Contre-Transfert

Contre-Transfert

Marion Thélisson
Land Frankrike
Språk FR
Avsnitt 1
Senaste 23.09.2026

Contre-Transfert est un podcast qui explore le vécu des psychologues en cabinet, loin du regard des patients. Marion Thélisson, psychologue clinicienne, formatrice et superviseuse, y partage sans filtre les réflexions, doutes et émotions qui traversent les séances. Un regard intime sur les coulisses de la thérapie, du côté du fauteuil du psy.

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  • Pourquoi certains patients anxieux ont besoin de leur anxiété ? 23.09.2026 22min
    Et si l’anxiété n’était pas seulement un symptôme dont il fallait se débarrasser ? Parce qu’aussi inconfortable et envahissante soit-elle, l’anxiété peut parfois occuper une place bien plus complexe qu’on ne l’imagine. Et c’est précisément là que certaines thérapies peuvent se retrouver bloquées pendant des mois, malgré tous les efforts qu’on a mis en place.Alors pourquoi certains patients restent-ils « accrochés » à leur anxiété alors même qu’ils veulent aller mieux ? C’est ce paradoxe que j’ai voulu explorer dans cet épisode, car il permet souvent de débloquer des suivis qui stagnent depuis des mois.Quand on accompagne un patient anxieux, notre premier réflexe peut être de chercher à diminuer ses symptômes : réduire les ruminations, travailler les pensées anxieuses, diminuer les comportements d’évitement, apprendre à réguler les émotions ou encore mettre en place différentes techniques thérapeutiques. Et évidemment, tout ce travail peut être nécessaire.Mais parfois, malgré les outils proposés et malgré une véritable envie d’aller mieux, quelque chose résiste.C’est là qu’il devient intéressant de se demander quelle fonction l’anxiété peut avoir dans le fonctionnement du patient. Parce qu’un symptôme qui fait souffrir peut aussi, paradoxalement, protéger de quelque chose d’autre.L’anxiété peut par exemple permettre d’anticiper constamment ce qui pourrait arriver et donner une illusion de contrôle face à l’incertitude. Elle peut conduire à éviter certaines situations et ainsi protéger temporairement le patient d’une peur, d’un échec, du jugement ou d’une émotion particulièrement difficile à traverser. Elle peut aussi progressivement prendre une place tellement importante dans la vie d’une personne qu’imaginer fonctionner autrement devient inquiétant en soi.Cela ne signifie évidemment pas que le patient « choisit » d’être anxieux ou qu’il ne veut pas réellement aller mieux. Il s’agit plutôt de comprendre que certains mécanismes peuvent avoir une fonction protectrice, même lorsqu’ils sont devenus coûteux ou dysfonctionnels.Et c’est justement cette fonction qu’il peut être intéressant d’explorer en thérapie.Dans cet épisode, je vous parle donc des bénéfices secondaires, des résistances que l’on peut rencontrer en thérapie et de ce qui peut expliquer qu’un patient continue à utiliser certains mécanismes alors même qu’ils entretiennent son anxiété.L’objectif est de pouvoir aller au-delà du symptôme pour comprendre ce qu’il permet au patient d’éviter, de contrôler ou de maintenir. Parce que parfois, travailler uniquement à faire disparaître l’anxiété revient à retirer une stratégie de protection sans avoir compris ce qu’elle protégeait.Et lorsque certaines thérapies semblent stagner malgré les outils, les techniques et l’investissement du patient, cette question peut complètement changer notre manière de comprendre ce qui est en train de se jouer.Formation au Protocole IDR : https://www.marionthelisson.com/le-protocole-idr-yt/Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Structure psychique ou personnalité ? Ce qu'on ne t'a jamais expliqué à la fac 16.09.2026 23min
    Dans cet épisode de la série sur les structures psychiques, on met au clair la confusion (très fréquente) entre une structure psychique (névrose, psychose, limite, perverse) et les troubles de la personnalité au sens du DSM. Parce qu'un même diagnostic symptomatique peut recouvrir des structures complètement différentes et qu'identifier la structure psychique de ton patient est essentiel pour adapter la thérapie en conséquence.Quand on commence à étudier la psychologie clinique, ces notions peuvent rapidement devenir confuses. On entend parler de personnalité, de troubles de la personnalité, de structure psychique, d’état limite, de névrose ou encore de psychose… avec parfois l’impression que tous ces termes désignent plus ou moins