Les Classiques de l'économie

Les Classiques de l'économie

Radio Classique
Држава Француска
Језик FR
Епизоде 625
Последња 10.07.2026

Une notion de base de l'économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20. Pour ne rater aucun épisode des Classiques de l'économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans.

Епизоде

  • Charles Kindleberger, le théoricien des crises financières 10.07.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous fait découvrir Charles Kindleberger, un économiste américain reconnu pour ses travaux sur les crises financières et les paniques bancaires. Né à New York en 1910, il a eu une carrière riche et diversifiée, naviguant entre le monde académique et les institutions publiques. Après des études à l'université de Pennsylvanie et à Columbia, il a notamment travaillé à la Banque des Règlements Internationaux, à la Réserve Fédérale de New York, au Trésor américain et aux services de renseignement pendant la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, il a participé à la conception du plan Marshall, montrant ainsi qu'il n'était pas seulement un théoricien, mais aussi un acteur engagé dans la reconstruction de l'économie mondiale. L'économiste a ensuite rejoint le MIT, où il a enseigné pendant plus de 30 ans et est devenu un historien économique reconnu. Ses deux ouvrages majeurs, "La Grande Crise Mondiale" (1973) et "Mania, Panique et Crash" (1978), ont profondément marqué la compréhension des crises financières. Dans "La Grande crise mondiale", il propose une lecture originale de la crise des années 1930, qu'il ne considère pas seulement comme une erreur monétaire ou un accident boursier, mais comme une crise de leadership mondial. Avant 1914, le Royaume-Uni stabilisait le système international, mais après 1918, il n'en avait plus les moyens. Les États-Unis, eux, en avaient déjà les capacités, mais pas forcément la volonté. C'est la théorie de la stabilité hégémonique, selon laquelle l'ordre économique international ne se maintient que si une puissance dominante accepte d'en assumer les coûts. Dans "Manias, Panics and Crashes", il retrace l'histoire des bulles financières, montrant que le scénario est presque toujours le même : un choc positif, une euphorie, une manie spéculative, puis la panique et le krach. Cette analyse reste particulièrement actuelle, car elle nous aide à comprendre les dynamiques des crises financières contemporaines, comme celle liée à l'intelligence artificielle. Selon Nathalie Janson, les leçons de cet économiste sont essentielles pour appréhender les défis actuels d'une économie mondiale fragmentée, marquée par des rivalités géopolitiques, des tensions commerciales et des marchés financiers très valorisés. Dans un tel contexte, l'absence de stabilisateurs internationaux constitue un risque majeur, et la nécessité d'un "prêteur en dernier ressort international" est plus que jamais d'actualité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La suprématie du dollar est-elle menacée ? 09.07.2026 5мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sue la place du dollar américain sur la scène internationale. Alors que les déficits et la dette publique américains alimentent régulièrement les débats sur la dédollarisation, un paradoxe subsiste : les capitaux continuent d'affluer vers les États-Unis. Elle explique que le dollar n'est pas seulement une monnaie, mais bien l'infrastructure du système financier mondial. Sa profondeur, sa liquidité et son accessibilité en font l'actif de référence pour de nombreux investisseurs internationaux, loin devant l'euro ou le yuan chinois. Elle souligne également que la réglementation financière mise en place après la crise de 2008 a, de manière non intentionnelle, renforcé la domination du billet vert. En effet, le collatéral le plus recherché au monde reste les titres financiers américains, alimentant un effet de réseau qui maintient la prépondérance du dollar. Malgré les appels à la dédollarisation, Nathalie Janson estime qu'il sera extrêmement difficile de remplacer le dollar comme colonne vertébrale du système financier mondial. Aucun concurrent ne réunit actuellement tous les éléments nécessaires, que ce soit en termes de convertibilité, de profondeur des marchés ou de crédit. Néanmoins, elle prévient que le « privilège exorbitant » du dollar n'est pas acquis pour toujours et que certains facteurs, comme la polarisation politique aux États-Unis, pourraient l'éroder à terme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Les vacances, un bien de luxe ? 08.07.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse le statut des vacances dans l'économie française. Les vacances sont-elles un bien de luxe ou un bien de consommation de masse ? Comment leur démocratisation s'est-elle opérée depuis les congés payés de 1936 ? Quelles sont les différences de comportement selon les niveaux de revenus ? L'épisode explore également l'évolution des destinations de vacances, avec la progression du tourisme à l'étranger, et l'impact des récentes crises sur le budget vacances des ménages. