Conversations

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Madame Figaro
ประเทศ ฝรั่งเศส
แนวเพลง Society & Culture, TV & Film
ภาษา FR
จำนวนตอน 63
ล่าสุด 24.06.2026

Chaque semaine, Joseph Ghosn, rédacteur en chef adjoint de Madame Figaro, rencontre une personnalité du cinéma, de la culture ou de la mode pour évoquer ses souvenirs et son actualité. Ce podcast de Madame Figaro est produit par Figaro TV et hébergé par Ausha.

ตอน

  • Niels Schneider : «On tombe souvent amoureux de quelqu’un qui, à la base, n’est pas son genre» 24.06.2026 27นาที
    En incarnant le général Leclerc dans La Bataille de Gaulle - L’âge de fer, Niels Schneider s’est plongé dans le destin d’une figure majeure de la France libre. Invité de l’émission «Conversations» de Madame Figaro, l’acteur s’est confié sur ce rôle qui l’a profondément marqué, mais aussi sur son rapport à son métier et à l’inattendu. «J’ai beaucoup d’admiration pour le général Leclerc, déclare-t-il. J’étais très attaché à lui. J’ai adoré tenter de me mettre dans sa peau pendant quelques mois, avec beaucoup d’humilité. C’était vraiment un honneur de le jouer.»Le comédien, qui partage la vie de Virginie Efira, a eu un véritable coup de cœur pour ce scénario qui explore les années les plus sombres de Charles de Gaulle. «Pour moi, Leclerc incarne l’homme d’action», explique-t-il à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «Alors que de Gaulle était en Angleterre, il était son prolongement sur le terrain. Il représente tout le contraire de ce que l’on attend d’un militaire classique.» Héros de la France libre, le général Leclerc s’est en effet imposé par un tempérament fougueux et une forte capacité d’initiative.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Flore Benguigui : «Mon blocage vocal était un symptôme révélateur de mon mal-être» 20.06.2026 27นาที
    Flore Benguigui sort son nouvel album, I-330, aux influences jazz, l’occasion pour la chanteuse de revenir sur les débuts de sa carrière musicale dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. «Comme mes parents n’étaient pas dans le milieu artistique et que je viens d’un tout petit village de 400 habitants dans le sud de la France, je n’imaginais pas du tout faire carrière dans la musique, explique-t-elle. Pour moi, c’était impossible.» L’artiste a néanmoins tenté sa chance à Paris, se produisant dans des clubs de jazz comme Le Baiser Salé. «C’était vraiment très précaire, confie-t-elle. Mais aussi très fun, et insouciant. J’avais 21 ans, j’étais à un stade où tout me paraissait possible et génial.» À cette période, la chanteuse enchaîne les petits boulots, notamment dans la restauration, en parallèle de ses concerts. Sa rencontre avec L’Impératrice marque un tournant. «Quand je suis arrivée dans L’Impératrice, le groupe avait déjà un manager, un tourneur et un label, explique-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. J’ai très vite compris que je franchissais un cap dans la professionnalisation.» Dès lors, Flore Benguigui a commencé à vivre de sa musique.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Flore Benguigui : «Quand on fait des grandes scènes, on perd ce rapport de plaisir à la musique. Pour moi, c’était devenu un calvaire» 17.06.2026 28นาที
    Chanteuse à la voix douce et pénétrante, Flore Benguigui s’est confiée sur son nouvel album, «i-330», dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. Un projet jazz nourri par des influences qu’elle cultive depuis l’enfance, elle qui collectionnait déjà les albums des P’tits Loups du jazz. Sa première véritable rencontre avec ce genre musical s’est faite à travers Chet Baker. «Quand j’avais 15 ans, j’avais cette petite voix qui ne portait pas beaucoup, confie-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Et je me disais que je n’aurais jamais ma place en tant que chanteuse. Et Chet Baker, avec sa voix vraiment sur le fil, m’a ouvert cette possibilité.»Sa sensibilité grandit ensuite au contact d’amis musiciens avec lesquels elle s’est initiée au jazz. Avec «i-330», Flore Benguigui renoue ainsi avec cette passion adolescente. La chanteuse souhaite désormais trouver sa place dans un milieu encore dominé par les hommes, où les femmes restent peu représentées. «Les figures féminines dans le jazz ont été invisibilisées, effacées de l’histoire du fait de leur genre, explique-t-elle. Et je ne parle même pas encore des femmes racisées, qui ont eu beaucoup plus de difficultés à exercer leur métier.»Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Perla Servan-Schreiber : «Avec Jean-Louis, nous étions deux solitaires, nécessaires l’un à l’autre» 13.06.2026 28นาที