la même chose. Pourtant, ils ne renvoient pas à la même manière de comprendre le fonctionnement psychique d’un patient.Dans cet épisode, je reviens donc sur ce qu’on appelle une structure psychique et sur ce qui la différencie de la personnalité ou d’un diagnostic posé à partir d’une classification comme le DSM-5. L’objectif n’est pas simplement de mettre une étiquette supplémentaire sur le patient, mais de comprendre comment son fonctionnement psychique s’organise.Deux patients peuvent par exemple présenter des symptômes proches ou recevoir un même diagnostic, tout en ayant des fonctionnements psychiques très différents. Et cette différence peut avoir des conséquences importantes sur notre manière de comprendre ce qui se passe en séance, sur notre posture de thérapeute et sur les interventions que nous allons proposer.Je vous explique donc comment penser les grandes organisations psychiques (notamment la névrose, la psychose et les fonctionnements limites) et pourquoi la notion de structure psychique peut apporter une lecture clinique différente de celle proposée par les classifications diagnostiques.On parle aussi de ce que cette lecture peut changer très concrètement dans la pratique du psychologue : comprendre certains mécanismes de défense, mieux repérer la manière dont le patient entre en relation, analyser ce qui se joue dans la relation thérapeutique et adapter la thérapie au fonctionnement du patient plutôt que d’appliquer les mêmes techniques de manière systématique.L’idée n’est évidemment pas d’opposer diagnostic et approche structurale. Ce sont deux niveaux de compréhension différents qui peuvent apporter des informations différentes sur le patient. Le diagnostic peut notamment permettre d’identifier un ensemble de symptômes ou un trouble, tandis que l’analyse du fonctionnement psychique cherche à comprendre comment la personne s’organise psychiquement.Et c’est précisément pour cette raison que la distinction entre personnalité, trouble de la personnalité et structure psychique me paraît importante en psychologie clinique. Elle permet d’aller au-delà de la seule description des symptômes pour réfléchir plus finement à ce qui se joue chez le patient et dans la thérapie.Ma formation "Les Structures Psychiques" : https://www.marionthelisson.com/les-bases-des-structures-psychiques-yt/Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La thérapie doit-elle s’adapter aux patients ? 09.09.2026 20min
    Existe-t-il une seule thérapie 100 % efficace ? Dans cet épisode, j’avais envie de parler ouvertement des différentes approches thérapeutiques et surtout de cette guerre qui dure depuis beaucoup trop longtemps entre TCC, psychanalyse, EMDR et les autres courants de la psychologie. Parce qu’au-delà des débats théoriques, cette opposition peut aussi avoir des conséquences très concrètes, aussi bien pour les patients que pour les thérapeutes eux-mêmes.Quand on se forme en psychologie, on est souvent confronté assez rapidement à différents courants, différentes manières de comprendre le fonctionnement psychique et différentes façons d’accompagner les patients. Certaines approches thérapeutiques peuvent même parfois être présentées comme incompatibles entre elles, avec l’idée qu’il faudrait nécessairement choisir son camp.TCC, psychanalyse, EMDR, thérapies intégratives… chaque approche repose sur des modèles théoriques, des outils et une certaine manière de penser la thérapie. Mais dans la réalité de la pratique clinique, nos patients ne rentrent pas toujours parfaitement dans les modèles que nous avons appris.Et c’est justement là que la question devient intéressante : est-ce au patient de s’adapter à notre approche thérapeutique ou est-ce à nous, psychologues et thérapeutes, d’adapter notre manière de travailler au patient que nous avons en face de nous ?Dans cet épisode, je vous partage ma réflexion sur cette opposition entre les différentes approches thérapeutiques, mais aussi sur ce qu’elle peut provoquer chez les professionnels. Parce que lorsqu’on nous apprend qu’il existerait une « bonne » manière de faire de la thérapie, on peut rapidement commencer à douter de sa pratique, de ses outils ou de sa posture dès qu’un patient ne répond pas comme prévu à ce que nous lui proposons.Pourtant, deux patients qui viennent consulter pour une problématique similaire peuvent avoir des fonctionnements, des histoires, des besoins et des ressources complètement différents. Une