đPo Na Biso
Chaque vendredi, Ebuteli et le Groupe d'Ă©tude sur le Congo (GEC) proposent « Po Na Biso », une capsule audio en format court (4 minutes maximum) qui rĂ©sume, explique et donne le point de vue du GEC et d'Ebuteli sur les questions d'actualitĂ© en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. PrĂ©sentĂ© tour Ă tour par les membres d'Ebuteli Ă la maniĂšre d'un message vocal WhatsApp, sans artifice ni habillage, ce podcast apporte des Ă©clairages succincts sur les enjeux sociaux, politiques, Ă©conomiques et sĂ©curitaires en RD Congo. Il est disponible sur Spotify, Deezer, Soundcloud, Apple Podcasts et peut ĂȘtre reçu directement sur WhatsApp.
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Dialogue national, changement de Constitution, guerre dans l'est de la RDC : Ă malin, malin et dĂ©mi ? 31.07.2026 4minEn politique comme au domino, chaque action de jeu change les options de lâadversaire. Mais contrairement au domino, en politique, le gagnant est celui qui a le plus de piĂšces en rĂ©serve. PlutĂŽt que de rĂ©soudre un problĂšme, le jeu consiste surtout Ă gagner la partie, Ă dĂ©faire lâadversaire. Câest cela la politique congolaise actuellement et câest cela le drame dans le contexte actuel. Bonjour ! Je mâappelle Ange Makadi Ngoy, je suis chercheuse Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 30e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli, qui analyse un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Cette semaine, je mâintĂ©resse au jeu politique qui se dessine autour du dialogue national, du changement de Constitution et de la guerre dans lâest de la RDC. Nous sommes le vendredi 31 juillet 2026. Le 17 juillet, lorsque le Cardinal Fridolin Ambongo et Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, ont annoncĂ©, chacun en ses termes, la tenue imminente dâun dialogue national, les rĂ©actions ont Ă©tĂ© en grande partie positives, mais teintĂ©es de scepticisme. Plusieurs regroupements de la majoritĂ© prĂ©sidentielle ont saluĂ© lâappel au dialogue. La Belgique, la France ou encore lâUnion europĂ©enne ont encouragĂ© ce dĂ©veloppement et des coalitions de soutien au sein de la sociĂ©tĂ© civile ont commencĂ© Ă se former. Dubitative mais pressĂ©e, une partie de lâopposition congolaise rĂ©unie au sein de la coalition C64 a, elle aussi, encouragĂ© ce processus en posant quelques conditions. Elle a surtout, une deuxiĂšme fois, reportĂ© sa marche prĂ©vue le 22 juillet pour donner une chance Ă ce processus. Deux semaines plus tard, rien nâa avancĂ©. Les discussions entre les confessions religieuses et le pouvoir nâont pas jusque-lĂ abouti. Selon des sources proches du clergĂ©, celui-ci sâinquiĂšte dâun manque de volontĂ© politique suffisante et du statu quo.Le pouvoir, quant Ă lui, nâa cessĂ© dâavancer dâautres piĂšces : lâagression rwandaise qui transformerait le mandat du chef de lâĂtat en mission, lâoccupation dâune partie du territoire qui empĂȘcherait le pays dâorganiser les Ă©lections, la loi sur le rĂ©fĂ©rendum adoptĂ©e au Parlement et validĂ©e, sous quelques rĂ©serves, par la Cour constitutionnelle, rendant possible, juridiquement, le processus de changement de Constitution. Ă cĂŽtĂ© de toutes ces piĂšces, il y a aussi « lâoption levĂ©e » dâorganiser un dialogue politique interne et inclusif.Une autre piĂšce inattendue pourrait sans doute renforcer la stratĂ©gie du pouvoir : le retour au Katanga de Katebe Katoto, frĂšre de lâopposant MoĂŻse Katumbi. Ses prochaines prises de position, aprĂšs les consultations quâil compte mener, seront minutieusement scrutĂ©es dans les prochains jours afin de comprendre son nouveau rĂŽle dans le jeu politique actuel.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Les angles morts du dialogue national en RDC 24.07.2026 6minLe 17 juillet, le cardinal Fridolin Ambongo a annoncĂ© la convocation dâun dialogue national inclusif, aprĂšs une audience entre le prĂ©sident de la RĂ©publique FĂ©lix Tshisekedi et les confessions religieuses. Depuis, plusieurs voix sâĂ©lĂšvent dĂ©jĂ pour clarifier ce que ce dialogue serait ou ne serait pas. Le pouvoir en place tente de fixer ses lignes rouges et pose les conditions de participation. De son cĂŽtĂ©, lâopposition exige des garanties et prĂ©vient ne pas renoncer Ă la dĂ©fense de lâordre constitutionnel.Le dialogue sera-il une solution aux diffĂ©rentes crises ou un nouveau processus de plus ?Bonjour, Je suis JessĂ© Busomoke, assistant de recherche au pilier politique Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 29e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 24 juillet 2026. Le « dialogue national inclusif » annoncĂ© pour rĂ©soudre les crises internes en RDC suscite plusieurs interrogations qui nĂ©cessitent une clarification avant sa convocation et ce nâest pas sans raison. La fracture de lâopposition, les dĂ©saccords sur lâagenda, le dĂ©bat sur le degrĂ© dâinclusion font partie des Ă©pisodes de dĂ©jĂ -vu qui ont marquĂ© les prĂ©cĂ©dents dialogues politiques. Aujourdâhui encore, Ă la veille du nouveau dialogue annoncĂ©, les