Sounds Like Portraits
Philippe Ungar
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Sounds Like Portraits is a podcast hosted by Philippe Ungar that explores creativity through conversations with guests from diverse fields such as business, art, science, and more. Each episode features guests drawing their self-portrait by sharing insights on how creativity fuels their ideas and actions, leading to personal fulfillment. The podcast aims to inspire listeners and support them in their search for meaning by connecting them with the stories of creative individuals.
Епизоде
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Géraldine Saliez-Pierret, biographe hospitalière : Qu'est-ce que la biographie peut soigner, lorsque la maladie ne peut plus être guérie ? 12.09.2026 45минAujourd'hui, je suis avec Géraldine Saliez-Pierret à l'Hôpital de Bellerive à Genève. Géraldine est infirmière, c'est aussi la première biographe hospitalière dans un service de soins palliatifs, en Suisse romande. Elle propose aux patients qui le souhaitent de raconter leur histoire, de transmettre leurs valeurs, et tout l'amour qu'ils portent à leurs enfants et à leurs petits-enfants. De cette parole naît un livre qui est beaucoup plus qu'un simple récit parce qu'il crée une continuité entre le passé d'avant la maladie, le présent souvent douloureux et l'avenir de ceux qui restent. Ainsi, lorsque le temps de la vie se rétrécit, la biographie ouvre une autre dimension : celle de la transmission. Qu'est-ce que le fait d'être vraiment écouté peut changer dans la période de la fin de vie ? Qu'est-ce que la biographie peut soigner, lorsque la maladie ne peut plus être guérie ? C'est la question de la semaine. -
Yves Dana, sculpteur : que devient ce qui disparaît ? 12.08.2026 54минCe semaine, je suis avec le sculpteur Yves Dana. Yves est né en 1959 à Alexandrie. En 1961, après un exil forcé, il est arrivé en Suisse avec sa famille. Son parcours de sculpteur l'a conduit du fer au bronze, puis à la pierre, qu'il travaille depuis plus de trente ans dans ce magnifique atelier installé dans l'Orangerie du parc Mon-Repos à Lausanne. Mais j'ai eu l'impression que derrière ces sculptures debout, parfois monumentales, restait la trace de L'exil. Car, tout comme l'exil, la sculpture passe aussi par l'arrachement, parce qu'il faut retirer de la matière pour faire apparaître une présence. L'œuvre apparaît parce que quelque chose a été enlevé. La forme naît d'une perte. Ce qui apparaît est inséparable de ce qui a disparu. Mais là où l'exil impose la fuite, la sculpture d'Yves est un ancrage, une forme qui fait coexister la mémoire, la perte et la présence. D'où viennent les formes sculptées ? Michel-Ange disait qu'elles étaient déjà dans la pierre et qu'il suffisait d'enlever ce qui était en trop pour les faire apparaître, mais peut-être sont-elles de pures inventions du sculpteur ? Ecoutez la réponse d'Yves, mais pour commencer il m'a parlé de ce que toute sa vie, il a toujours cherché… -
Jérémie Delessert, berger : Moi, ma Solitude et mon Troupeau 07.08.2026 33минCette semaine, je suis avec Jérémie Delessert qui est berger au chalet de la Moille Vieille près de Semsales dans les Préalpes fribourgeoises. Ce chalet qui accueille autour de 85 genisses, se trouve sur le sentier des armaillis, (c'est ainsi qu'on appelle ici les bergers), à 1230 m d'altitude. C'est là, dans la cuisine de son chalet, que je me suis assis avec Jérémie. Et dans le fil de notre conversation, il m'a parlé de sa solitude choisie, de cette liberté si particulière qu'offre la montagne, de ses 85 bêtes qu'il connaît chacune, mais aussi de ces rituels qui rythment sa vie de berger : la poya, la montée des troupeaux vers les alpages au printemps, et la désalpe, leur retour dans la vallée lorsque l'automne s'installe. Et même si ces traditions saisonnières sont la mémoire d'un territoire et d'un métier, elles rappellent aussi que tout est changeant, et que c'est peut-être dans cette impermanence que réside le véritable équilibre. Comment être heureux en solitaire ? C'est la question de la semaine. -