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La réglementation Bâle est-elle une assurance contre les crises ? 07.07.2026 5мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique les enjeux de la réglementation de Bâle, un cadre mis en place pour assurer la stabilité du système bancaire mondial. De Bâle 1 à Bâle 3, elle décrypte les évolutions de cette réglementation, ses objectifs de sécurité et les défis qu'elle soulève pour les banques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La naissance de l'euro, un long processus européen 06.07.2026 5мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur les origines de l'euro, cette monnaie unique européenne qui a vu le jour en 1999. Elle analyse les étapes clés qui ont précédé l'adoption de l'euro, comme la mise en place du Système monétaire européen (SME) en 1979. Après l'abandon de l'étalon-or en 1971, le monde monétaire est entré dans une nouvelle ère avec l'instauration d'un régime de change flottant. Pour les pays européens, cela a représenté un véritable défi, le marché commun reposant sur des échanges intracommunautaires importants. Afin de maintenir la stabilité des changes et favoriser la croissance du commerce intra-européen, les pays ont cherché à recréer une forme de « Bretton Woods européen ». C'est dans ce contexte qu'est né le SME, un système coopératif où chaque monnaie a un cours pivot par rapport aux autres, avec une marge de fluctuation autorisée. L'ECU, unité de compte composée d'un panier de monnaies européennes, a joué un rôle clé en servant de référence commune pour définir ces parités de change. Cependant, le SME n'a pas complètement résolu le problème de l'instabilité des changes, comme l'a montré la crise de 1992 avec la sortie de la livre sterling. Cet épisode a finalement renforcé la conviction que seule une monnaie unique pouvait apporter la stabilité recherchée. Le traité de Maastricht, signé en 1992, a alors posé les bases de la création de l'euro en fixant des critères de convergence économique que les États membres devaient respecter. Malgré quelques écarts par rapport à ces critères, l'euro a finalement vu le jour en 1999, couronnant un long processus d'intégration monétaire européenne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Les risques et incertitudes en économie 03.07.2026 5мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la distinction fondamentale entre risque et incertitude en économie. Elle explique comment les économistes ont longtemps cherché à transformer l'incertitude en risque pour faciliter la modélisation, mais comment certains courants de pensée, comme l'école autrichienne, ont mis en avant le rôle central de l'incertitude dans l'action économique. La professeure d'économie souligne également comment l'économie moderne a dû enrichir sa boîte à outils pour mieux appréhender l'incertitude, tout en rappelant l'importance des institutions stables pour la rendre supportable. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Nouvelle réglementation européenne sur les crypto-actifs, l'Europe passe à la vitesse supérieure 02.07.2026 4мин
    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plongent au cœur de la nouvelle réglementation européenne sur les crypto-actifs, le MICA (Market in Crypto-Assets Regulation). Entrée en vigueur le 1er juillet 2023, cette réglementation marque un tournant majeur pour le secteur des cryptomonnaies en Europe. Nathalie et Mika nous expliquent en détail les enjeux de cette nouvelle réglementation, qui vise à encadrer et à légitimer l'industrie des crypto-actifs. Ils soulignent notamment que l'Europe a choisi une approche pionnière, préférant réguler plutôt que d'interdire, contrairement aux États-Unis qui ont longtemps avancé de manière plus hésitante. L'un des moments forts de l'épisode est sans aucun doute l'analyse du cas de Binance, la plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies au monde, qui s'est vu refuser l'agrément européen. Ce refus est perçu comme un signal très fort, montrant que même les acteurs les plus importants du secteur ne peuvent plus compter uniquement sur leur taille ou leur notoriété pour accéder au marché européen. Elle nous éclaire également sur le paradoxe de cette nouvelle réglementation, qui, bien qu'ayant pour objectif de protéger les investisseurs, risque de favoriser les acteurs déjà établis et de créer des barrières à l'entrée pour les nouveaux entrants. Seuls 12% des entreprises existantes ont en effet réussi à obtenir l'agrément tant convoité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Comment les États s'y prennent-ils pour restructurer leur dette ? 01.07.