🎙Po Na Biso

🎙Po Na Biso

Ebuteli et le Groupe d'étude sur le Congo
Land Demokratiska republiken Kongo
Genrer News, News Commentary
SprÄk FR
Avsnitt 268
Senaste 12.06.2026

Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'Ă©tude sur le Congo (GEC) proposent « Po Na Biso », une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui rĂ©sume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d'actualitĂ© en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. PrĂ©sentĂ© tour Ă  tour par les membres d'Ebuteli Ă  la maniĂšre d'un message vocal WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast apporte des Ă©clairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, Ă©conomiques et sĂ©curitaires en RD Congo. Il est disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts et peut ĂȘtre reçu directement sur WhatsApp.

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  • RĂ©forme constitutionnelle en RDC : l’ECC cherche-t-elle Ă  recentrer le dĂ©bat sur le consensus national ? 12.06.2026 3min
    Du 4 au 7 juin, le comitĂ© national exĂ©cutif de l’Église du Christ au Congo (ECC) s’est rĂ©uni en session extraordinaire. Cet organe de l’Église protestante congolaise s’est exprimĂ© sur le dĂ©bat autour des rĂ©formes constitutionnelles. Sa dĂ©claration a suscitĂ© des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clartĂ© ; pour d’autres, elle traduit une volontĂ© de ne pas rĂ©duire le dĂ©bat Ă  un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que rĂ©vĂšle cette prise de parole ? Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique d’Ebuteli. Vous Ă©coutez le 23e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.Le dĂ©bat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de l’ampleur en RDC. Il oppose la majoritĂ© et l’opposition, mais pas seulement. Les Ă©glises s’y invitent Ă©galement. Si plusieurs Ă©glises de rĂ©veil se sont dĂ©jĂ  positionnĂ©es en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu Ă  peu.  L’ECC a dĂ©cidĂ© de s’impliquer aussi dans ce dĂ©bat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi d’écouter les diffĂ©rents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur AndrĂ© Mbata pour le compte de  l’Union pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS),  ainsi que Martin Fayulu, pour l’opposition.  À l’issue de ces Ă©changes, l’ECC a dĂ©clarĂ© que toute « rĂ©forme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a Ă©galement insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© d’un « large consensus national ».C’est prĂ©cisĂ©ment cette combinaison qui suscite des interprĂ©tations divergentes. D’un cĂŽtĂ©, la dĂ©claration rappelle les dispositions constitutionnelles gĂ©nĂ©ralement invoquĂ©es pour encadrer, voire limiter, les rĂ©formes. De l’autre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions d’un « large consensus national (...) et surtout dans un processus lĂ©gitime, dĂ©mocratique et transparent, statuer sur les dispositions de l’article 220 ». Pour certains, l’ECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour d’autres, elle laisse ouverte la possibilitĂ© qu’un consensus national puisse conduire Ă  rediscuter mĂȘme les matiĂšres aujourd’hui considĂ©rĂ©es comme verrouillĂ©es ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RDC : pourquoi le texte sur le rĂ©fĂ©rendum suscite-t-il autant d'inquiĂ©tudes ? 05.06.2026 6min
    L’AssemblĂ©e nationale s’apprĂȘte Ă  adopter le texte qui fixera les conditions d’organisation du rĂ©fĂ©rendum en RDC. DĂ©posĂ©e par le dĂ©putĂ© Paul-Gaspard Ngondankoy depuis le 16 dĂ©cembre 2024, cette proposition de loi est indispensable pour l’exercice de la souverainetĂ© du peuple, a affirmĂ© AimĂ© Boji, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale. Cependant, le moment choisi et le contenu actuel de ce texte suscitent de nombreuses inquiĂ©tudes quant Ă  l’avenir de la dĂ©mocratie en RDC. Qu’est-ce qui explique les inquiĂ©tudes de certains acteurs face Ă  ce texte ? Bonjour, je suis Ithiel Batumike, chercheur principal Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 22e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 5 juin 2026.Le dĂ©lai accordĂ© Ă  la commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour l’intĂ©gration des amendements des dĂ©putĂ©s Ă  la proposition de loi portant sur le rĂ©fĂ©rendum a expirĂ©. Il ne reste donc plus qu’à procĂ©der dans les tous prochains jours Ă  l’examen des amendements de la commission, puis au vote article par article.  Ce vote comblera un vide juridique persistant depuis 2006. Pour autant, certains acteurs ne le perçoivent pas comme une opportunitĂ© de consolidation de la dĂ©mocratie. Au contraire, il vient s’ajouter aux sujets les plus clivants de la vie politique congolaise actuelle. Le dĂ©bat sur la loi rĂ©fĂ©rendaire est polluĂ© par l'ambition affichĂ©e par l'UDPS de changer la constitution.Les menaces Ă  la cohĂ©sion sociale et le contexte sĂ©curitaire prĂ©occupant entourant cette rĂ©forme n’imposent plus dĂ©sormais retenue, comme ce fut le cas aprĂšs la chute des villes de Goma et Bukavu au dĂ©but de l’annĂ©e 2025. Pourtant, sur le terrain, la rĂ©alitĂ© n’a pas Ă©voluĂ© depuis. Certains acteurs estiment mĂȘme qu’une telle initiative dans ce contexte pourrait mĂȘme ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un quitus Ă  une balkanisation de fait du pays. Mais en dehors de l’opportunitĂ© de ce texte, c’est surtout son contenu qui pose problĂšme. Il comporte, en effet, des dispositions qui crĂ©ent un dĂ©cor institutionnel extra constitutionnel. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RĂ©surgence d’Ebola : quelles leçons tirer des crises passĂ©es ? 29.05.2026 5min
