Gueules Cassées

Gueules Cassées

Audio Pictura
Държава Франция
Език FR
Епизоди 6
Последен 03.09.2026

Gueules Cassées est la série documentaire sonore officielle de l'Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT). À travers des entretiens intimistes et poignants, le podcast donne la parole à ceux qui ont sacrifié leur intégrité pour servir la France. Il tisse un pont entre les générations du feu, de la Seconde Guerre mondiale aux conflits contemporains en Afrique, en Afghanistan ou en Irak. Le podcast explore la blessure dans toutes ses dimensions, physique et psychologique, et la reconstruction par la chirurgie maxillo-faciale. Il met également en lumière les blessures invisibles et l'importance de libérer la parole.

Епизоди

  • Lieutenant-colonel Frédéric : grand brûlé, se reconstruire et retourner au feu 03.09.2026 53мин
    Comment se reconstruit-on après avoir été brûlé au visage et aux mains, après des dizaines d'opérations et des mois de rééducation ? Et surtout, comment retourne-t-on un jour combattre le feu ?Le lieutenant-colonel Frédéric, lieutenant-colonel chez les sapeurs-pompiers au Service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône, est grand brûlé. Le 24 juillet 2004, alors qu'il lutte contre un violent feu de forêt à l'ouest de Marseille, le phénomène change brutalement d'intensité. Le feu parcourt plusieurs centaines de mètres en quelques secondes et encercle les pompiers.Frédéric doit quitter son véhicule. Devant lui : un mur de flammes.Il le traverse.Brûlé aux jambes, aux mains, au crâne et au visage, il est hospitalisé au centre des grands brûlés de Marseille. Commence alors un parcours qui durera des années : réanimation, greffes, amputations de plusieurs doigts, reconstruction du visage et des mains, opérations successives et rééducation.Dans cet épisode du podcast Gueules Cassées, Frédéric raconte cette histoire avec une grande précision, sans héroïsation ni faux-semblants.Il raconte aussi le moment où, allongé en réanimation, il cesse de revenir sur l'accident et décide de regarder devant lui : « Je suis là, en vie. La finalité, c'est : je suis en vie. »La reconstruction passe alors par une succession d'objectifs. Se remettre debout. Marcher. Retrouver l'usage de ses mains. Courir quelques minutes. Puis davantage. Jusqu'à participer, entouré de ses camarades pompiers, aux 20 kilomètres de Marseille-Cassis.Mais Frédéric poursuit un autre objectif : retrouver son métier de sapeur-pompier.Progressivement, il reprend des responsabilités, le commandement d'une caserne puis des fonctions opérationnelles. Des années après l'accident, il retourne combattre les incendies, dans les Bouches-du-Rhône mais aussi lors de missions à La Réunion et en Gironde.Son témoignage raconte également le rôle essentiel du collectif dans la reconstruction : son épouse et ses enfants, les soignants, mais aussi cette « famille des sapeurs-pompiers » qui, selon ses propres mots, avait presque « transformé l'hôpital en caserne ».Cette notion de famille et de fraternité est aussi au cœur de son engagement auprès de l'Union des Blessés de la Face et de la Tête – Les Gueules Cassées.Pour Frédéric, le rapprochement avec les blessés militaires est naturel : « Nous sommes des frères d'armes. Le feu est une guerre. Les blessures souvent se ressemblent. »Aujourd'hui, son témoignage ne vise pas seulement à raconter ce qu'il a traversé. Il veut aussi transmettre aux personnes blessées la force que peut apporter un collectif lorsqu'il faut apprendre à vivre, travailler et avancer avec un corps profondément transformé.Un témoignage sur la blessure et la reconstruction, mais surtout sur les objectifs que l'on se fixe, la force du collectif et la possibilité de retrouver sa place après un accident qui bouleverse une vie.Pour en savoir plusSDIS 13Le livre de Frédéric co-écrit avec son épouse : "À l'épreuve du feu"Le site des Gueules Cassées
  • Nicolas, démineur au GIGN, l'explosion qui a changé sa vie 30.07.2026 28мин