Jean-Jacques de Dardel, ex-diplomate : les clés pour négocier quand tout est bloqué 31.07.2026 39минCette semaine à Fribourg, je rencontre Jean-Jacques de Dardel qui a consacré près de quarante ans de sa vie à la diplomatie suisse. De Washington à Pékin, de Paris à Canberra, de la Croix rouge à l'OTAN en passant par la Francophonie, il a représenté la Suisse sur quelques-unes des scènes du monde les plus stratégiques, et il a dirigé en Chine la plus importante des ambassades suisses à l'étranger. Dans cet épisode, il évoque ce qui ne s'apprend dans aucun manuel : l'art de convaincre dans un contexte où toute négociation semble bloquée. Quelle est la créativité du diplomate ? C'est la question de la semaine. -
Bérengère Primat, collectionneuse : "l'art aborigène a changé ma vie" 20.07.2026 40минAu cœur des Alpes valaisannes, à Lens, se trouve une façade de miroirs dans laquelle se fond le paysage. Et derrière cette architecture épurée imaginée par Jean-Pierre Emery se trouve la Fondation Opale, un lieu unique en Europe qui est dédiée à l'art aborigène contemporain. À l'origine de cette aventure, il y a Bérengère Primat, une passionnée qui a réuni près de 1 500 œuvres dans sa collection qu'elle fait dialoguer avec des prêts venus des plus prestigieuses institutions internationales. En 2026, la Fondation accueille la plus importante rétrospective européenne consacrée à Emily Kam Kngwarray, « É-mi-li Kam Koun-goua-raï » avec plus de 80 œuvres de cette figure de l'art contemporain du XXe siècle. Il s'agit de la plus importante rétrospective qui lui ait été consacrée en Europe. Je suis avec Bérengère Primat qui évoque sa toute première rencontre avec cet art aborigène qui a changé sa vie. Qu'est-ce qu'une véritable rencontre ? C'est la question de la semaine. -
Agnès Morch, artiste : que se passe-t-il dans le silence ? 29.04.2026 30минCette semaine, je suis avec Agnès Morch, une céramiste et une peintre qui sait aimer le monde du silence. Depuis l'enfance, elle a appris à l'habiter, non pas comme une absence à combler, mais comme une plénitude sans artifice, ni prétention. C'est dans le silence qu'elle retourne à chaque fois pour créer, comme on revient à une source d'où surgissent parfois des formes inouïes. Le silence est antérieur au geste lui-même. C'est lui qui rend possible ce dialogue entre l'artiste et la matière. Ce dialogue peut être doux ou puissant, mais pour Agnès, il est pour elle une façon de prendre soin de ce qui cherche à naître. Dans cette conversation, Agnès évoque également la difficulté, commune à tout artiste, de devoir sortir du silence pour mettre des mots sur son processus créatif. Ce passage n'est jamais simple. L'artiste qui accepte de se raconter avance sur une ligne de crête : trop peu dire, et il reste incompris ; trop dire, et il court le risque de substituer le discours à l'expérience, de construire une fiction rétrospective qui lisse ce que le travail avait justement d'incertain, de tâtonnant et de vivant. Agnès en est consciente. C'est pour cela qu'elle choisit ses mots non pour séduire ou convaincre, mais pour rester juste. Ce que cette conversation révèle, c'est le paradoxe de tout entretien d'artiste : l'essentiel de ce qui s'est passé dans la création de l'œuvre ne peut jamais qu'être suggéré, et c'est précisément ce qui nous donne envie de continuer à regarder. Alors, comment parler du silence ? C'est la question de la semaine. -
