Impact.info en français
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Impact.info en français est un podcast d'information proposé par Impact Info. Il offre des contenus en français sur divers sujets. Les épisodes sont diffusés via le service d'hébergement Audiomeans.
Épisodes
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Pourquoi réduire le bruit au travail ? 09.10.2026 10minDans les écoles, les EHPAD, les établissements de santé ou les restaurants d’entreprise, près de 300 000 agents sont quotidiennement exposés au bruit de la vaisselle. Cette exposition peut entraîner troubles auditifs, acouphènes, fatigue, maux de tête ou irritabilité. « Aujourd'hui, il faut savoir que le bruit au travail est la troisième maladie professionnelle référencée en France, » précise Sophie Moritel. Après 8 ans de recherche et développement, Quiet a conçu une vaisselle en verre trempé recouverte de silicone sur la partie qui s’empile, afin d’absorber les chocs. Résultat : une réduction du bruit de 85 % à l’empilage. Aujourd’hui, plus de 200 collectivités utilisent les produits Quiet, de la crèche au CROUS, en passant par les EHPAD et les restaurants d’entreprise. Plus de 6 millions de repas ont déjà été servis avec cette vaisselle. Pour les agents, le changement se mesure immédiatement : « Le fait de ne plus avoir le bruit de la vaisselle leur permet de discuter avec les enfants, par exemple au moment du débarrassage dans le cas d'une cantine scolaire, » conclut Sophie Moritel. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi emprunter plutôt qu’acheter ? 08.10.2026 11minÀ La BOB, la Bibliothèque d'Objets de Besançon, comme dans une bibliothèque classique, les adhérents peuvent réserver en ligne les objets dont ils ont besoin. « On a plus d'une centaine d'objets aujourd'hui », explique Florian Verger. Outillage, matériel de jardinage ou encore shampouineuse, les objets sont majoritairement issus de dons et peuvent être empruntés pour une journée, une semaine ou davantage. L’objectif est à la fois économique et écologique. Une étude de l’ADEME citée par l’association estime à seulement 12 minutes le temps d’usage moyen d’une perceuse entre son achat et son recyclage. À la BOB, « on a souhaité proposer cet endroit, ce lieu, pour mutualiser les objets et faire en sorte qu'ils circulent davantage, qu'ils soient davantage utilisés ». Avec une adhésion accessible à partir de 5 euros par an et des tarifs d’emprunt réduits, la BOB entend aussi favoriser un autre rapport à la propriété. « C'est peut-être simplement de changer un peu les pratiques, d'avoir un autre regard sur ces objets qui nous entourent, » concluent-ils. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi rendre la culture accessible à tous ? 07.10.2026 10minDroit27 est née de constats parfois surprenants, comme celui de Marion, 13 ans, qui n’était jamais allée au cirque, ou de Maël, 17 ans, qui n’avait « jamais tenu un feutre ». Pour l'association, l’accès à la culture ne se résume pas à une question financière. « On peut avoir une petite phrase dans nos têtes qui se dit l'art, c'est pas pour moi, » précise Chloé Vallois. Pour dépasser ces barrières, l’association va directement à la rencontre des publics, dans les EHPAD, les centres d’accueil de jour ou les foyers de l’aide sociale à l’enfance. Les ateliers sont coconstruits avec les bénéficiaires, les professionnels et les artistes, afin de répondre aux besoins de chaque structure. Parmi les projets menés, Droit27 a notamment organisé des résidences avec une autrice de bande dessinée dans des centres de la protection judiciaire de la jeunesse en outre-mer. Droit27 accompagne aujourd’hui 5 500 bénéficiaires directs et ambitionne d’en toucher 30 000 d’ici 2030. « Déplacer la culture pour que tout le monde puisse s'en emparer », résume Chloé Vallois. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi agir ensemble pour mieux retrouver les animaux perdus ? 