    Les installations et le matĂ©riel de l’ONG Alima ont Ă©tĂ© incendiĂ©s Ă  l'hĂŽpital gĂ©nĂ©ral de Rwampara par une foule en colĂšre en date du 21 mai. Cette bourgade situĂ©e Ă  une dizaine de kilomĂštres de Bunia dans la province de l'Ituri est au cƓur de la nouvelle Ă©pidĂ©mie d'Ebola qui frappe l'est de la RDC.Cet incident a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© par le refus du personnel de l'hĂŽpital d’autoriser Ă  la famille d’un patient dĂ©cĂ©dĂ© d’Ebola de rĂ©cupĂ©rer son corps pour Ă©viter la contamination. La famille a rĂ©cupĂ©rĂ© le corps par la force et six patients qui Ă©taient suivis, dont trois cas confirmĂ©s, se sont enfuis. L'armĂ©e et la police sont intervenues pour rĂ©tablir le calme. Comment expliquer cette rĂ©sistance et qu’avons nous appris des crises d'Ebola dans les passĂ©es ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 21e  Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 29 mai 2026.Le 15 mai 2026, le gouvernement congolais a dĂ©clarĂ© la 17e Ă©pidĂ©mie d’Ebola issue de la souche Bundibugyo pour laquelle il n’existe pas encore ni vaccin homologuĂ© ni traitement spĂ©cifique. L’OMS a dĂ©clarĂ© cette Ă©pidĂ©mie comme une urgence de santĂ© publique de portĂ©e internationale. Depuis, il a Ă©tĂ© rapportĂ© plusieurs scĂšnes de protestation contre l’enterrement sĂ©curisĂ© des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es d’Ebola. Ceci n'est pas un phĂ©nomĂšne nouveau. Plusieurs incidents similaires ont eu lieu pendant d’autres Ă©pidĂ©mies et particuliĂšrement pendant la dixiĂšme Ă©pidĂ©mie, qui avait touchĂ© la rĂ©gion de BĂ©ni et Butembo, entre 2018 et 2020. L'une des explications de la rĂ©sistance pourrait ĂȘtre trouvĂ©e dans l'ignorance de la population face Ă  cette maladie.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Fayulu, Sesanga, Katumbi, Kabund : C64, pour quoi faire ? 22.05.2026 4min
    Le mardi 19 mai, une nouvelle plateforme politique et citoyenne a vu le jour Ă  Kinshasa. Son nom : C64, Coalition Article 64 pour la dĂ©fense de l’ordre constitutionnel. Objectif affichĂ© : barrer la route Ă  tout projet de changement de la Constitution. Mais derriĂšre cette banniĂšre constitutionnelle, que cherchent rĂ©ellement Martin Fayulu, MoĂŻse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ? Assiste-t-on Ă  un retour de l’opposition dans la bataille politique
 ou au dĂ©but d’une tentative de recomposition du rapport de force politique Ă  l’approche de 2028 ?Bonjour,Je m’appelle TrĂ©sor Kibangula. Je coordonne les recherches sur la politique Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 20e Ă©pisode de Po Na Biso, le podcast d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui, chaque semaine, donne notre point de vue sur un sujet d’actualitĂ© en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.Mardi, Ă  Kinshasa, l’opposition a retrouvĂ© quelque chose qu’elle semblait avoir perdu depuis longtemps : une image de cohĂ©sion. Dans une salle chauffĂ©e par les slogans, les drapeaux des partis et une foule compacte massĂ©e jusque dehors, plusieurs leaders de l’opposition, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et un reprĂ©sentant de MoĂŻse Katumbi ont lancĂ© la Coalition Article 64 (C64), du nom de cet article de la Constitution qui donne aux citoyens le devoir de faire Ă©chec Ă  toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution. La scĂšne Ă©tait pensĂ©e. Et le message aussi.Mais au-delĂ  de la dĂ©monstration de force visuelle, C64 rĂ©vĂšle surtout une tentative de repositionnement politique de l’opposition dans un contexte profondĂ©ment transformĂ© par la guerre dans l’Est, la montĂ©e du discours patriotique et le rĂ©trĂ©cissement progressif de l’espace politique.Depuis plusieurs mois, le pouvoir domine largement la bataille du rĂ©cit public. Toute critique du rĂ©gime est rĂ©guliĂšrement exposĂ©e au soupçon de complicitĂ© avec Kigali ou avec les rebelles du M23. L’opposition peine Ă  exister sans ĂȘtre renvoyĂ©e Ă  une forme d’anti-patriotisme. C64 tente justement de sortir de ce piĂšge.Le premier Ă©lĂ©ment marquant est donc stratĂ©gique : contrairement Ă  d’autres initiatives rĂ©centes, cette coalition prend soin de ne pas s’aligner explicitement avec le courant incarnĂ© par Joseph Kabila et sa plateforme Sauvons la RDC. En clair, Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund essaient de reconstruire une opposition capable de contester le pouvoir sans ĂȘtre immĂ©diatement absorbĂ©e dans le schĂ©ma « patriotes contre traĂźtres » imposĂ© par la majoritĂ© politique actuelle.Mais derriĂšre la dĂ©fense de la Constitution, un autre enjeu apparaĂźt rapidement : celui du rapport de force politique. Depuis des mois, les appels au dialogue