Camila Eslava, artiste : "je me laisse faire par mon dessin" 01.03.2026 45минCette semaine, je suis avec Camila Eslava, une artiste d'origine colombienne, qui vit et qui travaille à Paris. Pour Camila, créer n'est pas seulement produire des œuvres : c'est entrer dans un mystère, dans un processus créatif qui la traverse bien plus qu'elle ne le contrôle. Son travail est une exploration attentive et patiente, de ce qui apparaît quand on accepte de ne pas savoir à l'avance. Camila a beaucoup voyagé et elle a aussi beaucoup étudié : de Bogota à São Paulo, jusqu'à Paris depuis quelques années. Mais derrière ces déplacements géographiques, il y a un mouvement plus intime : un retour constant en elle-même, vers son regard d'enfant. Un regard qui ne sait pas, qui ne juge pas, qui n'attend rien — et qui, précisément pour cela, rencontre le monde comme si c'était la première fois.Le trait du dessin de Camila est la trace de cette aventure. Dessiner, pour elle, c'est découvrir le monde à mesure qu'il se forme sur la page. Mais c'est aussi en même temps, découvrir sa propre présence. Elle parle de ses œuvres comme de « méditations graphiques ». Son dessin est devenu un instrument de perception : un moyen de mesurer la qualité de sa présence, dans l'atelier comme dans la vie. Mais peut-on tracer une frontière entre l'œuvre et l'existence ? Peut-on vraiment séparer l'artiste de son travail ? C'est la question de la semaine. -
Peter Brabeck-Letmathe, ex-CEO de NESTLÉ : comment agir avec le sentiment de l'inachevé ? 04.02.2026 50мин -
Jochen Peter Breuer, consultant : écouter ce qui ne se dit pas 28.10.2025 54минCette semaine, je suis avec Jochen Peter Breuer, consultant en entreprise. Jochen a d'abord commencé une carrière de banquier à Paris. Originaire de Cologne, il a découvert sur le terrain, le fossé culturel existant entre Français et Allemands au travail. C'est ainsi qu'il a été sollicité pour créer des ponts entre les deux cultures. C'est cette démarche qui l'a amené ensuite à devenir consultant pour permettre aux managers Français et Allemands, notamment chez Airbus, de travailler ensemble de façon efficace en prenant conscience de leurs conditionnements. Avec le temps, Jochen a mis au point une véritable méthodologie. Que ce soit chez Air Liquide, Logitech, Pictet, Piguet-Galland ou Nestlé, il s'agit toujours pour lui de résoudre d'abord les problèmes émotionnels et les non-dits, pour que la performance arrive ensuite naturellement. Comment donc écouter ce qui n'est pas dit ? C'est la question de la semaine. -
Jack Capt, boulanger à Moiry : comment faire un pain vivant ? 30.07.2025 36минCette semaine, je suis avec Jack Capt, le boulanger du village de Moiry, dans le Jura vaudois. Jack m'a accueilli dans son four banal qui date de 1848. Depuis une dizaine d'années, c'est désormais lui qui le fait revivre chaque semaine. Mais plus qu'un four, c'est une quête qu'il a rallumée. Car en pétrissant, Jack cherche. Il cherche à faire un pain qui lui ressemble. Pour cela, il utilise des farines obtenues à partir d'anciennes variétés de grains locaux retrouvés et replantés, de l'eau de source, du sel non raffiné et du levain naturel qui fait lever la pâte, sans adjonction de levure industrielle. C'est ainsi qu'il œuvre : avec lenteur, avec ferveur, avec cœur, avec douceur. Et déjà, en façonnant sa pâte, il se prépare à la joie de partager la saveur de son pain. Comment faire un pain vivant ? C'est la question de la semaine. -
