à la suite de ces sanctions pour ne pas prendre le risque d’être à leur tour sanctionnés, si le dollar est utilisé dans la transaction par exemple. Ces sanctions pourraient aussi avoir un effet indirect sur les exportations de minerais par le Rwanda. Les acheteurs internationaux devraient notamment être certains que leurs fournisseurs ne sont pas contrôlés par l’armée rwandaise ou un des officiers supérieurs visés s’ils ne veulent pas s’exposer au risque d’être à leur tour sanctionnées. Plus globalement, l’administration américaine envoie un signal aux réseaux financiers internationaux : toute coopération avec ces structures peut désormais exposer à des amendes. Cela pourrait compliquer l’accès aux circuits financiers internationaux pour certaines élites sécuritaires rwandaises.Ces sanctions fragilisent aussi l’image internationale du Rwanda, longtemps présenté comme un partenaire sécuritaire fiable de l’Occident. Elles marquent aussi une rupture symbolique. C’est la première fois que l’armée rwandaise est directement sanctionnée par les États-Unis. Les sanctions interviennent dans un contexte où plusieurs initiatives diplomatiques dont les accords de paix signés à Washington fin 2025 tentaient de stabiliser la région. Washington accuse le Rwanda d’avoir violé ces accords en continuant d’appuyer militairement le M23 malgré le processus diplomatique.En conséquence, les États-Unis cherchent avant tout à utiliser ces sanctions comme levier politique pour contraindre Kigali à respecter ses engagements souscrits dans différents accords en cessant son soutien au M23. L’objectif n’est donc pas seulement punitif mais stratégique.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Secrétariat général de l’OIF : nouveau terrain de guerre entre Kinshasa et Kigali ? 06.03.2026 6минFin février, la RDC a annoncé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Juliana Lumumba a été désignée pour rivaliser avec la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un nouveau mandat, après ceux de 2018 et 2022 à la tête de l’institution. L’OIF est-elle devenue un nouveau champ de confrontation diplomatique entre Kinshasa et Kigali ?Bonjour ! Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le 9e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l'actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 6 mars 2026. C’est une nouvelle scène de rivalité entre Kinshasa et Kigali. Cette fois-ci, elle se joue au sommet de la Francophonie. Kinshasa a finalement déposé une candidature au poste de secrétaire général de l’OIF, une organisation dont elle est membre depuis près de 50 ans. Et, c’est la première fois que le pays brigue cette fonction. Pourquoi maintenant ?Depuis l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, la RDC cherche à renforcer sa présence diplomatique et à reprendre sa place dans les concerts de nations. Mais cette candidature s’inscrit également dans le contexte de tensions entre Kinshasa et Kigali, lié à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis 2021, Kinshasa fait face à la résurgence du M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda. Avec l’appui de l’armée rwandaise, le M23 a réussi à occuper deux grandes villes du pays : Goma et Bukavu. Dans ce contexte, l’OIF, dirigée par l’ancienne cheffe de la diplomatie rwandaise, est accusée par Kinshasa, à tort ou à raison, de défendre les intérêts rwandais en lieu et place de ceux des pays membres. En 2022, Jean-Michel Sama Lukonde, alors Premier ministre, avait boycotté la photo de famille de l’OIF. En 2023, l’organisation avait renoncé à auditer le fichier électoral congolais, officiellement « faute de temps », alors qu’une partie de l’opinion congolaise avait une méfiance à son égard. Lors du IXe Jeux de la Francophonie à Kinshasa, Louise Mushikiwabo n’avait pas été invitée par la RDC à l’ouverture de la cérémonie. Les autorités congolaises avaient soutenu, à l’époque, qu’en tant que co-organisatrice, la secrétaire générale de l’OIF n’avait pas besoin d’une invitation formelle.Pour rivaliser avec Mushikiwabo aujourd’hui, Kinshasa décide de présenter Juliana Lumumba, ancienne ministre de la Culture en RDC. Elle est diplômée de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), en France. Mais sa candidature repose aussi sur une dimension symbolique forte : elle est la fille du premier Premier ministre congolais, Patrice Emery Lumumba. Kinshasa semble ainsi miser sur l’aura du nom de Lumumba, l’un des héros de l'indépendance du pays. « Un nom qui parle à toute l’Afrique », a d’ailleurs affirmé Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie, sur Jeune Afrique. Le nom de Lumumba conserve une forte portée symbolique. « Lumumba Vea », supporter congolais et sosie de Lumumba, l’a bien démontré lors de la récente Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Maroc.