Autoportrait
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Autoportrait est un podcast de Musiq3, animé par Nicolas Blanmont. Il propose des entretiens intimistes avec des artistes et personnalités du monde de la musique classique, qu'ils soient compositeurs, interprètes, metteurs en scène ou chefs d'orchestre. Chaque épisode explore la vie et le parcours de l'invité, à travers des échanges authentiques et libres, parfois liés à l'actualité. Le podcast s'adresse aux passionnés de musique, de théâtre et de culture, offrant une rencontre sonore unique avec les créateurs de la scène belge et internationale.
Эпизоды
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Amandine Beyer, violoniste 07.09.2026 27минAmandine Beyer, la coiffure, Stockhausen et le violon Amandine Beyer le dit sans fausse pudeur : si elle n’avait pas été musicienne, elle aurait pu être coiffeuse. Et s’il le fallait, elle pourrait le devenir encore : elle coupe même les cheveux de ses proches. Heureusement, pour le grand public des mélomanes en tout cas, elle a aussi appris la flûte à bec, dont elle loue la simplicité, et surtout le violon, avec lequel elle a fait sa vie. Formée au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris à Sylvie Gazeau puis à la Scola Cantorum de Bâle avec Chiara Banchini, Amandine Beyer a aussi pris le temps d’un master en musicologie, avec un mémoire sur Karlheinz Stockhausen. Pourtant, si elle joue aussi de la musique classique et romantique, c’est surtout dans le répertoire baroque qu’elle s’est fait connaître. Après avoir joué avec plusieurs ensembles réputés comme la Capella Reial de Catalunya, Café Zimmerman ou la Fenice, elle a fondé un premier ensemble – l’Assemblée des Honnêtes curieux , - puis, en 2006, Gli Incogniti, avec lesquels elle se produit toujours et qu’elle dirige. Car, Beyer le précise: elle est cheffe de son ensemble Gli Incogniti, mais pas cheffe d’orchestre. Elle n’aime pas particulièrement diriger, mais elle n’aime pas être dirigée par d’autres : alors elle dirige avec les mains dans la pâte, c’est-à-dire en jouant de son violon. Elle a noué une collaboration régulière avec Anne Teresa De Keersmaeker et les danseurs de Rosas et, quand elle est sur scène avec eux, elle dit être au paradis, et même jouer pour les dieux de l’Olympe. Mais tout n’est pas nécessairement aussi lyrique quand elle s’exprime : sur la facture instrumentale et les Stradivarius notamment, elle bouscule volontiers quelques idées reçues avec un réjouissant franc parler. Amandine Beyer est actuellement en tournée entre France et Japon. Son prochain concert en Belgique avec Gli Incogniti est prévu le 13 mai 2027 à Gand. Ses enregistrements sont publiés chez Harmonia Mundi ou chez Alpha. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Sandrine Piau, soprano 27.08.2026 30минMême si elle est d’un naturel plutôt discret, même si elle n’a rien d’une diva ni même d’une star – on ne trouvera pas sa photo en couverture des magazine people du Festival de Salzbourg et on cherchera en vain son nom dans la chronique mondaine de Paris Match ou l’Eventail -, Sandrine Piau compte incontestablement au rang des valeurs sûres dans le monde de la musique classique. Née en 1965 en banlieue parisienne, harpiste de formation, cette soprano qui occupe le devant de la scène depuis plus de trente ans et peut s’enorgueillir d’une bonne centaine de disques est pourtant venue au chant par hasard, presque à reculons. Il a fallu des pygmalions de renom – rien moins que Philippe Herreweghe et William Christie – pour la convaincre qu’elle avait sa place dans le monde lyrique. Aujourd’hui encore, celle qui se définit joliment comme un clown triste partage sa vie entre l’opéra, où sa longévité impressionne – elle était encore au printemps 2026 sur la scène de l’Opéra Bastille pour la découverte de l’Ercole Amante de Bembo - , le récital en concert et le disque, où elle aime composer des programmes originaux. De Haendel qu’elle chérit entre tous aux compositeurs d’aujourd’hui comme Saariaho ou Dalbavie en passant par Mozart ou Alban Berg, Piau pratique volontiers le grand écart dans les répertoires. Et elle commente aussitôt: attention aux adducteurs ! Enregistré avec David Kadouch, son nouveau disque a pour titre Contes. On y trouve des mélodies de Hahn, Debussy, Ravel, Wolf, Strauss, Zemlinsky, Poulenc ou Chostakovitch, mais aussi de compositrices oubliées comme Jeanne Bernard (1895-1965), Wally Karnevo (1914-2015), Louise Didier (1872-1955) ou Ilse Weber (1903-1944). Et comme Autoportrait revendique sa belgitude, mais pas seulement pour cela, Piau y parle particulièrement de la Monnaie : c’est, dit-elle, son théâtre de cœur, et elle s’y est produite dans neuf productions, de Pamina dans la Flûte enchantée en 2007 aux parties de soprano dans le mémorable Requiem de Mozart dirigé par Raphaël Pichon et mise en scène par Romeo Castellucci en 2022. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Nelson Goerner 24.08.2026 29минPendant longtemps, Nelson Goerner est resté caché, bien malgré lui, derrière un autre pianiste portant le même prénom. Ah, le grand pianiste sud-américain qui se prénomme Nelson ? Et qui joue souvent avec Martha Argerich ? Et tout le monde pensait au légendaire Nelson Freire. Or, hormis une très approximative proximité géographique, l’amitié entretenue avec Martha Argerich et bien sûr un respect mutuel qu’ils avaient l’un pour l’autre, les deux Nelson n’ont rien à voir. Le regretté Nelson Freire, était brésilien. Nelson Goerner, de 25 ans son cadet, est quant à lui en pleine forme, et argentin. Il est né le 9 mai 1969 à San Pedro, une petite ville de province, de parents qui n’étaient pas musiciens, et il a fallu son immense talent et l’opiniâtreté de ses professeurs successifs pour qu’il perce au niveau national d’abord, et international ensuite. Vainqueur d’un éphémère concours Franz Liszt à Buenos Aires en 1986, ce qui lui a valu de recevoir une bourse de Martha Argerich elle-même, Goerner a ensuite remporté le Premier prix du très respecté Concours de Genève en 1980. Comme d’autres musiciens argentins arrivés en Europe, c’est d’ailleurs à Genève qu’il vit aujourd’hui, se produisant aux quatre coins du monde classique, surtout en récital et parfois avec orchestre, avec une nette prédilection pour la musique du XIXe et du début du XXe siècle. Il fait aussi parfois de la musique de chambre, mais pas beaucoup. Non qu’il n’aime pas cela – tout au contraire – mais parce qu’il pratique un compagnonnage d’affinités électives : Martha Argerich elle-même, qui après avoir été son mentor est devenue une complice, mais aussi le violoniste Tedi Papavrami ou encore le violoncelliste Edgar Moreau et le violoniste Ning Feng pour un trio qu’ils viennent de former. Nelson Goerner enregistre pour Alpha Classics. Son dernier disque, paru juste avant l’été, rassemble des œuvres de Haendel, Schumann et Johann Strauss. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Stefano Pace 15.06.2026 29минAvant qu’il ne soit nommé, en 2021, directeur général de l’Opéra Royal de Wallonie, peu de gens en Belgique avaient entendu parler de Stefano Pace, même dans le milieu des amateurs d’opéra. Non pas que ce sexagénaire italien né le 26 décembre 1958 n’ait aucune expérience lyrique, tout au contraire. Mais parce que l’homme, prudent, cultive la discrétion et la modestie jusqu’à sembler presque terne là où avant lui, Stefano Mazzonis di Pralafera, se montrait mondain et séducteur. A la différence de son prédécesseur, Stefano Pace directeur n’a pas engagé Stefano Pace comme metteur en scène. C’est que Pace, décorateur expérimenté – il a plus de soixante décors à son actif- n’a jamais voulu franchir le pas vers la mise en scène même si, il l’évoque dans cet Autoportrait, il y a parfois songé, et pas seulement en se rasant le matin. Fort d’une expérience de trente ans dans plusieurs postes de direction, notamment dans le domaine technique mais aussi celui de la production artistique ou du management, à l’Opéra de Paris, à Valence, à Catane et au Covent Garden de Londres, Pace a été, de mars 2015 à septembre 2021, Surintendant du Teatro Lirico Giuseppe Verdi de Trieste. S’il dispose du pouvoir de déterminer un bon tiers de l’offre lyrique en Belgique, Stefano Pace n’en reste pas moins un homme de l’ombre. Ce n’est donc pas sur scène qu’on le verra, sauf éventuellement pour annoncer l’indisposition d’un chanteur. Mais on le trouvera en coulisse pour Otello, à l’affiche du 19 au 27 juin, et pour toute la saison prochaine qui s’ouvrira le 18 septembre avec un autre Verdi, Macbeth. Et même pour les cinq saisons à venir : Pace termine aujourd’hui un premier quinquennat à Liège, et un deuxième commencera dans quelques jours. Son mandat de directeur général de l’Opéra de Liège a été renouvelé du 1er juillet 2026 au 30 juin 2031 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Thomas Enhco, pianiste 11.06.2026 30минChaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser, le temps d'une émission, son autoportrait. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Eric Mathot, contrebassiste 08.06.2026 32минVous ne trouverez pas son nom en grand sur beaucoup de pochettes de disques, mais vous le trouverez en petit si vous consultez la liste des musiciens de nombre d’enregistrements. Semblablement, il ne sera que rarement annoncé sur l’affiche des concerts, mais vous reconnaîtrez immédiatement sa haute silhouette un peu voûtée, penchée en fond de scène. Du haut de ses deux mètres, il a trouvé à l’adolescence une « guitare à sa taille », qu’on peut aussi jouer avec un archet. Né le 30 octobre 1959 à Huy, Eric Mathot est probablement le contrebassiste le plus connu et le plus omniprésent de Belgique, mais sa réputation dépasse largement nos frontières et on peut d’ailleurs le retrouver à Paris comme à Genève, à Bayreuth comme à Aix-en-Provence. Ces dernières années, il est partout, en fait, où se produisent Leonardo Garcia Alarcon et sa Capella Mediterranea, un ensemble dont il est u des plus solides piliers dans tous les sens du terme. Passé par le défunt Orchestre de la RTBF, par le Philharmonique des Flandres ou l’OPRL, par Musiques Nouvelles ou par Champs d'Action, par la Petite Bande, I Fiamminghi, il Fondamento, le Ricercar Consort, Les Agrémens, Les Musiciens du Louvre, l’Orchestre des Champs-Élysées et on en oublie, Mathot joue aussi bien de la contrebasse moderne, classique ou jazz, que du violone et autres instruments anciens. Mais à côté du grand répertoire symphonique, du baroque et de la musique contemporaine, il se passionne aussi pour des répertoires plus légers comme la musique de salon du XIXe ou les partitions des big bands de la première moitié du XXe siècle. Voici un Autoportrait pas comme les autres, où l’on parlera bien sûr beaucoup de musiques mais aussi d’aspects logistiques : peut-on plier, ou en tout cas démonter une contrebasse ? ou, aussi, comment collectionner des partitions sans que le plancher s’écroule ? Eric Mathot est actuellement à l’Opéra de Paris avec la Capella Mediterranea et Leonard Garcia-Alarcon pour la redécouverte de l’Ercole Amante de Antonia Bembo, une élève de Cavalli, jusqu’au 14 juin, puis ils partiront pour Aix pour une production de La flûte enchantée du 2 au 21 juillet. Mathot sera aussi notamment à l’affiche du Festival International de Contrebasse à Namur du 10 au 14 août, une manifestation dont il est un des organisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Philippe Jaroussky, contre-ténor 01.06.2026 36минC’est assurément un des contre-ténors les plus connus de la scène internationale aujourd’hui, et aussi un de ceux dont la carrière est la plus longue et la plus constante. Mais il serait injuste de réduire Philippe Jaroussky à cette seule tessiture, tant il a toujours œuvré pour la faire sortir du petit cercle baroque dans laquelle on l’a maintenue : à 48 ans, Jaroussky, qui chante aussi des mélodies de Franz Schubert ou de Reynaldo Hahn ainsi que des oeuvres contemporaines est, tout simplement, un chanteur, omniprésent au disque et à l’opéra depuis plus d’un quart de siècle. Chanteur de musique classique, bien sûr, mais pas seulement : lui qui admire Ella Fitzgerald et Freddie Mercury autant que Kaija Saariaho et Cecilia Bartoli, a chanté avec Mathieu Chédid ou Nicolas Sirkis – jusqu’à se produire sur la scène du Stade de France avec Indochine. On l’entendra même, dans cet Autoportrait, chanter la chanson avec laquelle il a gagné son premier concours de chant : Les démons de minuit, un tube de 1986. Philippe Jaroussky, chanteur tout court ? Là encore, la dénomination peut sembler restrictive, car il dirige également de plus en plus son orchestre Artaserse, ou d’autres ensembles. Préparant, avec lucidité, l’étape de sa vie où il cessera peu à peu de chanter mais où il continuera à faire de la musique. Philippe Jaroussky, musicien