Olivier Calloud, CEO banque PIGUET GALLAND : "je fais un métier d'hospitalité" 27.06.2025 54минCette semaine, je suis avec Olivier Calloud, le CEO de la banque Piguet Galland, issu du rapprochement en 2011, entre les banques Piguet et Galland. C'est lui qui a été en charge de cette fusion qui a fait naître une PME, filiale de la Banque Cantonale Vaudoise, avec 180 collaborateurs. En 2024, Piguet Galland a franchi la barre des 8 milliards de francs d'actifs sous gestion. Pour construire ce succès, Olivier a initié une démarche originale. D'abord, la banque a accueilli ses clients et de potentiels clients, pour les écouter et pouvoir créer à partir de là, une nouvelle offre qui réponde à leurs attentes, qui ne sont pas seulement financières. Car, le banquier privé ne gère pas seulement le patrimoine de ses clients, il les aide à se l'approprier, c'est-à-dire à l'aligner avec leur vie. Olivier aime dire que « le vrai métier du banquier, c'est la psychologie liée à l'argent ». C'est là l'hospitalité du banquier, c'est-à-dire son talent à accueillir et à relier un patrimoine, une histoire, des questions et des projets. Mais comment Olivier cultive-t-il en lui cette hospitalité destinée à créer de la sérénité chez ses clients ? Ecoutez sa réponse, mais pour commencer, il m'a parlé de ce que toute sa vie, il a toujours cherché… -
Francis Gouten, une carrière chez Cartier et Piaget : la théorie du bouchon 08.06.2025 38минCette semaine, je suis avec Francis Gouten qui a consacré son parcours professionnel au luxe, essentiellement chez Cartier et chez Piaget, ainsi qu'à la direction de la région Asie-Pacifique du groupe Richemont. Dans les années 50, le luxe a évolué d'un artisanat très exclusif produisant des objets rares et précieux, vers une industrie de masse. En suivant les codes de la mode, l'offre s'est beaucoup développée, et les prix sont devenus plus abordables pour les classes moyennes de beaucoup de pays dans le monde. C'est dans ce contexte que Francis Gouten a commencé sa carrière d'homme de marketing dans les années 70 pour développer des marques comme Cartier et Piaget. Mais pendant son parcours et face à l'adversité, il a développé sa théorie, la théorie du bouchon. Qu'est-ce que la théorie du bouchon ? C'est la question de la semaine. -
Daniel BLOCH, CEO des Chocolats CAMILLE BLOCH : comment succéder avec succès ? 24.02.2025 45минCette semaine, je suis avec Daniel Bloch, CEO de Camille BLOCH, une PME installée, dans le canton de Berne, à Courtelary. Depuis 1929, seuls trois CEO se sont succédé à la tête de cette PME familiale qui emploie 180 collaborateurs pour un chiffre d'affaires d'environ 60 millions de francs. Camille Bloch est au quatrième rang des fabricants suisses de chocolat, avec des marques icôniques comme Ragusa ou Torino. Pour Daniel Bloch, c'est la transmission de son histoire et de l'ADN de ses valeurs qui est au cœur de la pérennité d'une entreprise, de sa cohésion interne, ainsi que du rayonnement de son image. C'est, en effet, ce patrimoine immatériel qui permet de réaliser les changements nécessaires dans les esprits, compte tenu des nouveaux contextes, tout en continuant à donner du sens à la vie de tous dans l'entreprise. Daniel Bloch vient de publier « Grandir » aux éditions Favre, où il développe sa vision de l'entreprise et répond à une question centrale : Comment succéder avec succès ? C'est la question de la semaine. -
Aliénor Massenet, créatrice de parfums : la passion d'un nez inspiré 31.12.2024 49минTrès bonne année à toutes et à tous ! Pour commencer cette nouvelle année, je suis avec Aliénor Massenet, créatrice de parfums chez Symrise, une entreprise dont les clients sont les grandes marques du luxe. Depuis ses débuts, Aliénor a créé plus de 230 parfums, entre autres pour Lancôme, Rabanne, Chloé, Rochas, Karl Lagerfeld, Chopard ou Giorgio Armani. « Cosmétique » a la même racine grecque que le terme « cosmos ». Elle s'oppose au chaos et signifie à la fois « l'ordre » et « l'ornement ». La cosmétique du parfum, c'est cet effort humain pour transformer le chaos des odeurs de la vie quotidienne, en cosmos, c'est-à-dire en un ordre harmonieux pour littéralement, sentir bon et se