Évolution du développement et des génomes - Denis Duboule
Collège de France
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Ce podcast présente les cours de Denis Duboule, professeur au Collège de France, sur l'évolution du développement et des génomes. Il explore les mécanismes de régulation génétique qui sous-tendent le développement des mammifères, incluant des interfaces avec la génétique médicale, la biologie de l'évolution et la régulation de la transcription.
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Conférence - Claude Desplan : Phéromones et sociétés 18.06.2026 51minDenis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Déterminisme et stochasticité au cours du développement neuronalConférence - Claude Desplan : Phéromones et sociétésClaude DesplanSilver Professor, Département de Biologie, Université de New York, États-UnisRésuméToute société dépend de communications étroites entre ses membres, à tous les niveaux de leurs contributions. Dans les colonies souterraines de fourmis, ces communications sont avant tout médiées par des phéromones. Ceci a amené à une augmentation exponentielle du nombre de gènes codant pour les récepteurs olfactifs, similaire a ce qui est observé chez les mammifères nocturnes comme les souris. Comment le système olfactif peut-il gérer ces centaines de gènes afin de s'assurer qu'un seul gène soit exprimé dans chaque neurone ? Les mécanismes de choix stochastiques seront décrits et comparés aux vertébrés.BiographieClaude Desplan est professeur titulaire de la chaire Silver de biologie et de neurosciences à l'Université de New York. Né en Algérie, il a étudié à l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud. Il a obtenu son doctorat en sciences à l'INSERM de Paris en 1983 et a rejoint Pat O'Farrell à UCSF en tant que postdoctorant. C'est là qu'Il y a démontré que le domaine homeotique, une signature conservée de nombreux gènes de développement, est un motif de liaison à l'ADN. En 1987, il a rejoint l'Université Rockefeller en tant qu'Assistant/Associate Professeur associé l'institut Howard Hughes où il a poursuivi ses études structurales sur le domaine homéotique et son rôle dans l'évolution de la formation des axes embryonnaires. En 1999, Dr Desplan a rejoint l'Université de New York (NYU) comme Professeur. Il étudie la génération de la diversité neuronale en utilisant le système visuel de la drosophile ainsi que le vieillissement et le rôle des phéromones chez les animaux sociaux comme les fourmis. Il est membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis et membre élu de l'EMBO et a reçu de nombreux prix y compris la médaille Conklin de la Société Américaine de Biologie du développement (SDB). Son laboratoire a produit de très nombreux chercheurs qui dirigent leurs travaux dans plusieurs parties du monde.
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Conférence - Claude Desplan : Adaptation évolutive de la neurogenèse des centres de l'apprentissage 11.06.2026 1h 4minDenis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Déterminisme et stochasticité au cours du développement neuronalConférence - Claude Desplan : Adaptation évolutive de la neurogenèse des centres de l'apprentissageClaude DesplanSilver Professor, Département de Biologie, Université de New York, États-UnisRésuméLe centre d'apprentissage des insectes, le « corps pédonculé » (mushroom body) reçoit les stimuli sensoriels, en particulier les stimuli olfactifs, et les associe avec une récompense ou une punition. C'est la structure la plus similaire au cortex mammifère. Comment des comportements d'apprentissage sophistiqués chez des animaux eusociaux (par exemple les fourmis) sont-ils contrôlés par une augmentation énorme du nombre de neurones et de leurs types cellulaires ? Les mécanismes découverts seront comparés à l'évolution du cortex des mammifères.BiographieClaude Desplan est professeur titulaire de la chaire Silver de biologie et de neurosciences à l'Université de New York. Né en Algérie, il a étudié à l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud. Il a obtenu son doctorat en sciences à l'INSERM de Paris en 1983 et a rejoint Pat O'Farrell à UCSF en tant que postdoctorant. C'est là qu'Il y a démontré que le domaine homeotique, une signature conservée de nombreux gènes de développement, est un motif de liaison à l'ADN. En 1987, il a rejoint l'Université Rockefeller en tant qu'Assistant/Associate Professeur associé l'institut Howard Hughes où il a poursuivi ses études structurales sur le domaine homéotique et son rôle dans l'évolution de la formation des axes embryonnaires. En 1999, Dr Desplan a rejoint l'Université de New York (NYU) comme Professeur. Il étudie la génération de la diversité neuronale en utilisant le système visuel de la drosophile ainsi que le vieillissement et le rôle des phéromones chez les animaux sociaux comme les fourmis. Il est membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis et membre élu de l'EMBO et a reçu de nombreux prix y compris la médaille Conklin de la Société Américaine de Biologie du développement (SDB). Son laboratoire a produit de très nombreux chercheurs qui dirigent leurs travaux dans plusieurs parties du monde.