06.10.2026 10minAnimou permet de signaler un animal perdu, trouvé ou simplement aperçu. Un algorithme croise ensuite les annonces selon différents critères comme la race, la couleur ou les signes distinctifs. L’application s’appuie aussi sur un système d’alertes de proximité pour mobiliser les habitants d’un même quartier. « Nous avons voulu travailler à l'échelle des quartiers, aller sensibiliser et demander de l'aide aux personnes qui sont proches d'une perte », explique Aymeric Deloche. L’idée est née d’une expérience personnelle. Les deux fondateurs avaient perdu leur chat Percy et l’avaient finalement retrouvé grâce à un voisin. En cherchant des solutions, ils constatent que les outils existants sont parfois obsolètes ou payants. « On s'est dit qu'on allait faire mieux gratuitement. » Animou est ainsi entièrement gratuit, pour les particuliers comme pour les professionnels. L’enjeu est important puisqu'un chat est perdu toutes les 8 minutes et un chien toutes les 26 minutes en France. Animou compte aujourd’hui plus de 1 500 utilisateurs et plus de 400 annonces, et se réjouit de plus de 100 retrouvailles. Au-delà de la technologie, les fondateurs veulent créer une véritable solidarité de proximité. « On est vraiment une communauté et ça rapproche les voisins autour de l'animal perdu », souligne Ambre Capon. Une démarche qui repose désormais sur 40 ambassadeurs en France et une communauté que les deux fondateurs espèrent voir grandir. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi adapter l'apprentissage à chacun ? 02.10.2026 10minCocréé avec le Centre de recherche en neurosciences de Lyon, Glaaster analyse le profil cognitif d’un apprenant pour adapter les supports : police, espacement entre les lignes, mots et lettres, mais aussi lecture vocale, quiz ou cartes mentales. « Glaaster, c'est un outil pour venir détecter les besoins individuels et y appliquer une correction qui, elle aussi, est individuelle », explique Antoine Auzimour. Déployé dans les établissements scolaires, les centres de formation et l’enseignement supérieur, l’outil permet de proposer plusieurs versions d’un même document selon les besoins des élèves. « Si dans une classe, il y a 10 besoins spécifiques, il y aura bien 10 versions grâce à Glaaster. » L’objectif est notamment de réduire les difficultés liées aux troubles de l’apprentissage. La dyslexie touche 8 % de la population et plus de 60 % des personnes atteintes d’un trouble en présentent au moins un deuxième. Déjà déployé dans plus de 80 établissements, Glaaster donne déjà accès à son outil à plus de 150 000 élèves. L’objectif est désormais de poursuivre son intégration dans les logiciels utilisés par les établissements et de développer les fonctionnalités liées à l’intelligence artificielle. Au-delà de l'adaptation des supports scolaires, il s’agit aussi de permettre aux élèves de retrouver confiance dans leurs capacités. « Si l'apprentissage demande moins d'efforts, on apprend plus vite, on apprend mieux, on se sent moins dévalorisé et on va plus loin, » conclut Antoine Auzimour. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi soutenir l'entrepreneuriat dans les quartiers ? 01.10.2026 10minCréée en 2006 à Vénissieux, près de Lyon, après les révoltes qui ont suivi la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois, Positiv est née du constat qu'exclusion professionnelle et éloignement du marché du travail pouvaient nourrir un sentiment de mise à l’écart. « Si les gens sont parfois victimes de discrimination, c'est peut-être plus facile de trouver des clients qu'un employeur et donc on va les aider à créer leur entreprise », explique Claudia Ruzza. Depuis, l’association s’est développée dans 170 quartiers en France. Elle accompagne les habitants à chaque étape de leur projet, de l’idée à la création, mais aussi sur la confiance et la motivation. En 20 ans, elle a accompagné environ 30 000 personnes et contribué à 13 000 créations d’entreprises. Les projets sont principalement liés à l’économie de proximité, c'est-à-dire BTP, transport, boulangerie, coiffure, restauration ou encore services. « On accompagne des projets de l'économie de proximité, de la vie, du quotidien parfois qui sont vus comme de petits projets, mais en réalité qui ne le sont pas du tout », souligne Claudia Ruzza. Pour la directrice générale, l’entrepreneuriat permet aussi de changer le regard porté sur ces territoires. On estime que 25 % de leur population serait dans une dynamique entrepreneuriale. « On évoque très peu la vie normale » des quartiers, regrette-t-elle, alors qu’il s’agit aussi de « gens qui vivent, qui créent, qui travaillent, qui produisent et qui finalement font tourner une partie de la France, tout simplement, » conclut Claudia Ruzza. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi faire vivre les villages ruraux ? 