sentir bien. Pour Aliénor, la création d'un parfum commence par une intuition, puis se poursuit par la quête d'une architecture pour composer et agencer ces essences odorantes qui se trouvent à la fois dans son laboratoire et dans sa mémoire. Avec le parfum, la peau devient le lieu d'une recherche d'harmonie. S'agit-il avant tout de recouvrir des odeurs nauséabondes, comme en atteste l'histoire du parfum dans les siècles passés, ou bien de souligner l'élégance de la personne qui porte le parfum ? S'agit-il de maquiller une laideur ou de surligner une présence ? Le parfum incarne toujours cette tension. Qu'est-ce qu'un nez ? C'est la question de la semaine. -
Antoine Marguier chef d'orchestre : comment sortir du chaos de trouver l'accord ? 09.11.2024 55минCette semaine, je rencontre le chef d'orchestre Antoine Marguier. Natif d'un petit village du Jura français, il a entamé son parcours musical comme clarinettiste solo sous la direction de Claudio Abbado ainsi que dans des ensembles prestigieux de jeunes musiciens. À 27 ans, il a commencé à diriger comme chef d'orchestre. Le mot orchestre vient d'un mot grec qui signifie danser en groupe. Dans cet esprit, le chef d'orchestre fait danser l'orchestre en suivant, lui-même, la partition. Avant de disparaître, chaque regard ou chaque geste de sa main ou de son corps, donne les indications nécessaires pour harmoniser le jeu des musiciens en laissant derrière lui le sillage sonore de l'interprétation. En 2011, il a fondé l'Orchestre des Nations à Genève. Cet orchestre qu'il dirige toujours, est entièrement composé de musiciens amateurs, de toutes origines, alliant la rigueur professionnelle avec le réel bonheur des passionnés, pour jouer des œuvres classiques et des créations contemporaines. Comment sortir du chaos et trouver l'accord ? C'est la question de la semaine. -
Serge Rezvani, peintre et écrivain : « Ne demande jamais ton chemin à celui qui le connaît, tu risquerais de ne pas t'égarer » 18.10.2024 42минCette semaine, j'ai retrouvé avec curiosité l'enregistrement de ma rencontre avec le peintre et écrivain Serge Rezvani. C'était il y a plus d'une vingt d'ans. Il m'avait reçu chez lui à Venise. Son épouse Danièle était encore vivante. Je les ai rencontrés dans leur maison, dans une impasse tranquille sur un des fondamente du Dorsoduro à Venise, une de ces impasses qui donne le sentiment, quand on s'y engage, d'être déjà au bout du monde. Et justement, c'était l'occasion pour Serge Rezavni, en se retournant sur son passé, de me parler de sa façon de suivre son propre chemin. En le créant. Serge Rezvani a publié de nombreux romans et essais dont : Les Années Lumière (1967), Les Années Lula (1968), Le Testament Amoureux (1981), L'Origine du Monde (2000) ou encore Vers les Confins (2014) -
Franck GIOVANNINI, Chef au Restaurant de l'Hôtel de ville de Crissier, 3*** Michelin : comment se transmet l'excellence ? 12.09.2024 38минCette semaine, je rencontre Franck Giovannini, à la tête du prestigieux Restaurant de l'Hôtel de Ville de Crissier, près de Lausanne. Ce restaurant, c'est toute une légende. Une légende qui se développe en 1965, quand Frédy Girardet reprend le restaurant de son père et décide de s'engager dans une cuisine créative reposant sur une règle d'or : jamais plus de trois saveurs dans l'assiette. En 1986, il est récompensé par un 19,5 sur 20 au Gault-Millau et, dès que le guide Michelin arrive en Suisse, par 3 étoiles qui ont toujours été conservées depuis, par les chefs qui se sont succédé. Avec Philippe Rochat, Benoit Violier, ou encore aujourd'hui avec Franck Giovannini, règne toujours à Crissier l'esprit inspiré par Frédy Girardet. Car la cuisine ne commence jamais à partir de rien. Elle n'arrête pas de reprendre et cette reprise n'est jamais une simple répétition, c'est toujours une réinterprétaion plus ou moins radicale d'un héritage par rapport auquel chaque cuisinier découvre sa liberté et sa créativité. Et c'est tout particulièrement vrai à Crissier. Comment se transmet l'excellence ? C'est la question de la semaine. -
