🎙Po Na Biso
Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo (GEC) proposent « Po Na Biso », une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui résume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d'actualité en République démocratique du Congo. Présenté tour à tour par les membres d'Ebuteli à la manière d'un message vocal WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast apporte des éclairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, économiques et sécuritaires en RD Congo. Il est disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts et peut être reçu directement sur WhatsApp.
Эпизоды
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Dialogue national, changement de Constitution, guerre dans l'est de la RDC : à malin, malin et démi ? 31.07.2026 4минEn politique comme au domino, chaque action de jeu change les options de l’adversaire. Mais contrairement au domino, en politique, le gagnant est celui qui a le plus de pièces en réserve. Plutôt que de résoudre un problème, le jeu consiste surtout à gagner la partie, à défaire l’adversaire. C’est cela la politique congolaise actuellement et c’est cela le drame dans le contexte actuel. Bonjour ! Je m’appelle Ange Makadi Ngoy, je suis chercheuse à Ebuteli. Vous écoutez le 30e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse un sujet de l’actualité congolaise. Cette semaine, je m’intéresse au jeu politique qui se dessine autour du dialogue national, du changement de Constitution et de la guerre dans l’est de la RDC. Nous sommes le vendredi 31 juillet 2026. Le 17 juillet, lorsque le Cardinal Fridolin Ambongo et Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, ont annoncé, chacun en ses termes, la tenue imminente d’un dialogue national, les réactions ont été en grande partie positives, mais teintées de scepticisme. Plusieurs regroupements de la majorité présidentielle ont salué l’appel au dialogue. La Belgique, la France ou encore l’Union européenne ont encouragé ce développement et des coalitions de soutien au sein de la société civile ont commencé à se former. Dubitative mais pressée, une partie de l’opposition congolaise réunie au sein de la coalition C64 a, elle aussi, encouragé ce processus en posant quelques conditions. Elle a surtout, une deuxième fois, reporté sa marche prévue le 22 juillet pour donner une chance à ce processus. Deux semaines plus tard, rien n’a avancé. Les discussions entre les confessions religieuses et le pouvoir n’ont pas jusque-là abouti. Selon des sources proches du clergé, celui-ci s’inquiète d’un manque de volonté politique suffisante et du statu quo.Le pouvoir, quant à lui, n’a cessé d’avancer d’autres pièces : l’agression rwandaise qui transformerait le mandat du chef de l’État en mission, l’occupation d’une partie du territoire qui empêcherait le pays d’organiser les élections, la loi sur le référendum adoptée au Parlement et validée, sous quelques réserves, par la Cour constitutionnelle, rendant possible, juridiquement, le processus de changement de Constitution. À côté de toutes ces pièces, il y a aussi « l’option levée » d’organiser un dialogue politique interne et inclusif.Une autre pièce inattendue pourrait sans doute renforcer la stratégie du pouvoir : le retour au Katanga de Katebe Katoto, frère de l’opposant Moïse Katumbi. Ses prochaines prises de position, après les consultations qu’il compte mener, seront minutieusement scrutées dans les prochains jours afin de comprendre son nouveau rôle dans le jeu politique actuel.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Les angles morts du dialogue national en RDC 24.07.2026 6минLe 17 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncé la convocation d’un dialogue national inclusif, après une audience entre le président de la République Félix Tshisekedi et les confessions religieuses. Depuis, plusieurs voix s’élèvent déjà pour clarifier ce que ce dialogue serait ou ne serait pas. Le pouvoir en place tente de fixer ses lignes rouges et pose les conditions de participation. De son côté, l’opposition exige des garanties et prévient ne pas renoncer à la défense de l’ordre constitutionnel.Le dialogue sera-il une solution aux différentes crises ou un nouveau processus de plus ?Bonjour, Je suis Jessé Busomoke, assistant de recherche au pilier politique à Ebuteli. Vous écoutez le 29e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 24 juillet 2026. Le « dialogue national inclusif » annoncé pour résoudre les crises internes en RDC suscite plusieurs interrogations qui nécessitent une clarification avant sa convocation et ce n’est pas sans raison. La fracture de l’opposition, les désaccords sur l’agenda, le débat sur le degré d’inclusion font partie des épisodes de déjà-vu qui