    Partenaires dans la vie privée comme dans la vie professionnelle, Jean-Louis et Perla Servan-Schreiber ont vécu trente-quatre années d'amour véritable. Dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, la veuve et femme de lettres s’est confiée à cœur ouvert sur leur rencontre, un moment gravée dans sa mémoire. Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction, évoque même un coup de foudre. «De son côté, ça a été un coup de cœur, lui répond Perla Servan-Schreiber. Mais pas du mien, malheureusement.»Lorsque Jean-Louis Servan-Schreiber entre dans sa vie, l'écrivaine voit son quotidien et ses habitudes complètement bouleversés. «J’avais 43 ans, et je n’avais jamais vécu avec aucun de mes anciens partenaires, et je ne voulais pas avoir d’enfant», explique-t-elle. Cette rencontre a bouleversé sa manière de vivre. Très vite, son compagnon la convainc d’aménager ensemble. «Nous étions deux solitaires nécessaires l’un à l’autre», résume-t-elle. Avant d’ajouter, avec humour : «Heureusement, il avait eu la bonne idée de faire quatre enfants avant !»Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Perla Servan-Schreiber : «Le jour du décès de Jean-Louis, je ne parvenais pas à comprendre véritablement qu’il n’était plus là» 10.06.2026 28นาที
    Invitée dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Perla Servan-Schreiber s’est confié sur le décès de son époux Jean-Louis Servan-Schreiber en 2020. Une épreuve difficile que l’écrivaine a racontée dans son nouveau livre Vivre après toi. «Ce projet est né d’un journal que j’ai tenu dès le lendemain de la mort de Jean-Louis, confie-t-elle. Je l’ai écrit pendant deux ans et puis, je l’ai mis de côté.» Une collaboratrice, qui a conservé ses textes, l’a encouragée à publier cet essai. «J’ai pensé que si cela pouvait aider quelqu’un qui traverse la même chose que moi, ça valait la peine d’essayer.»L'autrice a désormais fait son deuil , aidée par sa famille et par sa nature profonde. «Par chance, je suis née joyeuse, et cette joie a toujours réussi à percer le chagrin», explique Perla Servan-Schreiber à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. À 82 ans, elle se sent plus accomplie que jamais, libérée de tout questionnement. «La vie est pour moi devenue quelque chose de plus simple, qui alterne entre des mystères et des miracles.»Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Feu! Chatterton : « On est heureux de se sentir les passeurs d’une histoire, d’un patrimoine, d’une langue » 13.05.2026 28นาที
    Invités dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Arthur Teboul et Sébastien Wolf, les musiciens de Feu ! Chatterton ont interprété en live leur dernier titre, Allons voir. Une musique à l’image du groupe, à la fois mélancolique et porteuse d’espoir. «On a essayé de faire une chanson parfaite, explique Sébastien Wolf, guitariste du groupe. C’est un peu le défi de tous les chansonniers, d’aller à l’essentiel, de raconter des émotions et des idées en très peu de mots et très peu d’accords.» Pour les membres de Feu ! Chatterton, le processus de création est un moment de partage, presque suspendu.À leur discographie s’ajoutent également des adaptations de poèmes mis en musique, comme L’Affiche Rouge et Zone libre, tirés de l’œuvre de Louis Aragon. «C’est notre amour pour les textes d’Aragon et le coup de foudre pour ses poèmes qui nous pousse à les mettre en chanson», confie Arthur Teboul à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. «C’est le génie des plus grands poètes de continuer à nous parler au présent. On est heureux de se sentir les passeurs d’une histoire, d’un patrimoine, d’une langue.»Si leurs titres rencontrent aujourd’hui un large succès, la reconnaissance a mis du temps à s’installer pour Feu ! Chatterton. Sébastien Wolf évoque leurs débuts sur de petites scènes, dans des bars, avant d’atteindre des salles comme Bercy, un travail qui a mis