mĂȘmes interrogations surgissent. PremiĂšrement, la question de lâinclusivitĂ© divise. Si le pouvoir sâattarde sur lâexigence de nommer le Rwanda comme agresseur et dâexclure ceux qui ont pris les armes contre la RĂ©publique, cette ligne reste ambiguĂ«. Dâautant que Kinshasa parle dĂ©jĂ avec lâAFC/M23 dans le cadre du processus de Doha. Le parti Ensemble de lâopposant MoĂŻse Katumbi estime quâil faut ouvrir les portes mĂȘme Ă ceux qui ont pris les armes pour fĂ©dĂ©rer les vues de tous les Congolais et rĂ©soudre efficacement la crise actuelle. La plateforme « Sauvons la RDC » autour de lâex prĂ©sident Joseph Kabila, condamnĂ© Ă mort, est-elle concernĂ©e ? Matata Ponyo, leader du parti Leadership pour la gouvernance et le dĂ©veloppement (LGD), condamnĂ© pour dĂ©tournement de fonds publics, sera-t-il de la partie ? Alors, cette quĂȘte dâinclusivitĂ© ouvre un dĂ©bat plus large. Un dialogue politique peut-il prĂ©tendre ĂȘtre inclusif tout en excluant certains acteurs majeurs de la crise ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RDC : au-delĂ des « agents fictifs », que rĂ©vĂšle vraiment lâaudit de la Police nationale congolaise ? 17.07.2026 4minLe 10 juillet 2026, lors du 94e conseil des ministres, Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de lâIntĂ©rieur, a prĂ©sentĂ© le rapport de lâaudit de la base de donnĂ©es de la Police nationale congolaise (PNC). Le constat est alarmant : sur les 157 886 dossiers recensĂ©s, prĂšs de 64 000 sont dĂ©clarĂ©s irrĂ©guliers. Cela signifie, entre autres, quâenviron 4 policiers sur 10 sont en situation irrĂ©guliĂšre. Ces irrĂ©gularitĂ©s pourraient reprĂ©senter un manque Ă gagner annuel compris entre 99 et 233 millions de dollars amĂ©ricains pour lâĂtat. Comment expliquer ces dysfonctionnements au sein de la PNC ? Et que peut-on attendre rĂ©ellement de cet audit ? Bonjour, Je suis Clarisse Ngalula, fellow au pilier politique Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 28e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 17 juillet 2026.Ces rĂ©vĂ©lations illustrent un enjeu plus large : celui de la mise en Ćuvre des rĂ©formes publiques. Câest prĂ©cisĂ©ment lâun des aspects suivis par Landila, le nouveau baromĂštre dâEbuteli consacrĂ© aux engagements du gouvernement. Sâagissant de la police nationale, la loi de programmation de la rĂ©forme a Ă©tĂ© adoptĂ©e et promulguĂ©e le 1er juillet 2025. Cet audit rĂ©vĂšle toutefois que lâapplication concrĂšte de cette rĂ©forme demeure confrontĂ©e Ă dâimportants dĂ©fis.Lâaudit du fichier gĂ©nĂ©ral de la police laisse entrevoir des situations irrĂ©guliĂšres avoisinant la moitiĂ© des dossiers contrĂŽlĂ©s : des policiers fantĂŽmes qui pourraient ĂȘtre assimilĂ©s aux agents dĂ©cĂ©dĂ©s, retraitĂ©s, dĂ©serteurs ou encore non enregistrĂ©s dans le fichier officiel de la PNC. Le cumul de fonctions et le doublon pourraient aggraver davantage la situation. Pour assainir le fichier tant dĂ©criĂ©, le gouvernement a Ă©tĂ© sollicitĂ© afin dâappuyer le processus de contrĂŽle physique et dâoctroi des cartes biomĂ©triques. Ă cet effet, Jacquemain Shabani a lancĂ© le 9 juillet la phase opĂ©rationnelle de lâidentification des effectifs de la police nationale congolaise. Lâ opĂ©ration sera dĂ©ployĂ©e progressivement sur lâensemble du territoire national, avec Kinshasa comme province pilote. Elle sera exĂ©cutĂ©e par la sociĂ©tĂ© Africa Business Agency (ABA), en collaboration avec les structures de la PNC.Mais le problĂšme dĂ©passe largement la PNC. Plusieurs institutions publiques ont rĂ©vĂ©lĂ© des anomalies similaires. Ă lâAssemblĂ©e nationale, un rapport interne publiĂ© aprĂšs un mouvement de grĂšve des agents administratifs a fait Ă©tat dâenviron 600 agents fictifs rĂ©munĂ©rĂ©s par le systĂšme dit « Maboko banque » un mĂ©canisme de paiement qui Ă©chappe souvent au contrĂŽle. Dans dâautres secteurs, comme lâenseignement ou lâarmĂ©e, des opĂ©rations dâidentification ont Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© des Ă©carts entre les effectifs dĂ©clarĂ©s et rĂ©els. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
L'opposition peut-elle empĂȘcher une modification de la Constitution ? 10.07.2026 5minLa semaine derniĂšre, des dirigeants de lâopposition congolaise et des reprĂ©sentants des principales Ăglises du pays se sont rendus Ă Bujumbura Ă lâinvitation du prĂ©sident burundais Ăvariste Ndayishimiye, qui occupe actuellement la prĂ©sidence de lâUnion africaine. L'initiative de Ndayishimiye a permis de reporter les manifestations qui devaient avoir lieu, mais la question reste posĂ©e : est-ce que lâopposition peut rĂ©ellement empĂȘcher le prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi de modifier la Constitution et de prolonger son mandat ?Bonjour et bienvenue dans ce 27e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, une capsule audio dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet dâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 10 juillet 2026. Je suis Jason Stearns, conseiller stratĂ©gique chez Ebuteli.Pour de nombreux Congolais, la