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique les différentes méthodes utilisées par les États pour restructurer leur dette. Elle détaille les options comme l'allongement des délais de remboursement, la baisse des taux d'intérêt ou encore la réduction du montant dû. Elle compare également les processus de restructuration pour les entreprises et pour les États, soulignant les enjeux politiques et de légitimité propres aux États. L'épisode aborde des cas concrets comme celui de la Grèce ou du Venezuela, mettant en lumière les défis et les pièges à éviter lors de telles négociations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Le paradoxe chinois : une économie tirée par l'offre plutôt que la demande 30.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson examine un paradoxe chinois fascinant. Malgré les affirmations de Pékin visant à rééquilibrer son modèle économique vers une plus grande demande intérieure, la Chine semble toujours revenir à son vieux réflexe de production, d'investissement et d'exportation dès que la croissance ralentit. Elle explique que la Chine est devenue l'atelier le plus sophistiqué du monde, mais reste un pays où les ménages consomment peu. En effet, la consommation des ménages ne représente qu'environ 40% du PIB chinois, contre près de 70% aux États-Unis et 50% en France. Cet écart significatif ne s'explique pas seulement par des différences culturelles, mais reflète des modèles économiques distincts. Malgré les efforts affichés par le président Xi Jinping pour faire de la demande intérieure une priorité, les indicateurs économiques montrent que la machine chinoise reste construite pour soutenir l'offre plutôt que la consommation. Nathalie Janson identifie deux facteurs clés qui bloquent la consommation en Chine : l'épargne élevée des ménages et le rôle central du système financier. Les ménages chinois épargnent massivement, avec un taux d'épargne brute atteignant environ 43% du PIB, contre seulement 17% aux États-Unis. Cette épargne de précaution s'explique par la faiblesse des dépenses sociales, notamment pour les retraites, la santé et l'éducation. Le système financier, dominé par les grandes banques d'État, finance prioritairement les entreprises, les collectivités locales et les grands projets industriels, laissant peu de place au crédit à la consommation des ménages. Ainsi, la Chine produit plus que ce que ses propres ménages peuvent absorber, l'obligeant à exporter massivement. Cela crée des tensions avec les États-Unis et l'Europe, qui accusent la Chine de surcapacités industrielles, de subventions cachées et de concurrence déloyale. Ironiquement, les déséquilibres chinois sont l'inverse de ceux des États-Unis, qui épargnent trop peu, consomment beaucoup et importent davantage qu'ils ne produisent. Pendant des années, cette complémentarité entre les deux économies a fonctionné, mais elle est aujourd'hui devenue politiquement explosive. Les États-Unis reprochent à la Chine ses excédents, tandis que la Chine critique l'instabilité et le protectionnisme américains. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • L'effet de richesse, un moteur de la croissance américaine 29.06.2026 4мин
    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous éclaire sur le rôle crucial de l'effet de richesse dans la dynamique de croissance de l'économie américaine. Alors que le revenu est ce que l'on gagne chaque mois, le patrimoine représente l'ensemble des actifs financiers et non financiers détenus par un ménage. Lorsque la valeur de ces actifs, en particulier les investissements boursiers, augmente, les ménages américains se sentent plus riches et ajustent leur comportement de consommation en conséquence. Cet effet de richesse est un mécanisme clé pour comprendre la réactivité et la vitalité de l'économie outre-Atlantique. Nathalie Janson explique que la structure du patrimoine des ménages américains, avec une part importante d'actifs financiers facilement mobilisables, contraste avec la situation européenne, où l'immobilier et les dépôts bancaires dominent. Ainsi, les variations des marchés financiers ont un impact plus direct sur la consommation aux États-Unis, ce qui se traduit par une plus grande volatilité, mais aussi une plus grande dynamique à court terme. Au-delà de cet effet à court terme, la différence de structure patrimoniale entre les États-Unis et l'Europe a également des conséquences sur le potentiel de croissance à long terme. Aux États-Unis, l'épargne des ménages alimente davantage les marchés de capitaux, finançant ainsi l'innovation et le développement des entreprises. En Europe, l'épargne est plus souvent immobilisée dans l'immobilier ou les dépôts, ce qui est plus sécurisant mais moins productif à moyen terme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Robert Shiller, l'économiste qui a compris les bulles 26.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur le parcours de Robert Shiller, professeur de finance à l'université de Yale. Il a consacré sa carrière à expliquer la formation des prix sur les marchés financiers et la question de leur rationalité. Il a notamment montré que les prix des actifs financiers sont souvent beaucoup plus élevés ou volatils que ne le justifieraient les fondamentaux économiques. L'économiste met l'accent sur l'importance des récits collectifs dans la formation des bulles spéculatives, comme l'illustre le cas de l'introduction en bourse de SpaceX. Ses travaux, récompensés par le prix Nobel d'économie en 2013, apportent un éclairage essentiel sur le fonctionnement des marchés financiers. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Quand la baisse des prix n'augmente pas toujours les ventes 25.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique que la relation entre la baisse des prix et l'augmentation des ventes n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Elle détaille les deux effets d'une variation de prix : l'effet de substitution, où les consommateurs cherchent des alternatives, et l'effet de richesse, qui modifie leur pouvoir d'achat. Cette équation de Slutsky permet de comprendre des paradoxes comme les biens de Giffen ou la baisse de la consommation de biens inférieurs suite à une diminution de leur prix. L'épisode montre ainsi la complexité des réactions des consommateurs face aux changements de prix. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Le déficit public sous Ronald Reagan revisité 24.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur les réformes fiscales menées par le président Ronald Reagan dans les années 1980. Elle explique comment l'inflation de l'époque a permis à l'État américain d'engranger davantage de recettes fiscales, sans pour autant que les contribuables ne deviennent plus riches. Cette « illusion fiscale » a pris fin avec les réformes de Ronald Reagan, révélant alors un déficit public plus important que prévu. Une analyse éclairante sur la façon dont l'inflation peut fausser la perception de la situation budgétaire d'un pays. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La loi de Gresham, quand la mauvaise monnaie chasse la bonne 23.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la célèbre loi de Gresham, qui stipule que la mauvaise monnaie chasse la bonne. Elle revient sur les origines de cette loi, liée aux pratiques de souverains cherchant à financer leurs guerres en dégradant la valeur des pièces de monnaie. Elle établit un parallèle avec le marché actuel des cryptomonnaies stables, où Tether semble dominer malgré des réserves moins transparentes que celles de son concurrent USD Coin. Une analyse passionnante sur la confiance monétaire et les dynamiques de réseau qui façonnent les préférences des utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Souveraineté technologique : quand l'Europe doit garder la main 22.06.2026 4мин
    Nathalie Janson explore la notion de souveraineté, un concept très en vogue ces derniers temps. Alors que la pandémie de Covid-19 a révélé la fragilité de certaines chaînes d'approvisionnement, l'affaire Anthropic, entreprise d'intelligence artificielle, est venue ajouter une nouvelle couche de dépendance technologique. Lorsque Donald Trump a ordonné à Anthropic de suspendre l'accès à ses modèles pour les utilisateurs étrangers, des entreprises européennes ont réalisé qu'un outil critique pouvait disparaître du jour au lendemain par simple décision politique américaine. Nathalie Janson explique que la souveraineté ne se résume pas à produire soi-même, mais à la capacité de faire respecter ses propres règles sur son territoire. Appliquée à la technologie, cela signifie avant tout de maîtriser les dépendances, en s'assurant de la continuité de service, de la réversibilité des solutions et de la localisation des fonctions critiques. L'experte met en garde contre la tentation du protectionnisme technologique à la européenne, qui consisterait à favoriser les acteurs locaux au détriment de la concurrence. Selon elle, la vraie souveraineté passe par la définition de règles générales, stables et opposables à tous, plutôt que par le choix des fournisseurs. Ainsi, une entreprise étrangère respectant le droit européen peut renforcer la souveraineté du continent si elle apporte un service de meilleure qualité. À travers des exemples concrets dans le spatial ou l'intelligence artificielle, Nathalie Janson montre que la souveraineté technologique de l'Europe ne doit pas se résumer à un protectionnisme mal avisé, mais bien à la capacité de garder la main sur les règles et les contrats, au-delà de l'origine des fournisseurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Ronald Coase, l'économiste qui a révolutionné la théorie de l'entreprise 19.