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Conférence - Claude Desplan : Du système visuel au cortex : lignages stochastiques chez les invertébrés et mammifères 04.06.2026 55minDenis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Déterminisme et stochasticité au cours du développement neuronalConférence - Claude Desplan : Du système visuel au cortex : lignages stochastiques chez les invertébrés et mammifèresClaude DesplanSilver Professor, Département de Biologie, Université de New York, États-UnisRésuméLe cortex des mammifères se développe à partir de cellules souches qui se divisent pour produire de façon séquentielle les six couches corticales en commençant par les couches les plus profondes. Cependant, chaque couche contient de nombreux types neuronaux. En utilisant un modèle simple (le système visuel de la drosophile), nous montrerons comment une désynchronisation entre les divisions cellulaires des cellules souche neuronales et leur progression temporelle donne lieu à une production stochastique d'une grande variété de neurones, et comment ce concept peut être appliqué à la neurogénèse du cortex ou de la rétine mammifère.BiographieClaude Desplan est professeur titulaire de la chaire Silver de biologie et de neurosciences à l'Université de New York. Né en Algérie, il a étudié à l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud. Il a obtenu son doctorat en sciences à l'INSERM de Paris en 1983 et a rejoint Pat O'Farrell à UCSF en tant que postdoctorant. C'est là qu'Il y a démontré que le domaine homeotique, une signature conservée de nombreux gènes de développement, est un motif de liaison à l'ADN. En 1987, il a rejoint l'Université Rockefeller en tant qu'Assistant/Associate Professeur associé l'institut Howard Hughes où il a poursuivi ses études structurales sur le domaine homéotique et son rôle dans l'évolution de la formation des axes embryonnaires. En 1999, Dr Desplan a rejoint l'Université de New York (NYU) comme Professeur. Il étudie la génération de la diversité neuronale en utilisant le système visuel de la drosophile ainsi que le vieillissement et le rôle des phéromones chez les animaux sociaux comme les fourmis. Il est membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis et membre élu de l'EMBO et a reçu de nombreux prix y compris la médaille Conklin de la Société Américaine de Biologie du développement (SDB). Son laboratoire a produit de très nombreux chercheurs qui dirigent leurs travaux dans plusieurs parties du monde.
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Conférence - Claude Desplan : Contributions spatiales et temporelles à la diversification neuronale 28.05.2026 1h 6minDenis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Déterminisme et stochasticité au cours du développement neuronalConférence - Claude Desplan : Contributions spatiales et temporelles à la diversification neuronaleClaude DesplanSilver Professor, Département de Biologie, Université de New York, États-UnisRésuméLe cerveau humain contient un immense nombre de types neuronaux. Comment est établie cette diversité au cours du développement ? L'origine spatiale des cellules souche neuronales ainsi que l'évolution temporelle de ces cellules souche au cours de leurs divisions contribuent à cette diversité. En utilisant des systèmes cérébraux plus simples, nous décrirons les mécanismes moléculaires impliqués dans ces processus développementaux et comment ils s'appliquent au développement cortical humain.BiographieClaude Desplan est professeur titulaire de la chaire Silver de biologie et de neurosciences à l'Université de New York. Né en Algérie, il a étudié à l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud. Il a obtenu son doctorat en sciences à l'INSERM de Paris en 1983 et a rejoint Pat O'Farrell à UCSF en tant que postdoctorant. C'est là qu'Il y a démontré que le domaine homeotique, une signature conservée de nombreux gènes de développement, est un motif de liaison à l'ADN. En 1987, il a rejoint l'Université Rockefeller en tant qu'Assistant/Associate Professeur associé l'institut Howard Hughes où il a poursuivi ses études structurales sur le domaine homéotique et son rôle dans l'évolution de la formation des axes embryonnaires. En 1999, Dr Desplan a rejoint l'Université de New York (NYU) comme Professeur. Il étudie la génération de la diversité neuronale en utilisant le système visuel de la drosophile ainsi que le vieillissement et le rôle des phéromones chez les animaux sociaux comme les fourmis. Il est membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis et membre élu de l'EMBO et a reçu de nombreux prix y compris la médaille Conklin de la Société Américaine de Biologie du développement (SDB). Son laboratoire a produit de très nombreux chercheurs qui dirigent leurs travaux dans plusieurs parties du monde.