ont marqué les précédents dialogues politiques. Aujourd’hui encore, à la veille du nouveau dialogue annoncé, les mêmes interrogations surgissent. Premièrement, la question de l’inclusivité divise. Si le pouvoir s’attarde sur l’exigence de nommer le Rwanda comme agresseur et d’exclure ceux qui ont pris les armes contre la République, cette ligne reste ambiguë. D’autant que Kinshasa parle déjà avec l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Le parti Ensemble de l’opposant Moïse Katumbi estime qu’il faut ouvrir les portes même à ceux qui ont pris les armes pour fédérer les vues de tous les Congolais et résoudre efficacement la crise actuelle. La plateforme « Sauvons la RDC » autour de l’ex président Joseph Kabila, condamné à mort, est-elle concernée ? Matata Ponyo, leader du parti Leadership pour la gouvernance et le développement (LGD), condamné pour détournement de fonds publics, sera-t-il de la partie ? Alors, cette quête d’inclusivité ouvre un débat plus large. Un dialogue politique peut-il prétendre être inclusif tout en excluant certains acteurs majeurs de la crise ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RDC : au-delà des « agents fictifs », que révèle vraiment l’audit de la Police nationale congolaise ? 17.07.2026 4минLe 10 juillet 2026, lors du 94e conseil des ministres, Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur, a présenté le rapport de l’audit de la base de données de la Police nationale congolaise (PNC). Le constat est alarmant : sur les 157 886 dossiers recensés, près de 64 000 sont déclarés irréguliers. Cela signifie, entre autres, qu’environ 4 policiers sur 10 sont en situation irrégulière. Ces irrégularités pourraient représenter un manque à gagner annuel compris entre 99 et 233 millions de dollars américains pour l’État. Comment expliquer ces dysfonctionnements au sein de la PNC ? Et que peut-on attendre réellement de cet audit ? Bonjour, Je suis Clarisse Ngalula, fellow au pilier politique à Ebuteli. Vous écoutez le 28e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 17 juillet 2026.Ces révélations illustrent un enjeu plus large : celui de la mise en œuvre des réformes publiques. C’est précisément l’un des aspects suivis par Landila, le nouveau baromètre d’Ebuteli consacré aux engagements du gouvernement. S’agissant de la police nationale, la loi de programmation de la réforme a été adoptée et promulguée le 1er juillet 2025. Cet audit révèle toutefois que l’application concrète de cette réforme demeure confrontée à d’importants défis.L’audit du fichier général de la police laisse entrevoir des situations irrégulières avoisinant la moitié des dossiers contrôlés : des policiers fantômes qui pourraient être assimilés aux agents décédés, retraités, déserteurs ou encore non enregistrés dans le fichier officiel de la PNC. Le cumul de fonctions et le doublon pourraient aggraver davantage la situation. Pour assainir le fichier tant décrié, le gouvernement a été sollicité afin d’appuyer le processus de contrôle physique et d’octroi des cartes biométriques. À cet effet, Jacquemain Shabani a lancé le 9 juillet la phase opérationnelle de l’identification des effectifs de la police nationale congolaise. L’ opération sera déployée progressivement sur l’ensemble du territoire national, avec Kinshasa comme province pilote. Elle sera exécutée par la société Africa Business Agency (ABA), en collaboration avec les structures de la PNC.Mais le problème dépasse largement la PNC. Plusieurs institutions publiques ont révélé des anomalies similaires. À l’Assemblée nationale, un rapport interne publié après un mouvement de grève des agents administratifs a fait état d’environ 600 agents fictifs rémunérés par le système dit « Maboko banque » un mécanisme de paiement qui échappe souvent au contrôle. Dans d’autres secteurs, comme l’enseignement ou l’armée, des opérations d’identification ont également révélé des écarts entre les effectifs déclarés et réels. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
L'opposition peut-elle empêcher une modification de la Constitution ? 