30.09.2026 10minCréée en 1985, le Mouvement rural de Vendée agit dans de nombreux domaines, de la culture au patrimoine, en passant par l'environnement, les pratiques artistiques ou les activités sportives. « La finalité, c'est vraiment de créer du lien entre les habitants, de faire en sorte que les villages soient vivants, de les vitaliser, de les revitaliser parfois », explique Mathilde Bazireau. Cet objectif passe notamment par les foyers ruraux et les cafés associatifs, mais aussi par Causette, une caravane itinérante qui peut devenir scène de spectacle, bibliothèque ou cabane de jeux. La fédération intervient également directement dans les villages éloignés des commerces et des services, avec des ateliers destinés notamment à lutter contre l'isolement. L'enjeu est surtout de faire émerger des initiatives locales. « Le meilleur résultat qu'on peut obtenir, c'est de ne plus revenir du tout dans ce village-là parce qu'on sait que derrière, il y a un groupe qui s'est constitué et qui a initié, amorcé quelque chose », souligne-t-elle. Au-delà des activités proposées, Mouvement Rural 85 veut ainsi contribuer à changer le regard sur les campagnes et à recréer des espaces de dialogue. « Une de nos finalités, c'est aussi de remettre du lien, de la parole, du débat », résume Mathilde Bazireau, pour permettre aux habitants de « vivre ensemble sereinement et se sentir bien, habiter là où ils sont ». Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi rapprocher culture et écologie ? 29.09.2026 10minCréée en 2007, l'association s'est d'abord développée autour du cirque et de la médiation culturelle, avant d'installer son chapiteau à La Vallée-au-Blé en 2022. Le projet s'est alors transformé en tiers-lieu et a progressivement fédéré les habitants. « C'est la richesse de coconstruire avec le territoire et les habitants », explique Renaud Gras. Sur place, les activités se sont diversifiées. On retrouve un espace de vie sociale, un atelier bois, des actions autour de l'environnement ou encore un éco-conseil des enfants. Le cirque sert notamment de porte d'entrée pour aborder les questions écologiques. « Le cirque va avoir une approche beaucoup plus ludique, festive, et va être notre porte d'entrée pour aborder plein d'autres thèmes », souligne-t-il. Cette approche produit des effets très concrets. Lors d'une fête d'école organisée avec l'éco-conseil, les enfants ont notamment instauré une charte écoresponsable. Pas de petits lots en plastique, un point d'eau gratuit et des éco-cups achetés collectivement. L'association travaille également avec les collectivités sur des projets de plantation et développe des actions autour des métiers de la transition. Le tiers-lieu est aussi devenu un espace où les habitants peuvent réellement prendre part aux projets. « C'est une force de pouvoir réellement impliquer les bénévoles. C'est-à-dire qu'ils ne sont pas juste consultés, mais sont acteurs. Ce sont eux qui ont les clés », insiste Renaud Gras. Une dynamique qui pourrait encore s'élargir avec la rénovation d'un ancien bâtiment industriel, destiné notamment à accueillir des formations et des jeunes en stage. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi la science a-t-elle besoin de documentaires ? 25.09.2026 10minPariscience propose des projections de films scientifiques suivies d'échanges avec les équipes des films et des scientifiques, ainsi que des actions à destination des scolaires et des professionnels. « Le documentaire scientifique permet de faire de la vulgarisation et donc de parler de science, notamment à des publics qui ne se sentent pas nécessairement à l'aise avec ces questions-là. » Le format vidéo permet notamment de s'appuyer sur « les émotions et l'expérience sensible qu'apporte un film » pour toucher le grand public, explique Clotilde Pilot. Les sujets abordés dépassent largement les sciences au sens strict, et vont du climat, à l'environnement, en passant par l'intelligence artificielle, la santé ou encore l'énergie, qui sont aussi des enjeux de société. « Aujourd'hui, on a plus que jamais besoin de comprendre ce qui se passe autour de nous pour aussi comprendre ces grands enjeux et être des citoyens et citoyennes éclairés et pouvoir agir et pouvoir prendre des décisions les plus judicieuses », explique Clotilde Pilot. Le documentaire offre également un autre rapport au temps. « C'est de l'information sur le temps long, avec des enquêtes pendant des mois, des bons tournages, du montage. C'est pas de l'information chaude en instantané », souligne Romane Olry. Une temporalité qui permet, selon elle, de prendre davantage de recul sur les sujets abordés. Le festival accorde une place importante aux jeunes. Près de la moitié de son public est scolaire, du primaire à la terminale. « C'est très important de commencer tôt, à leur