    Nicolas, ancien gendarme du GIGN spécialisé dans le déminage, raconte son parcours et sa reconstruction après un accident grave en service.Engagé dans l'armée de terre en 1997 puis dans la gendarmerie mobile, Nicolas intègre le GIGN en 2010 comme démineur d'assaut, unité qu'il servira jusqu'en 2022. Au sein de ce corps d'élite il participe à plusieurs opérations majeures, dont l'intervention de Dammartin-en-Goële en janvier 2015 contre les auteurs de l'attentat de Charlie Hebdo. En 2016, lors d'un entraînement de pénétration en milieu clos, l'explosion prématurée d'une grenade qu'il venait de lancer l'ampute de plusieurs doigts de la main droite, mettant fin à sa carrière opérationnelle.Nicolas revient sur les premiers instants suivant l'explosion, l'annonce du diagnostic, puis sur une reconstruction portée par le sport et sa famille. Repéré par la cellule des blessés de la gendarmerie, il se tourne vers le cyclisme de haut niveau et intègre l'équipe de France paramilitaire. Aux Invictus Games (une compétition de haut niveau réservée au blessés militaires) de Sydney et La Haye, il remporte trois médailles, dont deux en or.Il évoque également le rôle de l'association Les Gueules Cassées dans son accompagnement, ainsi que l'importance de libérer la parole autour des blessures invisibles.Un témoignage sur l'engagement, la résilience et la reconstruction par le sport.Retrouvez toutes les infos sur le site des Gueules CasséesLeur page Linkedin L'Instagram des Gueules CasséesLa page FacebookIl en parle dans cet épisodeTout savoir sur le GIGNPrésentation des Invicuts GamesL'ONAC-VG
  • Romain (CRS), le sport m’a sauvé la vie 02.07.2026 48мин
    Romain, CRS blessé à la tête par un pavé à Noisiel en 2011, raconte sa reconstruction par le sport et son engagement au sein des Gueules Cassées.Engagé dans la police nationale à 23 ans en 2000, dans la tradition familiale — son père et ses deux oncles étaient policiers — Romain intègre la compagnie 61 de Vélizy puis la CRS 39 de Jarville. Le 2 mars 2011, en mission de sécurisation près de la gare de Noisiel, il est victime d’un guet-apens : un pavé de 2,6 kg, lancé du toit d’un immeuble, le frappe à la tête. Coma de deux semaines, hémiplégie gauche, volet de décompression crânienne porté pendant un an.La reconstruction passe par le sport. Cycliste puis coureur de haut niveau avant l’accident, il réapprend à marcher à l’IRR de Nancy, puis à courir, jusqu’à repasser sous la barre des trois heures au marathon. En 2014, le procès aux assises voit la condamnation de ses agresseurs.Aujourd’hui rattaché à la Fédération sportive de la police nationale, il porte depuis 2018 la mission d’accompagnement des blessés de la police et partage son expérience avec d’autres agents blessés en service. Il a rejoint les Gueules Cassées après un temps d’hésitation sur sa légitimité, vite dissipé par l’accueil de ses pairs.
  • Marc (92e RI) : réapprendre à vivre après la blessure 28.05.2026 21мин
    Marc, 52 ans, a servi 25 ans dans l’armée de Terre — du 9e RCP au 92e RI, en passant par le 1er RI et le 35e RI. Un parcours jalonné d’opérations extérieures : Somalie, Gabon, Tchad, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Kosovo (deux fois), Afghanistan et enfin le Mali avec l’opération Serval.C’est au Kosovo, en 2008, lors des émeutes autour du tribunal de Mitrovica, qu’il est blessé une première fois, puis touché à deux autres reprises en cinq heures par des éclats de grenades. Pourtant il refuse de quitter ses hommes. Il se fait panser et à chaque fois remonte au contact. Ce jour-là, un policier ukrainien meurt à côté de lui et plusieurs autres soldats de la KFOR sont grièvement blessés.Mais la blessure la plus longue à nommer, c’est celle qu’on ne voit pas. Marc développe un syndrome de stress post-traumatique sévère. Il apprend à le camoufler, à mentir, d’abord à lui-même. L’institution militaire ne le détecte pas vraiment. Excellent chef de groupe et militaire expérimenté, Marc continue de partir en opération, notamment en Afghanistan puis au Mali en 2013.Mais la maladie le rattrape. Marc est contraint de quitter l’institution. Une sortie soudaine et brutale. Une reconversion mal préparée, une famille qui explose : Marc tombe dans les addictions et se retrouve seul.Mais un jour, un ancien frère d’armes le reconnaît et l’oriente vers la CABAT, la Cellule d’aide aux blessés de l’armée de Terre. Une main tendue. Marc était prêt à la saisir.Depuis, Marc a remonté la pente grâce à plusieurs dispositifs mis en place, comme le programme Oméga, qui lui a permis d’être embauché chez Nexter. Il a aussi découvert Les Gueules Cassées, un espace rare selon lui : de la bienveillance, un accompagnement et une écoute constante.L’UBFT est aussi, pour Marc, un lieu où il peut se ressourcer. Un endroit où l’on n’a pas besoin d’expliquer pourquoi on est là, ni de mettre des mots sur ses maux.Son message est simple, et il y tient : « Si j’y suis arrivé, tout le monde peut y arriver. »
