Maghrib in Past & Present | Podcasts

Maghrib in Past & Present | Podcasts

themaghribpodcast.com
Страна США
Язык EN
Эпизодов 243
Последний 08.10.2026

Maghrib in Past & Present is a podcast produced by the American Institute for Maghrib Studies (AIMS) together with its overseas research centers in Algeria, Tunisia, and Morocco. It explores the history, culture, and contemporary issues of the Maghreb region. The series is supported by a U.S. Department of Education Title VI grant for American Overseas Research Centers. Content is intended for classroom and non-profit educational use, with proper citation.

Эпизоды

  • Entretien avec Sihem Debbabi Missaoui, Professeure de Lettres arabes 08.10.2026 1ч 26мин
    Le projet d’histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d’hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d’entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d’intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d’autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s’est étendu à un effort plus complet d’enquête auprès d’économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d’architectes, de sociologues ruraux et d’autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s’agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l’objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d’un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l’accès au savoir dans notre région. Cet épisode a été enregistré le 26 novembre 2025 à Tunis, et s’inscrit dans le cadre du projet « Histoire Orale de la Production des Connaissances dans les pays du Maghreb ». Dans ce podcast,  Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 8, s’entretient avec l’Anthropologue Sihem Debbabi Missaoui, Professeure des universités agrégée de Lettres arabes à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités, La Manouba, Tunis, Docteure d’État en civilisation médiévale (Monde islamique), et membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beit al Hikma. Veuillez trouver l’interview en PDF et la vidéo sur ce lien. La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Nous remercions Hisham Errish, compositeur et soliste de l’oud, pour son interprétation de « One Song of Libya » dans l’introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison au Centre d’Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).
  • En hommage à Amar Mohand Amer (Décédé le 27 septembre 2026): Les enjeux politiques du 11 décembre 1960 01.10.2026 51мин
    Ce podcast est une rediffusion de l’épisode 56 en hommage à Amar Mohand Amer,  historien et maître de recherche au Centre de Recherche en Anthropologie sociale et culturelle (CRASC), qui nous a quité le 27 septembre 2026. Ce moment historique n’est pas une simple manifestation historique, il est le marqueur d’un basculement majeur dans la Guerre de libération nationale. Il engage le FLN dans une nouvelle dynamique ou le peuple et la ville redeviennent des ferments de sa stratégie politiques et diplomatique.  Le 11 décembre 1960 est également la fin du mythe de la ”Troisième force” et l’échec de la politique gaullienne sur le plan militaire, psychologique et économique. La conférence de Dr. Amar Mohand Amer a été programmée dans le cadre du cycle des conférences « Histoire du Maghreb, histoire au Maghreb » organisé par le Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA). Elle a eu lieu le 12 décembre 2018 au CEMA, Oran. Dr. Saddek Benkada, Historien, Maître de recherche au CRASC et membre du Conseil Scientifique du CEMA  a modéré le débat. Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d’avoir interprété un morceau musical de Elli Mektoub Mektoub, pour les besoins de ce podcast.  Montage: Hayet Lansari, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
  • Entretien avec le Docteur-Ingénieur Abdeslam Dahman Saïdi 24.09.2026 58мин
    Le projet « Archives d’histoire orale de la production intellectuelle maghrébine » vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d’hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Les entretiens sont réalisés avec des économistes, planificateurs, nutritionnistes, architectes, sociologues ruraux et d’autres chercheurs algériens, marocains et tunisiens. Il s’agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire leurs sociétés. Elle innove en rassemblant ces voix et en les portant à la connaissance d’un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l’accès au savoir dans notre région. Dans ce podcast, enregistré au Maroc en février 2022, Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 8, s’entretient avec le Docteur-Ingénieur Abdeslam Dahman Saïdi, Professeur en énergétique à l’Institut Agronomique de vétérinaire (IAV) à Rabat et Secrétaire général de l’association Targa-AIDE (Association In terdisciplinaire pour le Développement) à Rabat. Veuillez consulter l’interview en PDF ainsi que la vidéo de l’entretien. Équipe : Habib Ayeb, Géographe, OSAE Max Ajl, Sociologue, OSAE Ernest Riva, OSAE Image : Ernest Riva Post-production : Benoît Kalka Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d’avoir interprété un morceau musical de « Elli Mektoub Mektoub » pour les besoins de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison au Centre d’Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).