technique thérapeutique pertinente pour l’un ne le sera donc pas nécessairement pour l’autre.Cela implique de pouvoir réfléchir à notre pratique clinique, à notre posture de thérapeute et à la manière dont nous choisissons nos outils, sans appliquer automatiquement une méthode simplement parce qu’elle appartient au courant dans lequel nous avons été formés.L’objectif n’est évidemment pas de dire que toutes les approches se valent dans toutes les situations, ni d’abandonner les connaissances scientifiques et les recommandations disponibles. Il s’agit plutôt de se demander comment utiliser nos connaissances, nos formations et nos différentes techniques thérapeutiques pour construire un accompagnement qui ait du sens pour le patient que nous avons réellement devant nous.Finalement, cet épisode pose une question assez simple : quand nous faisons de la thérapie, est-ce que nous essayons de faire entrer le patient dans notre modèle ou est-ce que nous sommes capables de faire évoluer notre façon de travailler en fonction de lui ?Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • 14 mois à vivre avec le RGO bébé 02.09.2026 44min
    Pendant 14 mois, ma fille a souffert d’un RGO bébé interne. Je vous partage dans cet épisode notre expérience, ce que nous avons vécu avec son reflux gastro-œsophagien, les symptômes passés inaperçus, le manque d’accompagnement, le quotidien avec un bébé RGO et les conséquences que cette période a eues sur moi.Le RGO bébé peut être particulièrement difficile à repérer lorsqu’il est interne ou silencieux. De notre côté, il nous a fallu du temps pour comprendre ce qui se passait réellement. Avec le recul, certains signes étaient présents, mais lorsqu’on devient parent et qu’on ne connaît pas le reflux chez le nourrisson, il est difficile de savoir ce qui relève d’un inconfort classique du bébé et ce qui mérite d’être davantage exploré.Dans cet épisode, je reviens donc sur ces 14 mois : les difficultés quotidiennes, les troubles du sommeil, les moments où nous ne comprenions pas ce qui faisait souffrir notre fille, mais aussi le parcours qui nous a finalement permis de mettre du sens sur ce que nous vivions. Je parle également de l’impact que cette période a pu avoir sur moi en tant que mère, de la fatigue, de l’épuisement et du sentiment de ne parfois plus savoir quoi faire pour soulager son enfant.Cette expérience du RGO bébé m’a aussi beaucoup questionnée en tant que psychologue. Certains parents peuvent arriver en consultation épuisés, en difficulté ou avec le sentiment de ne plus réussir à faire face, alors qu’ils vivent depuis des semaines ou des mois avec un bébé qui dort peu, pleure beaucoup ou semble constamment inconfortable. Derrière la souffrance psychologique d’un parent, il peut donc aussi y avoir une réalité quotidienne extrêmement éprouvante qu’il est important d’entendre.Cet épisode me tient particulièrement à cœur parce que j’aimerais contribuer, à mon échelle, à davantage de prévention et de sensibilisation autour du reflux gastro-œsophagien chez le bébé. Non pas pour que les psychologues posent un diagnostic médical, ce n’est évidemment pas notre rôle, mais parce que certains éléments rapportés en séance peuvent nous alerter et nous permettre d’encourager les parents à en parler avec des professionnels de santé compétents.J’espère surtout que le diagnostic et la prise en charge du RGO bébé continueront à progresser et que les familles confrontées à cette situation pourront être entendues, accompagnées et orientées plus rapidement.Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Repérer et analyser son contre-transfert en thérapie 17.07.2026 24min
    Le contre-transfert, c’est probablement l’un des meilleurs outils cliniques qu’on ait à notre disposition en tant que psy. Et pourtant, on en parle souvent comme d’un concept théorique, alors qu’il se vit, concrètement, à chaque séance. Dans cet épisode, je vous propose justement de parler du contre-transfert tel qu’on peut réellement l’observer dans notre pratique clinique et dans la relation avec nos patients.Parce qu’en séance, il se passe évidemment quelque chose du côté du patient, mais aussi du côté du thérapeute. Une émotion qui apparaît soudainement, une sensation particulière, une envie de rassurer, de protéger, de conseiller, parfois de prendre de la distance… Tout ce qui se passe en nous lorsque nous accompagnons un patient peut devenir une information intéressante à condition