10.07.2026 5минLa semaine dernière, des dirigeants de l’opposition congolaise et des représentants des principales Églises du pays se sont rendus à Bujumbura à l’invitation du président burundais Évariste Ndayishimiye, qui occupe actuellement la présidence de l’Union africaine. L'initiative de Ndayishimiye a permis de reporter les manifestations qui devaient avoir lieu, mais la question reste posée : est-ce que l’opposition peut réellement empêcher le président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution et de prolonger son mandat ?Bonjour et bienvenue dans ce 27e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, une capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet d’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 10 juillet 2026. Je suis Jason Stearns, conseiller stratégique chez Ebuteli.Pour de nombreux Congolais, la situation actuelle leur semble familière. Le pays entre dans une période de contestation politique qui rappelle celle de 2015-2018. À l’époque, le président Joseph Kabila était resté au pouvoir au-delà de la fin de son mandat constitutionnel en retardant les élections et en s’appuyant sur des manœuvres juridiques et institutionnelles pour prolonger son règne. En réponse, une coalition d’une ampleur inhabituelle s’était formée. Des organisations de la société civile, des mouvements citoyens tels que LUCHA et Filimbi, des partis d’opposition et, surtout, l’Église catholique ont mobilisé des centaines de milliers de Congolais lors de manifestations à travers tout le pays. Cette coalition a joué un rôle décisif pour maintenir la pression en faveur des élections et, finalement, garantir la première passation pacifique du pouvoir présidentiel de l’histoire du pays. Aujourd’hui, une nouvelle coalition prend forme. L’opposition s’est unie sous la bannière de la Coalition Article 64 (C64). L’Église catholique s’est une nouvelle fois imposée comme un acteur politique central, s’opposant publiquement à la révision constitutionnelle et mettant en garde contre toute tentative visant à supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels.Pour autant, ces similitudes ne doivent pas occulter les différences.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Dirigeants relativement bien perçus, institutions sévèrement jugées : comprendre le paradoxe congolais 03.07.2026 4минCette semaine, Ebuteli, Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance, et la violence a publié, avec GeoPoll, les résultats d’un nouveau sondage interrogeant les perceptions des Congolais sur l’état du pays, de ses institutions et de ses dirigeants. Comme souvent, ce sont d’abord les chiffres les plus spectaculaires qui ont retenu l’attention : près de 60% de répondants estiment que la RDC va dans la mauvaise direction. Plusieurs institutions politiques et secteurs sont jugés sévèrement : la situation économique, les libertés publiques ou encore la sécurité continuent d’inquiéter. Mais à y regarder de plus près, le résultat le plus intéressant du sondage se trouve peut-être ailleurs. Il réside dans un paradoxe : alors que plusieurs institutions sont mal évaluées, certains dirigeants semblent mieux s’en sortir dans l’opinion. Comment expliquer ce décalage ?Bonjour, je suis Joël Kiniati, analyste des données à Ebuteli. Vous écoutez le 26e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 3 juillet 2026.Avant tout, rappelons que ce sondage ne dit pas ce que pense chaque citoyen pris individuellement, et qu’il ne prétend pas non plus offrir une photographie parfaite de l’opinion congolaise. Il repose sur un échantillon de 1 350 adultes répartis dans les 26 provinces selon leur poids démographique, avec des quotas par sexe et par tranche d’âge. Il a été réalisé par téléphone, en français et en langues nationales. Il ne s’agit donc pas d’un recensement exhaustif, mais d’un outil qui permet de dégager des tendances d’opinion à l’échelle du pays. Les résultats doivent ainsi être lus comme des indications solides sur les perceptions dominantes du moment, plutôt que comme le reflet exact de chaque conviction individuelle. Depuis plusieurs décennies, la vie politique congolaise repose sur des figures plus que sur des institutions. Les partis restent souvent structurés autour de leaders, les campagnes électorales sont fortement personnalisées et, dans le débat public, ce sont fréquemment les individus qui occupent le devant de la scène plutôt que les institutions qu'ils dirigent.Cela ne signifie pas que les dirigeants échappent à toute responsabilité. Les Congolais ont déjà montré par le passé qu’ils pouvaient sanctionner des leaders pour des promesses non tenues, la corruption ou l’insécurité. On l’a vu avec la présidentielle de 2018 et la défaite d’Emmanuel Ramazani Shadary, alors dauphin de Joseph Kabila, président sortant. Dans le contexte actuel, deux facteurs semblent brouiller davantage l’imputation des responsabilités au pouvoir en place : la campagne nationaliste qui renvoie en grande partie des difficultés du pays à l’agression rwandaise, mais aussi la faiblesse d’une opposition politique qui a longtemps peiné à s’organiser et à imposer un contre-narratif suffisament audible, ainsi que la domination du régime en place dans l’espace médiatique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Assainissement de Kinshasa : les bâtisseurs du Service national peuvent-ils relever ce défi ? 