situation actuelle leur semble familiĂšre. Le pays entre dans une pĂ©riode de contestation politique qui rappelle celle de 2015-2018. Ă lâĂ©poque, le prĂ©sident Joseph Kabila Ă©tait restĂ© au pouvoir au-delĂ de la fin de son mandat constitutionnel en retardant les Ă©lections et en sâappuyant sur des manĆuvres juridiques et institutionnelles pour prolonger son rĂšgne. En rĂ©ponse, une coalition dâune ampleur inhabituelle sâĂ©tait formĂ©e. Des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, des mouvements citoyens tels que LUCHA et Filimbi, des partis dâopposition et, surtout, lâĂglise catholique ont mobilisĂ© des centaines de milliers de Congolais lors de manifestations Ă travers tout le pays. Cette coalition a jouĂ© un rĂŽle dĂ©cisif pour maintenir la pression en faveur des Ă©lections et, finalement, garantir la premiĂšre passation pacifique du pouvoir prĂ©sidentiel de lâhistoire du pays. Aujourdâhui, une nouvelle coalition prend forme. Lâopposition sâest unie sous la banniĂšre de la Coalition Article 64 (C64). LâĂglise catholique sâest une nouvelle fois imposĂ©e comme un acteur politique central, sâopposant publiquement Ă la rĂ©vision constitutionnelle et mettant en garde contre toute tentative visant Ă supprimer la limitation du nombre de mandats prĂ©sidentiels.Pour autant, ces similitudes ne doivent pas occulter les diffĂ©rences.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Dirigeants relativement bien perçus, institutions sĂ©vĂšrement jugĂ©es : comprendre le paradoxe congolais 03.07.2026 4minCette semaine, Ebuteli, Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance, et la violence a publiĂ©, avec GeoPoll, les rĂ©sultats dâun nouveau sondage interrogeant les perceptions des Congolais sur lâĂ©tat du pays, de ses institutions et de ses dirigeants. Comme souvent, ce sont dâabord les chiffres les plus spectaculaires qui ont retenu lâattention : prĂšs de 60% de rĂ©pondants estiment que la RDC va dans la mauvaise direction. Plusieurs institutions politiques et secteurs sont jugĂ©s sĂ©vĂšrement : la situation Ă©conomique, les libertĂ©s publiques ou encore la sĂ©curitĂ© continuent dâinquiĂ©ter. Mais Ă y regarder de plus prĂšs, le rĂ©sultat le plus intĂ©ressant du sondage se trouve peut-ĂȘtre ailleurs. Il rĂ©side dans un paradoxe : alors que plusieurs institutions sont mal Ă©valuĂ©es, certains dirigeants semblent mieux sâen sortir dans lâopinion. Comment expliquer ce dĂ©calage ?Bonjour, je suis JoĂ«l Kiniati, analyste des donnĂ©es Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 26e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli, qui analyse, chaque semaine, un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 3 juillet 2026.Avant tout, rappelons que ce sondage ne dit pas ce que pense chaque citoyen pris individuellement, et quâil ne prĂ©tend pas non plus offrir une photographie parfaite de lâopinion congolaise. Il repose sur un Ă©chantillon de 1 350 adultes rĂ©partis dans les 26 provinces selon leur poids dĂ©mographique, avec des quotas par sexe et par tranche dâĂąge. Il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© par tĂ©lĂ©phone, en français et en langues nationales. Il ne sâagit donc pas dâun recensement exhaustif, mais dâun outil qui permet de dĂ©gager des tendances dâopinion Ă lâĂ©chelle du pays. Les rĂ©sultats doivent ainsi ĂȘtre lus comme des indications solides sur les perceptions dominantes du moment, plutĂŽt que comme le reflet exact de chaque conviction individuelle. Depuis plusieurs dĂ©cennies, la vie politique congolaise repose sur des figures plus que sur des institutions. Les partis restent souvent structurĂ©s autour de leaders, les campagnes Ă©lectorales sont fortement personnalisĂ©es et, dans le dĂ©bat public, ce sont frĂ©quemment les individus qui occupent le devant de la scĂšne plutĂŽt que les institutions qu'ils dirigent.Cela ne signifie pas que les dirigeants Ă©chappent Ă toute responsabilitĂ©. Les Congolais ont dĂ©jĂ montrĂ© par le passĂ© quâils pouvaient sanctionner des leaders pour des promesses non tenues, la corruption ou lâinsĂ©curitĂ©. On lâa vu avec la prĂ©sidentielle de 2018 et la dĂ©faite dâEmmanuel Ramazani Shadary, alors dauphin de Joseph Kabila, prĂ©sident sortant. Dans le contexte actuel, deux facteurs semblent brouiller davantage lâimputation des responsabilitĂ©s au pouvoir en place : la campagne nationaliste qui renvoie en grande partie des difficultĂ©s du pays Ă lâagression rwandaise, mais aussi la faiblesse dâune opposition politique qui a longtemps peinĂ© Ă sâorganiser et Ă imposer un contre-narratif suffisament audible, ainsi que la domination du rĂ©gime en place dans lâespace mĂ©diatique. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Assainissement de Kinshasa : les bĂątisseurs du Service national peuvent-ils relever ce dĂ©fi ? 