d’apprendre à le repérer, à l’interroger et surtout à ne pas agir automatiquement dessus.Dans cet épisode, je vous partage donc les signaux qui peuvent nous permettre de repérer notre contre-transfert et la manière dont je vous propose de l’analyser pour mieux comprendre ce qui est en train de se jouer dans la relation thérapeutique.L’objectif n’est évidemment pas de considérer que tout ce que ressent le psychologue ou le thérapeute vient nécessairement du patient. Nos propres émotions, notre histoire, nos sensibilités et ce que nous traversons personnellement peuvent aussi influencer ce qui se passe en consultation. Tout l’enjeu est justement d’apprendre à démêler ce qui nous appartient de ce qui peut émerger dans la rencontre avec le patient.Je vous parle donc de ce qui se révèle en nous quand on accompagne un patient, de la manière dont on peut observer nos réactions pendant une séance et de ce qu’elles peuvent éventuellement nous apprendre sur la dynamique relationnelle qui est en train de se construire.Le contre-transfert peut alors devenir un véritable outil clinique : non pas quelque chose qu’il faudrait supprimer ou éviter à tout prix, mais quelque chose que l’on peut apprendre à observer et à penser. Il peut nous aider à questionner notre posture thérapeutique, à mieux comprendre certaines réactions et à prendre du recul sur ce qui se joue dans une psychothérapie.Dans cet épisode de Contre-Transfert, on quitte donc un peu la théorie pour regarder comment ce concept peut être utilisé concrètement dans notre métier de psychologue et dans nos consultations. Comment le repérer ? Comment l’analyser ? Qu’est-ce qui appartient au patient et qu’est-ce qui appartient au thérapeute ? Et surtout, comment utiliser ce qui se passe en nous sans perdre notre posture clinique ?Un épisode consacré à la pratique clinique, à la relation thérapeutique, aux émotions du thérapeute et à tout ce qui peut se jouer, parfois très discrètement, entre un psy et son patient au cours d’une thérapie.Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • J’ai annulé toutes mes consultations 01.07.2026 19min
    Y a quelques mois, j’ai annulé presque 2 semaines de consultations et j’ai culpabilisé. Comme beaucoup de psys en réalité… Et cette culpabilité m’a fait réfléchir à cette pression silencieuse qu’on peut se mettre à devoir TOUJOURS être disponible pour nos patients, quelles que soient les circonstances.Dans cet épisode, je vous parle donc de ce que l’annulation de mes consultations est venue réveiller chez moi, mais aussi de cet idéal du psy parfait qu’on peut parfois chercher à atteindre sans même vraiment s’en rendre compte. Celui qui serait toujours disponible, toujours à l’écoute, toujours suffisamment contenant pour ses patients et qui ne devrait finalement jamais avoir besoin de s’arrêter.Parce que quand on exerce comme psychologue ou thérapeute, annuler des consultations peut rapidement faire émerger tout un tas de questions : est-ce que je laisse tomber mes patients ? Est-ce que je risque de fragiliser certains suivis ? Est-ce que je suis suffisamment présente pour eux ? Et surtout, pourquoi est-ce parfois si difficile de simplement accepter que nous avons, nous aussi, nos propres limites ?Je reviens également sur le concept de holding développé par Winnicott et sur ce qu’il dit vraiment. Parce que contenir et sécuriser un patient dans la relation thérapeutique ne signifie pas nécessairement devoir être disponible en permanence ni répondre à un idéal impossible à tenir.Derrière cette question des consultations annulées se cache finalement quelque chose de beaucoup plus large : la représentation que l’on peut avoir du « bon psy », les exigences que l’on s’impose dans notre pratique clinique et la difficulté que l’on peut parfois avoir à accepter de ne pas être le thérapeute parfait que l’on aimerait être.Dans cet épisode de Contre-Transfert, je vous partage donc cette expérience personnelle, les réflexions qu’elle a déclenchées chez moi et ce qu’elle raconte, plus largement, de notre posture thérapeutique et de la relation que nous entretenons avec nos patients.Un épisode pour parler sans filtre de culpabilité, de disponibilité, de cadre thérapeutique, de relation thérapeutique, de pratique clinique et de cette recherche parfois épuisante du psy parfait.Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourquoi je pense encore à mes anciens patients ? 17.06.2026 19min