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms: Understanding the Evolution of Natural Syndromes Through the Lens of Development 21.05.2026 29minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsNathalie Feiner: Understanding the Evolution of Natural Syndromes Through the Lens of DevelopmentSpeaker:Nathalie FeinerMax Planck Institute for Evolutionary Biology, Plön, Germany
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms: Harnessing Inter-Individual Morphological and Molecular Variations to Unravel Ascidian Developmental Logic 21.05.2026 41minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsPatrick Lemaire: Harnessing Inter-Individual Morphological and Molecular Variations to Unravel Ascidian Developmental LogicSpeaker:Patrick LemaireMontpellier Biology Research Center (CRBM-CNRS), Montpellier, France
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms: The Evolution of the Environmental Regulation of Development' 21.05.2026 31minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsPatrícia Beldade: The Evolution of the Environmental Regulation of Development'Speaker:Patrícia BeldadeDepartment of Animal Biology, Faculty of Sciences, University of Lisbon, Portugal
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms: Beyond Adaptation: How Genetic Architecture Shapes the Fish Dermal Skeleton 21.05.2026 32minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsJoost Woltering: Beyond Adaptation: How Genetic Architecture Shapes the Fish Dermal SkeletonSpeaker:Joost WolteringDepartment of Biology, University of Konstanz, Konstanz, Germany
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms: Synthetic Genomics and Large Cargo Genome Engineering for the Study of Evolutionary Traits' 21.05.2026 34minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsStefan Mundlos: Synthetic Genomics and Large Cargo Genome Engineering for the Study of Evolutionary Traits'Speaker:Stefan MundlosMax Planck Institute for Molecular Genetics, Berlin, Germany
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms: Regulatory Mechanisms Underlying Forelimb Adaptation in Moles 21.05.2026 31minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsFrancisca Martinez-Real: Regulatory Mechanisms Underlying Forelimb Adaptation in MolesSpeaker:Francisca Martinez-RealCentro Andaluz de Biología del Desarrollo (CABD), Sevilla, Spain
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms: The Origins and Molecular Evolution of Vertebrate Organs 21.05.2026 38minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsHenrik Kaessmann: The Origins and Molecular Evolution of Vertebrate OrgansSpeaker:Henrik KaessmannZMBH - Center for Molecular Biology, Heidelberg University, Heidelberg, Germany
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms : Developmental and Evolutionary Origins of the Tetrapod Neck 21.05.2026 27minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsEglantine Heude : Developmental and Evolutionary Origins of the Tetrapod NeckSpeaker:Eglantine HeudeInstitut de génomique fonctionnelle de Lyon (IGFL) ENS de Lyon/CNRS UMR5242, France
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Colloque - The Evolution of Developmental Mechanisms : Welcome and Introduction 21.05.2026 5minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-2026Colloque - L'évolution des mécanismes du développementSymposium - The Evolution of Developmental MechanismsDenis Duboule : Welcome and IntroductionIntervenant(s)Denis Duboule, Professeur du Collège de FranceLa théorie de la sélection naturelle explique comment certaines formes sont soit maintenues, soit éliminées, selon leurs adaptations aux environnements et aux conditions naturelles. Mais comment ces formes différentes sont-elles initialement produites ? Quelle est la nature de la variation naturelle ? C'est pendant leur développement que les animaux peuvent dévier de leurs trajectoires et ainsi produire des formes nouvelles pouvant à terme être fixées suite à leurs potentiels adaptatifs. C'est donc dans l'étude des mécanismes du développement embryonnaire et de leurs modifications que se trouvent les réponses à la question de la variation des animaux. Depuis trente ans et l'émergence du séquençage des génomes, le lien entre ces mécanismes et notre ADN s'est matérialisé, ouvrant ainsi un nouveau champ d'études qui tentent de trouver dans notre matériel génétique les bases de ces modifications évolutives. Le colloque de cette année fait le point sur ces avancées en proposant quelques exemples marquants.Natural selection explains how certain forms are either preserved or eliminated, depending on their adaptations to their environments and natural conditions. But how are these different forms initially produced? What is the nature of natural variation? It is during their development that animals can deviate from their expected trajectories and thus produce new forms that may eventually become fixed due to their adaptive potential. It is therefore in the study of the mechanisms of embryonic development and their modifications that the answers to the question of animal variation lie. Over the past 30 years, with the advent of genome sequencing, the link between these mechanisms and our DNA has become clear, opening up a new field of study that seeks to identify the foundations of these evolutionary changes within our genetic material. This year's symposium takes stock of these advances by presenting several notable examples.Le colloque est en anglais.
