Les petites histoires de la grande musique

Les petites histoires de la grande musique

LA GRANDE MUSIQUE
Pays France
Genres History, Music, Music History
Langue FR
Épisodes 29
Dernier 31.05.2026

Dans sa chronique diffusée tous les dimanches à 13 heures, Pauline COURTIN vous emmène découvrir les anecdotes, les secrets et les surprises autour des plus grands compositeurs et de leurs œuvres. À écouter à la radio ou en podcast quand vous voulez, ou vous voulez, pour plonger dans l'univers de la musique classique, une grande histoire faite de petites merveilles. Textes de Christophe BARBIER.

Épisodes

  • Maria Teresa von Paradis, la virtuose aveugle qui a fasciné Mozart 31.05.2026 3min
    Aveugle dès l’enfance, Maria Teresa von Paradis devient pourtant l’une des pianistes les plus admirées de la Vienne du XVIIIe siècle. Elle éblouit les salons, compose grâce à une partition en relief et voit sa vie basculer quand le magnétiseur Anton Mesmer lui rend brièvement la vue… au prix de sa virtuosité. Conseillée par Mozart, qui écrit pour elle un concerto, elle part en tournée et triomphe jusqu’à Paris. Elle meurt en 1824, après avoir fondé une école et laissé une œuvre en grande partie perdue. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Violon des fleurs : un instrument de la Shoah devenu relique 24.05.2026 3min
    Dans un village belge, un violon longtemps resté sans voix refait surface avec une histoire bouleversante. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il appartenait à un jeune Juif polonais réfugié, arrêté un soir et jamais revenu. Des années plus tard, l’instrument échoit à Catherine, qui découvre enfin son origine et décide de ne plus en jouer. En 2018, elle l’envoie en Israël au luthier Amnon Weinstein, à l’origine des Violons de l’Espoir, une collecte mondiale d’instruments liés à la Shoah. En ouvrant le violon, il y trouve des fleurs séchées — et sculpte une vitrine dans le bois pour les préserver, à jamais. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Karl Hermann Unthan, le violoniste sans bras qui a bouleversé l’Europe 24.05.2026 3min
    Né en 1848 sans bras, Karl Hermann Unthan a pourtant conquis les scènes en jouant du violon… avec ses pieds. Grâce à l’ingéniosité de son père (des chaussons séparant chaque orteil), il développe une virtuosité stupéfiante, jusqu’à se produire en solo avec orchestre. Attraction admirée à Paris, engagé par Johann Strauss, il reçoit même les félicitations de Franz Liszt à Budapest. Plus tard, il met son expérience au service des soldats amputés, leur apprenant à retrouver des gestes avec les pieds. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Mort de Tchaïkovski : le mystère d’un verre d’eau à Saint-Pétersbourg 10.05.2026 2min
    Fin octobre 1893, Saint-Pétersbourg vit sous la menace du choléra, et les rues se vident à la nuit tombée. Pourtant, Piotr Ilitch Tchaïkovski dîne entre amis et, au milieu du repas, avale un verre d’eau non bouillie — un geste insensé en pleine épidémie, que certains médecins assimileront à un suicide. Quelques heures plus tard, les symptômes apparaissent : quatre jours d’agonie, puis la mort, le 25 octobre. À 53 ans, le compositeur est au sommet — triomphe de Casse-Noisette, Symphonie n°6 fraîchement créée — mais la rumeur s’emballe vite : et si ce décès éclair cachait un « tribunal d’honneur » et le scandale de son homosexualité ? Entre imprudence fatale et suicide supposé, la légende s’est accrochée à ce verre d’eau. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Rossini, le compositeur qui écrivait avec des truffes et du foie gras 03.05.2026 2min
    À Paris, dans les années 1820, Gioachino Rossini ne se contente pas d’enchanter les scènes : il hante aussi les grandes tables. Au point qu’un chef de la Maison Dorée, Casimir Moisson, baptise un plat devenu mythique — le tournedos Rossini — en l’honneur de ce client prestigieux, amateur de foie gras, de truffe et de sauce au madère. Installé dans la capitale, le créateur du Barbier de Séville fréquente la Tour d’Argent, Bofinger ou le Veau-qui-tête, où un banquet mémorable lui est dédié en 1823. La gourmandise, chez Rossini, n’a rien d’anecdotique : elle devient une part de sa légende. Passionné au point de composer un Livre de cuisine pour consigner ses recettes, il revendique lui-même cette priorité de l’assiette sur la partition. « Je cherche des motifs, mais ne me viennent à l’esprit que pâtés, truffes et choses semblables », confie-t-il. Même en voyage, il préfère recevoir des spécialités locales plutôt qu’une médaille. Retiré de l’opéra, Rossini s’autorise alors une musique plus intime, malicieusement réunie sous le titre Péchés de vieillesse. Et le menu est explicite : « Les amandes », « Les noisettes », « Quatre hors d’œuvre », « Ouf, les petits pois », « Hachis romantique »… Jusqu’à une « Petite valse à l’huile de ricin ». Fils d’un inspecteur de boucherie, le compositeur aura fait rimer, comme peu d’autres, virtuosité et gourmandise. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Nannerl Mozart, l’enfant prodige qu’on a fait taire 26.04.2026 3min