26.06.2026 5минDepuis le 21 juin, 600 jeunes du Service national, communément appelés les Bâtisseurs de la nation, sont arrivés à Kinshasa. Ils constituent le premier groupe des 4 000 agents appelés à appuyer les opérations d’assainissement. La mégapole congolaise, autrefois appelée « Kin la belle », n’offre plus un bon cadre de vie à cause notamment du désordre observé dans la gestion des déchets solides et liquides, malgré l’existence de la Régie d’assainissement et du fonds d’assainissement de la ville. Des opérations telles que « Coup de poing », « Kin Bopeto » ou encore « Kinshasa ezo bonga » n’ont pas atteint leurs objectifs. Aujourd’hui, c’est le Service national qui est mobilisé pour assainir cette ville stratégique où siègent toutes les institutions clés du pays. Bonjour et bienvenue dans ce 25e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 26 juin 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance d’Ebuteli.Le 25 mai dernier, lors de sa visite d’inspection au marché central de Kinshasa, le président de la République a publiquement exprimé sa colère face à l’ampleur de l’insalubrité des avenues du plateau, de l’École, du marché et Rwakadingi. Les déchets solides et liquides des marchés « pirates », c’est-à-dire informels, sont à la base de la dégradation de l’environnement. Cette situation est d’ailleurs observée dans toute la ville de Kinshasa. Les ménages, les micro-entreprises du secteur informel ont l’habitude de déverser leurs déchets dans les avenues, le fleuve, les rivières et les caniveaux. Dans certains cas, même les écoles, universités, hôpitaux, églises, institutions publiques et grandes entreprises privées ne donnent pas toujours l’exemple en matière de gestion des déchets.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
État de siège : le boycott des députés de l'Ituri et du Nord-Kivu peut-il relancer le débat ? 19.06.2026 4минLes caucus des députés nationaux de l’Ituri et du Nord-Kivu ont décidé de suspendre leur participation aux activités de l’Assemblée nationale, à la suite de l’interruption de l’évaluation de l’état de siège et des opérations militaires en cours dans les deux provinces. Cette démarche intervient à la suite de demandes répétées d’une évaluation de cette mesure exceptionnelle.Au-delà du boycott lui-même, que révèle cette décision sur le débat politique autour de l’état de siège et de la manière dont cette mesure est évaluée cinq ans après son instauration ? Bonjour, je suis Ildefonse Bwakyanakazi, chercheur à Ebuteli. Vous écoutez le 24e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 19 juin 2026.Depuis mai 2021, les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu sont soumises à l’état de siège. Ce régime d’exception a été instauré principalement pour rétablir la sécurité dans ces deux provinces confrontées à la persistance des groupes armés et des violences. Il confère des pouvoirs étendus aux autorités militaires et policières et limite les droits des citoyens. Cinq ans après son instauration, cette mesure continue toutefois de faire l’objet de nombreuses critiques quant à son efficacité. Au regard des objectifs qui lui avaient été assignés, l’état de siège produit jusqu’ici des résultats insuffisants. Le niveau de violence a particulièrement augmenté. Certains groupes rebelles ont consolidé leur emprise sur certains territoires. Le M23 a occupé de vastes portions de territoire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que les Forces démocratiques alliées (ADF) continuent à perpétrer des massacres contre des civils. Les groupes armés de la Convention pour la révolution populaire (CRP) et de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) sont tout aussi actifs en Ituri.En dépit de ce bilan négatif, le parlement congolais a tout de même prorogé cette mesure près de 130 fois, souvent sans débat de fond. En août 2023, alors que les incidents sécuritaires dans les territoires sous état de siège avaient doublé par rapport à la période précédant l’instauration de cette mesure, le président de la République avait convoqué une table ronde afin d’évaluer les résultats : 195 des 196 participants, y compris les élus des provinces sous état de siège, s’étaient prononcés en faveur de sa levée. Trois ans plus tard, cette recommandation reste lettre morte.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Réforme constitutionnelle en RDC : l’ECC cherche-t-elle à recentrer le débat sur le consensus national ? 12.06.2026 3минDu 4 au 7 juin, le comité national exécutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) s’est réuni en session extraordinaire. Cet organe de l’Église protestante congolaise s’est exprimé sur le débat autour des réformes constitutionnelles. Sa déclaration a suscité des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clarté ; pour d’autres, elle traduit une volonté de ne pas réduire le débat à un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que révèle cette prise de parole ? Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique d’Ebuteli. Vous écoutez le 23e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.Le débat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de l’ampleur en RDC. Il oppose la majorité et l’opposition, mais pas seulement. Les églises s’y invitent également. Si plusieurs églises de réveil se sont déjà positionnées en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu à peu. L’ECC a décidé de s’impliquer aussi dans ce débat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi d’écouter les différents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur André Mbata pour le compte de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), ainsi que Martin Fayulu, pour l’opposition. À l’issue de ces échanges, l’ECC a déclaré que toute « réforme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a également insisté sur la nécessité d’un « large consensus national ».C’est précisément cette combinaison qui suscite des interprétations divergentes. D’un côté, la déclaration rappelle les dispositions constitutionnelles généralement invoquées pour encadrer, voire limiter, les réformes. De l’autre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions d’un « large consensus national (...) et surtout dans un processus légitime, démocratique et transparent, statuer sur les dispositions de l’article 220 ». Pour certains, l’ECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour d’autres, elle laisse ouverte la possibilité qu’un consensus national puisse conduire à rediscuter même les matières aujourd’hui considérées comme verrouillées ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RDC : pourquoi le texte sur le référendum suscite-t-il autant d'inquiétudes ? 05.06.2026 6минL’Assemblée nationale s’apprête à adopter le texte qui fixera les conditions d’organisation du référendum en RDC. Déposée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy depuis le 16 décembre 2024, cette proposition de loi est indispensable pour l’exercice de la souveraineté du peuple, a affirmé Aimé Boji, président de l’Assemblée nationale. Cependant, le moment choisi et le contenu actuel de ce texte suscitent de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie en RDC. Qu’est-ce qui explique les inquiétudes de certains acteurs face à ce texte ? Bonjour, je suis Ithiel Batumike, chercheur principal à Ebuteli. Vous écoutez le 22e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 5 juin 2026.Le délai accordé à la commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour l’intégration des amendements des députés à la proposition de loi portant sur le référendum a expiré. Il ne reste donc plus qu’à procéder dans les tous prochains jours à l’examen des amendements de la commission, puis au vote article par article. Ce vote comblera un vide juridique persistant depuis 2006. Pour autant, certains acteurs ne le perçoivent pas comme une opportunité de consolidation de la démocratie. Au contraire, il vient s’ajouter aux sujets les plus clivants de la vie politique congolaise actuelle. Le débat sur la loi référendaire est pollué par l'ambition affichée par l'UDPS de changer la constitution.Les menaces à la cohésion sociale et le contexte sécuritaire préoccupant entourant cette réforme n’imposent plus désormais retenue, comme ce fut le cas après la chute des villes de Goma et Bukavu au début de l’année 2025. Pourtant, sur le terrain, la réalité n’a pas évolué depuis. Certains acteurs estiment même qu’une telle initiative dans ce contexte pourrait même être considérée comme un quitus à une balkanisation de fait du pays. Mais en dehors de l’opportunité de ce texte, c’est surtout son contenu qui pose problème. Il comporte, en effet, des dispositions qui créent un décor institutionnel extra constitutionnel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Résurgence d’Ebola : quelles leçons tirer des crises passées ? 