politique interne se heurtent Ă  la rĂ©ticence du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi. Les initiatives des Églises catholique et protestante n’ont pas vĂ©ritablement avancĂ©. Et beaucoup d’acteurs ont dĂ©sormais le sentiment que Kinshasa n’accepte de discuter que lorsqu’un rapport de force lui est imposĂ©. Les nĂ©gociations directes engagĂ©es avec l’AFC/M23 Ă  Doha, aujourd’hui dĂ©localisĂ©es Ă  Montreux, ont renforcĂ© cette lecture.C’est lĂ  que C64 prend une autre dimension. Car la bataille contre le changement de Constitution peut mobiliser l’opinion. Elle pourrait permettre Ă  l’opposition de retrouver des clĂ©s de remobilisation politique capables de rééquilibrer le rapport de force et, Ă  terme, de pousser le pouvoir Ă  accepter des discussions politiques nationales. Le camp au pouvoir a d’ailleurs essayĂ© de riposter en annonçant Ă  son tour le lancement « dans les jours Ă  venir » de la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C4).HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • RDC : l’interminable attente de la relance de la Miba et l’exploitation du cuivre au KasaĂŻ 15.05.2026 3min
    Le 7 mai, une entreprise chinoise a prĂ©sentĂ© un projet de production du cuivre dans le KasaĂŻ-Oriental. Avec une production estimĂ©e jusqu’à 500 000 tonnes par an, ce serait l’une des plus grandes mines de cuivre du monde. Mais ce qui retient l’attention ici, c’est la SociĂ©tĂ© miniĂšre de Bakwanga (Miba), le partenaire annoncĂ©. Une entreprise que le gouvernement congolais essaie de relancer depuis une vingtaine d’annĂ©es. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Les sanctions amĂ©ricaines contre Kabila peuvent-elles contribuer Ă  la rĂ©solution de la crise du M23 ? 08.05.2026 6min
    Le 30 avril, les États-Unis ont sanctionnĂ© Joseph Kabila, ancien prĂ©sident de la RDC, pour son soutien Ă  l’Alliance fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). Ces sanctions ont Ă©tĂ© saluĂ©es par le gouvernement congolais tandis que le camp de l’ancien prĂ©sident les a qualifiĂ©es de dĂ©cision « profondĂ©ment injustifiĂ©e » et « politiquement motivĂ©e ».HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Shabani sauvĂ©, mais quelles leçons tirer ? 01.05.2026 4min
    VisĂ© par une motion de dĂ©fiance, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a finalement Ă©tĂ© sauvĂ© par une motion incidente initiĂ©e par le dĂ©putĂ© national Garry Sakata, qui dĂ©nonçait des irrĂ©gularitĂ©s. Cette manƓuvre met fin Ă  des semaines de tractations, de pressions et de menaces entre partisans du ministre Shabani et dĂ©putĂ©s motionnaires. Mais quelles leçons tirer de cette sĂ©quence politique ? HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Quelle est la situation sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu ? 24.04.2026 3min
    Le 20 avril, à Washington DC et Nairobi, des centaines de Banyamulenge ont défilé pour protester contre la situation de leur communauté sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, et en particulier le blocus de cette zone et les attaques de drones. Ceci a remis le sort de cette communauté sur le devant de la scÚne. Quel est-il exactement ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Motion de dĂ©fiance contre Jacquemain Shabani : un rĂ©vĂ©lateur des limites du contrĂŽle parlementaire en RDC ? 17.04.2026 5min
    Le lundi 13 avril, le dĂ©putĂ© national Laddy Yangotikala a dĂ©posĂ© une motion de dĂ©fiance contre Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’IntĂ©rieur, pour « son incompĂ©tence » Ă  sĂ©curiser les citoyens et leurs biens.Depuis, le dĂ©putĂ© et ses cosignataires font l’objet de pressions de la part de leurs formations politiques, tandis que le bureau de l’AssemblĂ©e nationale semble engagĂ© dans une stratĂ©gie d’étouffement de cette initiative de contrĂŽle parlementaire. Cette sĂ©quence remet dans le dĂ©bat public une question plus large : la majoritĂ© parlementaire est-elle un frein au contrĂŽle ? HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourquoi la sous-traitance migratoire des États-Unis pose problĂšme en RDC 10.04.2026 4min
    L’annonce de l’arrivĂ©e des migrants en provenance des États-Unis d’AmĂ©rique soulĂšve une vive controverse en RDC. D’un cĂŽtĂ©, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coĂ»t pour le trĂ©sor public congolais, et rĂ©sulterait d’une  dĂ©cision pleinement souveraine. De l’autre, des questions subsistent sur les dessous de cette dĂ©cision, tant du cĂŽtĂ© de la sociĂ©tĂ© civile que de l’opposition politique. Pourquoi la RDC rejoint-elle aujourd’hui d’autres pays africains qui avaient rĂ©pondu favorablement Ă  la demande amĂ©ricaine ? HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Qualification des LĂ©opards au Mondial 2026 : de la cĂ©lĂ©bration Ă  la rĂ©cupĂ©ration politique ? 03.04.2026 5min