une dizaine d’années à porter ses fruits. «Tu espères tellement quand tu débutes, confie Arthur Teboul. Personne ne croit en toi. Mes parents m’ont fait faire de longues études et se demandaient : “Qu’est-ce que tu vas faire de ta vie ?” Quand tu débutes, il y a cette obsession d’exister socialement, de vivre de ton métier.»Cette ascension progressive a permis au groupe de se consolider en se construisant à son rythme. «On pense que le succès rapide est une bénédiction, explique Arthur Teboul à Joseph Ghosn. Pour nous, ça a été une chance que les choses s’établissent dans le temps et mûrissent lentement. Sinon, on n’aurait sans doute pas tenu tous les cinq, ensemble.» Une patience qui a fini par payer : Feu ! Chatterton s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières de la scène française.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Feu! Chatterton : « Le jour de la rentrée au lycée, on s’est retrouvés à côté et on est tout de suite devenus amis » 06.05.2026 26นาที
    Arthur Teboul et Sébastien Wolf, membres du groupe Feu ! Chatterton, se sont rencontrés sur les bancs du lycée Louis-le-Grand. «Le jour de la rentrée en première, Arthur s’est retrouvé à côté de moi par hasard, et on est tout de suite devenus des amis», confie Sébastien Wolf. Un souvenir marqué par une entrée en matière singulière : «II m’a posé une question étrange : “Est-ce que tu es plutôt ou carnavalesque ?”» Un jeu de mots qui intrigue immédiatement le jeune guitariste. Près de vingt ans plus tard, leur complicité est intacte. Ensemble, ils ont dévoilé leur quatrième album, Labyrinthe, sorti en septembre 2025.Invités dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, les deux musiciens sont revenus sur leurs souvenirs d’adolescence et sur les influences qui nourrissent leur processus créatif. «Quand on compose et qu’on écrit, c’est au fond une discussion, une conversation», explique Sébastien Wolf à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. «Moi, j’utilise les instruments. Et Arthur, lui, utilise les mots. Et cette conversation nous mène vers une réflexion qui peut être politique ou très intime.»Au fil de l’entretien, les artistes évoquent les figures majeures qui ont façonné leur univers. Arthur Teboul livre notamment une déclaration d’amour à Jacques Brel : «J’aime ses chansons de toute mon âme depuis que je suis adolescent. Il y a une simplicité dans le choix des mots. C’est à l’os, presque nu. Et pourtant, on accède à une profondeur, à une sensation de la vie. Il arrive à capture tellement d’émotions.»Tous deux citent également Alain Bashung, qu’ils considèrent comme «l’un des premiers maîtres du groupe». «Écouter ses albums a toujours été une boussole pour nous, pour comprendre comment il faisait, car c’est ce qu’on cherche à accomplir», confie Sébastien Wolf à Joseph Ghosn. Avant d’ajouter : «Parfois, il faut aussi savoir l’oublier, sinon on pourrait avoir tendance à avoir envie de le plagier.» Le guitariste rappelle que le nom Feu ! Chatterton ne rend pas seulement hommage au poète Thomas Chatterton, mais fait aussi écho au neuvième album studio d’Alain Bashung.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Olivier Nakache : « Vivre avec des gens nostalgiques, c’est assez pénible » 29.04.2026 28นาที
    «Les années 1980 étaient d’une richesse culturelle, que ce soit sur le plan cinématographique, musical, et même littéraire, si dense que chacun pouvait y trouver son compte.» Invité dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro aux côtés de son copilote Éric Toledano, Olivier Nakache s’est laissé porter par un vent de nostalgie en évoquant ses souvenirs d’adolescence. «On était en tribu, en tribu vestimentaire et en tribu musicale, a-t-il confié à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction. Avant d’ajouter : «J’ai été dans ce qu’on appelait le New Wave, Cold Wave, à fond la caisse, et pendant 4-5 ans, je m’habillais en noir, comme Robert Smith. Éric, lui, était plus funk.» Dans leur neuvième film, Juste une illusion, les deux cinéastes et amis d’enfance disent ainsi s’être nourris des réminiscences de leurs jeunesses pour construire leurs personnages.Comme un miroir de leur propre vie, le long-métrage puise également dans l’héritage de leurs parents, venus s’installer