29.05.2026 5минLes installations et le matériel de l’ONG Alima ont été incendiés à l'hôpital général de Rwampara par une foule en colère en date du 21 mai. Cette bourgade située à une dizaine de kilomètres de Bunia dans la province de l'Ituri est au cœur de la nouvelle épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la RDC.Cet incident a été déclenché par le refus du personnel de l'hôpital d’autoriser à la famille d’un patient décédé d’Ebola de récupérer son corps pour éviter la contamination. La famille a récupéré le corps par la force et six patients qui étaient suivis, dont trois cas confirmés, se sont enfuis. L'armée et la police sont intervenues pour rétablir le calme. Comment expliquer cette résistance et qu’avons nous appris des crises d'Ebola dans les passées ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal à Ebuteli. Vous écoutez le 21e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 29 mai 2026.Le 15 mai 2026, le gouvernement congolais a déclaré la 17e épidémie d’Ebola issue de la souche Bundibugyo pour laquelle il n’existe pas encore ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’OMS a déclaré cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Depuis, il a été rapporté plusieurs scènes de protestation contre l’enterrement sécurisé des personnes décédées d’Ebola. Ceci n'est pas un phénomène nouveau. Plusieurs incidents similaires ont eu lieu pendant d’autres épidémies et particulièrement pendant la dixième épidémie, qui avait touché la région de Béni et Butembo, entre 2018 et 2020. L'une des explications de la résistance pourrait être trouvée dans l'ignorance de la population face à cette maladie.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Fayulu, Sesanga, Katumbi, Kabund : C64, pour quoi faire ? 22.05.2026 4минLe mardi 19 mai, une nouvelle plateforme politique et citoyenne a vu le jour à Kinshasa. Son nom : C64, Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel. Objectif affiché : barrer la route à tout projet de changement de la Constitution. Mais derrière cette bannière constitutionnelle, que cherchent réellement Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ? Assiste-t-on à un retour de l’opposition dans la bataille politique… ou au début d’une tentative de recomposition du rapport de force politique à l’approche de 2028 ?Bonjour,Je m’appelle Trésor Kibangula. Je coordonne les recherches sur la politique à Ebuteli. Vous écoutez le 20e épisode de Po Na Biso, le podcast d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui, chaque semaine, donne notre point de vue sur un sujet d’actualité en République démocratique du Congo.Mardi, à Kinshasa, l’opposition a retrouvé quelque chose qu’elle semblait avoir perdu depuis longtemps : une image de cohésion. Dans une salle chauffée par les slogans, les drapeaux des partis et une foule compacte massée jusque dehors, plusieurs leaders de l’opposition, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et un représentant de Moïse Katumbi ont lancé la Coalition Article 64 (C64), du nom de cet article de la Constitution qui donne aux citoyens le devoir de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution. La scène était pensée. Et le message aussi.Mais au-delà de la démonstration de force visuelle, C64 révèle surtout une tentative de repositionnement politique de l’opposition dans un contexte profondément transformé par la guerre dans l’Est, la montée du discours patriotique et le rétrécissement progressif de l’espace politique.Depuis plusieurs mois, le pouvoir domine largement la bataille du récit public. Toute critique du régime est régulièrement exposée au soupçon de complicité avec Kigali ou avec les rebelles du M23. L’opposition peine à exister sans être renvoyée à une forme d’anti-patriotisme. C64 tente justement de sortir de ce piège.Le premier élément marquant est donc stratégique : contrairement à d’autres initiatives récentes, cette coalition prend soin de ne pas s’aligner explicitement avec le courant incarné par Joseph Kabila et sa plateforme Sauvons la RDC. En clair, Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund essaient de reconstruire une opposition capable de contester le pouvoir sans être immédiatement absorbée dans le schéma « patriotes contre traîtres » imposé par la majorité politique actuelle.Mais derrière la défense de la Constitution, un autre enjeu apparaît rapidement : celui du rapport de force politique. Depuis des mois, les appels au dialogue politique interne se heurtent à la réticence du président Félix Tshisekedi. Les initiatives des Églises catholique et protestante n’ont pas véritablement avancé. Et beaucoup d’acteurs ont désormais le sentiment que Kinshasa n’accepte de discuter que lorsqu’un rapport de force lui est imposé. Les négociations directes engagées avec l’AFC/M23 à Doha, aujourd’hui délocalisées à Montreux, ont renforcé cette lecture.C’est là que C64 prend une autre dimension. Car la bataille contre le changement de Constitution peut mobiliser l’opinion. Elle pourrait permettre à l’opposition de retrouver des clés de remobilisation politique capables de rééquilibrer le rapport de force et, à terme, de pousser le pouvoir à accepter des discussions politiques nationales. Le camp au pouvoir a d’ailleurs essayé de riposter en annonçant à son tour le lancement « dans les jours à venir » de la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C4).Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RDC : l’interminable attente de la relance de la Miba et l’exploitation du cuivre au Kasaï 15.05.2026 3минLe 7 mai, une entreprise chinoise a présenté un projet de production du cuivre dans le Kasaï-Oriental. Avec une production estimée jusqu’à 500 000 tonnes par an, ce serait l’une des plus grandes mines de cuivre du monde. Mais ce qui retient l’attention ici, c’est la Société minière de Bakwanga (Miba), le partenaire annoncé. Une entreprise que le gouvernement congolais essaie de relancer depuis une vingtaine d’années. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Les sanctions américaines contre Kabila peuvent-elles contribuer à la résolution de la crise du M23 ? 08.05.2026 6минLe 30 avril, les États-Unis ont sanctionné Joseph Kabila, ancien président de la RDC, pour son soutien à l’Alliance fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). Ces sanctions ont été saluées par le gouvernement congolais tandis que le camp de l’ancien président les a qualifiées de décision « profondément injustifiée » et « politiquement motivée ».Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Shabani sauvé, mais quelles leçons tirer ? 01.05.2026 4минVisé par une motion de défiance, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a finalement été sauvé par une motion incidente initiée par le député national Garry Sakata, qui dénonçait des irrégularités. Cette manœuvre met fin à des semaines de tractations, de pressions et de menaces entre partisans du ministre Shabani et députés motionnaires. Mais quelles leçons tirer de cette séquence politique ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Quelle est la situation sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu ? 24.04.2026 3минLe 20 avril, à Washington DC et Nairobi, des centaines de Banyamulenge ont défilé pour protester contre la situation de leur communauté sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, et en particulier le blocus de cette zone et les attaques de drones. Ceci a remis le sort de cette communauté sur le devant de la scène. Quel est-il exactement ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Motion de défiance contre Jacquemain Shabani : un révélateur des limites du contrôle parlementaire en RDC ? 17.04.2026 5минLe lundi 13 avril, le député national Laddy Yangotikala a déposé une motion de défiance contre Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur, pour « son incompétence » à sécuriser les citoyens et leurs biens.Depuis, le député et ses cosignataires font l’objet de pressions de la part de leurs formations politiques, tandis que le bureau de l’Assemblée nationale semble engagé dans une stratégie d’étouffement de cette initiative de contrôle parlementaire. Cette séquence remet dans le débat public une question plus large : la majorité parlementaire est-elle un frein au contrôle ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi la sous-traitance migratoire des États-Unis pose problème en RDC 10.04.2026 4минL’annonce de l’arrivée des migrants en provenance des États-Unis d’Amérique soulève une vive controverse en RDC. D’un côté, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coût pour le trésor public congolais, et résulterait d’une décision pleinement souveraine. De l’autre, des questions subsistent sur les dessous de cette décision, tant du côté de la société civile que de l’opposition politique. Pourquoi la RDC rejoint-elle aujourd’hui d’autres pays africains qui avaient répondu favorablement à la demande américaine ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Qualification des Léopards au Mondial 2026 : de la célébration à la récupération politique ? 03.04.2026 5мин« C’est Félix Tshisekedi qui l’a fait. On ramène quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. Après Mobutu, aucun des présidents passés n’a pu le faire, seul lui y est parvenu », a déclaré Didier Budimbu, ministre des Sports, après la qualification des Léopards pour la Coupe du monde. Et d’ajouter : « Tout droit ti na trois ! » Allusion on ne peut plus claire au projet de changement de Constitution pour permettre au chef de l’État de se représenter pour un troisième mandat. Mais au-delà de l’exploit sportif, cette séquence interroge : où s’arrête la célébration nationale, et où commence la récupération politique ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Élections de 2028 en RDC : les responsabilités face au risque d’un éventuel glissement 27.03.2026 5мин« L’évolution du processus électoral est observée avec une attention particulière par Washington (...) ». C’est ce qu’a déclaré le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine en RDC à l’issue de son entretien