    « C’est FĂ©lix Tshisekedi qui l’a fait. On ramĂšne quelque chose d’historique : cela fait 52 ans. AprĂšs Mobutu, aucun des prĂ©sidents passĂ©s n’a pu le faire, seul lui y est parvenu », a dĂ©clarĂ© Didier Budimbu, ministre des Sports, aprĂšs la qualification des LĂ©opards pour la Coupe du monde. Et d’ajouter : « Tout droit ti na trois ! » Allusion on ne peut plus claire au projet de changement de Constitution pour permettre au chef de l’État de se reprĂ©senter pour un troisiĂšme mandat. Mais au-delĂ  de l’exploit sportif, cette sĂ©quence interroge : oĂč s’arrĂȘte la cĂ©lĂ©bration nationale, et oĂč commence la rĂ©cupĂ©ration politique ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Élections de 2028 en RDC : les responsabilitĂ©s face au risque d’un Ă©ventuel glissement 27.03.2026 5min
    « L’évolution du processus Ă©lectoral est observĂ©e avec une attention particuliĂšre par Washington (...) ». C’est ce qu’a dĂ©clarĂ© le chargĂ© d’affaires de l’Ambassade amĂ©ricaine en RDC Ă  l’issue de son entretien avec Denis Kadima, prĂ©sident de la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate amĂ©ricain a affirmĂ© avoir Ă©tĂ© Ă©difiĂ© sur la gestion des Ă©lections. Or, la feuille de route publiĂ©e par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolĂšte du fait de la non rĂ©alisation de nombreuses activitĂ©s. Cette situation fait craindre le report des Ă©lections, comme lors de la pĂ©riode de 2016-2018. Qui portera la responsabilitĂ© de ce deuxiĂšme glissement du calendrier Ă©lectoral qui se profile Ă  l’horizon ? Bonjour et bienvenue dans ce 12e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui dĂ©crypte chaque semaine un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur principal du pilier politique Ă  Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.En 2019, les États-Unis avaient imposĂ© des sanctions aux prĂ©sidents de l’AssemblĂ©e nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi qu’à trois acteurs de la Ceni pour «avoir  repoussĂ© les Ă©lections gĂ©nĂ©rales de 2016 en 2018 ». Étaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intĂ©ressĂ©s ont toujours soutenu que cette option avait Ă©tĂ© levĂ©e par l’ensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la ConfĂ©rence Ă©piscopale nationale du Congo (Cenco). Cet Ă©pisode vient aussi rappeler que les responsabilitĂ©s en matiĂšre Ă©lectorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit d’arrangements politiques plus larges.À moins de trois ans des Ă©lections attendues fin 2028, le spectre d’un nouveau glissement se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans l’exĂ©cution de sa feuille de route Ă©lectorale, principalement par manque de financement. L’identification et l’enrĂŽlement des Ă©lecteurs n’ont Ă©tĂ© lancĂ©s ni dans la province pilote ni dans les quatre  aires opĂ©rationnelles, alors que la feuille de route prĂ©voyait toutes ces activitĂ©s avant mars 2026. Ces retards, combinĂ©s Ă  un contexte sĂ©curitaire toujours fragile et Ă  une incertitude politique liĂ©e notamment aux vellĂ©itĂ©s de rĂ©vision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiĂ©tudes sur le respect des dĂ©lais.  Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour l’instant, , faiblement mobilisĂ©es sur la question du respect des dĂ©lais. À la place, une large coalition d’acteurs Ɠuvrant consciemment ou non pour la non organisation des Ă©lections dans les dĂ©lais semble mĂȘme se dessiner. D’abord, le silence de la Ceni contraste avec ses dĂ©nonciations des dĂ©caissements tardifs des fonds par le ministĂšre des finances lors du prĂ©cĂ©dent processus. Alors, comment peut-on interprĂ©ter ce silence aujourd’hui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ? Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • InsĂ©curitĂ© Ă  Kinshasa : entre dĂ©mentis officiels et rĂ©alitĂ©s du terrain 20.03.2026 3min
    Face Ă  la recrudescence des actes criminels Ă  Kinshasa, la dĂ©putĂ©e Randall Muzito a dĂ©posĂ©, le mercredi 4 mars 2026, une question Ă©crite au bureau de l’AssemblĂ©e nationale, adressĂ©e Ă  Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de l’IntĂ©rieur. Dix jours plus tard, soit le 14 mars 2026, Freddy Ekofo, vendeur de bijoux au marchĂ© central de Kinshasa, a Ă©tĂ© abattu par des hommes armĂ©s au quartier Yolo-sud dans la commune de Kalamu. Quelles leçons tirĂ©es de cette recrudescence de l’insĂ©curitĂ© dans la capitale congolaise ?Bonjour et bienvenue dans ce 11e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Je suis JoĂ«l Kiniati, analyste des donnĂ©es Ă  Ebuteli. Nous sommes le vendredi 20 mars 2026.Depuis plusieurs mois, les habitants de Kinshasa dĂ©noncent la multiplication des cas de braquage, de kidnappings, d’attaques de domiciles et d’agressions armĂ©es. Une situation alarmante mais diffĂ©remment perçue par les autoritĂ©s. Si le prĂ©sident de la RĂ©publique exige un renforcement de la sĂ©curitĂ©,  la police affirme que plusieurs cas relayĂ©s sur internet relĂšvent de rumeurs ou d’informations non vĂ©rifiĂ©es alors qu’il existe plusieurs faits vĂ©rifiables. Selon l’analyse des Ă©lĂ©ments collectĂ©s dans la presse, au moins 16 faits criminels ont Ă©tĂ© signalĂ©s Ă  Kinshasa entre janvier 2025 et mars 2026. Braquages, attaques de domiciles, pillages de quartiers ou encore kidnappings. Par exemple, en fĂ©vrier 2025, un braquage spectaculaire menĂ© par des hommes armĂ©s dans une pharmacie Ă  Lemba a fait deux morts et un blessĂ©. En mai de la mĂȘme annĂ©e, des hommes armĂ©s ont fait irruption sur le site de l’UniversitĂ© de Kinshasa. En plein jour,  ils ont braquĂ© des changeurs de monnaie avant de disparaĂźtre avec une importante somme d’argent. Dans la commune de Mont-Ngafula, en aoĂ»t, les habitants ont Ă©galement Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă  des Ă©pisodes de violence particuliĂšrement marquants : prĂšs de 70 maisons ont Ă©tĂ© pillĂ©es en une seule nuit par des bandits armĂ©s dans le quartier Matadi-Mayo. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Quel sera l’impact des sanctions amĂ©ricaines contre l’armĂ©e rwandaise ? 13.03.2026 4min