    Avant « Wolfie », il y eut Maria Anna Mozart. À 7 ans, « Nannerl Mozart » étonne au clavecin et entraîne Leopold à former aussi son petit frère. Complice intime de Wolfgang, elle compose même dans l’ombre, parfois jouée sous le nom du génie. Mais à 18 ans, son père tranche : place au mariage, silence pour la musique. Après la mort de Mozart, elle défend sa mémoire, puis finit sa vie à enseigner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Roger Bricoux, le musicien français du Titanic oublié 19.04.2026 2min
    À Cosne-sur-Loire, une plaque rappelle Roger Bricoux, violoncelliste mort à 20 ans dans le naufrage du Titanic. Embarqué en 1912 avec huit musiciens, il joue toute la nuit pour apaiser les passagers, du restaurant de 1re classe jusqu’aux canots. On ignore le programme exact, mais la légende retient Plus près de toi mon Dieu dans les derniers instants. Son corps n’a jamais été retrouvé — et un imbroglio administratif le fera même déclarer déserteur en 1914. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Teresa Milanollo, l’enfant prodige qui apprivoisa un Stradivarius “de Paganini” 12.04.2026 3min
    À 14 ans, Teresa Milanollo pousse la porte du contrebassiste Domenico Dragonetti, à Londres, en 1841, recommandée par Berlioz. Le collectionneur lui met entre les mains un Stradivarius de 1728, jadis joué par Paganini, et la jeune virtuose l’embrase d’un caprice improvisé. Dragonetti lui prête le violon pour une tournée anglaise triomphale, avant un retour au continent… et des larmes à la séparation. Après la mort de sa sœur Maria-Margherita en 1848, Teresa cesse de jouer, puis remonte sur scène en apprenant que le Stradivarius lui est légué. Les artistes passent : l’instrument, lui, restera “le Milanollo”. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Georges Aubert, le pianiste “possédé” qui a troublé le Paris spirite 05.04.2026 3min
    Juillet 1891 : lors d’une séance de tables tournantes, le spirite Georges Aubert affirme être guidé par l’esprit du compositeur Étienne Méhul. Presque novice au clavier, il se met pourtant à improviser avec une virtuosité stupéfiante, dans le noir, “pour que le fluide passe”. Accusé de tricherie, il intrigue : ses proches jurent qu’il n’a jamais été musicien, et son jeu paraît mécanique, doigts crispés, avant-bras raides, comme un automate. De 1891 à 1904, la légende enfle : Beethoven, Mozart ou Chopin “prendraient” tour à tour ses mains dans des salons privés. Plus tard, l’Institut général psychologique le teste : même noyé sous deux airs diffusés simultanément dans ses oreilles, Aubert jouerait imperturbable — convaincu que Mendelssohn tient la barre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Marian Anderson, la voix qui fit trembler Washington 29.03.2026 3min
    Le 20 janvier 1961, par un froid sec à Washington, la voix de contralto de Marian Anderson s’élève lors de l’investiture de John F. Kennedy. Née en 1897 à Philadelphie, la cantatrice s’impose très tôt, malgré une ségrégation qui lui claque des portes au visage. Repérée après un concours en 1925, elle triomphe en Europe, où les préjugés pèsent moins. Aux États-Unis, elle devient un symbole: concert historique au Lincoln Memorial en 1939, puis première chanteuse noire au Metropolitan Opera en 1955. Une carrière d’exception, portée par un combat sans fin. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Nancy Storace, cette Anglaise qui a fait chavirer Mozart 08.03.2026 3min
    À Vienne, la soprano Nancy Storace devient l’étoile du palais de Joseph II, au point que l’empereur fait annuler son mariage et exile son mari. Mozart, 27 ans, tombe sous son charme : il joue chez elle, compose pour sa voix… et lui offre un rôle immortel, Suzanne dans Les Noces de Figaro. Après le triomphe de 1786 et les bis interdits dès le lendemain, Storace repart en Angleterre ; Mozart lui écrit un dernier adieu, « Non temer, amato bene ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Louise Farrenc, la compositrice qui a conquis le Conservatoire 28.02.2026 3min
    Dans les couloirs du Conservatoire de Paris, on remonte le temps jusqu’à Louise Farrenc, compositrice française du XIXe siècle, longtemps restée dans l’ombre. Portée par l’éducation musicale que lui offre son père puis par l’appui indéfectible de son mari éditeur, elle s’impose aussi comme pédagogue. Nommée professeure en 1842, elle forme des générations d’élèves et finit par obtenir, après des années d’injustice, l’égalité salariale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Louise Bertin, la compositrice qui a fait plier Victor Hugo 22.02.2026 3min
