The urgency of now by Yvon NGASSAM
The urgency of now
0
The urgency of now est un podcast qui donne la parole à des personnes vivant dans l'urgence. Yvon Ngassam les invite à se raconter sans filtre, loin des discours formatés. Chaque épisode met en lumière des parcours et des témoignages bruts. L'objectif est de faire entendre celles et ceux que l'on n'écoute pas assez.
Епизоде
-
Stépane NABAJOTH & JP 14.07.2026 51минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens?Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres?Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun.Un projet de l'artiste Yvon NGASSAM.www.yvonngassam.com -
Lena BLU_Part II 14.07.2026 32минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens?Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres?Lena blu est danseuse et corégraphe guadeloupéenne. Elle nous parle de son regard sur l'Afrique.Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun.Un projet de l'artiste Yvon NGASSAM.www.yvonngassam.com -
Lena BLU_Part I 14.07.2026 33минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens?Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres?Lena blu est danseuse et corégraphe guadeloupéenne. Elle nous parle de son regard sur l'Afrique.Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun.Un projet de l'artiste Yvon NGASSAM.www.yvonngassam.com -
Fab 14.07.2026 11минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens?Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres?Fab est un jeune guadeloupéen. Il nous parle de son lien avec l'Afrique.Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun.Un projet de l'artiste Yvon NGASSAMwww.yvonngassam.com -
Rosalinda LOUIS_Amour, conte et légende 18.06.2026 32минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens?Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres?Stella SEBA est une artiste guadeloupéenne. Elle nous parle de son lien avec l'Afrique.Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun.Un projet de l'artiste Yvon NGASSAM.www.yvonngassam.com -
Tony MANGO_Engagement pour le créole 18.06.2026 1ч 26минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens?Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres?Stella SEBA est une artiste guadeloupéenne. Elle nous parle de son lien avec l'Afrique.Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun. -
Le KA et la société guadeloupéenne. 23.07.2024 51минIl fait très beau ce jour et nous sommes chez Stéphane NABAJOTH en présence de Jean-Pierre "Narseau" dit Sambelek et Livio. Nous parlons du Ka, du gwoka qui est une musique typique de la Guadeloupe et des îles sœurs. Ce rythme, qui fait culture, fait partie du patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO. Toute ma gratitude à l'association ARCPROD, Bandjoun station et l'institut français du Cameroun qui ont permis la production de ce programme. -
Marie-Héléna LAUMUNO_GWOKA et histoire 23.07.2024 43минMarie-Héléna LAUMUNO est docteure en Histoire contemporaine. Passionnée de Gwoka, pratique culturelle aux tambours de racine africaine en Guadeloupe, l’auteure en fait sa pratique artistique ( chant, danse) et l’objet principal de ses recherches et publications. Sa thèse intitulée "Les gens du Gwoka en Guadeloupe, Devenir acteur de décolonisation, 1931-1994" a été soutenue en décembre 2019 à l’Université des Antilles, sous la direction du Professeur Jean-Pierre Sainton. L’auteure est membre du GRiiim, Groupe de Recherche internationale, interdisciplinaire, interlaboratoires sur la musique, intégré au Centre de recherches intercontinental sur la musique (Québec/Antilles/Aix-Marseille) et favorisant les projets avec les Amériques et l’Afrique. Source: https://www.editions-nestor.fr/book-author/laumuno-marie-helena/ -
Stella SEBA 08.07.2024 18минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens? Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres? Stella SEBA est une artiste guadeloupéenne. Elle nous parle de son lien avec l'Afrique. Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun. -
SANDOKAN 08.07.2024 8минQuelle mémoire résiduelle de l'Afrique habite les Afrodescendants guadeloupéens? Quel regard ce peuple de résistants pose sur ce continent devenu un fantasme pour certains, un sujet de honte pour d'autres? SANDOKAN est un artiste guadeloupéen. Il nous parle de son lien avec l'Afrique. Interview réalisé dans le cadre du projet "Arc-en-ciel monochrome" en Guadeloupe avec le soutien de l'association Arc-Prod, du centre d'art "Bandjoun station" et de l'Institut français Cameroun. -