26.06.2026 5minDepuis le 21 juin, 600 jeunes du Service national, communĂ©ment appelĂ©s les BĂątisseurs de la nation, sont arrivĂ©s Ă Kinshasa. Ils constituent le premier groupe des 4 000 agents appelĂ©s Ă appuyer les opĂ©rations dâassainissement. La mĂ©gapole congolaise, autrefois appelĂ©e « Kin la belle », nâoffre plus un bon cadre de vie Ă cause notamment du dĂ©sordre observĂ© dans la gestion des dĂ©chets solides et liquides, malgrĂ© lâexistence de la RĂ©gie dâassainissement et du fonds dâassainissement de la ville. Des opĂ©rations telles que « Coup de poing », « Kin Bopeto » ou encore « Kinshasa ezo bonga » nâont pas atteint leurs objectifs. Aujourdâhui, câest le Service national qui est mobilisĂ© pour assainir cette ville stratĂ©gique oĂč siĂšgent toutes les institutions clĂ©s du pays. Bonjour et bienvenue dans ce 25e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC). Ce podcast analyse chaque semaine un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 26 juin 2026. Je suis Jolino Malukisa, directeur du pilier gouvernance dâEbuteli.Le 25 mai dernier, lors de sa visite dâinspection au marchĂ© central de Kinshasa, le prĂ©sident de la RĂ©publique a publiquement exprimĂ© sa colĂšre face Ă lâampleur de lâinsalubritĂ© des avenues du plateau, de lâĂcole, du marchĂ© et Rwakadingi. Les dĂ©chets solides et liquides des marchĂ©s « pirates », câest-Ă -dire informels, sont Ă la base de la dĂ©gradation de lâenvironnement. Cette situation est dâailleurs observĂ©e dans toute la ville de Kinshasa. Les mĂ©nages, les micro-entreprises du secteur informel ont lâhabitude de dĂ©verser leurs dĂ©chets dans les avenues, le fleuve, les riviĂšres et les caniveaux. Dans certains cas, mĂȘme les Ă©coles, universitĂ©s, hĂŽpitaux, Ă©glises, institutions publiques et grandes entreprises privĂ©es ne donnent pas toujours lâexemple en matiĂšre de gestion des dĂ©chets.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Ătat de siĂšge : le boycott des dĂ©putĂ©s de l'Ituri et du Nord-Kivu peut-il relancer le dĂ©bat ? 19.06.2026 4minLes caucus des dĂ©putĂ©s nationaux de lâIturi et du Nord-Kivu ont dĂ©cidĂ© de suspendre leur participation aux activitĂ©s de lâAssemblĂ©e nationale, Ă la suite de lâinterruption de lâĂ©valuation de lâĂ©tat de siĂšge et des opĂ©rations militaires en cours dans les deux provinces. Cette dĂ©marche intervient Ă la suite de demandes rĂ©pĂ©tĂ©es dâune Ă©valuation de cette mesure exceptionnelle.Au-delĂ du boycott lui-mĂȘme, que rĂ©vĂšle cette dĂ©cision sur le dĂ©bat politique autour de lâĂ©tat de siĂšge et de la maniĂšre dont cette mesure est Ă©valuĂ©e cinq ans aprĂšs son instauration ? Bonjour, je suis Ildefonse Bwakyanakazi, chercheur Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 24e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 19 juin 2026.Depuis mai 2021, les provinces de lâIturi et du Nord-Kivu sont soumises Ă lâĂ©tat de siĂšge. Ce rĂ©gime dâexception a Ă©tĂ© instaurĂ© principalement pour rĂ©tablir la sĂ©curitĂ© dans ces deux provinces confrontĂ©es Ă la persistance des groupes armĂ©s et des violences. Il confĂšre des pouvoirs Ă©tendus aux autoritĂ©s militaires et policiĂšres et limite les droits des citoyens. Cinq ans aprĂšs son instauration, cette mesure continue toutefois de faire lâobjet de nombreuses critiques quant Ă son efficacitĂ©. Au regard des objectifs qui lui avaient Ă©tĂ© assignĂ©s, lâĂ©tat de siĂšge produit jusquâici des rĂ©sultats insuffisants. Le niveau de violence a particuliĂšrement augmentĂ©. Certains groupes rebelles ont consolidĂ© leur emprise sur certains territoires. Le M23 a occupĂ© de vastes portions de territoire du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que les Forces dĂ©mocratiques alliĂ©es (ADF) continuent Ă perpĂ©trer des massacres contre des civils. Les groupes armĂ©s de la Convention pour la rĂ©volution populaire (CRP) et de la CoopĂ©rative pour le dĂ©veloppement du Congo (Codeco) sont tout aussi actifs en Ituri.En dĂ©pit de ce bilan nĂ©gatif, le parlement congolais a tout de mĂȘme prorogĂ© cette mesure prĂšs de 130 fois, souvent sans dĂ©bat de fond. En aoĂ»t 2023, alors que les incidents sĂ©curitaires dans les territoires sous Ă©tat de siĂšge avaient doublĂ© par rapport Ă la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant lâinstauration de cette mesure, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait convoquĂ© une table ronde afin dâĂ©valuer les rĂ©sultats : 195 des 196 participants, y compris les Ă©lus des provinces sous Ă©tat de siĂšge, sâĂ©taient prononcĂ©s en faveur de sa levĂ©e. Trois ans plus tard, cette recommandation reste lettre morte.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RĂ©forme constitutionnelle en RDC : lâECC cherche-t-elle Ă recentrer le dĂ©bat sur le consensus national ? 12.06.2026 3minDu 4 au 7 juin, le comitĂ© national exĂ©cutif de lâĂglise du Christ au Congo (ECC) sâest rĂ©uni en session extraordinaire. Cet organe de lâĂglise protestante congolaise sâest exprimĂ© sur le dĂ©bat autour des rĂ©formes constitutionnelles. Sa dĂ©claration a suscitĂ© des lectures divergentes : pour certains, elle manque de clartĂ© ; pour dâautres, elle traduit une volontĂ© de ne pas rĂ©duire le dĂ©bat Ă un simple choix entre changement de Constitution et statu quo. Sur une question aussi clivante, que rĂ©vĂšle cette prise de parole ? Bonjour, je suis Olivia Kayumba, fellow au pilier politique dâEbuteli. Vous Ă©coutez le 23e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 12 juin 2026.Le dĂ©bat sur le changement, ou non, de la Constitution prend de lâampleur en RDC. Il oppose la majoritĂ© et lâopposition, mais pas seulement. Les Ă©glises sây invitent Ă©galement. Si plusieurs Ă©glises de rĂ©veil se sont dĂ©jĂ positionnĂ©es en faveur du changement de la Constitution, la position des autres confessions se clarifie peu Ă peu.  