en France lorsqu’ils étaient encore enfants. Une histoire qui résonne avec la leur, comme l’évoque Éric Toledano : «On raconte la figure d’un père nord-africain, arrivé avec beaucoup de certitudes, et qui, dans un autre pays, sur un autre continent et face à une autre culture a dû se confronter à d’autres croyances». Et Olivier Nakache d’ajouter quant à lui : «On a grandi dans un environnement nostalgique, avec des images au mur du Maroc ou de l’Algérie».Une nostalgie qui semble tout de même avoir un temps pesé sur eux. «Quand on est jeune, on s’en fout. On n’a pas envie d’entendre la nostalgie. On a envie de regarder devant», a renchéri Toledano, confiant cependant qu’avec l’âge, il comprend mieux ses parents, et leur pardonne sa mélancolie.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Olivier Nakache et Éric Toledano : «On se souvient tous du premier baiser» 25.04.2026 28นาที
    Le duo Nakache-Toledano signe un nouveau chapitre de sa complicité cinématographique. Juste une illusion, en salles depuis le 15 avril, plonge dans le quotidien d’une famille dans les années 1980, autour des premiers émois amoureux et du passage à l’adolescence. «Quasiment 100% du film est vrai», a confié Olivier Nakache dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro. «On a souvent parlé de nous à travers nos films, notamment dans Nos jours heureux, Hors normes, et même Le Sens de la fête. Mais là, on est allés un peu plus profondément dans le sillon qu’on tente de creuser. C’est une autobiographie à deux. On y a mis toute notre intimité.» Dans le film, Camille Cottin et Louis Garrel incarnent un couple marié, inspiré directement par les parents des deux réalisateurs.En revenant au cœur de leur enfance, ils soulèvent des questions qui résonnent encore aujourd’hui. «Ce sont des années de paradoxe : l’arrivée de la gauche et le début du chômage, la liberté, la solidarité, le virus du sida, SOS racisme… il y a plein de choses qui se passent. À travers cette famille, on a voulu raconter l’époque», explique Éric Toledano à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction.Dans Juste une illusion, les réalisateurs ont voulu dépeindre ce passage délicat entre l’enfance et l’âge adulte. «À l’adolescence, il y a un tout petit moment qui ne dure pas longtemps, où l’on est entre l’enfance et l’adolescence. C’est comme un lever de soleil. C’est vraiment très émouvant», décrit Éric Toledano. Olivier Nakache, lui, se souvient de ses premiers émois. «On se souvient tous du premier baiser, on a tous en mémoire la fois où elle nous a regardés et où il s’est passé quelque chose.»L'adolescence est aussi le temps des grandes questions. Les deux cinéastes se sont remémoré les jeunes adultes qu’ils étaient et les interrogations existentielles qui les traversaient. «On s’est posé cette question, à un moment donné : “On est d’abord quoi ? On est français, on est juifs, nos parents parlent arabe, ils viennent d’Algérie, du Maroc, et nous, on est d’abord quoi ?», confie Olivier Nakache. Avec le temps, tous deux ont appris à comprendre les parcours et les sacrifices de leurs parents — et c’est cet hommage que leur rend Juste une illusion.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Ludivine Sagnier dévoile ses premiers souvenirs de Marion Cotillard à 12 ans : «Elle avait déjà une certitude» 15.04.2026 27นาที
    Invitée sur le canapé de l’émission Conversations, Ludivine Sagnier est revenue sur ses premiers pas dans le monde du spectacle. Elle raconte comment le théâtre et le cinéma sont entrés dans sa vie presque par hasard. «Je ne voyais pas ça comme un métier à cette époque», confie-t-elle à Joseph Ghosn, directeur adjoint de Madame Figaro. «À cet âge-là, j’ai croisé beaucoup de gens qui sont devenus acteurs plus tard. Par exemple, Marion Cotillard qui avait 12 ans lorsque j’en avais 9. Elle avait déjà une certitude et une détermination. Elle savait ce qu’elle voulait faire. Elle a suivi son étoile. Alors que pour moi, ce n’était pas du tout un rêve. »Malgré ses doutes, Ludivine Sagnier n’a jamais vraiment quitté cet univers. Enfant, elle enchaîne les tournages, sans pour autant se projeter dans une carrière d’actrice, encouragée par des parents attentifs à préserver son équilibre. «Quand j’étais petite, je tournais ici et