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04 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : Les gènes Hox et la formation de la queue ; approche ciblée 27.03.2026 1h 20minDenis DubouleÉvolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-202604 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : Les gènes Hox et la formation de la queue ; approche cibléeRésuméLes gènes Hox et la formation de la queue. Approche par l'analyse globale de variants évolutifs intraspécifiques et par des études ciblées de gain de fonction.Cette quatrième leçon commence par un bref rappel de quelques points clés développés dans la leçon précédente, concernant en particulier l'étude d'une publication récente qui s'intéresse à la question de l'évolution de la longueur de la queue, en l'abordant au niveau de populations de souris évoluant dans des habitats différents, et en utilisant les outils de la génétique quantitative qui permettent d'isoler des loci à trait quantitatif (QTL). Dans le système discuté (des écotypes différents de la souris silvestre peromyscus maniculatus), pas moins de six loci quantitatifs différents sont impliqués dans les variations de la longueur de la queue. Un gène candidat potentiel est le gène Hoxd13 dont la quantité d'ARNm semble diminuer chez les animaux montrant une queue plus longue. Des hypothèses sont discutées qui expliquent comment ce gène pourrait agir sur cette réduction, la plus probable étant une augmentation de la population de cellules progénitrices présentes dans le bourgeon de la queue, permettant ainsi un allongement plus important.Cet effet quantitatif du gène Hoxd13 est renforcé par l'analyse d'études précédentes qui montraient que lorsque ces gènes Hox13 sont exprimés trop tôt et de façon trop antérieure (gain de fonction), le phénotype inverse était obtenu, à savoir une réduction, voire même une troncation importante de la queue. La fin de cette leçon est consacrée aux mécanismes de formation des vertèbres et de leur nombre, revenant ainsi sur la question initiale du cours, à savoir la façon dont l'ADN peut modifier des structures au cours de l'évolution ainsi que la relation qui existe entre ce système de « codage » génétique, d'une part, (notre génome), et l'apparition des formes, d'autre part.
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03 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : Les gènes Hox et la formation de la queue ; approche globale 20.03.2026 1h 20minDenis DubouleÉvolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-202603 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : Les gènes Hox et la formation de la queue ; approche globaleRésuméTbxt et la disparition de la queue chez les grands singes et chez l'homme. Approche ciblée. Les gènes Hox et la formation de la queue. Approche par l'analyse globale de variants évolutifs intraspécifiques.
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02 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : La disparition de la queue chez les grands singes 13.03.2026 1h 25minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-202602 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : La disparition de la queue chez les grands singesRésuméRappel des points importants de la leçon précédente. Histoire du locus T et clonage du gène Tbxt. Importance potentielle de ce gène dans la perte de la queue chez les hominidés, suite à un phénomène de saut d'exon spécifique aux humains et aux grands singes.
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01 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : L'ADN, cause proximale ou cause ultime de notre évolution ? 06.03.2026 1h 30minDenis DubouleCollège de FranceÉvolution du développement et des génomesAnnée 2025-202601 - L'ADN, acteur et témoin de l'évolution des animaux : L'ADN, cause proximale ou cause ultime de notre évolution ?RésuméCette première leçon commencera par un rappel des principes fondamentaux de la discipline de l'évo-dévo, avec un aspect historique touchant à l'importance de l'ADN en tant que source potentielle de variations évolutives. Ensuite, le « locus T », et son importance dans le développement de la génétique moléculaire des mammifères, sera présenté, également de façon historique, avant d'arriver au clonage du gène central de ce locus, le gène Tbxt (ou T ou Brachyurie).