LâECC a dĂ©cidĂ© de sâimpliquer aussi dans ce dĂ©bat. Avant de se prononcer, ses dirigeants ont choisi dâĂ©couter les diffĂ©rents camps. Ils ont ainsi reçu Augustin Kabuya et le professeur AndrĂ© Mbata pour le compte de lâUnion pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs social (UDPS), ainsi que Martin Fayulu, pour lâopposition.  à lâissue de ces Ă©changes, lâECC a dĂ©clarĂ© que toute « rĂ©forme constitutionnelle » devrait se faire dans le respect strict des dispositions de la Constitution, notamment les articles 5, 218, 219 et 220. Elle a Ă©galement insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© dâun « large consensus national ».Câest prĂ©cisĂ©ment cette combinaison qui suscite des interprĂ©tations divergentes. Dâun cĂŽtĂ©, la dĂ©claration rappelle les dispositions constitutionnelles gĂ©nĂ©ralement invoquĂ©es pour encadrer, voire limiter, les rĂ©formes. De lâautre, elle affirme que, je cite, « le peuple peut, dans les conditions dâun « large consensus national (...) et surtout dans un processus lĂ©gitime, dĂ©mocratique et transparent, statuer sur les dispositions de lâarticle 220 ». Pour certains, lâECC rappelle ainsi les garde-fous existants. Pour dâautres, elle laisse ouverte la possibilitĂ© quâun consensus national puisse conduire Ă rediscuter mĂȘme les matiĂšres aujourdâhui considĂ©rĂ©es comme verrouillĂ©es ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RDC : pourquoi le texte sur le rĂ©fĂ©rendum suscite-t-il autant d'inquiĂ©tudes ? 05.06.2026 6minLâAssemblĂ©e nationale sâapprĂȘte Ă adopter le texte qui fixera les conditions dâorganisation du rĂ©fĂ©rendum en RDC. DĂ©posĂ©e par le dĂ©putĂ© Paul-Gaspard Ngondankoy depuis le 16 dĂ©cembre 2024, cette proposition de loi est indispensable pour lâexercice de la souverainetĂ© du peuple, a affirmĂ© AimĂ© Boji, prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale. Cependant, le moment choisi et le contenu actuel de ce texte suscitent de nombreuses inquiĂ©tudes quant Ă lâavenir de la dĂ©mocratie en RDC. Quâest-ce qui explique les inquiĂ©tudes de certains acteurs face Ă ce texte ? Bonjour, je suis Ithiel Batumike, chercheur principal Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 22e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC), qui analyse, chaque semaine, un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 5 juin 2026.Le dĂ©lai accordĂ© Ă la commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour lâintĂ©gration des amendements des dĂ©putĂ©s Ă la proposition de loi portant sur le rĂ©fĂ©rendum a expirĂ©. Il ne reste donc plus quâĂ procĂ©der dans les tous prochains jours Ă lâexamen des amendements de la commission, puis au vote article par article.  Ce vote comblera un vide juridique persistant depuis 2006. Pour autant, certains acteurs ne le perçoivent pas comme une opportunitĂ© de consolidation de la dĂ©mocratie. Au contraire, il vient sâajouter aux sujets les plus clivants de la vie politique congolaise actuelle. Le dĂ©bat sur la loi rĂ©fĂ©rendaire est polluĂ© par l'ambition affichĂ©e par l'UDPS de changer la constitution.Les menaces Ă la cohĂ©sion sociale et le contexte sĂ©curitaire prĂ©occupant entourant cette rĂ©forme nâimposent plus dĂ©sormais retenue, comme ce fut le cas aprĂšs la chute des villes de Goma et Bukavu au dĂ©but de lâannĂ©e 2025. Pourtant, sur le terrain, la rĂ©alitĂ© nâa pas Ă©voluĂ© depuis. Certains acteurs estiment mĂȘme quâune telle initiative dans ce contexte pourrait mĂȘme ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un quitus Ă une balkanisation de fait du pays. Mais en dehors de lâopportunitĂ© de ce texte, câest surtout son contenu qui pose problĂšme. Il comporte, en effet, des dispositions qui crĂ©ent un dĂ©cor institutionnel extra constitutionnel. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RĂ©surgence dâEbola : quelles leçons tirer des crises passĂ©es ? 29.05.2026 5minLes installations et le matĂ©riel de lâONG Alima ont Ă©tĂ© incendiĂ©s Ă l'hĂŽpital gĂ©nĂ©ral de Rwampara par une foule en colĂšre en date du 21 mai. Cette bourgade situĂ©e Ă une dizaine de kilomĂštres de Bunia dans la province de l'Ituri est au cĆur de la nouvelle Ă©pidĂ©mie d'Ebola qui frappe l'est de la RDC.Cet incident a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© par le refus du personnel de l'hĂŽpital dâautoriser Ă la famille dâun patient dĂ©cĂ©dĂ© dâEbola de rĂ©cupĂ©rer son corps pour Ă©viter la contamination. La famille a rĂ©cupĂ©rĂ© le corps par la force et six patients qui Ă©taient suivis, dont trois cas confirmĂ©s, se sont enfuis. L'armĂ©e et la police sont intervenues pour rĂ©tablir le calme. Comment expliquer cette rĂ©sistance et quâavons nous appris des crises d'Ebola dans les passĂ©es ? Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 21e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio dâEbuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Nous sommes le vendredi 29 mai 2026.Le 15 mai 2026, le gouvernement congolais a dĂ©clarĂ© la 17e Ă©pidĂ©mie dâEbola issue de la souche Bundibugyo pour laquelle il nâexiste pas encore ni vaccin homologuĂ© ni traitement spĂ©cifique. LâOMS a dĂ©clarĂ© cette Ă©pidĂ©mie comme une urgence de santĂ© publique de portĂ©e internationale. Depuis, il a Ă©tĂ© rapportĂ© plusieurs scĂšnes de protestation contre lâenterrement sĂ©curisĂ© des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es dâEbola. Ceci n'est pas un phĂ©nomĂšne nouveau. Plusieurs incidents similaires ont eu lieu pendant dâautres Ă©pidĂ©mies et particuliĂšrement pendant la dixiĂšme Ă©pidĂ©mie, qui avait touchĂ© la rĂ©gion de BĂ©ni et Butembo, entre 2018 et 2020. L'une des explications de la rĂ©sistance pourrait ĂȘtre trouvĂ©e dans l'ignorance de la population face Ă cette maladie.HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Fayulu, Sesanga, Katumbi, Kabund : C64, pour quoi faire ? 22.05.2026 4minLe mardi 19 mai, une nouvelle plateforme politique et citoyenne a vu le jour Ă Kinshasa. Son nom : C64, Coalition Article 64 pour la dĂ©fense de lâordre constitutionnel. Objectif affichĂ© : barrer la route Ă tout projet de changement de la Constitution. Mais derriĂšre cette banniĂšre constitutionnelle, que cherchent rĂ©ellement Martin Fayulu, MoĂŻse Katumbi, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ? Assiste-t-on Ă un retour de lâopposition dans la bataille politique⊠ou au dĂ©but dâune tentative de recomposition du rapport de force politique Ă lâapproche de 2028 ?Bonjour,Je mâappelle TrĂ©sor Kibangula. Je coordonne les recherches sur la politique Ă Ebuteli. Vous Ă©coutez le 20e Ă©pisode de Po Na Biso, le podcast dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC), qui, chaque semaine, donne notre point de vue sur un sujet dâactualitĂ© en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.Mardi, Ă Kinshasa, lâopposition a retrouvĂ© quelque chose quâelle semblait avoir perdu depuis longtemps : une image de cohĂ©sion. Dans une salle chauffĂ©e par les slogans, les drapeaux des partis et une foule compacte massĂ©e jusque dehors, plusieurs leaders de lâopposition, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et un reprĂ©sentant de MoĂŻse Katumbi ont lancĂ© la Coalition Article 64 (C64), du nom de cet article de la Constitution qui donne aux citoyens le devoir de faire Ă©chec Ă toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Constitution. La scĂšne Ă©tait pensĂ©e. Et le message aussi.Mais au-delĂ de la dĂ©monstration de force visuelle, C64 rĂ©vĂšle surtout une tentative de repositionnement politique de lâopposition dans un contexte profondĂ©ment transformĂ© par la guerre dans lâEst, la montĂ©e du discours patriotique et le rĂ©trĂ©cissement progressif de lâespace politique.Depuis plusieurs mois, le pouvoir domine largement la bataille du rĂ©cit public. Toute critique du rĂ©gime est rĂ©guliĂšrement exposĂ©e au soupçon de complicitĂ© avec Kigali ou avec les rebelles du M23. Lâopposition peine Ă exister sans ĂȘtre renvoyĂ©e Ă une forme dâanti-patriotisme. C64 tente justement de sortir de ce piĂšge.Le premier Ă©lĂ©ment marquant est donc stratĂ©gique : contrairement Ă dâautres initiatives rĂ©centes, cette coalition prend soin de ne pas sâaligner explicitement avec le courant incarnĂ© par Joseph Kabila et sa plateforme Sauvons la RDC. En clair, Fayulu, Katumbi, Sesanga et Kabund essaient de reconstruire une opposition capable de contester le pouvoir sans ĂȘtre immĂ©diatement absorbĂ©e dans le schĂ©ma « patriotes contre traĂźtres » imposĂ© par la majoritĂ© politique actuelle.Mais derriĂšre la dĂ©fense de la Constitution, un autre enjeu apparaĂźt rapidement : celui du rapport de force politique. Depuis des mois, les appels au dialogue politique interne se heurtent Ă la rĂ©ticence du prĂ©sident FĂ©lix Tshisekedi. Les initiatives des Ăglises catholique et protestante nâont pas vĂ©ritablement avancĂ©. Et beaucoup dâacteurs ont dĂ©sormais le sentiment que Kinshasa nâaccepte de discuter que lorsquâun rapport de force lui est imposĂ©. Les nĂ©gociations directes engagĂ©es avec lâAFC/M23 Ă Doha, aujourdâhui dĂ©localisĂ©es Ă Montreux, ont renforcĂ© cette lecture.Câest lĂ que C64 prend une autre dimension. Car la bataille contre le changement de Constitution peut mobiliser lâopinion. Elle pourrait permettre Ă lâopposition de retrouver des clĂ©s de remobilisation politique capables de rééquilibrer le rapport de force et, Ă terme, de pousser le pouvoir Ă accepter des discussions politiques nationales. Le camp au pouvoir a dâailleurs essayĂ© de riposter en annonçant Ă son tour le lancement « dans les jours Ă venir » de la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution (C4).HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