    Les États-Unis ont imposĂ© des sanctions contre l’armĂ©e rwandaise et quatre de ses officiers supĂ©rieurs. AnnoncĂ©es le 2 mars, elles constituent un tournant diplomatique dans la crise qui secoue la partie orientale de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.  Quel sera l’impact de ces sanctions ?Bonjour !Je suis Ildefonse Bwakyanakazi, gestionnaire des donnĂ©es du BaromĂštre sĂ©curitaire du Kivu Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 10e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 13 mars 2026.Les sanctions imposĂ©es consistent en un gel de tous les avoirs aux États-Unis appartenant Ă  l’armĂ©e rwandaise, aux entitĂ©s qu’elle dĂ©tient Ă  plus de 50 %, et aux quatre officiers sanctionnĂ©s, Ă  l’interdiction pour les entreprises et citoyens amĂ©ricains de rĂ©aliser des transactions avec eux et des restrictions de visas pour certains responsables rwandais. En pratique, et Ă  moins que des autorisations spĂ©cifiques soient accordĂ©es, cela signifie que ces entitĂ©s ne pourront plus utiliser ni le dollar, ni le systĂšme international de paiement Swift, ni les cartes bancaires amĂ©ricaines, qui dominent le systĂšme, ni utiliser les services des sociĂ©tĂ©s technologiques amĂ©ricaines, comme Microsoft et Google.L’impact sur la capacitĂ© militaire du Rwanda est difficile Ă  estimer. Son rĂŽle au sein des missions de maintien de la paix de l’ONU n’est pas directement mis en cause. Par ailleurs, l’armĂ©e rwandaise ne dĂ©pend pas fortement des Ă©quipements amĂ©ricains et possĂšde une structure logistique autonome. Toutefois, ses fournisseurs non amĂ©ricains pourraient devoir réévaluer leur coopĂ©ration Ă  la suite de ces sanctions pour ne pas prendre le risque d’ĂȘtre Ă  leur tour sanctionnĂ©s, si le dollar est utilisĂ© dans la transaction par exemple. Ces sanctions pourraient aussi avoir un effet indirect sur les exportations de minerais par le Rwanda. Les acheteurs internationaux devraient notamment ĂȘtre certains que leurs fournisseurs ne sont pas contrĂŽlĂ©s par l’armĂ©e rwandaise ou un des officiers supĂ©rieurs visĂ©s s’ils ne veulent pas s’exposer au risque d’ĂȘtre Ă  leur tour sanctionnĂ©es. Plus globalement, l’administration amĂ©ricaine envoie un signal aux rĂ©seaux financiers internationaux : toute coopĂ©ration avec ces structures peut dĂ©sormais exposer Ă  des amendes. Cela pourrait compliquer l’accĂšs aux circuits financiers internationaux pour certaines Ă©lites sĂ©curitaires rwandaises.Ces sanctions fragilisent aussi l’image internationale du Rwanda, longtemps prĂ©sentĂ© comme un partenaire sĂ©curitaire fiable de l’Occident. Elles marquent aussi une rupture symbolique. C’est la premiĂšre fois que l’armĂ©e rwandaise est directement sanctionnĂ©e par les États-Unis. Les sanctions interviennent dans un contexte oĂč plusieurs initiatives diplomatiques dont les accords de paix signĂ©s Ă  Washington fin 2025 tentaient de stabiliser la rĂ©gion. Washington accuse le Rwanda d’avoir violĂ© ces accords en continuant d’appuyer militairement le M23 malgrĂ© le processus diplomatique.En consĂ©quence, les États-Unis cherchent avant tout Ă  utiliser ces sanctions comme levier politique pour contraindre Kigali Ă  respecter ses engagements souscrits dans diffĂ©rents accords en cessant son soutien au M23. L’objectif n’est donc pas seulement punitif mais stratĂ©gique.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l’OIF : nouveau terrain de guerre entre Kinshasa et Kigali ? 06.03.2026 6min
    Fin fĂ©vrier, la RDC a annoncĂ© sa candidature au poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).  Juliana Lumumba  a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e pour rivaliser avec la Rwandaise Louise Mushikiwabo, qui brigue un nouveau mandat, aprĂšs ceux de 2018 et 2022 Ă  la tĂȘte de l’institution. L’OIF est-elle devenue un nouveau champ de confrontation diplomatique entre Kinshasa et Kigali ?Bonjour ! Je suis Ange Makadi Ngoy, chercheuse Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 9e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de l'actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 6 mars 2026. C’est une nouvelle scĂšne de rivalitĂ© entre Kinshasa et Kigali. Cette fois-ci, elle se joue au sommet de la Francophonie. Kinshasa a finalement dĂ©posĂ© une candidature au poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’OIF, une organisation dont elle est membre depuis prĂšs de 50 ans. Et, c’est la premiĂšre fois que le pays brigue cette fonction. Pourquoi maintenant ?Depuis l’arrivĂ©e du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi au pouvoir, la RDC cherche Ă  renforcer sa prĂ©sence diplomatique et Ă  reprendre