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La mort de Willy Ngoma marque-t-elle un tournant dans le conflit du M23 ? 27.02.2026 4минLe 24 février, un drone a tué Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rébellion de l’AFC/M23, près de la cité minière de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs rapports et sources diplomatiques, l'attaque de drone, menée dans la ferme de Kishusha, a fait au moins huit autres morts. Que nous apprend cette frappe ciblée sur l'état du conflit et sur l'avenir du processus de paix ?Bonjour et bienvenue dans le 8e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio qui décrypte l’actualité de la RDC. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique d'Ebuteli.La conclusion la plus évidente est peut-être que le cessez-le-feu proposé par le gouvernement angolais et accepté par Kinshasa il y a tout juste une semaine semble déjà obsolète. Cela n'a rien de surprenant : selon notre décompte, au moins huit cessez-le-feu ont été déclarés depuis le début du conflit en 2021, et rares sont ceux qui ont duré plus de quelques semaines. L’AFC/M23 et le gouvernement congolais avaient convenu en avril 2025 de suspendre les combats jusqu'à la fin des pourparlers au Qatar ; ces pourparlers sont toujours en cours, près d'un an plus tard.Plus largement, l'ensemble du processus de paix semble désormais compromis. Lorsque, après la chute de Goma et de Bukavu au début de l'année dernière, les États-Unis et le Qatar ont pris en main le processus de paix, ils ont réussi à empêcher tout combat à grande échelle. Un accord de paix entre les gouvernements rwandais et congolais a été signé à Washington en juillet 2025, puis réaffirmé en décembre. Parallèlement, l’AFC/M23 et le gouvernement congolais ont poursuivi leurs propres pourparlers à Doha, concluant une déclaration de principes en juillet, puis consolidant leurs engagements dans un accord-cadre en novembre.Cette dynamique s'est toutefois effondrée de manière spectaculaire début décembre, lorsque, alors même que les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi se rendaient à Washington pour signer un nouvel accord de paix, les troupes rwandaises et celles du M23 ont lancé une nouvelle offensive majeure, rejoignant leurs alliés Twirwaneho dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu et s'emparant de la ville d'Uvira. Puis, les 31 janvier et 5 février, des drones ont attaqué l'aéroport de Bangboka, près de Kisangani, le quartier général oriental de l'armée congolaise.Le gouvernement congolais n'est pas resté inactif non plus. Fin janvier 2026, il a lancé des attaques à grande échelle contre les positions du M23 et de l’armée rwandaise dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu, avec l'appui des milices Wazalendo et de l'armée burundaise, manquant de peu de reprendre Minembwe. L'attaque de drone qui a tué Willy Ngoma s'inscrivait dans le cadre d'une autre offensive dans le territoire de Masisi, au cours de laquelle certains villages ont été repris.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Crise en RDC : Ndayishimiye remettra-t-il l’UA au centre de la résolution, là où ses prédécesseurs ont échoué ? 20.02.2026 4минDepuis le 14 février 2026, Evariste Ndayishimiye, président du Burundi, a pris la présidence tournante de l'Union africaine. Il a annoncé mettre son mandat sous le sceau de la recherche de la paix alors que le continent fait face à plusieurs crises sécuritaires dont la guerre en République démocratique du Congo dans laquelle le Burundi est aussi impliqué militairement. Depuis la récente escalade violence dans la plaine de la Ruzizi, le Burundi a accueilli des milliers de réfugiés congolais venus de la RDC. Le président Ndayishimiye parviendra-t-il à remettre l’organisation régionale au centre de la résolution de la crise en RDC ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal sur les conflits à Ebuteli. Vous écoutez le 7e épisode de la saison 5 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 