RDC : lâinterminable attente de la relance de la Miba et lâexploitation du cuivre au KasaĂŻ 15.05.2026 3minLe 7 mai, une entreprise chinoise a prĂ©sentĂ© un projet de production du cuivre dans le KasaĂŻ-Oriental. Avec une production estimĂ©e jusquâĂ 500 000 tonnes par an, ce serait lâune des plus grandes mines de cuivre du monde. Mais ce qui retient lâattention ici, câest la SociĂ©tĂ© miniĂšre de Bakwanga (Miba), le partenaire annoncĂ©. Une entreprise que le gouvernement congolais essaie de relancer depuis une vingtaine dâannĂ©es. HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Les sanctions amĂ©ricaines contre Kabila peuvent-elles contribuer Ă la rĂ©solution de la crise du M23 ? 08.05.2026 6minLe 30 avril, les Ătats-Unis ont sanctionnĂ© Joseph Kabila, ancien prĂ©sident de la RDC, pour son soutien Ă lâAlliance fleuve Congo (AFC) et au Mouvement du 23 mars (M23). Ces sanctions ont Ă©tĂ© saluĂ©es par le gouvernement congolais tandis que le camp de lâancien prĂ©sident les a qualifiĂ©es de dĂ©cision « profondĂ©ment injustifiĂ©e » et « politiquement motivĂ©e ».HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Shabani sauvĂ©, mais quelles leçons tirer ? 01.05.2026 4minVisĂ© par une motion de dĂ©fiance, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani a finalement Ă©tĂ© sauvĂ© par une motion incidente initiĂ©e par le dĂ©putĂ© national Garry Sakata, qui dĂ©nonçait des irrĂ©gularitĂ©s. Cette manĆuvre met fin Ă des semaines de tractations, de pressions et de menaces entre partisans du ministre Shabani et dĂ©putĂ©s motionnaires. Mais quelles leçons tirer de cette sĂ©quence politique ? HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Quelle est la situation sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu ? 24.04.2026 3minLe 20 avril, à Washington DC et Nairobi, des centaines de Banyamulenge ont défilé pour protester contre la situation de leur communauté sur les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, et en particulier le blocus de cette zone et les attaques de drones. Ceci a remis le sort de cette communauté sur le devant de la scÚne. Quel est-il exactement ?Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Motion de dĂ©fiance contre Jacquemain Shabani : un rĂ©vĂ©lateur des limites du contrĂŽle parlementaire en RDC ? 17.04.2026 5minLe lundi 13 avril, le dĂ©putĂ© national Laddy Yangotikala a dĂ©posĂ© une motion de dĂ©fiance contre Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de lâIntĂ©rieur, pour « son incompĂ©tence » Ă sĂ©curiser les citoyens et leurs biens.Depuis, le dĂ©putĂ© et ses cosignataires font lâobjet de pressions de la part de leurs formations politiques, tandis que le bureau de lâAssemblĂ©e nationale semble engagĂ© dans une stratĂ©gie dâĂ©touffement de cette initiative de contrĂŽle parlementaire. Cette sĂ©quence remet dans le dĂ©bat public une question plus large : la majoritĂ© parlementaire est-elle un frein au contrĂŽle ? HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi la sous-traitance migratoire des Ătats-Unis pose problĂšme en RDC 10.04.2026 4minLâannonce de lâarrivĂ©e des migrants en provenance des Ătats-Unis dâAmĂ©rique soulĂšve une vive controverse en RDC. Dâun cĂŽtĂ©, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, rassure que cette situation serait temporaire, sans coĂ»t pour le trĂ©sor public congolais, et rĂ©sulterait dâune dĂ©cision pleinement souveraine. De lâautre, des questions subsistent sur les dessous de cette dĂ©cision, tant du cĂŽtĂ© de la sociĂ©tĂ© civile que de lâopposition politique. Pourquoi la RDC rejoint-elle aujourdâhui dâautres pays africains qui avaient rĂ©pondu favorablement Ă la demande amĂ©ricaine ? HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Qualification des LĂ©opards au Mondial 2026 : de la cĂ©lĂ©bration Ă la rĂ©cupĂ©ration politique ? 03.04.2026 5min« Câest FĂ©lix Tshisekedi qui lâa fait. On ramĂšne quelque chose dâhistorique : cela fait 52 ans. AprĂšs Mobutu, aucun des prĂ©sidents passĂ©s nâa pu le faire, seul lui y est parvenu », a dĂ©clarĂ© Didier Budimbu, ministre des Sports, aprĂšs la qualification des LĂ©opards pour la Coupe du monde. Et dâajouter : « Tout droit ti na trois ! » Allusion on ne peut plus claire au projet de changement de Constitution pour permettre au chef de lâĂtat de se reprĂ©senter pour un troisiĂšme mandat. Mais au-delĂ de lâexploit sportif, cette sĂ©quence interroge : oĂč sâarrĂȘte la cĂ©lĂ©bration nationale, et oĂč commence la rĂ©cupĂ©ration politique ?HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Ălections de 2028 en RDC : les responsabilitĂ©s face au risque dâun Ă©ventuel glissement 27.03.2026 5min« LâĂ©volution du processus Ă©lectoral est observĂ©e avec une attention particuliĂšre par Washington (...) ». Câest ce quâa dĂ©clarĂ© le chargĂ© dâaffaires de lâAmbassade amĂ©ricaine en RDC Ă lâissue de son entretien avec Denis Kadima, prĂ©sident de la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate amĂ©ricain a affirmĂ© avoir