    Je me suis surprise à penser à une de mes anciennes patientes en préparant mon dîner et ça m'a fait réfléchir à notre propre attachement à nos patients. Dans cet épisode, on parle de contre transfert, de la théorie de l'attachement chez Bowlby, de ce qui se réveille en nous quand on accompagne un patient et de ce qu'il reste après la fin d'un suivi.Parce que la relation thérapeutique ne se résume pas à ce qui se passe du côté du patient. En tant que psychologues et thérapeutes, nous sommes nous aussi engagés dans cette relation, avec nos émotions, notre histoire, nos réactions et parfois notre propre attachement. Le contre transfert permet justement de penser une partie de ce qui se joue chez le thérapeute au cours de la psychothérapie.Dans cet épisode de Contre-transfert, je vous parle donc de cette expérience particulière : continuer à penser à certains patients alors même que la thérapie est terminée. Pourquoi certaines rencontres thérapeutiques nous marquent-elles davantage que d'autres ? Qu'est-ce qui peut rester d'un patient plusieurs mois ou plusieurs années après la dernière consultation ? Et qu'est-ce que cela raconte de la relation thérapeutique ?Je reviens également sur la place du transfert et du contre transfert dans notre pratique clinique et sur l'intérêt de pouvoir observer ce qui se passe en nous lorsque nous accompagnons nos patients. Nos émotions et nos réactions peuvent devenir du matériel clinique à condition de pouvoir les repérer, les penser et les différencier de ce qui appartient au patient.Un épisode autour de la psychologie clinique, de l'attachement, de la psychothérapie, de la relation thérapeutique et de ce que les patients peuvent laisser chez leur thérapeute bien après la fin d'un accompagnement.Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Les psychologues vont-ils en thérapie ? 01.06.2026 14min
    Est-ce que les psychologues peuvent être de bons thérapeutes s’ils n’ont jamais eux-mêmes fait de travail sur eux-mêmes ? Dans cet épisode, je vous parle d’un sujet dont on parle rarement : celui de la thérapie personnelle des psychologues.Est-ce qu’un psy devrait forcément avoir fait une thérapie avant de recevoir ses propres patients ? Est-ce que le fait d’avoir soi-même été patient change notre manière d’exercer, notre posture thérapeutique ou encore la relation que l’on construit avec nos patients ?Je vais vous dire des choses que j’aurais aimé entendre quand j’étais étudiante en psychologie : ce que j’ai compris en 10 ans de cabinet, ce que ma propre thérapie m’a fait voir sur ma pratique et pourquoi ce sujet reste encore tabou chez les psychologues, alors qu’il ne devrait pas l’être.Parce qu’être thérapeute ne signifie évidemment pas être totalement neutre ou imperméable à ce qui se passe en séance. Notre histoire personnelle, nos émotions, nos réactions face à certains patients ou encore notre contre-transfert peuvent venir influencer la relation thérapeutique et notre pratique clinique, parfois sans même que nous en ayons conscience.Faire soi-même l’expérience de la psychothérapie, c’est aussi découvrir ce que signifie être de l’autre côté. Attendre son rendez-vous, s’installer face à son thérapeute, hésiter à dire certaines choses, ressentir de la gêne ou de la vulnérabilité, avoir peur du jugement, apprendre progressivement à faire confiance… Autant d’expériences qui peuvent nous permettre de mieux comprendre ce que vivent nos propres patients lorsqu’ils viennent nous consulter.Mais est-ce pour autant indispensable ? Peut-on exercer comme psychologue sans avoir jamais été soi-même en thérapie ? Et qu’est-ce qu’un travail personnel peut réellement apporter à notre posture de thérapeute ?Dans cet épisode de Contre-Transfert, je vous partage ma réflexion de psychologue clinicienne, mais aussi mon expérience personnelle de la thérapie et ce qu’elle a changé dans ma manière d’exercer. Sans chercher à établir une règle universelle sur ce que les psychologues devraient ou ne devraient pas faire.Un épisode pour parler sans filtre de psychothérapie, de pratique clinique, de posture thérapeutique, de relation thérapeutique, de contre-transfert et de ce que cela fait, lorsqu’on est habituellement le psy, de devenir soi-même patient.Inscrivez-vous à ma newsletter du mardi pour du contenu exclusif : https://www.marionthelisson.com/newsletter-marion-thelisson/Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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