  • En hommage à Elaine Mokhtefi (Décédée le 11 septembre 2026): Rencontre 14.09.2026 26мин
    Ce podcast est une rediffusion de l’épisode 83 en hommage à Elaine Mokhtefi, auteur du livre, Alger, capitale de la révolution. De fanon aux Black Panthers (Barzakh, 2019). La trajectoire d’Elaine Mokhtefi, jeune militante américaine, a, dès la guerre de libération nationale et pendant deux décennies, épousé celle de la cause algérienne. Ce combat la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Frantz Fanon pour la conférence de l’Assemblée mondiale de la jeunesse ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l’indépendance. Elle y restera jusqu’en 1974. Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste, remplie d’espoir, aux premiers pas de la jeune république, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d’Alger.  Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque – Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver –, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale.  Une histoire fascinante, qu’Elaine Mokhtefi raconte avec une passion et une conviction intactes.  Elaine Mokhtefi, issue d’une famille de la classe ouvrière américaine, est née en 1928 à New York. La lutte pour l’indépendance l’a conduite à vivre douze ans en Algérie où elle a travaillé comme journaliste et traductrice. Elle s’est mariée à un ancien membre de l’Armée de libération nationale algérienne (ALN) devenu écrivain, Mokhtar Mokhtefi, décédé en 2015, auteur de mémoires très remarqués J’étais Français-Musulman (Barzakh, 2016).  Elle a obtenu la nationalité algérienne en vertu d’un décret présidentiel du 23 juillet 2026 (...). Une naturalisation qui vient saluer un engagement de toute une vie aux côtés de l’Algérie. Par cette naturalisation, l’Algérie rend hommage à une femme qui a consacré une grande partie de sa vie à défendre la Révolution algérienne et les luttes pour la liberté à travers le monde (El Moudjahid). La conférence d’Elaine Mokhtefi a été programmée dans le cadre du cycle des conférences « Histoire du Maghreb, histoire au Maghreb » co-organisé par Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie sociale et culturelle (CRASC).  Elle a eu lieu le 06 novembre 2019 au CRASC, Oran. Pr. Hassan Remaoun, chercheur associé, CRASC, a modéré le débat. Écoutez un autre épisode de Elaine Mokhtefi :  Épisode 77 : Workshop sur « Écriture, mémoire et histoire »: Écrire ses mémoires ou comment parler de soi ? Nous remercions notre ami Ignacio Villalón, doctorant à l’Université de Crète / Institut d’études méditerranéennes, pour son interprétation à la guitare qui accompagne l’introduction et la conclusion de ce podcast. Réalisation et montage : Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
  • Entretien avec l’historien Mabrouk Jebahi 10.09.2026 1ч 45мин
    Le projet d’histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d’hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d’entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d’intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d’autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s’est étendu à un effort plus complet d’enquête auprès d’économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d’architectes, de sociologues ruraux et d’autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s’agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l’objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d’un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l’accès au savoir dans notre région.   Dans ce podcast, enregistré en Tunisie le 3 décembre 2025, Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 8, s’entretient avec Mabrouk Jebahi, historien moderniste et ancien chercheur aux Archives Nationales de Tunisie (2008-2024), et consultant expert international pour la numérisation et la mise en valeur du patrimoine, gestion des archives et d’information, conduite des projets de mise en valeur du patrimoine, et animation culturelle. Veuillez trouver l’interview en PDF et en bas de cette page et la vidéo sur ce lien. La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Nous remercions infiniment Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l’introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison au Centre d’Études Maghrébines à Tunis (CEMAT).
  • Entretien avec le Professeur de littérature comparée Sidi Mohamed Lakhdar Barka 03.09.2026 1ч 27мин
    Le projet d’histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d’hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d’entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d’intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d’autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s’est étendu à un effort plus complet d’enquête auprès d’économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d’architectes, de sociologues ruraux et d’autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s’agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l’objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d’un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l’accès au savoir dans notre région.     Cet épisode a été enregistré le 25 octobre 2025 à Oran au Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA) , et s’inscrit dans le cadre du projet « Histoire Orale de la Production des Connaissances dans les pays du Maghreb ».     Dans ce podcast, Habib Ayeb, Professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 8, s’entretient avec Sidi Mohamed Lakhdar Barka, professeur de littérature comparée au département d’anglais de la faculté des langues étrangères de l’Université d’Oran 2 et chercheur associé au CRASC.  Veuillez suivre ces liens pour consulter l’interview en PDF et la vidéo La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Écoutez un autre podcast de Sidi Mohamed Lakhdar Barka : Épisode 99: Oran, The Plague and COVID-19  Nous remercions Dr. Tamara Turner, Ethnomusicologue et chercheur au Max Planck Institute for Human Development, Centre for History of Emotions, pour son interprétation de Sidna Ali du répertoire du Diwan. Montage : Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
  • Entretien avec le Sociologue Mohamed Mebtoul 18.06.2026 1ч 32мин
    Le projet d’histoire orale nord-africaine vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d’hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Le projet est né d’entretiens fortuits avec les derniers de la toute première génération d’intellectuels post-coloniaux, comme Gilbert Naccache et bien d’autres, écrivain de gauche décédé le 20 décembre 2020. Le projet s’est étendu à un effort plus complet d’enquête auprès d’économistes, de planificateurs, de nutritionnistes, d’architectes, de sociologues ruraux et d’autres professionnels tunisiens, marocains et algériens. Il s’agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire une somme considérable de connaissances sur leurs sociétés maghrébines. Le projet rassemble ces voix dans l’objectif de porter leurs travaux réflexions à la connaissance d’un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l’accès au savoir dans notre région. Cet épisode a été enregistré le 1er novembre 2025 à Tunis, et s’inscrit dans le cadre du projet ”Histoire Orale de la Production des Connaissances dans les pays du Maghreb”.  Dans ce podcast, Habib Ayeb, Professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 8, s’entretient avec Mohamed Mebtoul, professeur de sociologie à l’Université d’Oran 2. Fondateur de l’anthropologie de la santé en Algérie, il est également à l’origine du Groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS), devenu par la suite l’Unité de recherche en sciences sociales et santé.  Veuillez suivre ces liens pour consulter l’interview en PDF et la vidéo La première série de ces interviews réalisée en 2023, et couvrant l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, est accessible sur les liens suivants : https://www.themaghribpodcast.com/p/temoignages-oral-histories.html https://osae-marsad.org/histoire-orale/ Nous remercions notre ami Mohammed Boukhoudmi pour son interpretation de l’extrait de nouba, ”Dziriya,” par Dr. Noureddine Saoudi pour l’introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