SONALINE_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 48минCrise du NOSO, Cameroun -
SANDRINE_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 10минCrise du NOSO, Cameroun -
EVELINE_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 13минCrise du NOSO, Cameroun -
EUNICE_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 16минCrise du NOSO, Cameroun -
TATIANA_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 21минTatiana I have been living here with my uncle for about four years. I came when I was in the third year of secondary school. I left the village because of the war. Before the war we were living happily. One morning we saw the military passing by in the direction of a village called Bahouro not far from Nigeria. They had heard that a boy had been killed there. As they passed, children were throwing stones at them. The next day, my aunt prepared food to sell in her restaurant. While she was shopping, we heard gunshots and ran to hide in the church. My grandfather could not follow us because of his advanced age. My grandmother took some things and we ran to the church. We left our grandfather behind. We prayed all evening in vain. The situation got worse. I went home because I couldn't leave my grandfather. To leave him alone without help. We didn't know where my father was that night. We didn't hear from him, he couldn't be reached by phone. My grandparents decided that I should go to Yaoundé to live with my uncle. Before leaving, my paternal uncle came to see me and asked me to devote myself to my studies as soon as I was in Yaoundé. The next day, I heard my grandfather on the phone saying that my paternal uncle had died. He was shot in front of his house. For three days, my grandparents stayed at home and could not go out because of the shooting. The only way they could escape was to hide in the bush. While they were in the bush, they heard footsteps. It was the footsteps of eight boys and an eight-month pregnant woman who were running for cover. Four of the boys and the pregnant woman were later killed. The war was claiming many victims, so we went to Yaoundé. Because of the crisis, the cost of living was very high, so much so that when we booked the vehicle, the price of the ticket was twice as expensive. From Lawi to Bamenda, the price of a bus ticket is about 6,000 CFA francs (€10). During the dry season it is about 3,000 CFA francs (€5), but we had to pay 15,000 CFA francs (≈ €23) per ticket. My grandfather was just looking for a way to save me. I was crying thinking about my grandmother because she is a person I love very much. I was crying because I was wondering how they were going to manage without me and where they were going to go. I was so traumatised by what I experienced in the village that I forgot my luggage in the car when we arrived in Bamenda. Before the war, I was happy with my grandparents. This is not the case here in Yaoundé. I am afraid all the time. I have no money, not even enough to buy a bicycle to go to school. Sometimes friends help me when I am sick. Sometimes I want to kill myself, but I remember my mother telling me that I am her only hope. She says I have to prove to people that I am not a mistake because she divorced my father before she gave birth to me. According to my father's traditions, he is not allowed to marry a girl from another ethnic group. My mother always encourages me, while my father no longer cares for me. Since four years ago, when the crisis started, I don't even know if he is still alive or not. Since primary school, I like to read and I would like to become an author to educate others about life based on my story. I would like to meet someone who can help me develop my talent. I would like people to know that even if a child is not with his parents, they should not abuse him. I don't have any French-speaking friends. We are all Cameroonians, we are not different, we did not start the war. Version française Ça fait environ quatre ans que je vis ici avec mon oncle. Je suis venu quand j'étais en troisième année au collège. J'ai quitté le village à cause de la guerre. Avant la guerre, nous vivions dans le bonheur. Un matin, nous