sa place dans les concerts de nations. Mais cette candidature s’inscrit Ă©galement dans le contexte de tensions entre Kinshasa et Kigali, liĂ© Ă  la rĂ©bellion du Mouvement du 23 mars (M23). Depuis 2021, Kinshasa fait face Ă  la rĂ©surgence du M23, un groupe armĂ© soutenu par le Rwanda. Avec l’appui de l’armĂ©e rwandaise, le M23 a rĂ©ussi Ă  occuper deux grandes villes du pays : Goma et Bukavu. Dans ce contexte, l’OIF, dirigĂ©e par l’ancienne cheffe de la diplomatie rwandaise, est accusĂ©e par Kinshasa, Ă  tort ou Ă  raison, de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts rwandais en lieu et place de ceux des pays membres. En 2022, Jean-Michel Sama Lukonde, alors Premier ministre, avait boycottĂ© la photo de famille de l’OIF. En 2023, l’organisation avait renoncĂ© Ă  auditer le fichier Ă©lectoral congolais, officiellement « faute de temps », alors qu’une partie de l’opinion congolaise avait une mĂ©fiance Ă  son Ă©gard. Lors du IXe Jeux de la Francophonie Ă  Kinshasa, Louise Mushikiwabo n’avait pas Ă©tĂ© invitĂ©e par la RDC Ă  l’ouverture de la cĂ©rĂ©monie. Les autoritĂ©s congolaises avaient soutenu, Ă  l’époque, qu’en tant que co-organisatrice, la secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’OIF n’avait pas besoin d’une invitation formelle.Pour rivaliser avec Mushikiwabo aujourd’hui, Kinshasa dĂ©cide de prĂ©senter Juliana Lumumba, ancienne ministre de la Culture en RDC. Elle est diplĂŽmĂ©e de l'École des hautes Ă©tudes en sciences sociales (EHESS), en France. Mais sa candidature repose aussi sur une dimension symbolique forte : elle est la fille du premier Premier ministre congolais, Patrice Emery Lumumba. Kinshasa semble ainsi miser sur l’aura du nom de Lumumba, l’un des hĂ©ros de l'indĂ©pendance du pays.  « Un nom qui parle Ă  toute l’Afrique », a d’ailleurs affirmĂ© Crispin Mbadu Phanzu, ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© de la Francophonie, sur Jeune Afrique. Le nom de Lumumba conserve une forte portĂ©e symbolique. « Lumumba Vea », supporter congolais et sosie de Lumumba, l’a bien dĂ©montrĂ© lors de la rĂ©cente Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Maroc.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La mort de Willy Ngoma marque-t-elle un tournant dans le conflit du M23 ? 27.02.2026 4min
    Le 24 fĂ©vrier, un drone a tuĂ© Willy Ngoma, porte-parole militaire de la rĂ©bellion de l’AFC/M23, prĂšs de la citĂ© miniĂšre de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs rapports et sources diplomatiques, l'attaque de drone, menĂ©e dans la ferme de Kishusha, a fait au moins huit autres morts. Que nous apprend cette frappe ciblĂ©e sur l'Ă©tat du conflit et sur l'avenir du processus de paix ?Bonjour et bienvenue dans le 8e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio qui dĂ©crypte l’actualitĂ© de la RDC. Je suis Jason Stearns, conseiller stratĂ©gique d'Ebuteli.La conclusion la plus Ă©vidente est peut-ĂȘtre que le cessez-le-feu proposĂ© par le gouvernement angolais et acceptĂ© par Kinshasa il y a tout juste une semaine semble dĂ©jĂ  obsolĂšte. Cela n'a rien de surprenant : selon notre dĂ©compte, au moins huit cessez-le-feu ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s depuis le dĂ©but du conflit en 2021, et rares sont ceux qui ont durĂ© plus de quelques semaines. L’AFC/M23 et le gouvernement congolais avaient convenu en avril 2025 de suspendre les combats jusqu'Ă  la fin des pourparlers au Qatar ; ces pourparlers sont toujours en cours, prĂšs d'un an plus tard.Plus largement, l'ensemble du processus de paix semble dĂ©sormais compromis. Lorsque, aprĂšs la chute de Goma et de Bukavu au dĂ©but de l'annĂ©e derniĂšre, les États-Unis et le Qatar ont pris en main le processus de paix, ils ont rĂ©ussi Ă  empĂȘcher tout combat Ă  grande Ă©chelle. Un accord de paix entre les gouvernements rwandais et congolais a Ă©tĂ© signĂ© Ă  Washington en juillet 2025, puis rĂ©affirmĂ© en dĂ©cembre. ParallĂšlement, l’AFC/M23 et le gouvernement congolais ont poursuivi leurs propres pourparlers Ă  Doha, concluant une dĂ©claration de principes en juillet, puis consolidant leurs engagements dans un accord-cadre en novembre.Cette dynamique s'est toutefois effondrĂ©e de maniĂšre spectaculaire dĂ©but dĂ©cembre, lorsque, alors mĂȘme que les prĂ©sidents Paul Kagame et FĂ©lix Tshisekedi se rendaient Ă  Washington pour signer un nouvel accord de paix, les troupes rwandaises et celles du M23 ont lancĂ© une nouvelle offensive majeure, rejoignant leurs alliĂ©s Twirwaneho dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu et s'emparant de la ville d'Uvira. Puis, les 31 janvier et 5 fĂ©vrier, des drones ont attaquĂ© l'aĂ©roport de Bangboka, prĂšs de Kisangani, le quartier gĂ©nĂ©ral oriental de l'armĂ©e congolaise.Le gouvernement congolais n'est pas restĂ© inactif non plus. Fin janvier 2026, il a lancĂ© des attaques Ă  grande Ă©chelle contre les positions du M23 et de l’armĂ©e rwandaise dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu, avec l'appui des milices Wazalendo et de l'armĂ©e burundaise, manquant de peu de reprendre Minembwe. L'attaque de drone qui a tuĂ© Willy Ngoma s'inscrivait dans le cadre d'une autre offensive dans le territoire de Masisi, au cours de laquelle certains villages ont Ă©tĂ© repris.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Crise en RDC : Ndayishimiye remettra-t-il l’UA au centre de la rĂ©solution, lĂ  oĂč ses prĂ©dĂ©cesseurs ont Ă©chouĂ© ? 20.02.2026 4min