  • Le patrimoine immatériel marocain dans l’écriture contemporaine de Mohamed Nedali 11.06.2026 18мин
    Dans ce podcast, Carole Edwards, professeure titulaire à Texas Tech University, démontre comment l’œuvre de Mohamed Nedali fait partie du patrimoine immatériel marocain. Sa plume participe effectivement à l’historiographie selon la structure triadique de Michel de Certeau qui comprend la « phase documentaire », la « phase explicative/compréhensive » et la phase « représentative de mise en forme littéraire ou scripturaire » (Michel de Certeau développe ce concept au chapitre 6 de l’écriture de l’histoire. Ceci a été repris dans les travaux divers de Paul Ricoeur). Carole Edward examine comment l’auteur arpente la page non seulement pour appréhender le monde qui l’entoure mais pour inscrire le singulier dans l’ordinaire, la réalité du présent pour qu’elle devienne pérenne dans l’Histoire. Des lieux symboliques (La maison de Cicine) au discours proféré par la figure du poète (le Poète de Safi) qui apparaissent tous deux judicieusement dans les romans. Elle se penche également sur les divers artifices employés par l’écrivain pour procéder avec ampleur au recouvrement identitaire. A travers plusieurs exemples puisés dans ces œuvres, elle explore ensuite la symbolique du lieu comme stratégie de désacralisation et de transgression, ou encore comme souci de préservation et marque de l’inter-dit (De Certeau), avant de mesurer la portée narrative dans le choix de la figure du poète. Elle établit comment, tel un sacerdoce, le poète s’adonne à un acte de foi inchoatif pour sensibiliser la masse, manipulant sa parole tandis qu’il « lutte et joue avec [d]es mots par nécessité, parce qu’il ne peut pas faire autrement » (de Certeau 1987, 25). Ainsi comment parvient-il à sécuriser l’avènement d’une mémoire à double héritage : marocain et amazigh ? Carole détermine les composantes de cette inter-disciplinarité pour déterminer comment l’auctorialité plurielle débouche sur l’ambivalence de l’écrivain tandis qu’il écrit la ville en donnant la parole à l’autre par le biais d’un narrateur qui tisse une h/Histoire/mémoire pérenne. Carole Edwards est professeure titulaire à Texas Tech University. Spécialiste du 20e/21e siècle, ses recherches portent notamment sur les littératures francophones nord-africaines, subsahariennes et caribéennes. Elle a publié une monographie sur les femmes dramaturges francophones (L’Harmattan 2008), un volume sur le Sacrifice (Rodopi 2014), codirigé un volume avec Françoise Cévaër sur la Représentation du loser dans le cinéma et la littérature francophones (Presses Universitaires de Limoges, 2018), et une monographie sur le romancier Laurent Gaudé avec la Revue des Lettres Modernes Minard (Classiques Garnier, 2021). Elle a également publié des articles allant de la littérature, de l’histoire aux études culturelles (Expressions maghrébines, Women in French Studies, Routledge, Nouvelles Etudes Francophones, The French Review etc). Titulaire d’une bourse Fulbright au Maroc en 2021, récipiendaire au printemps 2024 d’une bourse de l’Institut du Maghreb (AIMS), elle travaille actuellement sur des postures littéraires autour du romancier maghrébin Mohamed Nedali et des auteurs/autrices marocain.e.s contemporain.e.s. Cet episode a été enregistré le 25 juin 2024 à Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM).  Abdelbaar Mounadi Idrissi, Outreach Director at the Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM).
  • La disparition des communs en Tunisie : Un long processus de construction de la dépendance alimentaire 21.05.2026 1ч 3мин
    Ce podcast essaie de dessiner les liens structurels et de causes à effets entre les processus et dynamiques de destruction ou de désintégration des « communs » particulièrement le foncier agricole et l’eau d’irrigation et la construction de la dépendance alimentaire. Par le terme « communs » j’entends l’ensemble des biens communs matériels et immatériels exclusivement « gérés » par une communauté d’usagers (tribus, sous tribus et grandes familles, communautés locales, …) à travers ses représentants et à partir d’un ensemble de mécanismes de gestions et de résolution de conflits entre les différents membres de la communauté. Ainsi, toute perte totale ou partielle de l’exclusivité de la gestion se traduit automatiquement à plus ou moins longs termes par une désintégration du « commun ». L’intervention de l’État depuis la période coloniale jusqu’à aujourd’hui dans l’organisation et la gestion du foncier agricole et des ressources hydrauliques s’est progressivement traduite par une déstructuration des communs. C’est ainsi que les communautés locales ont été progressivement dépossédées de leurs ressources locales (notamment la terre et l’eau agricoles) au profit de l’État, des colons pendant l’époque coloniale et/ou des divers acteurs de l’agrobusiness. Le résultat est une dépendance alimentaire du pays qui dépasse les 50 % des besoins de base, une destruction de la biodiversité et de l’environnement, une marginalisation de l’agriculture paysanne et du pastoralisme et un épuisement dramatique des ressources naturelles. Le « commun », jadis au cœur de la vie sociale et économique du pays, n’est plus qu’un lointain souvenir pratiquement imperceptible pour les jeunes générations. Habib Ayeb est docteur en géographie et Doctorat Honoris Causa de l’université de Ghent/Gand en Belgique. Il est géographe, chercheur et professeur émérite à l’Université de Paris 8 à Saint Denis, France et réalisateur indépendant de documentaires libres et engagés. Spécialiste de la géographie sociale, ses domaines de recherche couvrent les questions liées à la souveraineté alimentaire, l’environnement, les questions paysannes, le changement climatique, la marginalité et la pauvreté, le changement social, et le rôle de l’environnement dans le développement de la souveraineté alimentaire ... Un de ses projets de recherche en cours s’intitule Histoire orale de la production intellectuelle en Afrique du Nord : Maroc, Algérie, Tunisie (2023-2025). Vous trouverez ici le lien vers l’Étape 1 (2023). L’Étape 2 (2026) est en cours de réalisation. Ce podcast a été enregistré le 17 juin 2025 et s’inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions notre ami Mohammed Boukhoudmi pour son interprétation de l’extrait de nouba ”Dziriya” par Dr. Noureddine Saoudi pour l’introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