là pendant les vacances scolaires, explique-t-elle. Mes parents étaient assez stricts, il ne fallait pas que ça mette en péril ma scolarité. À 13 ans, j’ai commencé à faire des doublages de films.» Une immersion progressive dans le milieu artistique qui a fini par dessiner naturellement sa voie.Lors de l’entretien, la comédienne a évoqué les figures qui l’ont profondément marquée, affinant sa sensibilité. Ludivine Sagnier a notamment mentionné des artistes dont la puissance émotionnelle continue de l’accompagner dans son travail. «Les voix qui m’ont le plus émue sont celles de Billie Holliday, d’Ella Fitzgerald, de Nina Simone confie-t-elle à Joseph Ghosn. J’aime ces voix chargées d’émotion et toujours très dignes.»Au-delà des artistes, Ludivine Sagnier admire aussi celles qui s’engagent dans des combats collectifs. Sensible aux questions politiques et sociales, elle confie son respect pour les activistes. «Je suis impressionnée par cette envie de militer, de se battre pour la liberté, pour la paix, déclare-t-elle. Moi, je signe des pétitions, je vais à des rassemblements, c’est très peu. Je trouve que les femmes qui consacrent leur vie à ces combats sont de véritables héroïnes.» Une forme d’engagement discret, mais assumé d’une actrice attentive au monde qui l’entoure.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Ludivine Sagnier : « J’ai fait la connexion avec Emma Bovary à travers la petite fille que j’étais, assez introvertie et rêveuse » 08.04.2026 27นาที
    «Emma est une femme qui a été vue de tellement de façons. Pour moi, c’est un peu une Joconde : d’où qu’on se place, elle nous regarde différemment.» Sur les planches du Théâtre de la Ville, Ludivine Sagnier livre son interprétation d’Emma Bovary, personnage complexe et longtemps stigmatisée de la littérature française. Mise en scène par Christophe Honoré, Bovary Madame propose une lecture moderne du roman culte de Flaubert. Invitée de l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Ludivine Sagnier est revenue sur cette expérience lors d’un entretien animé par Joseph Ghosn.«J’ai cette impression que depuis 1857, jusqu’à aujourd’hui, le monde n’a eu de cesse d’imposer sa vision de Mme Bovary», déclare-t-elle. Dans Bovary Madame, la comédienne souhaite redonner ses lettres de noblesse à Emma Bovary, souvent dépeinte comme une perfide et infidèle bourgeoise de province. «À l’époque, en 1857, on ne parlait pas de la condition féminine, du désir féminin, d’émancipation. Emma a manqué de ce regard-là. Elle a aussi beaucoup manqué de la présence et de la bienveillance des femmes dans son entourage.»Pour se mettre dans la peau de son personnage, Ludivine Sagnier a cherché dans ses souvenirs une attache à cette héroïne romanesque. «Je n’ai pas beaucoup de points communs avec elle, dans le sens où je suis une femme du XXIe siècle, libre, épanouie. Je n’ai pas les enjeux et les limites d’Emma Bovary», explique-t-elle à Joseph Ghosn. Pour l’actrice, il est primordial d’établir un lien personnel et intime avec le personnage qu’elle interprète. «J’ai fait la connexion avec elle à travers la petite fille que j’étais, assez introvertie et rêveuse.»La pièce a déjà connu de nombreuses interprétations, au cinéma comme au théâtre ce qui constitue un véritable défi pour l’actrice. «C’est un engagement, une responsabilité d’endosser des personnages aussi populaires et connus. On a l’obligation de ne pas décevoir le lecteur, qui souvent est déçu par l’adaptation.» Un rôle personnel et actuel, qu’elle interprétera sur les planches du 20 mars au 16 avril. La suite de l’entretien est à découvrir la semaine prochaine dans un nouvel épisode de «Conversations».Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV.Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Louise Bourgoin : «Jouer avec mes enfants est mon occupation préférée» 01.04.2026 27นาที
    Aussi à l’aise devant une caméra qu’avec un pinceau, Louise Bourgoin est une artiste aux multiples facettes. Elle a récemment illustré La Poésie érotique aujourd’hui, un roman graphique sensuel, paru le 9 octobre aux Éditions Seghers. Cette anthologie signée Thomas Deslogis réunit les plus beaux textes contemporains sur le désir, l’amour et la volupté. Invitée dans l’émission «Conversations» de Madame Figaro, Louise Bourgoin est revenue sur son rapport intime au dessin, et sur ses «lignes claires», qu’elle définit comme de véritables «électrocardiogrammes».Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Ambre Chalumeau : «Je suis plutôt première de la classe tristoune que dernière de la classe punk et dangereuse» 25.03.2026 28นาที