avons vu les militaires passer en direction d'un village nommé Bahouro non loin du Nigeria. Ils avaient entendu dire qu'un garçon avait été tué là-bas. En passant, des enfants leur lançaient des pierres. Le lendemain, ma tante a préparé la nourriture pour aller vendre dans son restaurant. Alors qu'elle achalandait son commerce, nous avons entendu des coups de feu et nous avons couru nous cacher dans l'église. Mon grand-père n’a pas pu nous suivre à cause de son âge avancé. Ma grand-mère a pris des affaires et nous avons couru à l'église. Nous avons laissé notre grand-père derrière nous. Nous avons prié toute la soirée en vain. La situation a empiré. Je suis rentrée à la maison car je ne pouvais pas abandonner mon grand-père. Le laisser seul sans aide. On ignorait où se trouvait mon père cette nuit-là. On n’avait pas de nouvelles de lui, il n'était pas joignable par téléphone. Mes grands-parents ont décidé que je devais partir à Yaoundé vivre chez mon oncle. Avant de partir, mon oncle paternel est venu me voir et m'a demandée de me consacrer à mes études dès que je serai à Yaoundé. Le lendemain, j'ai entendu mon grand-père au téléphone dire que cet oncle paternel est mort. Il a été abattu devant sa maison. Pendant trois jours, mes grands-parents sont restés à la maison et n'ont pas pu sortir à cause des coups de feu. La seule façon pour eux de s'échapper était de se cacher dans la brousse. Pendant qu'ils étaient dans la brousse, ils ont entendu des bruits de pas. C’était ceux de huit garçons et d’une femme enceinte de huit mois qui fuyaient pour se cacher. Quatre des garçons et la femme enceinte ont été tués plus tard. La guerre faisant beaucoup de victimes, nous sommes allés à Yaoundé. A cause de la crise le coût de la vie était très élevé ; à tel point que lorsque nous avons réservé le véhicule, le prix du billet coutait deux fois plus cher. De Lawi à Bamenda, le prix du billet de bus est d'environ 6 000 francs CFA (10 €). Pendant la saison sèche il est d'environ 3 000 francs CFA (5€), mais nous avons dû payer 15 000 francs CFA (≈ 23€) par billet. Mon grand-père cherchait juste un moyen de me sauver. Je pleurais en pensant à ma grand-mère parce qu'elle est une personne que j'aime beaucoup. Je pleurais parce que je me demandais comment ils allaient s'en sortir sans moi et où ils allaient aller. J'ai été tellement traumatisée par ce que j’ai vécu au village que j’ai oublié mes bagages dans la voiture lorsque nous sommes arrivés à Bamenda. Avant la guerre, j’étais heureuse auprès de mes grands-parents. Ce n’est pas le cas Ici à Yaoundé. J’ai peur tout le temps. Je n’ai pas d’argent, même pas de quoi acheter un vélo pour me rendre à l’école. Parfois des amis me viennent en aide quand je suis malade. Parfois, j'ai envie de me suicider, mais je me souviens de ma mère me disant que je suis son seul espoir. Elle dit que je dois prouver aux gens que je ne suis pas une erreur car elle a divorcé avec mon père avant même de me donner naissance. Selon les traditions de mon père, il n’est pas autorisé à épouser une fille d'une autre ethnie. Ma mère m'encourage toujours alors que mon père ne s'occupe plus de moi. Depuis quatre ans, début de la crise, je ne sais même pas s'il est encore en vie ou non. Depuis l'école primaire, j'aime lire et j'aimerais devenir une autrice pour éduquer les autres sur la vie en me basant sur mon histoire. J'aimerais rencontrer quelqu'un qui puisse m'aider à développer mon talent. J'aimerais que les gens sachent que même si un enfant n'est pas avec ses parents, ils ne doivent pas le maltraiter. Je n'ai pas d'ami francophone. Nous sommes tous Camerounais, nous ne sommes pas différents, ce n'est pas nous qui avons provoqué la guerre. -
SYLVIA_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 6минCrise du NOSO, Cameroun -
STEPHEN_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 7минCrise du NOSO, Cameroun -
SIMON_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 8минCrise du NOSO, Cameroun -