  • Veterans, Memory and Transnational Networks of Solidarity: Connected Histories of Yugoslavia and Algeria 07.05.2026 22мин
    Centering on the exchanges between Yugoslav Partisans and Front de Libération Nationale (FLN) during and after the Algerian war of independence, the lecture explores the role of memory and war legacies in Yugoslav socialist internationalism and anti-colonial solidarity. The lecture focuses on the narratives of the shared struggle for liberation, the sharing of the Yugoslav experiences of the People’s Liberation War (1941-1945) and the postwar building of state socialism in Algeria, and transfers of knowledge in war commemoration. The memory of the People’s Liberation War – the antifascist struggle and socialist revolution during the Second World War in Yugoslavia – played a connecting role with liberation movements such as the FLN. The war memory surfaced in the Partisans’ deep identification with the Algerian liberation struggle, and different spheres of Yugoslav assistance to Algeria were based on the wartime and postwar experiences in Yugoslavia. Medical assistance represents an illuminating example, focusing on the care for the wounded and disabled Algerian soldiers, based on the Yugoslav know-how in the establishment of military medicine and disability care for the Partisans. Finally, veterans’ internationalism developed between the two countries in the 1970s, involving exchanges in the field of war remembrance. Jelena Đureinović is a historian of Yugoslavia interested in memory and legacies of war in the 20th and 21st centuries. She is a researcher at the Research Centre for the History of Transformations (RECET) at the University of Vienna. Her current project, funded through the APART-GSK program of the Austrian Academy of Sciences, investigates Yugoslav socialist internationalism and the connected history of antifascism and anticolonialism. It examines the role of war legacies in the relations between the Yugoslav Partisan veterans and liberation movements from Africa, with Algeria in focus. Her main research interests include memory studies, global Cold War history and the history of Yugoslavia. Her book The Politics of Memory of the Second World War in Contemporary Serbia: Collaboration, Resistance and Retribution was published by Routledge in 2020. This episode was recorded on the 02nd of December 2025 at the Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA) Prof. Sidi Mohamed Lakhdar Barka, Professor of Comparative Literature from the Department of English at University of Oran 2 moderated the lecture. To see related slides please visit our web site www.themaghribpodcast.com We thank our friend Ignacio Villalón, a doctoral candidate at the University of Crete / Institute for Mediterranean Studies, for his guitar performance for the introduction and conclusion of this podcast. Recorded and edited by  Hayet Yebbous Bensaid, Librarian, Outreach Coordinator, Content Curator (CEMA).
  • La question foncière au Maghreb. Un essai de rétrospective historique 30.04.2026 49мин
    Dans ce podcast, Dr Omar Bessaoud vise à initier les écouteurs aux politiques foncières mises en œuvre dans les pays du Maghreb. Il présente un essai d’histoire foncière restituant les formes de propriété durant les périodes précoloniale, coloniale et postindépendance. Au-delà des histoires spécifiques à chaque pays du Maghreb, il tente, d’une part, de mettre l’accent sur les convergences observées au cours de ces différentes périodes, et d’autre part, sur les configurations sociales dans les campagnes maghrébines résultant des politiques foncières. Professeur Omar Bessaoud est titulaire d’un doctorat és-sciences économiques (1994), d’un diplôme d’études approfondies en sciences politiques (1983) de l’Université de Montpellier I, et d’un diplôme d’études supérieures en sciences économiques, de l’Université d’Alger (1976). Il a occupé le poste d’Administrateur civil - chargé de mission attaché au cabinet du wali de Sétif (Algérie) (octobre 1973 - septembre 1975). Il a exercé les fonctions d’enseignant à l’Institut des sciences économiques (ISE) de l’Université d’Alger (1976-1993), d’attaché de recherche au Centre de Recherche en Économie Appliquée (CREA) à Alger (1976-1980), ainsi qu’enseignant-chercheur au Centre International des Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM)-Montpellier (France), (1994 à September 2017). Sa spécialité porte sur les politiques publiques agricoles et rurales méditerranéennes. Omar Bessaoud est également membre de la Revue Insaniyat (CRASC-Oran), membre du Conseil scientifique du Plan Bleu, chevalier dans l’ordre du mérite agricole (France, 2012) et membre élu de l’Académie d’Agriculture de France. Section 10, Économie et politique agricole (depuis janvier 2018). Ce podcast a été enregistré via Zoom le 10 juillet 2025 et s’inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Pour consulter les diaporamas associés à ce podcast, cliquez ici. Podcasts en relation : Épisode 192 : Entretien avec l’économiste Omar Bessaoud Épisode 168 : Les politiques publiques de modernisation agricole au Maghreb : enjeux et défis pour le futur Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d’avoir interprété un morceau musical de « Elli Mektoub Mektoub » pour les besoins de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
  • The French Colonial Tourism Industry in Ifrane, Morocco 23.04.2026 15мин
    In this podcast, Reese Hollister discussed Morocco’s tourism industry under the French Protectorate (1912-1956) by looking at the creation of Ifrane in the Middle Atlas Mountains. Ifrane was a typical example of colonial hill station, a form of urban settlement in Europe’s colonies, high up and away from tropical environments and colonized subjects. This research project uses Ifrane’s rich and well-preserved visual culture to understand the hows of French colonial settlement and imperial promotion. Reese argues that this tourism industry was only made possible by a strong private-public partnership within the French empire. A 2023 graduate of Manhattan College in The Bronx, Reese Hollister is a young historian who recently completed a Fulbright Student Research Grant in the Kingdom of Morocco. Reese is a lover of the Arabic language, participating in the SALAM Program in Oman to continue learning Modern Standard Arabic and the Fulbright Critical Language Enhancement Award to learn Moroccan Darija. As an historian still finding his niche, Reese is now shifting his energies towards studying Morocco and the Maghrib more broadly. He runs the YouTube channel, Historical Method Man, where he shares his undergraduate work that was “sitting in a drawer.” Reese will be commencing graduate studies at North Carolina State University’s Master of International Studies (MIS) program in Fall 2024. This episode was recorded on May 31, 2024 Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM).  Recorded and edited by: Abdelbaar Mounadi Idrissi, Outreach Director at the Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM).