Ă©tĂ© Ă©difiĂ© sur la gestion des Ă©lections. Or, la feuille de route publiĂ©e par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolĂšte du fait de la non rĂ©alisation de nombreuses activitĂ©s. Cette situation fait craindre le report des Ă©lections, comme lors de la pĂ©riode de 2016-2018. Qui portera la responsabilitĂ© de ce deuxiĂšme glissement du calendrier Ă©lectoral qui se profile Ă lâhorizon ? Bonjour et bienvenue dans ce 12e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC), qui dĂ©crypte chaque semaine un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur principal du pilier politique Ă Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.En 2019, les Ătats-Unis avaient imposĂ© des sanctions aux prĂ©sidents de lâAssemblĂ©e nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi quâĂ trois acteurs de la Ceni pour «avoir repoussĂ© les Ă©lections gĂ©nĂ©rales de 2016 en 2018 ». Ătaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intĂ©ressĂ©s ont toujours soutenu que cette option avait Ă©tĂ© levĂ©e par lâensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la ConfĂ©rence Ă©piscopale nationale du Congo (Cenco). Cet Ă©pisode vient aussi rappeler que les responsabilitĂ©s en matiĂšre Ă©lectorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit dâarrangements politiques plus larges.Ă moins de trois ans des Ă©lections attendues fin 2028, le spectre dâun nouveau glissement se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans lâexĂ©cution de sa feuille de route Ă©lectorale, principalement par manque de financement. Lâidentification et lâenrĂŽlement des Ă©lecteurs nâont Ă©tĂ© lancĂ©s ni dans la province pilote ni dans les quatre aires opĂ©rationnelles, alors que la feuille de route prĂ©voyait toutes ces activitĂ©s avant mars 2026. Ces retards, combinĂ©s Ă un contexte sĂ©curitaire toujours fragile et Ă une incertitude politique liĂ©e notamment aux vellĂ©itĂ©s de rĂ©vision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiĂ©tudes sur le respect des dĂ©lais.  Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour lâinstant, , faiblement mobilisĂ©es sur la question du respect des dĂ©lais. Ă la place, une large coalition dâacteurs Ćuvrant consciemment ou non pour la non organisation des Ă©lections dans les dĂ©lais semble mĂȘme se dessiner. Dâabord, le silence de la Ceni contraste avec ses dĂ©nonciations des dĂ©caissements tardifs des fonds par le ministĂšre des finances lors du prĂ©cĂ©dent processus. Alors, comment peut-on interprĂ©ter ce silence aujourdâhui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ? Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
InsĂ©curitĂ© Ă Kinshasa : entre dĂ©mentis officiels et rĂ©alitĂ©s du terrain 20.03.2026 3minFace Ă la recrudescence des actes criminels Ă Kinshasa, la dĂ©putĂ©e Randall Muzito a dĂ©posĂ©, le mercredi 4 mars 2026, une question Ă©crite au bureau de lâAssemblĂ©e nationale, adressĂ©e Ă Jacquemain Shabani, vice-Premier ministre de lâIntĂ©rieur. Dix jours plus tard, soit le 14 mars 2026, Freddy Ekofo, vendeur de bijoux au marchĂ© central de Kinshasa, a Ă©tĂ© abattu par des hommes armĂ©s au quartier Yolo-sud dans la commune de Kalamu. Quelles leçons tirĂ©es de cette recrudescence de lâinsĂ©curitĂ© dans la capitale congolaise ?Bonjour et bienvenue dans ce 11e Ă©pisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio dâEbuteli et du Groupe dâĂ©tude sur le Congo (GEC), qui analyse chaque semaine un sujet de lâactualitĂ© congolaise. Je suis JoĂ«l Kiniati, analyste des donnĂ©es Ă Ebuteli. Nous sommes le vendredi 20 mars 2026.Depuis plusieurs mois, les habitants de Kinshasa dĂ©noncent la multiplication des cas de braquage, de kidnappings, dâattaques de domiciles et dâagressions armĂ©es. Une situation alarmante mais diffĂ©remment perçue par les autoritĂ©s. Si le prĂ©sident de la RĂ©publique exige un renforcement de la sĂ©curitĂ©, la police affirme que plusieurs cas relayĂ©s sur internet relĂšvent de rumeurs ou dâinformations non vĂ©rifiĂ©es alors quâil existe plusieurs faits vĂ©rifiables. Selon lâanalyse des Ă©lĂ©ments collectĂ©s dans la presse, au moins 16 faits criminels ont Ă©tĂ© signalĂ©s Ă Kinshasa entre janvier 2025 et mars 2026. Braquages, attaques de domiciles, pillages de quartiers ou encore kidnappings. Par exemple, en fĂ©vrier 2025, un braquage spectaculaire menĂ© par des hommes armĂ©s dans une pharmacie Ă Lemba a fait deux morts et un blessĂ©. En mai de la mĂȘme annĂ©e, des hommes armĂ©s ont fait irruption sur le site de lâUniversitĂ© de Kinshasa. En plein jour, ils ont braquĂ© des changeurs de monnaie avant de disparaĂźtre avec une importante somme dâargent. Dans la commune de Mont-Ngafula, en aoĂ»t, les habitants ont Ă©galement Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă des Ă©pisodes de violence particuliĂšrement marquants : prĂšs de 70 maisons ont Ă©tĂ© pillĂ©es en une seule nuit par des bandits armĂ©s dans le quartier Matadi-Mayo. Lire la suite sur www.ebuteli.orgHĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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