SERANGE_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 10минSerange Hello ! My uncle's daughter who was involved in this war is called Hope. She was living in Eclewundé with her family when the war started. That day she was on the farm with her parents working. When they returned from the farm, armed men were everywhere. They had surrounded the village. The people were in panic, they didn't understand what was happening. Hope and her parents made the choice to flee and return to the fields, their farm. They stayed there for days, fearing for their lives. When they returned to the village, they found their house with a broken heart. It was half burnt, looted. They fled the village and this time hid in the bush. She lived in the bush for a long time. She did not go to school for two years because it was also burnt down. Living in the bush and witnessing atrocities caused by the war, Hope lost her mind. Her parents called me to ask if I could take my niece to my home in Yaoundé so that she could return to school. So that she could be in a less violent environment. I took her with me here. I enrolled her with great difficulty in a local school because she had no documents (no report cards, no identity papers) following the burning of her school and their house. This crisis took a heavy toll on my family. Today, my aunt has only one hand, she lives in Mutenguene. Armed men had come for her son; she stood in the way and they shot her hand. Because of this, I don't want to go back to my village. To this day, her parents, my uncle and his wife, are in Eclewundé. They live the war and its horrors on a daily basis. They live between their house and the forest where they hide during the fighting between the belligerents. This crisis has deeply destabilised my family and me. They are not happy because they have no possessions. They don't have peace. It is sad. When you leave your own land, your own home, you have no peace and comfort. French speakers have bad intentions towards us. When they hear that you are an English speaker, they treat you like a foreigner. I want them to understand that we are all Cameroonians. They must know that we must be united despite this war. Version française Bonjour ! La fille de mon oncle qui a été impliquée dans cette guerre s'appelle Hope. Elle vivait à Eclewundé avec sa famille quand la guerre a commencé. Ce jour-là, elle était à la ferme avec ses parents pour travailler. A leur retour de la ferme des hommes armés étaient partout. Ils avaient encerclé le village. Les habitants étaient en panique, ils ne comprenaient pas ce qui se passait. Hope et ses parents ont fait le choix de fuir et de retourner aux champs, leur ferme. Ils y sont restés pendant des jours, craignant pour leur vie. Quand ils sont revenus au village, c’est le cœur meurtri qu’ils ont retrouvé leur maison. Elle était à moitié incendiée, pillée. Ils ont fui le village et cette fois-ci se sont cachés en brousse. Elle a vécu longtemps en brousse. Elle a fait deux ans sans aller à l’école car elle a été aussi incendiée. A force de vivre dans cette brousse et d’être le témoin d’atrocités causées par la guerre, Hope a perdu la raison. Ses parents m’ont appelée pour me demander si je pouvais prendre ma nièce chez-moi à Yaoundé afin qu’elle retourne à l’école. Pour qu’elle retrouve un environnement moins violent. Je l’ai prise avec moi ici. Je l’ai inscrite avec beaucoup de difficultés dans une école de la place car elle n’avait aucun document (pas de bulletins de note, pas de papier d’identité) suite aux incendies de son école et de leur maison. Cette crise a fait beaucoup de ravages dans ma famille. Aujourd'hui, ma tante n'a plus qu'une main, elle vit à Mutenguene. Des hommes armés étaient venus chercher son fils ; elle s’est interposée et ils ont tiré sur sa main. À cause de cela, je n'ai plus envie de rentrer dans mon village. Jusqu'aujourd'hui, ses parents, mon oncle et sa femme, sont à Eclewundé. Ils vivent la guerre et ses affres au quotidien. Ils vivent entre leur maison et la forêt où ils se cachent lors des combats entre les belligérants. Cette crise a profondément déstabilisé ma famille et moi. Ils ne sont pas heureux car ils n'ont plus de biens. Ils n'ont pas la paix. C’est triste. En quittant votre propre terre, votre propre maison, vous n'avez ni paix ni confort. Les francophones ont de mauvaises intentions à notre égard. Quand ils entendent que vous êtes un anglophone, ils vous traitent comme un étranger. Je veux qu'ils comprennent que nous sommes tous des Camerounais. Ils doivent savoir que nous devons être unis malgré cette guerre. -
MERCY 2_Crise du NOSO, Cameroun 19.03.2023 15минCrise du NOSO, Cameroun
Популаран у
Овај подкаст се појављује и у подкаст листама ових земаља.