    À 26 ans, fragile mais déterminée, Louise Bertin veut devenir compositrice et vise un coup d’éclat à Paris. Elle obtient de Victor Hugo le livret d’un opéra tiré de Notre-Dame de Paris, malgré son refus de “mettre de la musique sur ses vers”. Créée à l’Opéra en 1836 sous le titre La Esmeralda, l’œuvre est victime d’une cabale politico-mondaine et disparaît après six représentations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La Traviata, ou l’art de croire à la seconde chance 15.02.2026 3min
    Verdi transforme un scandale parisien en opéra‑coup de poing : La Traviata, née de La Dame aux Camélias, raconte comment les conventions brisent l’amour. Mais en 1853, à La Fenice, la censure et un casting bancal sabotent la première : Violetta paraît trop "saine", le ténor est malade, le baryton boude. Fiasco sur le moment, triomphe ensuite : Verdi mise sur le temps… et gagne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourquoi La Malibran s'appelait-elle… La Malibran ? 07.02.2026 3min
    New York, hiver 1826. Maria Garcia, dix-sept ans à peine, éblouit les salles d'opéra américaines aux côtés de son père tyrannique, le ténor Manuel Garcia. Pour échapper à ses menaces, elle épouse un homme d'affaires quinquagénaire, Eugène Malibran, qui lui donne son nom… et l'entraîne dans ses faillites successives. Maria le quitte, rentre en Europe, et entame une carrière triomphale sous le nom qui ne la quittera plus. Mais l'Amérique la poursuit : passionnée d'équitation depuis New York, elle meurt à 28 ans d'une chute de cheval en Angleterre, laissant une légende intacte. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Giovanni-Francesco Grossi, dit Siface, le castrat qui défiait tout 01.02.2026 3min
    Giovanni-Francesco Grossi avait tout : une voix sublime qui faisait pleurer les cours d'Europe, des cachets astronomiques, des maîtresses aristocrates. Le 12 février 1653, il naît en Toscane et choisit très jeune la castration pour préserver son timbre exceptionnel. Surnommé Siface après un triomphe à Venise, adulé à Londres où Purcell compose pour lui, ce ténor de légende multiplie aussi les caprices, les scandales amoureux et les liaisons dangereuses. Sa liaison avec la Comtesse Elena Forni lui sera fatale : en mai 1697, sur la route de Ferrare, les frères de sa maîtresse le font assassiner à coups de couteau. Il avait 44 ans et laissait derrière lui le souvenir d'une voix inoubliable et d'un destin tragique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Fanny Mendelssohn, le génie derrière le nom 24.01.2026 3min
    En 1842, à Londres, la reine Victoria chante un lied qu’elle croit signé Félix Mendelssohn… avant d’apprendre qu’il est de sa sœur, Fanny. Élevée dans l’ombre, brillante pianiste et compositrice, elle voit ses œuvres publiées sous le nom de son frère pour être entendues. Elle finira pourtant par imposer sa signature, laissant 466 partitions, avant de mourir foudroyée en plein concert en 1847, à 41 ans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Antoinette de Saint‑Huberty, la diva qui chantait au milieu des complots 19.01.2026 3min
    Cantatrice star de la fin du XVIIIe siècle, Antoinette de Saint‑Huberty traverse Révolution et cours d’Europe comme une héroïne de roman. Divorcée d’un mari tyrannique, protégée de Louis XVI, elle épouse le comte d’Antraygues et le suit entre Paris, la Russie de Catherine II et l’Italie napoléonienne, au gré des intrigues diplomatiques. Exilée en Angleterre, elle est finalement assassinée en 1812, quand les services britanniques cherchent à récupérer le testament original de Louis XVI. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Berlioz, l’exil à Nice avant le retour à la vie 28.12.2025 3min
    À Nice, Hector Berlioz reprend souffle, carnet en main, entre plage, tavernes et billard, tandis que la police le surveille avec méfiance. Il comprend enfin l'impasse de son histoire avec Marie Moke. L'inspiration revient : Roi Lear, puis Lélio, comme un sursaut après la tempête. Expulsé pour « espionnage », il rentre à Rome, puis à Paris. Harriet Smithson finira par l'épouser, Marie non — et Berlioz ne lui pardonnera jamais. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Berlioz, la jalousie au bord du gouffre à Gênes 21.12.2025 3min
    Deux pistolets sur un lit, un costume de soubrette et une diligence vers Paris : Hector Berlioz, trahi, frôle l’irréparable. Parti pour tuer la famille Moke, il perd son déguisement en route, improvise, puis vacille sur les remparts de Gênes avant de tomber à l’eau. Repêché et calmé, il choisit finalement la musique plutôt que le crime, et reprend la route vers Nice, encore habité par le tumulte. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.