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la vie et l'œuvre de Ronald Coase, l'un des économistes les plus influents du XXe siècle. Né à Londres en 1910, il a étudié à la prestigieuse London School of Economics avant de rejoindre l'Université de Chicago, où il est devenu une figure emblématique de l'économie du droit. Son approche se distingue par son style particulier, axé sur l'observation du monde réel plutôt que sur les modèles mathématiques abstraits. Au cœur de la réflexion de Ronald Coase se trouve une question simple, mais fondamentale : pourquoi l'économie n'est-elle pas seulement un grand marché ? En effet, il a remarqué que les transactions directes sur le marché génèrent des coûts de transaction non négligeables, liés à la recherche d'informations, à la négociation des contrats ou encore à la gestion des litiges. C'est cette intuition qui l'a conduit à repenser la nature de l'entreprise. Loin d'être une simple fonction de production, l'entreprise est une institution qui permet d'économiser ces coûts de transaction en remplaçant une série de contrats marchands par une organisation hiérarchique. Ainsi, l'entreprise devient une alternative au marché, dont la frontière se situe là où le coût d'organisation interne devient supérieur au coût de recours au marché. Ses travaux ont profondément marqué l'économie industrielle et inspiré de nombreux économistes, comme Oliver Williamson, prix Nobel en 2009, qui a prolongé ses réflexions sur les raisons de l'intégration ou de l'externalisation des activités au sein de l'entreprise. Mais l'héritage de Ronald Coase ne s'arrête pas là. Son célèbre « théorème de Coase » a également bouleversé la façon d'appréhender les externalités, comme la pollution. Selon lui, si les droits de propriété sont clairement définis et les coûts de transaction faibles, les acteurs peuvent négocier une solution efficace, remettant en cause l'idée selon laquelle il faudrait simplement taxer l'entreprise polluante. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La Fed, une banque centrale devenue trop puissante ? 18.06.2026 4мин
    Dans cet épisode passionnant du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous éclaire sur les enjeux de la première réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) sous la présidence de Kevin Warsh. Au-delà de la simple question du niveau des taux d'intérêt, elle explique que la véritable préoccupation de Kevin Warsh concerne la taille démesurée du bilan de la Fed, devenue une institution presque incontournable depuis la crise financière de 2008. Avec un bilan passé de moins de 1 000 milliards de dollars avant la crise à plus de 9 000 milliards aujourd'hui, la Fed a pris une place prépondérante sur les marchés de la dette publique et du crédit immobilier, influençant directement les conditions de financement de l'État fédéral et du logement. Selon la professeure d'économie, cette situation soulève des questions politiques importantes, car elle brouille la frontière entre politique monétaire, financement de l'État et soutien permanent aux marchés. Kevin Warsh, en bon défenseur de l'orthodoxie monétaire, considère que la Fed ne doit pas occuper une telle place et souhaite engager une normalisation plus structurelle de son bilan. L'épisode nous montre également comment le changement de paradigme opérationnel de la Fed, passée d'un pilotage du taux directeur par la gestion de réserves rares à un pilotage par la rémunération de réserves abondantes, a pu affaiblir certains signaux de marché et rendre la politique monétaire moins efficace. Nathalie Janson explique ainsi que le retour à la normale supposerait de revoir certaines règles de liquidité et de redonner un vrai rôle au marché interbancaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourquoi la productivité française a-t-elle décroché après le Covid ? 17.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les raisons du paradoxe français : une forte progression de l'emploi salarié marchand après la crise sanitaire, mais une faible augmentation de la valeur ajoutée. Elle explique comment l'apprentissage, les aides d'État aux entreprises et le retard des salaires sur l'inflation ont pu impacter la productivité. Un éclairage essentiel sur les choix économiques de la France post-Covid. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Quand l'abondance crée la rareté 16.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le paradoxe de l'abondance économique. Bien que la production de biens soit à son plus haut niveau, certains secteurs comme le logement ou l'énergie connaissent des pénuries. L'explication réside dans les normes, procédures et blocages administratifs qui organisent artificiellement cette rareté. Le commerce international a pourtant permis d'éliminer la rareté pour de nombreux biens industriels. Mais pour certains secteurs, l'offre reste contrainte, entraînant une hausse des prix et des files d'attente. Ce concept d'abondance révèle les paradoxes de l'économie moderne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Fusions-acquisitions : le marché de la discipline des entreprises 15.06.2026 4мин
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le rôle des fusions-acquisitions dans la discipline du marché. Elle décrit les grands cycles qu'a connus ce marché ces 25 dernières années, avec des différences notables entre l'Europe et les États-Unis. Elle aborde également les principaux défis managériaux liés à ces opérations, entre risque de surpayer, choc des cultures et rationalisation trop rapide. Des exemples de réussites et d'échecs sont également évoqués. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Популаран у

Овај подкаст се појављује и у подкаст листама ових земаља.