20 février 2026.Le thème annuel de l’UA pour 2026 est l'accès à l’eau. Tout de même, les priorités du mandat burundais seront aussi les questions de paix au Sahel, au Soudan, dans la Corne de l'Afrique et dans les Grands Lacs. Les troupes burundaises sont en RDC en appui à la coalition gouvernementale face à la résurgence du Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda avec qui Bujumbura est en froid depuis plusieurs années. L'absence du président Paul Kagame au sommet de l'UA pourrait s'expliquer par cette tension régionale. Le pouvoir burundais est donc dans une situation délicate pour jouer un rôle positif alors qu'il est perçu comme une partie au conflit. Africa Intelligence annonçait qu'Évariste Ndayishimiye envisageait la possibilité de nommer un représentant burundais de haut niveau, au fort capital politique, pour suivre ce conflit.Sur le plan politique et diplomatique, les efforts de l’UA se limitaient à une contribution modeste aux médiations en cours. Avant que Ndayishimiye prenne les rênes de l’Union africaine, celle-ci essayait de se positionner dans le paysage des processus de paix qui sont principalement conduits par le Qatar en ce qui concerne les pourparlers directs entre la RDC et le M23 qui se tiennent à Doha et par les américains en ce qui concerne le processus de Washington qui a déjà abouti à la signature d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC. Ces deux processus peinent malgré tout à faire réaliser ne fut-ce qu’un cessez-le-feu. On constate une dispersion des efforts et un manque de cohérence alors que l‘UA aurait pu jouer ce rôle de coordination. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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La RDC peut-elle éviter une nouvelle dépendance de son secteur minier ? 13.02.2026 5минLa semaine passée, une série de signaux a donné l’impression d’un basculement du secteur minier congolais vers l’axe américain. Chemaf, Glencore, Ivanhoe, et même la Gécamines, ont tous pris ou annoncé des décisions allant dans ce sens. Cela a suscité des lectures contrastées, certaines alarmistes, d’autres triomphalistes. Mais, au fond, qu’est-ce que cela pourrait changer pour la RDC ?Bonjour et bienvenue dans ce 6e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal au pilier gouvernance à l’Institut Ebuteli.Nous sommes le vendredi 13 février 2026.Ces signaux soulèvent plusieurs questions. Premièrement, pourquoi cette accélération maintenant ? Si l’accord de partenariat stratégique avec et les États-Unis en est le point de départ, le facteur le plus déterminant se situe probablement du côté américain. L’urgence, pour les États-Unis, n’est pas seulement de sécuriser l’accès à certains minerais, elle est aussi de réduire le monopole de la Chine sur les chaînes de valeur des minerais critiques. Aux États-Unis, le discours sur ces minerais ne se limite plus à la transition énergétique, il est désormais fortement lié aux enjeux de sécurité nationale et de défense.Deuxième question, celle de la dépendance du côté congolais. Pour l’instant, le risque n’est pas un remplacement d’une dépendance par une autre mais plutôt superposition de dépendance si rien ne change dans la structure du secteur. Aujourd’hui, la dépendance vis-à-vis de la Chine est profonde. Pékin est présent sur une part importante des actifs miniers, pèse sur les volumes exportés, et domine surtout le raffinage et la transformation. Une grande partie du cobalt congolais est par exemple exportée sous forme semi-raffinée vers la Chine, où elle est transformée en produits à plus forte valeur ajoutée, notamment les précurseurs pour batteries. La relation qui pourrait se construire avec les États-Unis reste, elle, incertaine. Tout dépendra des choix du gouvernement congolais. Si le partenariat ne débouche pas sur des investissements dans la transformation locale avant exportation, le pays risque de reproduire, avec un autre acteur, les mêmes mécanismes de vulnérabilité.Troisième question, la souveraineté. La RDC est-elle en train de brader ses minerais ? Cette question récurrente dépend surtout de la manière dont ce partenariat sera mis en œuvre côté congolais, notamment de qui décidera, comment, et pour quel but. L’accord signé prévoit un droit de première offre au profit d’acteurs américains pour les projets inscrits dans une réserve stratégique d’actifs. Concrètement, lorsqu’un projet est proposé, des entités américaines disposent d’un délai pour soumettre une proposition et, si elles le font, bénéficient ensuite d’une période de négociation exclusive. En cas de non-intérêt, l’opportunité pourrait ensuite être proposée à d’autres partenaires proches de Washington. Cela réduirait de facto la place d’acteurs extérieurs à ce cercle, notamment la Chine et, plus largement, des acteurs non alignés sur les États-Unis.