    «Je suis perfectionniste névrosée. Je passe mon temps à me dire que ce que j’ai fait aurait pu être mieux.» Une exigence envers elle-même qui a permis à Ambre Chalumeau, à seulement 28 ans, d’animer la rubrique culture et littéraire de «Quotidien», de tenir un podcast consacré à la littérature et d’écrire deux livres. Son premier roman, Les Vivants, paru en mars 2025 aux éditions Stock, a connu un certain succès. Dans son dernier ouvrage, Liste de lecture (Éd. L’Iconoclaste), paru en novembre dernier, la journaliste dresse le portrait de 20 livres cultes, décryptant des succès planétaires, des textes courts, ou encore des essais.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Marguerite : « Ce qui a été très long dans ma vie, c’est apprendre vraiment à m’aimer » 19.11.2025 27นาที
    Difficile d’être passé à côté du phénomène Marguerite. Après un passage très remarqué dans la saison 2024 de la « Star Academy », la chanteuse de 24 ans s’est imposée avec son single Les filles, les meufs, qui cumule plus de 60.000 écoutes sur Spotify. Invitée de l’émission « Conversations » de Madame Figaro, Marguerite s’est confiée sur la création de premier EP, Grandir, disponible depuis le 26 septembre.Un disque intime, qu’elle porte avec « tendresse et fierté ». La musicienne y aborde les thèmes du plaisir féminin, des préférences sexuelles, de la solitude, ou encore de la quête de soi. Des sujets qui parlent à « l’ado que j’étais », déclare-t-elle. Avant d’ajouter : « Ça a été réparateur pour moi ». La musicienne décrit cet EP comme un dialogue intérieur : « Quand j’écris, souvent, je fais des listes de questions. Ça fait du bien. Je crois qu’en se posant des questions, on se rapproche un peu plus de la réponse. » Sa participation à la saison 12 de la « Star Academy » reste une expérience que Marguerite chérit particulièrement. « C’était la première fois de ma vie que je faisais vraiment un choix, par moi-même et pour moi-même. Et ça, c’était aussi une grande libération », raconte la chanteuse. Cette expérience lui a permis de mieux cerner ses envies, ses limites et de libérer sa créativité.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Alice Isaaz : « J’ai grandi dans une famille qui m’a apporté plein d’amour, j’ai beaucoup de chance dans ma vie » 12.11.2025 28นาที
    Invitée sur le canapé de l’émission « Conversations », Alice Isaaz a parlé de son dernier rôle dans la série française Nero, diffusée sur Netflix depuis le 8 octobre, dont elle partage l’affiche avec Pio Marmaï. Admiratrice du travail d’Allan Mauduit, coréalisateur de la série, la comédienne de 34 ans a été séduite par le ton décalé et la fantaisie de l’univers de Nero. « J’adore les projets d’époque », a-t-elle expliqué à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction de Madame Figaro. Avant d’ajouter : « C’est vraiment un terrain de jeu. J’ai l’impression d’être une enfant ».Nouvelle figure à suivre du cinéma français, Alice Isaaz incarne Hortense, une héroïne qui s’affirme tout au long de la série. « J’adore les personnages qui dénotent un petit peu, qui éveillent ma curiosité. » Un rôle qui la ramène à sa propre évolution, notamment à ses débuts, lorsqu’elle est arrivée à Paris à l’âge de 18 ans dans le but de devenir actrice.Révélée dans le film La Crème de la crème (2014) de Kim Chapiron, et dans Espèces menacées (2017) de Gilles Bourdos, Alice Isaaz a connu une ascension fulgurante. La comédienne explique avoir été encouragée dans cette voie par son entourage : « J’ai grandi dans une famille qui m’a apporté plein d’amour, encore aujourd’hui. J’ai eu énormément de chance. Je pense que je suis bien accompagnée. »Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Karine Tuil : « Le sexe peut consolider un couple mais aussi devenir un élément de perturbation » 05.11.2025 26นาที