    Depuis le 14 fĂ©vrier 2026, Evariste Ndayishimiye, prĂ©sident du Burundi, a pris la prĂ©sidence tournante de l'Union africaine. Il a annoncĂ© mettre son mandat sous le sceau de la recherche de la paix alors que le continent fait face Ă  plusieurs crises sĂ©curitaires dont la guerre en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo dans laquelle le Burundi est aussi impliquĂ© militairement. Depuis la rĂ©cente escalade violence dans la plaine de la Ruzizi, le Burundi a accueilli des milliers de rĂ©fugiĂ©s congolais venus de la RDC. Le prĂ©sident Ndayishimiye parviendra-t-il Ă  remettre l’organisation rĂ©gionale au centre de la rĂ©solution de la crise en RDC ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal sur les conflits Ă  Ebuteli. Vous Ă©coutez le 7e  Ă©pisode de la saison 5 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 20 fĂ©vrier 2026.Le thĂšme annuel de l’UA pour 2026 est  l'accĂšs Ă  l’eau. Tout de mĂȘme, les prioritĂ©s du mandat burundais seront aussi les questions de paix au Sahel, au Soudan, dans la Corne de l'Afrique et dans les Grands Lacs. Les troupes burundaises sont en RDC en appui Ă  la coalition gouvernementale face Ă  la rĂ©surgence du Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par le Rwanda avec qui Bujumbura est en froid depuis plusieurs annĂ©es. L'absence du prĂ©sident Paul Kagame au sommet de l'UA pourrait s'expliquer par cette tension rĂ©gionale. Le pouvoir burundais est donc dans une situation dĂ©licate pour jouer un rĂŽle positif alors qu'il est perçu comme une partie au conflit. Africa Intelligence annonçait qu'Évariste Ndayishimiye envisageait la possibilitĂ© de nommer un reprĂ©sentant burundais de haut niveau, au fort capital politique, pour suivre ce conflit.Sur le plan politique et diplomatique, les efforts de l’UA se limitaient Ă  une contribution modeste aux mĂ©diations en cours. Avant que Ndayishimiye prenne les rĂȘnes de l’Union africaine, celle-ci  essayait de se positionner dans le paysage des processus de paix qui sont principalement conduits par le Qatar en ce qui concerne les pourparlers directs entre la RDC et le M23 qui se tiennent Ă  Doha et par les amĂ©ricains en ce qui concerne le processus de Washington qui a dĂ©jĂ  abouti Ă  la signature d’un accord de paix entre le Rwanda et la RDC. Ces deux processus peinent malgrĂ© tout Ă  faire rĂ©aliser ne fut-ce qu’un cessez-le-feu. On constate une dispersion des efforts et un manque de cohĂ©rence alors que l‘UA aurait pu jouer ce rĂŽle de coordination. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La RDC peut-elle Ă©viter une nouvelle dĂ©pendance de son secteur minier ? 13.02.2026 5min
    La semaine passĂ©e, une sĂ©rie de signaux a donnĂ© l’impression d’un basculement du secteur minier congolais vers l’axe amĂ©ricain. Chemaf, Glencore, Ivanhoe, et mĂȘme la GĂ©camines, ont tous pris ou annoncĂ© des dĂ©cisions allant dans ce sens. Cela a suscitĂ© des lectures contrastĂ©es, certaines alarmistes, d’autres triomphalistes. Mais, au fond, qu’est-ce que cela pourrait changer pour la RDC ?Bonjour et bienvenue dans ce 6e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet d’actualitĂ© congolaise. Je suis Jacques Mukena, chercheur principal au pilier gouvernance Ă  l’Institut Ebuteli.Nous sommes le vendredi 13 fĂ©vrier 2026.Ces signaux soulĂšvent plusieurs questions. PremiĂšrement, pourquoi cette accĂ©lĂ©ration maintenant ? Si l’accord de partenariat stratĂ©gique avec et les États-Unis en est le point de dĂ©part, le facteur le plus dĂ©terminant se situe probablement du cĂŽtĂ© amĂ©ricain. L’urgence, pour les États-Unis, n’est pas seulement de sĂ©curiser l’accĂšs Ă  certains minerais, elle est aussi de rĂ©duire le monopole de la Chine sur les chaĂźnes de valeur des minerais critiques. Aux États-Unis, le discours sur ces minerais ne se limite plus Ă  la transition Ă©nergĂ©tique, il est dĂ©sormais fortement liĂ© aux enjeux de sĂ©curitĂ© nationale et de dĂ©fense.DeuxiĂšme question, celle de la dĂ©pendance du cĂŽtĂ© congolais. Pour l’instant, le risque n’est pas un remplacement d’une dĂ©pendance par une autre mais plutĂŽt superposition de dĂ©pendance si rien ne change dans la structure du secteur. Aujourd’hui, la dĂ©pendance vis-Ă -vis de la Chine est profonde. PĂ©kin est prĂ©sent sur une part importante des actifs miniers, pĂšse sur les volumes exportĂ©s, et domine surtout le raffinage et la transformation. Une grande partie du cobalt congolais est par exemple exportĂ©e sous forme semi-raffinĂ©e vers la Chine, oĂč elle est transformĂ©e en produits Ă  plus forte valeur ajoutĂ©e, notamment les prĂ©curseurs pour batteries. La relation qui pourrait se construire avec les États-Unis reste, elle, incertaine. Tout dĂ©pendra des choix du gouvernement congolais. Si le partenariat ne dĂ©bouche pas sur des investissements dans la transformation locale avant exportation, le pays risque de reproduire, avec un autre acteur, les mĂȘmes mĂ©canismes de vulnĂ©rabilitĂ©.TroisiĂšme