  • Réflexions sur l'étude des musiques citadines maghrébines 16.04.2026 21мин
    Dans ce podcast, Jonathan Glasser souligne que l’étude des musiques citadines en Algérie est plus ancienne qu’on ne le pense généralement. Il y retrace son propre parcours intellectuel, depuis sa première étude approfondie de la musique andalouse en tant que pratique sociale jusqu’à son projet de livre actuel consacré aux relations entre musulmans et juifs dans le domaine musical. Ce faisant, il situe son propre travail dans le cadre d’une longue histoire d’écrits sur les pratiques musicales citadines en Algérie, tant par des Algériens que par des étrangers, depuis les périodes médiévale et ottomane, en passant par la période de la domination coloniale française jusqu’à l’époque actuelle, six décennies après l’indépendance de l’Algérie. Il conclut en soulignant les sources sous-exploitées pour l’étude de la période moderne, qui promettent d’élargir notre perception de l’histoire des pratiques musicales citadines algériennes. Jonathan Glasser est professeur agrégé d’anthropologie à l’université William & Mary de Williamsburg, en Virginie. Il est l’auteur de l’ouvrage The Lost Paradise : Andalusi Music in Urban North Africa (University of Chicago Press, 2016), qui a remporté le prix L. Carl Brown Book Prize de l’American Institute for Maghrib Studies et le prix Mahmoud Guettat International Prize in Musicology du Ministère tunisien des Affaires culturelles. Plusieurs de ses travaux ont été publiés dans l’International Journal of Middle East Studies, l’American Ethnologist, l’Anthropological Quarterly, Hespéris-Tamuda et Turath. Glasser a récemment terminé un manuscrit intitulé More Than Friends : Muslim-Jewish Intimacy in Algerian Music (Plus que des amis : l’intimité entre musulmans et juifs dans la musique algérienne).  Cet épisode a été enregistré le 15 décembre 2024 et s’inscrit dans le cadre de la journée d’étude « Chants et musiques d’Algérie : un fait social », organisée conjointement par Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC). Pr. Karim Ouaras, Université d’Oran 2 / CEMA a modéré le débat. * Podcast en relation:  Épisode 214 : Jonathan Glasser :  Introduction à la journée d’études « Chants et musiques d’Algérie : un fait social » Épisode 217 : Lamia Fardeheb : L’évolution de la poésie andalouse du Muashshah au Zajal : deux genres de poésie chantés dans la « Nouba » Episode 221: Abdelouahab Belgherras: السماع والمديح في التقليد الصوفي المغاربي بين الروحانية والجمالية Episode 226: Azedine Kinzi: Musique kabyle traditionnelle : Genre, contexte de production et renouvellement Nous remercions Dr. Jonathan Glasser, anthropologue au College of William & Mary, pour son istikhbar in sika à l’alto pour l’introduction et la conclusion de ce podcast. Réalisation et Montage : Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
  • Les communs (en matière foncière) en Tunisie à l'époque moderne : à l’épreuve des normes en vigueur et des stratégies des acteurs sociaux 09.04.2026 52мин
    L’essentiel des écrits sur les questions foncières en Tunisie, mais aussi dans tout le reste du Maghreb, est le produit du savoir colonial. Ce dernier a fondé toute une manière de voir des réalités totalement en faveur d’une politique de spoliation des terres au profit des colons. D’où la nécessité de réviser ce savoir et surtout de l’indigéniser en le déconstruisant totalement si l’on veut réellement se libérer de ce fardeau handicapant. La question de l’appropriation des mawât ne devient constamment posée que durant la période précoloniale (16e – 19esiècles). A l’époque hafside, c’est-à-dire avant l’installation du pouvoir turc en 1574, la gestion des terres mawât se faisait, selon la norme islamique. L’action de leur vivification est soumise à l’autorisation préalable du Bayt al-mâl si la terre mawât en question est située dans la zone occupée (al-‘amara), moyennant le paiement d’une taxe de vivification. En revanche, si la terre mawât se trouve loin de la zone occupée, l’action de vivification n’exige aucune autorisation préalable. Elle est soumise, quand même, au paiement d’une taxe de vivification. C’est à partir de l’époque ottomane, en 1574, que la gestion des terres mawât commence réellement à faire objet de débats, sans cesse renouvelés, entre les différents protagonistes, et ce jusqu’à la veille de la colonisation en 1881. Avec la colonisation, leur gestion prend d’autres dimensions encore plus sophistiquées, justement pour satisfaire à la demande de la colonie française installée en Tunisie.  