    « C’est une exploration assez large du pouvoir dans la société contemporaine », explique Karine Tuil à propos de son nouveau roman intitulé La Guerre par d’autres moyens et publié aux éditions Gallimard. Dans ce récit, elle raconte la vie de Dan Lehman, un ancien président de la République devenu alcoolique, qui voit son couple avec la jeune actrice Hilda Müller sombrer, et qui tente de revenir sur la scène médiatique. Invitée de l’émission « Conversations », l’auteure de La Décision explique à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction Madame Figaro, qu’elle avait « envie de raconter ce point de bascule chez un homme qui chute d’un piédestal. (...) Ce qui m’intéresse en littérature c’est de saisir les êtres au moment où ils vacillent. Et ce livre parle de toutes les sortes de pouvoir : le pouvoir politique, l’après pouvoir, le pouvoir dans un couple (...), le pouvoir entre les hommes et les femmes après Me Too...». L’auteure poursuit aussi son étude du couple, cette entité « mystérieuse » à ses yeux, et comment il résiste au quotidien. « Je l’ai exploré dans mes romans, le sexe peut consolider un couple mais aussi devenir un élément de perturbation, de destruction », explique-t-elle.Au cours de cette émission, Karine Tuil a également évoqué son recueil de poésie intitulé Kaddish pour un amour et publié en 2023. « Après La Décision j’avais envie de revenir aux mots comme matériaux bruts. (...) Ça a été une expérience artistique et humaine, car la poésie touche quelque chose de plus intime, de plus authentique et politique ». Après La Guerre par d’autres moyens, la romancière révèle alors « retourner bientôt à (sa) solitude et écrire un prochain roman ».Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Marina Foïs : « Dans la sphère intime, je suis plus timide que la grande gueule que je semble être » 29.10.2025 28นาที
    Invitée de l’émission « Conversations », Marina Foïs est à l’affiche du film Magma de Cyprien Vial, sorti en mars dernier. Elle y interprète Katia Reiter, une volcanologue faisant face avec Aimé, un jeune guadeloupéen qui apprend le métier avec elle, à un possible réveil du volcan la Soufrière. Elle explique à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction Madame Figaro, que ce film « questionne la culture, l’histoire, les réflexes de pensée ». Puis, elle précise, en souriant : « Je me disais que c’était bien d’avoir comme partenaire principal un volcan, ça change ».Au cours de cette émission, l’actrice nommée quatre fois au César de la meilleure actrice évoque son « addiction » pour le cinéma, qui lui sert à se « divertir » et à « (s)’approfondir ». « L’année dernière, je n’ai pas tourné pendant six mois, et au bout de quelques mois ça me manquait viscéralement », raconte-t-elle. Une passion pour le septième art qui la conduit bientôt à « repartir aux Canaries pour tourner avec Rodrigo Sorogoyen et Javier Bardem ».Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Camille Razat : « Ce qui m’intéresse dans mon métier, c’est de ne jamais me laisser enfermer dans un genre » 22.10.2025 28นาที
    « Fatigant, excitant, exaltant.» Trois mots par lesquels Camille Razat résume sa carrière en pleine ascension. À 31 ans, l’actrice est à l’affiche de deux séries françaises à succès — Nero, diffusé sur Netflix, où elle joue aux côtés de Pio Marmaï et d’Alice Isaaz, et Les Disparues de la gare, inspirée d’une histoire vraie et disponible sur Disney +. Invitée dans l’émission « Conversations » de Madame Figaro, la comédienne est revenue sur son rôle dans la série policière.Un parcours en constante évolutionCamille Razat est une personnalité aux multiples facettes, qui ne souhaite pas rester se cantonner à un seul rôle. Mondialement connue pour son personnage dans la série Emily in Paris, elle cherche désormais à s’émanciper de cette image. « Je pense que peut-être les gens ont une projection de ce que j’aime ou de qui je pourrais éventuellement être, qui n’est pas forcément vrai, du fait qu’on m’ait connu par Emily in Paris », confie-t-elle.En parallèle de sa carrière d’actrice, elle a fondé Tazar Production, une société dédiée à la production de films et de clips musicaux. « Moi, ce qui me manquait dans ma vie, c’était d’être aussi un moteur pour les autres et de, pourquoi pas, fédérer, mais surtout d’avoir un esprit de collectivité », déclare-t-elle. Camille Razat évoque également une autre de ses passions, les jeux vidéo. Elle a notamment salué le jeu français Clair-Obscur : Expédition 33, sorti cette année et largement plébiscité à l’international.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Anna Mouglalis : « La fin du patriarcat, c’est mon rêve de bonheur absolu » 15.10.2025 28นาที