Laurence Rochat, championne olympique et ambassadrice chez Audemars Piguet : qu'est-ce qu'une vie réussie ? 28.06.2024 44минCette semaine, je rencontre Laurence Rochat. Laurence a eu une exceptionnelle carrière sportive de skieuse de fond, durant laquelle elle s'est confrontée aux épreuves nécessaires pour monter sur les podiums, jusqu'à cette médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002. Et puis, il y a eu le deuil de son compagnon Philippe Rochat, le chef triplement étoilé au Michelin, du Restaurant de l'Hôtel de Ville de Crissier. Epreuves choisies ou pas, Laurence a cherché à tirer de son parcours des réflexions et des outils pour se connaître de l'intérieur. Rien de théorique dans tout cela, simplement une curiosité sincère pour préserver sa joie de vivre. Depuis, en plus de sa position d'ambassatrice chez Audemars Piguet, elle fait des conférences et des ateliers pour permettre à celles et ceux qui traversent des épreuves, de découvrir qu'elles sont les portes d'entrée au bonheur que nous cherchons tous. Qu'est-ce qu'une vie réussie ? C'est la question de la semaine. -
Suzanne Syz, créatrice de bijoux: l'Eclat de l'Unique 21.05.2024 45минCette semaine, je rencontre Suzanne SYZ, créatrice de bijoux uniques. Suzanne est fascinée par l'intensité et la fragilité de l'unique. Sans doute parce qu'il a le goût de l'instant présent. Tout a commencé comme ça : elle ne trouvait pas sur le marché, les bijoux qui lui plaisaient, qui soient précieux sans être guindées, élégants sans être conventionnels, pétillants sans être inconfortables. Alors, avec la collaboration d'un atelier genevois, elle s'est mise à concevoir les siens. Sa vie dans le New York des années 80, à côtoyer Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Jeff Koons ou Julian Schnabel n'est sans doute pas étrangère à cette audace de créatrice. Mais au-delà du plaisir de créer des bijoux uniques, comment expliquer leur influence sur les personnes qui les portent ? Suzanne répond que le bijou est justement fait pour cela, pour faire vibrer ce qu'il y a d'unique, de joyeux et de beau chez celles et ceux qui les portent. Un beau bijou brille, mais il fait avant tout briller la personne qui le porte. On pourrait ajouter qu'inversement, c'est à la personne qui le porte d'apporter de l'éclat a un bijou qui n'en a pas. Comment créer de l'unique sans se répéter ? C'est la question de la semaine. -
François Saint-James, guide chargé d'action culturelle au Mont Saint-Michel : comment transmettre une histoire ? 10.05.2024 36минCette semaine, je rencontre François Saint-James, guide et chargé d'action culturelle à l'abbaye du Mont Saint-Michel. Avec plus de 3 millions de visiteurs par an, ce petit îlot normand est un des sites les plus visités de France. François Saint James me reçoit dans la crypte Notre Dame des Trente Cierges, située sous le transept, tout à côté du scriptorium, et derrière le lieu-dit « le cachot du diable ». Nous sommes au cœur du Mont Saint-Michel. Dans cette ambiance, le silence souligne la moindre présence. Depuis 35 ans, François Saint-James est guide-conférencier dans ce labyrinthe d'architecture dont il connaît les coins et les recoins, mais pour en transmettre l'histoire, les mots ne suffisent pas. Encore faut-il être habité par ce que l'on a à transmettre. C'est alors seulement que le savoir devient vivant et qu'il peut résonner au coeur des visiteurs. Comment transmettre une histoire ? C'est la question de la semaine.
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