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Avec le M23, les offensives aériennes s'intensifient, les processus de paix toujours sans effet 06.02.2026 5минDans la nuit du 31 janvier au 1er février, alors que reprenaient timidement les négociations entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha, l'aéroport international de Bangboka, dans la ville de Kisangani, a été cible d’une attaque par drones kamikaze, revendiquée par la rébellion de l’AFC/M23, elle visait, selon les rebelles, le centre de commandement des drones de l'armée congolaise.Dans ce 5e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet d'actualité congolaise, nous décortiquons le décalage persistant entre les initiatives diplomatique-s et la poursuite du conflit sur le terrain. Je suis Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Nous sommes le vendredi 6 février 2026.Bonjour,Le gouvernement provincial de la Tshopo, dans son communiqué du 3 février, a annoncé la neutralisation de huit drones kamikazes et précisé qu’aucun dégât humain ou matériel n’avait été enregistré. L’attaque aurait été interceptée et neutralisée grâce au système de défense antiaérienne opéré par des contractants privés turcs, déployés pour la protection de l’un des principaux et du plus récemment rénové aéroport de la RDC. Une deuxième tentative a été signalée au début de l’après-midi du 5 février ; l’engin aurait été abattu sans faire de dégâts par les FARDC et leurs alliés, selon des sources sécuritaires.Ces offensives aériennes sont intervenues au même moment que la timide reprise des négociations et la signature des termes de référence du comité conjoint de vérification des violations du cessez-le-feu à Doha. De la même manière, les offensives de la rébellion de l’AFC/ M23 sur la ville d’Uvira sont survenus peu après l'entérinement de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda. Quelques mois plus tôt, le 15 octobre, des drones des FARDC avaient ciblé et détruit une partie des installations de la mine d’or de Twangiza, au Sud-Kivu, deux jours seulement après la signature du mécanisme de vérification du cessez-le-feu entre la RDC et l'AFC-M23. Le ciblage d’un aéroport ou d’autres infrastructures stratégiques aussi éloignées de la zone d’influence de l’AFC/M23 est un fait inédit, tout comme la revendication explicite de ces attaques par la rébellion. Selon les analyses d’experts en la matière, les débris retrouvés sur le lieu correspondent à des drones Baykar Yiha-III, de fabrication Turque. Ce type de drones disposeraient d’une autonomie limitée à environ 120 minutes, avec un rayon d’action n’excédant pas 120 km. Ces caractéristiques suggèrent que ces drones n’ont pu être lancés qu’à partir d’un périmètre relativement proche, et en tout cas pas depuis la zone contrôlée par l’AFC-M23, trop éloignée.La rébellion de l’AFC/M23, qui avait récupéré un important arsenal militaire lors de la prise de Goma et de Bukavu au début de l'année 2025, n’avait jusque-là pas revendiqué l’usage de capacités aériennes, en particulier de drones kamikazes. Ce n’est que récemment, lors de l’offensive de décembre 2025 sur la ville d’Uvira, que de tels moyens auraient été mobilisés. Ceci pose la question de leur provenance, alors que l’AFC-M23, sous sanctions, ne peut théoriquement pas acquérir ce type de matériel. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Élections 2028 en RDC : et si on ne se posait pas les bonnes questions ? 30.01.2026 5минCes derniers jours, les personnalités publiques proches de la coalition au pouvoir rivalisent de prises de position sur la nature du mandat du chef de l’État. Pour certains, le dernier quinquennat du président Félix Tshisekedi se serait transformé en mission de défense de la patrie face à l’agression. Pour d’autres, il faudrait tout simplement reléguer les élections au second plan tant que le pays est en guerre.Mais si le vrai enjeu était ailleurs ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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