Abdelhamid Henia est Professeur émérite de l’Université de Tunis, fondateur et ancien Directeur du Laboratoire ‘‘DIRASET’’ études maghrébines, ancien Directeur du Département d’histoire à Doha Institute For Graduate Studies, membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts - « Beit al-Hikma », et Président du Département des sciences humaines et sociales dans cette même institution. Il a publié de nombreux ouvrages : Le Jérid : ses rapports avec le Beylik de Tunis (1676-1840) (1980), Propriété et stratégies sociales à Tunis (XVIe-XIXe siècles) (1999), La recherche au Laboratoire DIRASET études maghrébines sur la base de l’interdisciplinarité et de la diversité des méthodes : pour une indigénisation de la recherche (en arabe) (2012), Le frère, le sujet et le citoyen. Dynamique du statut politique de l’individu en Tunisie (2015), et La Tunisie ottomane. Construction de l’Etat et du territoire (en arabe : Tûnis al-‘uthmâniyya. Binâ’ al-dawla wa-l-majâl) (2024). Il a coordonné et publié onze ouvrages collectifs, et il a quatre-vingts articles publiés en arabe, en français et en italien. Ses recherches ont porté principalement sur les aspects de la modernité en Tunisie et au Maghreb en général, sur le processus de leur construction, notamment celui de l’État moderne, le rapport entre le religieux et le politique, le processus d’individuation de la société et la question de l’indigénisation du savoir. Ce podcast s’inscrit dans le cadre du programme « Le Maghreb vu des périphéries : Conflit et coopération autour des communs » soutenu par le CAORC et Carnegie Corporation of New York et réalisé par le CEMA et le CEMAT. Nous remercions Bacem Affès, compositeur de musique et soliste de oud, pour son interprétation de « Isteftah » dans l’introduction et la conclusion de ce podcast. Production et montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
  • Concrete Futures: Cementing Colonialism in Morocco and Decolonizing Construction Technologies 12.03.2026 26мин
    During the French Protectorate (1912-1956), migration, epidemics, scarcity, and urban unrest transformed cities like Casablanca into sites of experimentation with new forms of governance. Technologies that were new to the country such as reinforced concrete not only changed the way that Moroccan cities were built but also rearranged relations of authority among engineers, officials, workers, and residents. Daniel Williford’s book titled Concrete Futures: Technology and the Uncontrollable in Modern Morocco, demonstrates that struggles over critical urban technologies reveal a more fundamental conflict over the nature of decolonization in Morocco and the extent to which practices rooted in colonial projects could enable other types of political organization and action. These technologies—from materials like cinder blocks and techniques of demolition to forms of housing finance and labor organization—enabled colonial and postcolonial experts and officials to harness the skills and knowledge of Moroccan workers while restricting their capacity to shape the urban environment. At the same time, Moroccan residents put new methods for building and financing to their own, often anticolonial, ends. Drawing upon oral and archival research, this project tracks colonial engineers and architects, Moroccan cement plant workers, urban Muslim notables, and postcolonial officials as they designed, adapted, and deployed construction technologies to promote conflicting visions of social and political order. The ultimately uncontrollable qualities of colonial technologies made them ambiguous sites for both contestation and control. In Morocco today, desires for concrete futures continue to shape political and technical imaginaries, as well as their limits. Daniel Williford is an assistant professor in the History Department at the University of Wisconsin-Madison. He is a historian of technology with a focus on twentieth-century North Africa and the Middle East. His work examines the links between colonial modernization projects, the construction of racialized technical hierarchies, local forms of political contestation and technological labor, and the remaking of urban environments in the region. His research has been funded through awards from the Social Science Research Council and the American Council of Learned Societies, the Wisconsin Alumni Research Fund, and now by AIMS. Daniel’s current book project entitled, Concrete Futures: Technology and the Uncontrollable in Modern Morocco is a history of colonial construction technologies, their role in framing the politics of decolonization in North Africa, and their postcolonial afterlives. Daniel’s other research interests include the history of disaster, infrastructures and the environment, the politics of expertise, and the prehistory of neoliberalism. He also teaches courses in the history of technology, environmental history, Science and Technology Studies (STS), and the history of the modern Middle East and North Africa. This episode was recorded on August 17, 2023 Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM).  Recorded and edited by: Abdelbaar Mounadi Idrissi, Outreach Director at the Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM).