question, la souverainetĂ©. La RDC est-elle en train de brader ses minerais ? Cette question rĂ©currente dĂ©pend surtout de la maniĂšre dont ce partenariat sera mis en Ɠuvre cĂŽtĂ© congolais, notamment de qui dĂ©cidera, comment, et pour quel but. L’accord signĂ© prĂ©voit un droit de premiĂšre offre au profit d’acteurs amĂ©ricains pour les projets inscrits dans une rĂ©serve stratĂ©gique d’actifs. ConcrĂštement, lorsqu’un projet est proposĂ©, des entitĂ©s amĂ©ricaines disposent d’un dĂ©lai pour soumettre une proposition et, si elles le font, bĂ©nĂ©ficient ensuite d’une pĂ©riode de nĂ©gociation exclusive. En cas de non-intĂ©rĂȘt, l’opportunitĂ© pourrait ensuite ĂȘtre proposĂ©e Ă  d’autres partenaires proches de Washington. Cela rĂ©duirait de facto la place d’acteurs extĂ©rieurs Ă  ce cercle, notamment la Chine et, plus largement, des acteurs non alignĂ©s sur les États-Unis.Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Avec le M23, les offensives aĂ©riennes s'intensifient, les processus de paix toujours sans effet 06.02.2026 5min
    Dans la nuit du 31 janvier au 1er fĂ©vrier, alors que reprenaient timidement les nĂ©gociations entre l’AFC/M23 et le gouvernement congolais dans le cadre du processus de Doha, l'aĂ©roport international de Bangboka, dans la ville de Kisangani, a Ă©tĂ© cible d’une attaque par drones kamikaze, revendiquĂ©e par la rĂ©bellion de l’AFC/M23, elle visait, selon les rebelles, le centre de commandement des drones de l'armĂ©e congolaise.Dans ce 5e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d'Ebuteli et du Groupe d'Ă©tude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet d'actualitĂ© congolaise, nous dĂ©cortiquons le dĂ©calage persistant entre les initiatives diplomatique-s et la poursuite du conflit sur le terrain. Je suis Henry-Pacifique Mayala, coordonnateur du BaromĂštre sĂ©curitaire du Kivu (KST). Nous sommes le vendredi 6 fĂ©vrier 2026.Bonjour,Le gouvernement provincial de la Tshopo, dans son communiquĂ© du 3 fĂ©vrier, a annoncĂ© la neutralisation de huit drones kamikazes et prĂ©cisĂ© qu’aucun dĂ©gĂąt humain ou matĂ©riel n’avait Ă©tĂ© enregistrĂ©. L’attaque aurait Ă©tĂ© interceptĂ©e et neutralisĂ©e grĂące au systĂšme de dĂ©fense antiaĂ©rienne opĂ©rĂ© par des contractants privĂ©s turcs, dĂ©ployĂ©s pour la protection de l’un des principaux et du plus rĂ©cemment rĂ©novĂ© aĂ©roport de la RDC. Une deuxiĂšme tentative a Ă©tĂ© signalĂ©e au dĂ©but de l’aprĂšs-midi du 5 fĂ©vrier ; l’engin aurait Ă©tĂ© abattu sans faire de dĂ©gĂąts par les FARDC et leurs alliĂ©s, selon des sources sĂ©curitaires.Ces offensives aĂ©riennes sont intervenues au mĂȘme moment que la timide reprise des nĂ©gociations et la signature des termes de rĂ©fĂ©rence du comitĂ© conjoint de vĂ©rification des violations du cessez-le-feu Ă  Doha. De la mĂȘme maniĂšre,  les offensives de la rĂ©bellion de l’AFC/ M23 sur la ville d’Uvira sont survenus peu aprĂšs l'entĂ©rinement de l’accord de Washington entre la RDC et le Rwanda. Quelques mois plus tĂŽt, le 15 octobre, des drones des FARDC avaient ciblĂ© et dĂ©truit une partie des installations de la mine d’or de Twangiza, au Sud-Kivu, deux jours seulement aprĂšs la signature du mĂ©canisme de vĂ©rification du cessez-le-feu entre la RDC et l'AFC-M23. Le ciblage d’un aĂ©roport ou d’autres infrastructures stratĂ©giques aussi Ă©loignĂ©es de la zone d’influence de l’AFC/M23 est un fait inĂ©dit, tout comme la revendication explicite de ces attaques par la rĂ©bellion. Selon les analyses d’experts en la matiĂšre, les dĂ©bris retrouvĂ©s sur le lieu correspondent Ă  des drones Baykar Yiha-III, de fabrication Turque. Ce type de drones disposeraient d’une autonomie limitĂ©e Ă  environ 120 minutes, avec un rayon d’action n’excĂ©dant pas 120 km. Ces caractĂ©ristiques suggĂšrent que ces drones n’ont pu ĂȘtre lancĂ©s qu’à partir d’un  pĂ©rimĂštre relativement proche, et en tout cas pas depuis la zone contrĂŽlĂ©e par l’AFC-M23, trop Ă©loignĂ©e.La rĂ©bellion de l’AFC/M23, qui avait rĂ©cupĂ©rĂ© un important arsenal militaire lors de la prise de Goma et de Bukavu au dĂ©but de l'annĂ©e 2025, n’avait jusque-lĂ  pas revendiquĂ© l’usage  de capacitĂ©s aĂ©riennes, en particulier de drones kamikazes. Ce n’est que  rĂ©cemment, lors de l’offensive de dĂ©cembre 2025 sur la ville d’Uvira, que de tels moyens auraient Ă©tĂ© mobilisĂ©s. Ceci pose la question de leur provenance, alors que l’AFC-M23, sous sanctions, ne peut thĂ©oriquement pas acquĂ©rir ce type de matĂ©riel. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Élections 2028 en RDC : et si on ne se posait pas les bonnes questions ? 30.01.2026 5min
    Ces derniers jours, les personnalitĂ©s publiques proches de la coalition au pouvoir rivalisent de prises de position sur la nature du mandat du chef de l’État. Pour certains, le dernier quinquennat du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi se serait transformĂ© en mission de dĂ©fense de la patrie face Ă  l’agression. Pour d’autres, il faudrait tout simplement relĂ©guer les Ă©lections au second plan tant que le pays est en guerre.Mais si le vrai enjeu Ă©tait ailleurs ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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