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Conférence - Neil Shubin : How Do New Biological Inventions Arise in Evolution? Lessons from Fossils, Embryos, and Genes 05.11.2025 44minDenis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Nos ancêtres les poissonsConférence - Neil Shubin : How Do New Biological Inventions Arise in Evolution? Lessons from Fossils, Embryos, and GenesNeil ShubinUniversité de Chicago, Président élu de l'Académie nationale des sciences (NAS), États-UnisRésuméWhen we look at the history of life at a grand scale, from the earliest single celled organism to complex animals alive today, we see a past filled with great revolutions. Major transformations pervade this history, involving new features, new developmental processes, new ways of living, and new ecological interactions. In our own lineage, over the past 500 million years some fish evolved to live on land, reptiles evolved to fly, and primates evolved the ability to talk, walk, and think. For each of these major transitions we recognize features that allowed them to happen. The standard view is that these innovations were enablers for a major revolution: for example, feathers arose for flight, lungs, for life on land, etc. But this view couldn't be farther from the truth. Lungs evolved in fish well before they ever took steps on land, feathers arose in dinosaurs before they could fly, and so on. The features that play a role in great evolutionary changes arise by repurposing existing features for new functions. This view of evolutionary tinkering, first pioneered by François Jacob in the 1970's, carries profound implications for modern molecular and paleontological evolutionary biology.
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Conférence - Neil Shubin : The Evolutionary Origins of Bones and Teeth 29.10.2025 46minDenis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Nos ancêtres les poissonsConférence - Neil Shubin : The Evolutionary Origins of Bones and TeethNeil ShubinUniversité de Chicago, Président élu de l'Académie nationale des sciences (NAS), États-UnisRésuméTeeth and bones are fundamental features of vertebrate organisms. The earliest vertebrates date from fossils that are over 500 million years old and existed at the time of the Cambrian Explosion, a great burst of innovation in the evolutionary history. The first creatures with tissues similar to our teeth and bones aren't seen until tens of millions of years later. Some of these reports have been controversial because challenges imaging the fossils and comparing the tissues between fossil and living forms. New imaging technologies have transformed our ability to study this issue. Studies from multiple laboratories have revealed that tissues equivalent to our teeth and bones originally evolved outside the body—in the bony exoskeletons of our jawless fish ancestors. Inside this exoskeletal armor are small structures that are distinctly toothlike. Detailed comparisons of these features among living and fossil vertebrates and invertebrates reveal that the earliest teeth likely had a sensory function in the external tissues of these fish. Assessing diverse fossil fish reveals that many distinct features of our bones and teeth, such as the capacity to remodel, originally came about in jawless fish.
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Conférence - Neil Shubin : Discovering How Fish Evolved to Walk 22.10.2025 48minDenis DubouleChaire Évolution du développement et des génomesCollège de FranceAnnée 2025-2026Nos ancêtres les poissonsConférence - Neil Shubin : Discovering How Fish Evolved to WalkNeil ShubinUniversité de Chicago, Président élu de l'Académie nationale des sciences (NAS), États-UnisRésuméThe ability to walk is fundamental to human lives. Like all our biological features walking has a complex and deep history. It is most commonly thought that walking arose as fish made the evolutionary transition to land, shifting from an aquatic environment to a terrestrial one. In this view, the transition out of water meant that animals now had to evolve new mechanisms to deal with gravitational loads. As a consequence, they developed more mobile joints, arm and leg bones with robust connections for expanded locomotory muscles, and other structures to allow them to move about. Surprising, this very intuitive view is not supported either by comparative anatomy or the fossil record. The closest fish relatives to terrestrial vertebrates were capable of walking with four appendages, a fact seen in the structure of the bones and joints in their fins. Moreover, walking either on four appendages or two is commonly seen in aquatic fish ranging from sharks, lobe fin fishes, and diverse ray finned fishes. Indeed, many of these fish use alternating gaits and appendage motions in aquatic settings that are similar to terrestrial tetrapods. This observation leaves open the question of why fish walk in water instead of swimming. To answer these questions scientists have developed underwater treadmills, experiments training fish to walk, and robots that simulate walking behaviors. One major factor in the origin of fish walking, hence our own, is energetics: at slow speeds, and in certain environmental conditions is it energetically more efficient to walk than swim.
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