  • Jean Legay, des combats des Vosges à l'Algérie, un parcours au coeur de l'histoire de France 30.04.2026 46мин
    Jean Legay a 18 ans en 1942 lorsqu'il s'engage à Montpellier — quelques provocations contre l'occupant italien à Valence ont suffi à convaincre un officier qu'il ferait un bon soldat. Quelques mois plus tard, il obtient à Fès son brevet parachutiste numéro 1284, parmi les tout premiers brevetés français. Il saute en Sicile aux côtés de la 82e Airborne américaine, traverse l'Italie, et rejoint les Vosges à l'automne 1944. Là, à vingt ans, il commande un groupe de 8 à 12 hommes dans un froid sibérien, face aux Waffen-SS et à leurs chars Panther. Il est grièvement blessé au col du Ménil — éclats de mortier dans la mâchoire et le dos — et restera seul sur la pente, sous la pluie, du matin au soir, avant d'être évacué.Rétabli, il repart. En Indochine, deux séjours. Opération Léa, Bac Kan, puis Diên Biên Phu : c'est depuis les airs, en tant qu'observateur aérien au 23e GAOA, qu'il voit la piste d'aviation devenir inutilisable et les points d'appui s'éteindre un à un, la mort dans l'âme. Deuxième blessure lors d'une embuscade : camion renversé, côtes fracturées, gorge enfoncée. En Algérie ensuite, dans les airs cette fois, comme mécanicien et observateur. Il prend sa retraite en 1972, commandant, après trente ans de service et trois guerres.Dans cet épisode, Jean Legay raconte sans emphase. Ce qu'il a traversé, comment il a tenu, et pourquoi il a toujours dit oui. Et ce que les Gueules Cassées représentent pour lui : sa maison.
  • Anthony (1er RPIMa), Récit d’un soldat d’élite : vivre après avoir combattu  26.03.2026 15мин
    Anthony a servi pendant 19 ans au 1er RPIMA, l'un des régiments d'élite des forces spéciales françaises. Afghanistan, Tchad, Mali, contre-terrorisme, libération d'otages. Une carrière construite dans l'action, la cohésion, et la confiance aveugle envers ses coéquipiers.Mais derrière les opérations, il y a l'après. Les nuits qui changent. Les visages qu'on ne peut pas oublier. Yann, premier soldat français tué en Afghanistan. Et tous les autres.Dans cet épisode, Anthony parle sans filtre du stress post-traumatique — pas comme une faiblesse, mais comme une blessure à part entière. Celle qui ne se voit pas, mais qui s'accumule silencieusement au fil des missions, des pertes, des retours.Aujourd'hui, il s'engage autrement : porte-drapeau et délégué adjoint de l'UBFT dans les Landes, il accompagne les blessés dans leur reconstruction — administrative, physique, humaine.Un témoignage rare, lucide et sans pathos. Sur ce que ça coûte vraiment de servir. Et sur la force, parfois, de poser le genou à terre avant de se relever.
  • Raymond Lindemann, Diên Biên Phu, la survie et la fraternité des blessés 16.02.2026 45мин
    Raymond Lindemann a 18 ans lorsqu’il s’engage dans les troupes aéroportées. Quelques mois plus tard, il saute à Diên Biên Phu. Blessé, il combat jusqu’aux ultimes heures avant d’être fait prisonnier par le Viêt-Minh.Dans cet épisode inaugural, il raconte sans détour la guerre d’Indochine, les combats d’Éliane, la chute du camp retranché, la marche de 44 jours vers les camps, la captivité, la faim, la maladie… et la survie.Il évoque également son engagement en Algérie au sein du 3e RCP, une autre guerre, un autre terrain, une autre violence. Après avoir été longtemps « le gibier » en Indochine, il décrit la différence profonde ressentie sur le sol algérien, où le combat prend une autre forme et laisse d’autres traces.Son témoignage éclaire une réalité rarement racontée : la guerre ne s’arrête pas avec la fin des combats. Elle marque durablement les corps, les visages et les mémoires.Ancien prisonnier, blessé de guerre, Raymond Lindemann évoque aussi la reconstruction et le rôle essentiel de l’Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT), cette fraternité discrète qui accompagne les blessés au-delà du temps militaire.

Популярен в

Този подкаст се появява и в подкаст класациите на тези държави.