tout court. On découvrira ici non seulement un grand artiste, mais aussi une belle personne, d’une grande honnêteté et d’une modestie sincère. Qui sait reconnaître ses erreurs, et qui sait se souvenir de son passé et de ses origines. Sans en faire la publicité sur tous les toits mais avec constance, Jaroussky a créé et développé sa propre académie qui est à la fois un projet musical et un projet social. Avec quelques-uns de ses collègues, il y enseigne à des jeunes issus de ces banlieues dont il est lui-même originaire, issus de ces « milieux éloignés de la culture » comme il dit pudiquement, en leur donnant l’occasion de découvrir la musique classique. Et en parallèle, son académie comprend également un programme pour des jeunes artistes en début de carrière, pour les aider à sauter et à voler hors du nid. Philippe Jaroussky n’a pas de projets de concerts en Belgique dans les mois à venir mais on peut le retrouver sur Gelosia, son dernier disque paru chez Erato, consacré à des cantates italiennes sur le thème de la jalousie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Reinoud Van Mechelen, ténor 18.05.2026 30минIl y a une dizaine d'années, quand disait Van Mechelen, le grand public, pour autant qu'il maîtrisât le néerlandais, comprenait qu'il était question d'origine malinoise et pensait notamment à une variété de gallinacés particulièrement goûtus et curieusement dénommés coucou de Malines. Les mélomanes, eux, pourvu qu'ils s'intéressassent aussi à l'opéra, pensaient éventuellement à un baryton basse flamand, lauréat du tout premier concours Reine Élisabeth de chant et wagnérien réputé pour avoir chanté Alberich ans la tétralogie à Liège, mais aussi pour plusieurs apparitions à Bayreuth. Et puis soudain, il y eut Reinoud van Mechelen, et très vite, son nom éclipsa Werner, éclipsa tout le reste, alors même qu'il était et reste très difficilement prononçable pour les journalistes français. C 'est que ce Van Mechelen là a deux vies au moins. D'un côté, il y a le ténor selon la terminologie actuelle, ou le haute-contre si l'on se réfère aux appellations en vigueur à l'âge d'or du baroque français qu'il connaît et défend si bien : au disque, Van Mechelen a ainsi enregistré trois albums consacrés successivement à Dumesny, haute contre de Lully, Jéliote haute contre de Rameau, et Legros, haute contre de Glück. Mais il a aussi participé à pas mal d'enregistrements d'intégrales d'opéra célèbres ou oubliés sous la direction des meilleurs spécialistes du genre. Plutôt bon acteur, Reinoud van Mechelen est également demandé sur nombre de scènes belges, françaises ou européennes, à nouveau dans le baroque, mais aussi dans le classique, puisque Mozart est également à son répertoire. Il y a consacré un récital discographique, on l'a entendu en Don Ottavio de Don Giovanni à l'Opéra flamand, et il chantera Idomeneo sous la baguette de Simon Rattle en juin 2027 à Berlin. Mais de l'autre côté, il y a aussi le Van Mechelen chef, fondateur et chef de l'ensemble A Nocte Temporis, qui fête ses dix ans en ce printemps 2026. Il a, avec cet ensemble à géométrie variable, une activité intense, à nouveau au disque et en concert. Pour leur anniversaire, ils entreprennent une tournée internationale avec Les Boréades de Rameau, une tournée qui passera notamment par Namur le 23 mai, puis par Bruges le 31 mai et Louvain le 5 juin. Ils seront également avec un programme Mozart au festival Musiq3 le 26 juin, puis au Festival de l’Eté mosan à Dinant le 12 juillet. Tout cela valait bien que, à la veille de son trente-neuvième anniversaire - il est né à Louvain le 29 mai 1987 – on tire l’Autoportrait de Reinoud Van Mechelen. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Victor Julien-Laferrière, violoncelliste 16.05.2026 28минIl y a des vainqueurs du Reine Elisabeth dont le patronyme se retient et surtout s’écrit sans problème : Ray Chen par exemple, en deux syllabes et sept lettres, on disait tout du Premier Prix de de 2009. On ajoutait éventuellement violon, six lettres, et le compte était bon. Avec Victor Julien Laferrière, premier prix en 2017, l’affaire est plus complexe. Huit syllabes et 22 lettres pour le patronyme, et encore dix de plus pour l’instrument : le violoncelle. C’était même le premier à gagner une session de violoncelle puisque, avant cela, l’instrument n’avait pas droit de cité. Né le 25 juin 1990 à Paris d’un père et d’une mère tous les deux clarinettistes et professeurs de clarinette, Victor (c’est le prénom) Julien-Laferrière (un trait d’union, un f et deux r, et juste un accent grave) aurait pu se contenter d’être clarinettiste, l’instrument par lequel il a commencé. Mais il y a eu heureusement le violoncelle (sa garde sœur avait déjà préempté le piano et le violon), et on s’en réjouit aujourd’hui car son parcours est riche. Elève de Roland Pidoux, Heinrich Schiff ou Clemens Hagen, professant autant d’admiration pour Pablo Casals que pour Nikolaus Harnoncourt, couronné d’une Victoire de la musique classique dans la catégorie « Soliste instrumental de l'année » en 2018, julien-Laferrière a évidemment gagné en notoriété depuis qu’il a gagné le Concours, et pas seulement en Belgique. Sa discographie comprend plusieurs disques de musique de chambre, notamment avec le trio les Esprits, mais aussi des concertos qui ne sont pas nécessairement les plus courus (Dvorak et Martinu, mais aussi Dutilleux ou Dusapin) ainsi que des sérénades de Brahms ou des symphonies de Beethoven en tan que chef de l’ensemble Consuelo, qu’il a formé. Car l’ancien clarinettiste devenu violoncelliste est aussi devenu chef d’orchestre. A l’occasion de la troisième session consacrée à son instrument de prédilection, Victor Julien-Laferrière donnera un récital à Bozar le jeudi 21 mai. Il jouera notamment Bach, Kodaly et Casals. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Benoît Mernier, compositeur 20.04.2026 32минChaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser, le temps d'une émission, son autoportrait. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Eric-Emmanuel Schmitt 13.04.2026 26минC’est un des écrivains français les plus connus et les plus lus d’aujourd’hui, et ses œuvres sont traduites dans cinquante pays. C’est un des écrivains français les plus connus et les plus lus d’aujourd’hui, mais cette seule qualification professionnelle ne suffit pas à cerner Eric-Emmanuel Schmitt. D’abord parce qu’il n’est pas seulement Français, mais également Belge depuis 2008 – et d’ailleurs installé en Belgique même depuis 2001. Ensuite parce que, s’il est incontestablement écrivain part tous les pores de sa peau – romans, nouvelles, essais, écrits autobiographiques, BD, livres jeunesse, pièces de théâtre, adaptations, scénarios – il est aussi profondément attiré par la musique : celle qu’il joue, celle qu’il écoute, celle à propos de laquelle il écrit et celle, bientôt, à laquelle il collabore puisque l’Opéra de Liège a annoncé la création pour 2028 de Theodora, un nouvel opéra d’Andrea Battistoni dont Schmitt a écrit le livret. Agrégé de philosophie, auteur d’une thèse de doctorat sur Diderot, membre de l’Académie Goncourt mais aussi de l’Académie de langue et littérature française de Belgique, Eric-Emanuel Schmitt a signé pas loin d’une cinquantaine de livres parmi lesquels Oscar et la Dame rose, Odette Toulemonde et autres histoires, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, ou encore la série La Traversée des Temps qui raconte l'histoire de l'humanité en un nombre de volumes encore indéterminé Si l’on pioche dans la liste de ses titres, les références à la musique sont déjà nombreuses : Ma vie avec Mozart, Le Mystère Bizet, Le Carnaval des animaux, L'Élixir d'amour, Concerto à la mémoire d'un ange, Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent, Variations énigmatiques. Et puis, il y a le tout récent Juste après Dieu, il y a papa, publié chez Albin Michel. Un livre qui, même si le titre ne le dit pas directement et est donc accompagné d’un bandeau Mozart père et fils, plonge ses lecteurs au plus intime de la relation entre Mozart et son père, et réhabilite au passage la figure de ce dernier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Jean-Paul Dessy 06.04.2026 28минChaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser, le temps d'une émission, son autoportrait. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Paavo Järvi, chef d'orchestre 26.03.2026 31минAttention : un chef peut en cacher un autre. Dans la famille Järvi, ils sont au moins trois à s’être fait connaître comme directeurs musicaux : Neeme, le père, né en 1937, infatigable défricheur de répertoires oubliés, qui osa notamment braver les interdits de l’Union soviétique pour faire connaître la musique du génial compositeur estonien Arvo Pärt et le paya d’un exil aux Etats-Unis, mais aussi ses deux fils, qu’il emmena forcément avec lui Outre-Atlantique et qui ont la double nationalité estonienne et états-unienne ; Paavo, invité d’Autoportrait cette semaine, et Kristjan, né en 1971, dont l’Autoportrait avait été diffusé en septembre 2025. Paavo n’a ni la longue chevelure ni les tenues de shaman ayurvédique de son petit frère, mais n’allez pas croire pour autant qu’il soit forcément plus sérieux et plus traditionnel dans ses choix musicaux. C’est un défenseur passionné du répertoire contemporain, et pas seulement estonien, mais c’est aussi un praticien régulier et apprécié du grand répertoire symphonique, de Haydn à Ravel en passant par Beethoven, Mendelssohn, Brahms, Bruckner, Mahler et tant d’autres. Il a été le directeur musical du l'Orchestre symphonique de Malmö, premier chef invité de l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm, directeur musical de l’Orchestre de Cincinnati, du City of Birmingham Symphony Orchestra, de l’Orchestre symphonique de la Radio de Francfort et de l’orchestre de Paris, et préside actuellement aux destinées artistiques de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brème, de l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich et de l'orchestre symphonique de la NHK de Tokyo. Et comme si cela ne suffisait pas, il vient au printemps 2026 d’être nommé chef principal de l'Orchestre philharmonique de Londres à compter de la saison 2028-2029. Parmi ses derniers disques, publiés chez Alpha, il y a la septième symphonie de Gustav Mahler, dernière parution d’une série Mahler qu’il a entreprise avec l’orchestre de la Tonhalle de Zurich, et il y a aussi Credo, le très beau disque consacré à Arvo Pärt en septembre 2025 à l’occasion de son nonantième anniversaire. A celles et ceux qui voudraient l’écoute en live, on ne peut d’ailleurs que recommander de faire le voyage jusque Pärnu, où il a fondé avec son frère et son père un très foisonnant festival estival : c’est une très jolie station balnéaire à l’ambiance un peu nostalgique d’une nouvelle de Tchekhov, et l’édition 2026 du festival de la famille Järvi s’y tiendra du 8 au 18 juillet. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Philippe Herreweghe, chef d'orchestre 19.03.2026 34минAttention, monstre sacré ! Sur le siège d’Autoportrait aujourd’hui, transformé en trône pour l’occasion, il y a Philippe Herreweghe ou, comme on dit en France, Hèrvèk. Ce n’est pas tellement qu’il joue les têtes couronnées, c’est que son curriculum vitae impressionne, autant d’ailleurs que sa discographie affiche de plus de 300 références. Né le 2 mai 1947 à Gand, Philippe Herreweghe est d’abord un homme de chœurs, fondateur du Collegium Vocale de Gand il y a plus d’un demi-siècle mais aussi de l’éphémère Chœur symphonique de Liège, de la Chapelle Royale ou de l’Ensemble Vocal européen. Mais ce psychiatre de formation est devenu aussi chef d’orchestre, assortissant son Collegium Vocale d’un ensemble instrumental, fondant en France l’orchestre des Champs-Elysées et associant durablement son sort à l’Orchestre Philharmonique des Flandres, connu aujourd’hui comme Orchestre d’Anvers. Il s’est également produit comme chef invité des orchestres du Concertgebouw d’Amsterdam, du Gewandhaus de Leipzig, de la Staatskapelle de Dresde ou du Cleveland Orchestra et, à es heures perdues, on le sait même aussi directeur artistique de festivals, d’abord à Saintes en Charente puis, depuis quelques années, dans la région toscane de Sienne. Ambassadeur culturel de Flandre puis prix Ultima de la Communauté flamande, Chevalier de la Légion d’Honneur, Herreweghe a dirigé et enregistré un répertoire assez large, de Josquin Desprez et Roland de Lassus à Schönberg et Stravinski en passant par tous les grands maîtres baroques, mais aussi par Mozart, Beethoven Berlioz, Mendelssohn, Schumann – beaucoup – Brahms, Fauré, Mahler ou Bruckner, un autre de ses favoris. Le tout sans disposer – il est un des premiers à le reconnaître et même à en rire – d’une technique parfaite de chef d’orchestre. Mais c’est évidemment au nom de Jean-Sébastien Bach qu’on l’associe le plus immédiatement, lui qui a dirigé toutes les cantates mais aussi les grandes oeuvres chorales, et notamment la Passion selon Saint-Matthieu à près de 150 reprises. En ce printemps 2026, il est en effet d’ailleurs en tournée européenne avec son Collegium Vocale pour porter aux quatre coins de l’Europe, et notamment à Gand de 28 mars, la bonne parole de la Passion selon Saint-Matthieu de Bach. Les disques de Philippe Herreweghe ont été publiés pour l’essentiel chez Harmonia Mundi, chez Virgin/Erato et depuis quelques années chez Phi, son propre label. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Claire-Marie Le Guay, pianiste 17.03.2026 29минC’était presque au siècle passé, il y a plus de vingt ans en tout cas: Louis Langrée était le jeune directeur musical français de l’OPRL et, au concert et au disque, il invitait régulièrement une jeune pianiste française encore méconnue nommée Claire-Marie Le Guay. Et le public liégeois épiloguait sur le contraste étonnant entre l’apparence plutôt frêle, presque diaphane, de l’artiste et sa maîtrise, voire sa puissance, au clavier. Un quart de siècle plus tard, on a moins souvent l’occasion d’entendre Claire-Marie Le Guay en Belgique – on le regrette – mais sa notoriété internationale a crû. Elle poursuit son petit bonhomme de chemin entre grand répertoire et œuvres contemporaines, entre récitals solo, musique de chambre et concerto, mais aussi entre disque et livre – car elle écrit également. De Bach à Gubaidulina, de Haydn à Schulhoff, de Schubert à Stravinsky, de Liszt à Ravel ou encore avec Mozart, Schumann ou Escaich, sa discographie est précieuse, jamais anecdotique. Et ses livres, avec leurs titres avec sujet, verbe et complément, sont riches en informations utiles. Née en 1974 , Le Guay semble d’être habilement nourrie du meilleur de tous les grands maîtres auprès desquels elle s’est formée, comme notamment Jacques Rouvier, Dmitri Bachkirov, Fou Ts'ong, Alicia de Larrocha, Andreas Staier, György Sebök, Leon Fleisher et Daniel Barenbom. Mais elle a également soin de restituer ces savoirs et surtout son expérience, comme pédagogue de jeunes pianistes mais aussi auprès du grand public lors de concerts commentés. Ecouter la lumière, le nouveau disque de Claire-Marie Le Guay, entièrement consacré à Jean-Sébastien Bach, vient de sortir chez Mirare. Que la joie demeure Vivre avec Bach, un livre sur le même sujet qu’elle a coécrit avec l’écrivain et académicien Erik Orsenna, est annoncé pour avril chez Albin Michel. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Stéphane Degout, baryton 10.03.2026 27минLe public bruxellois connaît bien Stéphane Degout : voilà près qu’un quart de siècle qu’il chante à la Monnaie. La première fois, c’était en mai 2002, le rôle-titre de l’Orfeo de Monteverdi dans la mémorable production de René Jacobs et Trisha Brown. Depuis, il y a eu une bonne dizaine d’autres spectacles, dont plusieurs prises de rôle comme Pelleas, deux Comtes – le Ory de Rossini et le Almaviva de Mozart - et même Eugène Oneguine. Mais la belgitude d’adoption de ce baryton français né près de Lyon le 9 juin 1975 ne s’arrête pas là : c’est lui qui, avec sa collègue la mezzo Sophie Koch, a été choisi en 2023 pour succéder à José Van Dam comme enseignant de référence du chant à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Thibaut Garcia, guitariste 02.03.2026 30минChaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser, le temps d'une émission, son autoportrait. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
René Jacobs, chef d'orchestre 09.02.2026 29минCinq musiciens Flamands aujourd’hui à peu près octogénaires ont marqué le monde de la musique ancienne. Dans cette génération dorée que les Français n’arrivent pas à prononcer – Herreweghe, Kuijken, Van Immerseel et Van Nevel – celui dont le nom semble le moins exotique – René Jacobs, mais on peut aussi le prononcer Jacobs – est aussi celui qui s’est le plus illustré dans le monde de l’opéra. Né à Gand le 30 octobre 1946, il s’est d’abord illustré comme un des plus célèbres contreténors de la scène baroque, avec des enregistrements mémorables du rôle de l’Orfeo de Gluck, du Stabat Mater de Pergolesi ou des parties d’alto dans les Passions de Bach. Enseignant