avec Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate américain a affirmé avoir été édifié sur la gestion des élections. Or, la feuille de route publiée par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolète du fait de la non réalisation de nombreuses activités. Cette situation fait craindre le report des élections, comme lors de la période de 2016-2018. Qui portera la responsabilité de ce deuxième glissement du calendrier électoral qui se profile à l’horizon ? Bonjour et bienvenue dans ce 12e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui décrypte chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur principal du pilier politique à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.En 2019, les États-Unis avaient imposé des sanctions aux présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi qu’à trois acteurs de la Ceni pour «avoir repoussé les élections générales de 2016 en 2018 ». Étaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intéressés ont toujours soutenu que cette option avait été levée par l’ensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Cet épisode vient aussi rappeler que les responsabilités en matière électorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit d’arrangements politiques plus larges.À moins de trois ans des élections attendues fin 2028, le spectre d’un nouveau glissement se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans l’exécution de sa feuille de route électorale, principalement par manque de financement. L’identification et l’enrôlement des électeurs n’ont été lancés ni dans la province pilote ni dans les quatre aires opérationnelles, alors que la feuille de route prévoyait toutes ces activités avant mars 2026. Ces retards, combinés à un contexte sécuritaire toujours fragile et à une incertitude politique liée notamment aux velléités de révision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiétudes sur le respect des délais. Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour l’instant, , faiblement mobilisées sur la question du respect des délais. À la place, une large coalition d’acteurs œuvrant consciemment ou non pour la non organisation des élections dans les délais semble même se dessiner. D’abord, le silence de la Ceni contraste avec ses dénonciations des décaissements tardifs des fonds par le ministère des finances lors du précédent processus. Alors, comment peut-on interpréter ce silence aujourd’hui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ? Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Insécurité à Kinshasa : entre démentis officiels et réalités du terrain 20.03.2026 3минFace à la recrudescence des actes criminels à Kinshasa, la députée Randall Muzito a déposé, le mercredi 4 mars 2026, une question écrite au bureau de l’Assemblée nationale, adressée à Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’Intérieur. Dix jours plus tard, soit le 14 mars 2026, Freddy Ekofo, vendeur de bijoux au marché central de Kinshasa, a été abattu par des hommes armés au quartier Yolo-sud dans la commune de Kalamu. Quelles leçons tirées de cette recrudescence de l’insécurité dans la capitale congolaise ?Bonjour et bienvenue dans ce 11e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis Joël Kiniati, analyste des données à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 20 mars 2026.Depuis plusieurs mois, les habitants de Kinshasa dénoncent la multiplication des cas de braquage, de kidnappings, d’attaques de domiciles et d’agressions armées. Une situation alarmante mais différemment perçue par les autorités. Si le président de la République exige un renforcement de la sécurité, la police affirme que plusieurs cas relayés sur internet relèvent de rumeurs ou d’informations non vérifiées alors qu’il existe plusieurs faits vérifiables. Selon l’analyse des éléments collectés dans la presse, au moins 16 faits criminels ont été signalés à Kinshasa entre janvier 2025 et mars 2026. Braquages, attaques de domiciles, pillages de quartiers ou encore kidnappings. Par exemple, en février 2025, un braquage spectaculaire mené par des hommes armés dans une pharmacie à Lemba a fait deux morts et un blessé. En mai de la même année, des hommes armés ont fait irruption sur le site de l’Université de Kinshasa. En plein jour, ils ont braqué des changeurs de monnaie avant de disparaître avec une importante somme d’argent. Dans la commune de Mont-Ngafula, en août, les habitants ont également été confrontés à des épisodes de violence particulièrement marquants : près de 70 maisons ont été pillées en une seule nuit par des bandits armés dans le quartier Matadi-Mayo. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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