  • Retour sur le mouvement des Soulaliyates : Entretien avec la sociologue Yasmine Berriane 05.03.2026 41мин
    Le mouvement des soulaliyates a émergé en 2007 dans la région du Gharb avant de se diffuser dans plusieurs autres régions du Maroc. Cette mobilisation conteste la non prise en compte des femmes comme bénéficiaires de terres collectives. Durant cet entretien, Yasmine Berriane rappelle les conditions d’émergence de cette mobilisation en s’arrêtant plus en détails sur la question des appartenances mobilisées pour légitimer l’inclusion des femmes. Elle met ainsi en évidence comment des appartenances liées au lignage sont combinées à des références à la citoyenneté et aux usages fait de la terre, avant de décrire les évolutions plus récentes observées depuis la réforme des textes de loi de 2019. Yasmine Berriane est sociologue du politique, chercheuse au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et enseignante à l’Ecole des Hautes études en Sciences Sociales (EHESS) à Paris. Ses travaux se situent à l’intersection de la science politique et de la sociologie des sociétés du Maghreb. Elle s’intéresse aux transformations politiques et sociales que connaissent ces sociétés en privilégiant une lecture par les marges. Ses recherches menées principalement au Maroc portent sur la participation des femmes, les espaces de participation, et les effets sociopolitiques des mutations foncières. Après une thèse sur les reconfigurations du monde associatif à Casablanca (Science Po Paris, 2011 URL : https://books.openedition.org/cjb/351), elle a été chercheuse au Zentrum Moderner Orient de Berlin (2011-2013) et maîtresse assistante à l’Université de Zurich (2013-2017). Elle étudie actuellement les inégalités, les nouvelles formes de subjectivité et les normes renégociées qui émanent de la commercialisation intensifiée des terres collectives au Maroc. En parallèle, elle a co-dirigé plusieurs publications collectives portant sur l’accès différencié des individus au « droit à la ville » [URL. : https://journals.openedition.org/gss/8880 ], les alliances de mouvements sociaux au Maghreb et au Proche et Moyen Orient [URL : https://www.tandfonline.com/toc/fmed20/24/4 ], les enjeux méthodologiques de l’étude du changement en sciences sociales [URL : https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-65067-4 ], et la construction genrée des archives au Maghreb [URL : https://www.hesperis-tamuda.com/fascicule/2021001/articles ] Ce podcast a été enregistré via Zoom le 7 mai, 2025, avec Ignacio Villalón, doctorant à l’Université de Crète/Institute for Mediterranean Studies. Nous le remercions pour sa prestation à la guitare pour l’introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
  • Entretien avec l’historienne et journaliste Sophie Bessis 26.02.2026 1ч 28мин
    Le projet « Archives d’histoire orale de la production intellectuelle maghrébine » vise à documenter les trajectoires de vie, les formations intellectuelles et les luttes politiques de plusieurs générations de femmes et d’hommes nord-africains qui ont contribué à la création de la culture écrite et parlée dans cette partie du monde. Les entretiens sont réalisés avec des économistes, planificateurs, nutritionnistes, architectes, sociologues ruraux et d’autres chercheurs algériens, marocains et tunisiens. Il s’agit de la toute première initiative au Maghreb visant à créer des archives écrites, orales et filmées du travail intellectuel de générations qui se sont battues pour construire leurs sociétés. Elle innove en rassemblant ces voix et en les portant à la connaissance d’un large public afin de mieux faire connaître les premiers aux seconds et de démocratiser l’accès au savoir dans notre région. Dans ce podcast, enregistré en Tunisie en juin 2023, Habib Ayeb, professeur émérite de géographie à l’Université de Paris 8, s’entretient avec l’historienne et journaliste tunisienne Sophie Bessis, ancienne rédactrice en chef de l’hebdomadaire Jeune Afrique et du Courrier de l’UNESCO, Directrice de recherche associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) de Paris 3, ancienne Directrice du magazine Afrique Agriculture (Yaundé), et Secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). Veuillez consulter l’interview en PDF ainsi que la vidéo de l’entretien. Équipe : Habib Ayeb, Géographe, OSAE Max Ajl, Sociologue, OSAE Ernest Riva, OSAE Image : Ernest Riva Post-production : Benoît Kalka Nous remercions Hisham Errish, compositeur et soliste de l’oud, pour son interprétation de « When the Desert Sings » dans l’introduction et la conclusion de ce podcast. Montage : Lena Krause, Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
  • Musique kabyle traditionnelle : Genre, contexte de production et renouvellement 19.02.2026 31мин
    Ce podcast aborde le thème de la musique kabyle, dite ancienne ou traditionnelle, à la fois ritualisée et profane. Laquelle musique s’observe généralement dans des occasions de réjouissances familiales, comme les fêtes (naissance, circoncision et mariage) et qu’on peut qualifier de musique ritualisée marquant les rites de passage dans la vie sociale du groupe.   Du point de vue anthropologique, la nature de cette musique est collective ce qui traduit en quelque sorte le type segmentaire (égalitaire) de la société kabyle traditionnelle. Dans sa communication, Azedine Kinzi insiste sur les quatre genres musicaux, les plus répandus et les plus connus dans la société kabyle et qui se produisent dans des contextes spatiaux et temporels différents. Il s’agit d’Urar lxalat (Chant collectif de femmes), Ideballen (troupe de tambourinaires) ; Iferrahen (troupe musicale de porteurs de joie) ; Boudjlima (troupe musicale des aklan (noirs)). L’intérêt de cette conférence est de montrer que cette musique, en tant que patrimoine culturel algérien qui se transmet à travers les générations, est diversifiée et pratiquée séparément par les femmes et les hommes en utilisant des instruments appropriés pour chaque genre. Par ailleurs, il est essentiel d’inclure la dimension dynamique de cette musique traditionnelle tout en insistant sur les continuités, les ruptures et les renouvèlements. Azedine Kinzi est Professeur en sociologie, enseignant/chercheur à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou (Algérie). Ses domaines de recherche privilégiés sont : l’organisation sociale des communautés villageoises de Kabylie, l’émigration kabyle, les jeunes dans le milieu villageois, les acteurs locaux, la mémoire collective, etc. Cet épisode a été enregistré le 15 décembre 2024 et s’inscrit dans le cadre de la journée d’étude « Chants et musiques d’Algérie : un fait social », organisée conjointement par Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC). Pr. Karim Ouaras, sociolinguiste à l’Université d’Oran 2 et Directeur adjoint du CEMA a modéré le débat. * Podcasts en relation: Épisode 214 : Jonathan Glasser :  Introduction à la journée d’études « Chants et musiques d’Algérie : un fait social » Épisode 217 : Lamia Fardeheb : L’évolution de la poésie andalouse du Muashshah au Zajal : deux genres de poésie chantés dans la « Nouba » Episode 221: Abdelouahab Belgherras: السماع والمديح في التقليد الصوفي المغاربي بين الروحانية والجمالية Nous remercions notre ami Ignacio Villalón, doctorant à l’Université de Crète/Institute for Mediterranean Studies, pour sa prestation à la guitare du titre A vava Inouva de Idir pour l’introduction et la conclusion de ce podcast. Réalisation et montage: Hayet Yebbous Bensaid, Bibliothécaire / Chargée de la diffusion des activités scientifiques (CEMA).