    Anna Mouglalis se produit en ce moment sur les planches du théâtre de l’Atelier dans la pièce La chair est triste hélas, un texte écrit par l’autrice et réalisatrice Ovidie et publié par Vanessa Springora. Un récit qui parle des femmes, des violences sexuelles et de grève du sexe. Ce spectacle teinté d’humour dénonce « la violence de l’hétérosexualité comme système politique », a expliqué l’actrice de 47 ans à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction de Madame Figaro.Invitée dans l’émission « Conversations », Anna Mouglalis s’est confiée sur ce rôle. « Ce texte est tellement personnel qu’il en devient complètement universel dans ce qu’elle vit d’une expérience de femme hétérosexuelle, dans les injonctions que crée la sexualité hétérosexuelle », a déclaré la comédienne.L’interprète de Gabrielle Chanel dans Coco Chanel et Igor Stravinsky (2009) s’est également exprimée sur la sortie récente de son album rock, intitulé Ô Guérillères, réalisé avec le groupe Draga et porté par le label CryBaby. Anna Mouglalis y reprend les textes engagés de l’écrivaine féministe Monique Wittig, une véritable source d’inspiration pour la comédienne.Lors de son entretien, Anna Mouglalis a en effet évoqué les femmes qui ont marqué de sa vie, notamment Brigitte Fontaine, une « figure de liberté » en « transgression permanente ». L’actrice a aussi déclaré son admiration pour Virginie Despentes et pour son œuvre King Kong Theory : « C’est un livre qui a changé énormément de choses, sur les violences sexuelles, nos expériences de femmes dans la domination masculine ». Des véritables porte-parole féministes, qui ont inspiré la carrière et les engagements d’Anna Mouglalis.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Sorj Chalandon : « Je venais d’une famille sans livres, d’une famille de silence, où la beauté était interdite par le père » 08.10.2025 26นาที
    « Je mets la dernière pierre sur le cercueil de l’enfant battu. Ça y est, je suis grand, j’ai une famille, je peux oublier d’où je viens. » Pour Sorj Chalandon, la sortie de son dernier roman Le Livre de Kells signe la fin d’un cycle. De l’enfant battu au sans-abri jusqu’à l’écrivain émérite, il dresse le bilan de sa vie pour la dernière fois, avant de clore ce chapitre.« Ce livre-là, c’est un aveu. Et c’est un aveu qui est difficile. L’aveu d’avoir été dans la rue, l’aveu d’avoir pris de la drogue aussi, l’aveu d’être rentré dans un mouvement violent et d’être entré en violence, l’aveu d’en être sorti », a confié Sorj Chalandon à Joseph Ghosn, directeur adjoint de la rédaction de Madame Figaro, pour l’émission « Conversations ». Sorj Chalandon, qui a fait ses débuts à Libération et désormais journaliste au Canard enchaîné, est revenu sur les moments difficiles de sa jeunesse, après avoir quitté le domicile familial à 17 ans pour fuir un père violent.Lors de son entretien, Sorj Chalandon relate les rencontres qui ont marqué sa vie, notamment celle des militants maoïstes qui l’ont sorti de la rue. L’écrivain fait le choix d’évoluer en marge des idées antisémites et racistes de son père, et de se forger une opinion qui lui est propre. Il veut par ailleurs s’émanciper de son patrimoine culturel familial qu’il perçoit comme limité, une lacune qu’il a encore du mal à reconnaître.Sa jeunesse difficile reste néanmoins sa matière première lors de l’écriture de ses romans, qui sont souvent à la limite de l’autobiographie. « La phrase que je déteste la plus, c’est “il faut tourner la page”, a expliqué Sorj Chalandon à Joseph Ghosn. Moi, je ne tourne aucune page. Mon socle, ce sont mes blessures, tout ce que j’ai pu vivre de pire et de meilleur. » L’auteur explique vouloir néanmoins s’éloigner de sa vie pour ses futurs écrits, et tenter l’exercice de la fiction.Conversations est un podcast de Madame Figaro, écrit et animé par Joseph Ghosn et produit par Figaro TV. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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