à la Scola Cantorum Basiliensis et découvreur passionné de partitions rares, Jacobs a très vite ajouté la direction d’orchestre à sa palette de talents, d’abord pour de petits ensembles – et notamment le Concerto Vocale qu’il avait fondé - et des œuvres assez anciennes ; puis, peu à peu, pour du grand répertoire incluant le XVIIIè et même parfois le XIXe siècle. Uniquement dans la musique vocale d’abord, avec beaucoup de musique sacrée, mais aussi de plus en plus de lyrique. On lui doit la révélation de compositeurs comme Cesti, Kaiser ou Graun, l’exhumation de certains opéras de Telemann, Haendel ou Cavalli, mais aussi des versions références des opéras de Monteverdi, de Mozart ou même de Beethoven ou Weber. Délaissant parfois la pesanteur des productions scéniques pour leur préférer des versions de concert éminemment dynamiques, Jacobs a même été jusqu’à diriger Tancredi de Rossini ou Carmen de Bizet, hélas sans trace discographique à ce jour. Et son sens aigu du théâtre l’a servi quand, sur le tard, il a abordé un répertoire non vocal – les symphonies de Schubert par exemple. Tout cela parce que, quand il était enfant, son père lui a fabriqué un théâtre de marionnettes et lui a offert deux poupées à y faire évoluer. Et que Jacobs a très vite découvert qu’en ajoutant deux poupées de plus, il y avait beaucoup plus de possibilités de raconter des histoires… Du 20 février au 3 mars, René Jacobs dirigera Tamerlano de Haendel au festival Haendel de Karlsruhe. Le 28 mars, il dirigera la Passion selon St Matthieu au Concertgebouw d’Amsterdam. Côté disques, il a entrepris pour Alpha un cycle des messes de Haydn, mais toute sa discographie, riche de centaines de références, reste disponible, principalement chez Harmonia Mundi mais aussi sur d’autres labels comme Accent, Pentatone ou Archiv. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Tedi Papavrami, violoniste 29.01.2026 34минChaque semaine Nicolas Blanmont reçoit un artiste du monde musical pour brosser, le temps d'une émission, son autoportrait. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
John Osborn, ténor 26.01.2026 35минOn ne voudrait pas jeter de l’huile sur le feu des relations transatlantiques, surtout dans le contexte que l’on sait, mais la question mérite d’être posée : les ténors américains règnent-ils sur l’opéra français ? En Europe en tout cas, quand il s’agit de chanter le grand opéra façon Meyerbeer ou Halévy, ils se taillent la part du lion. Ils, et notamment John Osborn, natif de Sioux City, dans l’Iowa. Les mélomanes européens ont découvert son nom quand, il y a une bonne vingtaine d’années, il s’est retrouvé plusieurs fois aux côtés de Cecilia Bartoli à l’Opéra de Zurich, dans le très rare Clari de Halévy puis en Otello de Rossini ou même en Pollione de Norma. Mais bien avant cela, Osborn, formé dans le cadre du programme de jeunes artistes du Metropolitan Opera à New York, avait déjà remporté au Concours Operalia à Bordeaux le premier prix côté masculin en 1996. Une année où avait été couronnée côté féminin une autre artiste américaine, la soprano Lynette Tapia qui est depuis devenu son épouse et avec laquelle il se produit régulièrement en duo. Revendiquant avec pragmatisme et modestie une certaine capacité d’imitation, Osborn chante avec une même aisance en italien – le Comte Almaviva du Barbier de Séville est le rôle qu’il a le plus interprété – et en français, que ce soit le répertoire romantique pur – la rencontre s’est faite en septembre 2025 à Liège en marge d’une production de Faust où il tenait le rôle-titre – ou même dans le genre marathonien du grand opéra : on se souvient de l’avoir vu incarner Raoul de Nangis dans Les Huguenots de Meyerbeer dans la mémorable production de Marc Minkowski et Olivier Py à la Monnaie en 2011. Actuellement, John Osborn est de retour à la Monnaie, cette fois pour chanter le rôle-titre du très rare Benvenuto Cellini de Berlioz. Pour la suite de la saison, il y aura encore de l'opéra français avec Werther de Masssenet et Le Prophète de Meyerbeer, mais aussi de l'opéra italien avec I Puritani de Bellini, ainsi que Rigoletto et Les Vêpres siciliennes de Verdi. Le tout sur le vieux continent… Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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