  • Student Movements and Transnational Connections in Tunisia’s 1968 12.02.2026 31мин
    In this podcast, Burleigh Hendrickson discusses his book, Decolonizing 1968: Transnational Student Activism in Tunis, Paris, and Dakar (Ithaca, NY: Cornell University Press, 2022). The book was awarded the French Colonial Historical Society’s 2023 Alf Andrew Heggoy Prize for best book published in the preceding year dealing with the French colonial experience from 1815 to the present. Decolonizing 1968 focuses on the postcolonial relationships between France and its former colonies during the global protests of 1968. Combining multi-sited archival research with the oral histories of former activists, his research makes visible the enduring links between France and its ex-colonies at the end of formal empire. Burleigh Hendrickson an Assistant Professor in the department of French & Francophone Studies at Penn State University. A scholar of French Empire and decolonization, his research and teaching apply transnational and comparative approaches to the history of the Francophone world, with emphasis on the Maghreb and West Africa. He is also interested in cultures of protest, knowledge production, and historical claims for human dignity. He is the past recipient of Mellon research and writing fellowships from the Council for European Studies and the Social Science Research Council (IDRF), as well as a Fulbright-Hays Fellowship and the Society for French Historical Studies. More recently, he received a Fulbright U.S. Scholar Award to France to carry out research on his second book project, “Losing Empire: Dignity and Indignation from the Enlightenment to the Arab Spring.” This episode was recorded on the 9th of November, 2023, with Luke Scalone, at the Centre d’Études Maghrébines à Tunis (CEhttps://www.cematmaghrib.org/MAT). We thank our friend Mohamed Boukhoudmi for his interpretation of the extract of ”Nouba Dziriya” by Dr. Noureddine Saoudi for the introduction and conclusion of this podcast. Production and editing: Lena Krause, AIMS Development and Digital Resources Liaison.
  • Squaring the Circle: Individual Rights and Collective Property in Rural Morocco 29.01.2026 19мин
    This project examined changing norms regarding pooling and material obligation within Moroccan households and families. It does so in the midst of a political economic shift from agrarian production to a mix of informal wage labor and rentier/remittance economies, one with profound influence on practices of collective pooling in villages and in families. How have changes in individual access to income influenced how people share wealth and risk, and how they allocate these shared resources? I examined divergent understandings of a moral and ethical obligation to contribute to shared pools, and to provide for others in two collective contexts: rangeland commons and household budgets. Shared ownership of collective grazing commons has become a live issue in many communities in the Middle Atlas Mountains as rights to these lands became, for the first time, alienable to outside investors in 2019. Highly-contested shifts in the management of grazing commons, then, led to numerous discussions as to how best to ‘invest’ in these lands so that all rightsholders might benefit, bringing to the fore many debates regarding equity. These debates indexed a number of tensions regarding social mobility and the possibility of a secure livelihood in this shifting political economic context, as well as questions of equity in allocation of rights and shares of the collective pie. My research examined these debates and the sometimes contradictory logics of distributive politics and collective obligation, drawing out tensions between logics of egalitarian inheritance rights, those of ‘earning’ a share through collective participation or presence, and those based on need. At the same time, I explored the ramifications of these economic shifts on household economics, considering parallel but markedly distinct tensions regarding resource allocation, governance, and obligation within families, themselves spaces of collective pooling. While agropastoralist livelihoods encouraged certain kinds of material and labor pooling within households, an increase in wage labor and in reliance on outmigration and remittances has reconfigured norms of familial cohabitation, sharing of resources, and material provision locally. What’s more, available income streams are increasingly available to those who might not historically have been responsible for providing for their natal families (like adult daughters, and unmarried children who have migrated away), reshaping the material basis of family relations, and the boundaries of (patriarchal) family structures. In addition to public debates regarding equitable governance and allocation of commonwealth, then, this research examines similar tensions within families, with similar tensions relative obligation based on individual ‘earnings’ models, need, or gendered and generational norms of dependance. I examined, then, how these changing economic realities were taken up within collective practices of pooling and allocation, reconfiguring individual relations of provisioning, obligation, and ownership. Amelia Burke is a PhD candidate in Anthropology & History at the University of Michigan. She has worked since 2015 in the Middle Atlas mountains of Morocco, where her research centers on the management, access, and ‘ownership’ of collectively-held resources, looking at practices of redistribution of wealth and labor through inherited access - to grazing commons and family inheritance. She relies upon oral historical, archival, and ethnographic approaches to examine changes to communal land management, household labor regimes, and norms of individual and collective obligation. She uses these empirical materials to consider shifting practices of distributive politics and the navigation of inequality within spaces of collective belonging, both among rangeland rights-holders and within families. She has taught in the Anthropology, History of the Middle East and North Africa, and Women’s Studies. January 12, 2023, (TALIM).

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