donner une certaine culture scientifique, de développer leur esprit critique, et puis aussi développer leur curiosité. » Cette appétence existe déjà : 71 % des élèves déclarent aimer travailler les sciences, tandis que 91 % des 15-17 ans considèrent les sciences comme un levier de compréhension du monde. Cette année, trois thématiques ont été particulièrement mises en avant : la santé et le soin, l'histoire des sciences et les rapports entre humains et animaux. Mais au-delà des projections, Pariscience cherche aussi à prolonger la réflexion et à favoriser l'action. « On essaie de s'impliquer aussi dans le soutien à des campagnes d'impact », explique Clotilde Pilot, avec notamment des actions destinées à « encourager les citoyens et les citoyennes à se mobiliser sur des enjeux, notamment là, climatiques et environnementaux ». Le prochain festival Parisience se tiendra du 22 au 26 octobre 2026 au Museum d'Histoire naturelle et à l'Institut de Physique du Globe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi donner une seconde vie aux textiles ? 24.09.2026 10minVêtements abîmés, usés, chutes de tissus ou prototypes invendus : l'Atelier de la Matière récupère ce qui serait autrement jeté. « Notre fonction, ça va être de revaloriser la matière pour la matière, c'est-à-dire de récupérer la matière et de venir l'utiliser lors des cours de couture traditionnels. Et aussi beaucoup d'upcycling, donc le fait de réinventer par le haut les vêtements », explique Pauline Vandôme. Chaque année, l'association collecte trois tonnes de textiles qu'elle cherche à revaloriser. Une démarche qui fait écho au parcours de Pauline Vandôme, qui a travaillé pendant une quinzaine d'années comme styliste dans différentes grandes marques de prêt-à-porter. Elle y a notamment constaté le gaspillage lié aux prototypes. « On a des collections qui font parfois 600 références. Et sur ces 600 références, on a un premier échantillon qui va partir à la poubelle parce qu'il n'est pas vendable. » Un constat renforcé par un voyage en Inde, où elle découvre les conséquences environnementales de l'industrie textile. À l'Atelier de la Matière, l'objectif est aussi de changer le regard porté sur l'upcycling. « Ce qu'on veut montrer, c'est comment on peut être vraiment stylé avec de l'upcycling, comment on peut réinventer des vêtements qui ont vraiment une très belle identité et leur redonner une nouvelle identité encore plus mode, encore plus fashion. » L'association intervient également auprès des écoles, des habitants et de personnes souhaitant se former à la couture. Elle accueille notamment des personnes retraitées, des jeunes qui souhaitent travailler dans la mode ou encore des demandeurs d'asile et personnes issues de l'immigration qui cherchent à faire reconnaître leurs compétences. L'Atelier de la Matière est ainsi devenu un espace de rencontre et de transmission. « Un atelier de couture, c'est un lieu de vie, où on a des personnes qui vont venir parce qu'elles ont envie d'échanger », s'enthousiasme Pauline Vandôme. Une manière de faire du réemploi un outil à la fois créatif, écologique et social. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Comment l’accessibilité peut transformer nos villes et nos entreprises ? 23.09.2026 33minEn France, près de 12 millions de personnes vivent avec un handicap, dont 80 % sont invisibles. L’accessibilité reste pourtant encore trop souvent perçue comme une contrainte réglementaire. “C’est l’environnement qui crée la situation handicapante”, rappelle Sylvain Denoncin. Vingt ans après la loi de 2005, qui visait à rendre accessibles les établissements recevant du public, le chantier est encore loin d’être terminé. Selon lui, seulement la moitié du patrimoine bâti serait aujourd’hui conforme. L’accessibilité ne bénéficie pourtant pas uniquement aux personnes en situation de handicap. Avec le vieillissement de la population, les troubles temporaires, les poussettes ou les bagages, chacun peut être confronté un jour à des difficultés de déplacement. “Un Français sur deux sera concerné par un handicap au cours de sa vie”, souligne Sylvain Denoncin. Pour les entreprises, intégrer ces enjeux devient également un levier de performance. Les études montrent qu’une plus grande diversité favorise la rentabilité, tandis qu’un bâtiment pensé selon les principes du design inclusif améliore l’expérience des clients comme celle des salariés. L’innovation ouvre également de nouvelles perspectives. Okeenea développe notamment des solutions de guidage sur smartphone capables d’accompagner les usagers à l’intérieur des gares, hôpitaux ou campus. Demain, l’intelligence artificielle et les interfaces en langage naturel devraient renforcer encore davantage l’autonomie des personnes. “L’intelligence artificielle va être un accélérateur majeur de l’inclusion”, estime le dirigeant. Pour Sylvain Denoncin, l’accessibilité ne doit plus être considérée comme un marché de niche ou une simple obligation réglementaire. Elle constitue un investissement au service de la sécurité, de l’autonomie et de la qualité d’usage, avec des bénéfices qui concernent l’ensemble de la société. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi créer des tiers-lieux ruraux ? 23.09.2026 10minLe tiers-lieux Mirasou dispose de 200 m² de locaux avec un espace de coworking, une salle polyvalente et une épicerie. Un grand bâtiment doit prochainement accueillir un gîte, deux logements et une cuisine professionnelle. Le lieu développe également un verger-potager agroécologique, sans intrants, qui a produit deux tonnes de légumes l'an dernier et pourrait atteindre trois tonnes cette année. La biodiversité constitue un autre axe fort du projet. 1 300 arbres ont été plantés pour recréer des continuités entre les espaces agricoles et la forêt. Le tiers-lieu travaille également à préserver les zones humides et à développer les habitats pour la faune sauvage. Mais Mirasou se veut avant tout un lieu de transmission. Les pratiques agroécologiques côtoient l'écoconstruction, l'économie circulaire et le réemploi des matériaux. « Tous nos locaux ont été réalisés avec 80 % de matériaux de récupération », précise Philippe Guilbaud. Cette volonté de transmettre s'est aussi concrétisée avec la création d'une École de la transition écologique, qui accueille notamment des jeunes en décrochage scolaire et professionnel. En trois ans, les deux associations liées au projet ont créé cinq emplois et accueilli plusieurs centaines de bénévoles. Le tiers-lieu est ainsi devenu bien plus qu'un lieu de vie. « Me contenter de vivre dans un éco-lieu, ce n'est pas suffisant. Il faut qu'il y ait un engagement dans la transformation sociétale », insiste Philippe Guilbaud. Car pour lui, cette transformation passe aussi par l'ancrage local : « Il faut apprendre à s'insérer dans le territoire et à y participer en toute modestie, mais avec l'envie d'apporter les idées et d'être acteur du changement que nous voulons pour le monde », conclut-il. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi repenser le modèle de la restauration ? 22.09.2026 10minDès l'origine, les quatre associés imaginent un restaurant ouvert uniquement le midi en semaine, pour permettre aux salariés d'avoir « une vie personnelle plus équilibrée ». Ils choisissent aussi de cuisiner sur place, sans micro-ondes ni congélateur, et de livrer les repas à vélo. Une démarche qui, à l'époque, leur vaut de détonner dans le paysage. Quatorze ans plus tard, les Marmites Volantes ont diversifié leur activité, notamment avec la restauration collective scolaire et d'entreprise. L'entreprise produit aujourd'hui 2 800 repas depuis une cuisine centrale située à Saint-Denis, livrés quotidiennement dans les écoles. En 2025, 70 % des produits servis dans les assiettes des enfants étaient bio, bien au-delà des 20 % imposés par la loi. L'engagement passe aussi par les conditions de travail. Tous les salariés sont déclarés, les heures supplémentaires sont payées et les livreurs à vélo sont salariés de l'entreprise. « Le livreur n'a pas à être plus précaire que le chef de cuisine ou le service en salle. Tout le monde mérite un contrat de travail », insiste Ariane Delmas. Pour la dirigeante, l'entreprise peut ainsi devenir un véritable laboratoire d'innovation sociale. « Je considère que l'entreprise est aussi un lieu d'innovation sociale où on peut démontrer que prendre soin de ses salariés, c'est quelque chose qui est possible. » Sur le plan environnemental, les Marmites Volantes privilégient les produits bruts, locaux et de saison, utilisent des contenants consignés et assurent leurs livraisons à vélo. Mais au-delà des pratiques internes, l'ambition repose aussi sur des relations durables avec les producteurs et partenaires. « La réussite des Marmites Volantes, c'est si tout le monde autour de nous réussit avec nous », résume-t-elle. Une conviction qui nourrit son envie de rendre visibles les entreprises qui cherchent à faire autrement. « Il n'y a pas de fatalité à mal manger, il n'y a pas de fatalité à maltraiter ses salariés. Et on en est un des exemples », conclut Ariane Delmas. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi revitaliser les territoires ruraux ? 18.09.2026 10minAprès 40 ans comme dirigeant, Frédéric Bosqué prend toute la mesure des tensions entre les dimensions écologique, sociale et économique du monde. Une rencontre avec un agriculteur lors d'un tour de France à vélo va notamment accélérer sa réflexion. « J'ai été effondré de voir que dans notre société, on était capable d'appauvrir des gens qui créent de la valeur pour nous et pour les générations futures. » Il décide alors de consacrer son activité à un nouveau modèle de développement territorial. Le projet TERA s'appuie aujourd'hui sur plusieurs communes et rassemble agriculture, alimentation locale, écoconstruction, production d'énergie renouvelable et formation. À Masquières, dans le Lot-et-Garonne, une ferme de 12 hectares en permaculture et polyactivité côtoie notamment une exploitation agricole et une menuiserie. À Tournons-d'Agenais, un terrain de 4 hectares doit accueillir un « quartier rural en transition ». L'objectif est de relocaliser une partie de la production et de créer des emplois non délocalisables. « Notre idée, c'est de faire venir un maximum de personnes sur notre quartier rural pour les inciter à travailler, pour mettre au service de la revitalisation rurale leurs compétences, leurs talents, leur créativité, » explique Frédéric Bosqué. Une dynamique qui vise aussi à rééquilibrer les territoires. Une vision qui entend faire de la ruralité un espace d'innovation et de transition. « Parce que ces choses qu'on va construire dans ces petites communes, ce sera pas délocalisable. Donc c'est tout bénéfice pour toute la société » Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi concilier écologie, justice sociale et démocratie ? 17.09.2026 10minCréé en 2019 à la suite de la crise des Gilets jaunes, le collectif Le Pacte du pouvoir de vivre est né du constat que la transition écologique ne peut réussir sans répondre aux enjeux sociaux, et qu'il est nécessaire de renforcer le dialogue entre les citoyens, les pouvoirs publics et la société civile. « Il fallait travailler ensemble pour réellement concilier transition écologique et justice sociale, fin du monde et fin du mois », explique Amandine Lebreton. Le Pacte agit à l’échelle nationale, mais aussi à travers une trentaine de groupes locaux. Il favorise le partage d’expertise entre ses membres, formule des propositions lors des grandes échéances électorales et organise régulièrement des webinaires ouverts à tous. « Les défis écologiques et sociaux nécessiteront que chacun puisse sortir de ces silos », souligne Amandine Lebreton. L’alliance entend ainsi faire émerger une culture commune entre des organisations aux missions différentes. « Pour agir, il faut d’abord se connaître et se faire confiance. Ce qui permet ensuite l’action collective. » Selon Amandine Lebreton, cette voix commune renforce le poids du plaidoyer auprès des décideurs. « On essaie de faire bouger des lignes pour que chacun ne soit pas seul dans son plaidoyer », conclut-elle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi renouer avec la biodiversité ? 16.09.2026 10minCréée en 1998, l’association Noé est née du constat que les sociétés humaines se sont progressivement éloignées de la nature. Son ambition est désormais de favoriser leur coexistence. « L’idée, c’est de faire en sorte de protéger et restaurer la biodiversité en lien avec l’homme, sans enlever l’homme de l’équation », explique Aurélie Jambon. Pour y parvenir, Noé agit sur les fronts de l'agroécologie, de la renaturation des espaces urbains, de la mobilisation citoyenne et de l'accompagnement des territoires. L’association développe notamment des programmes de sciences participatives pour permettre aux citoyens de mieux connaître la biodiversité car, pour elle, cette reconnexion est essentielle pour comprendre les enjeux environnementaux et agir à son échelle. Noé accompagne également les entreprises, les collectivités et les particuliers dans la mise en place de pratiques favorables à la biodiversité, qu’il s’agisse d’aménagements urbains, de jardins ou de production agricole. Malgré un contexte parfois préoccupant, Aurélie Jambon reste optimiste. « En travaillant au niveau local, l’espoir est vraiment là. » Selon elle, les initiatives de terrain produisent déjà des résultats concrets. « La biodiversité est résiliente quand on lui laisse la place », conclut-elle, convaincue que les actions menées aujourd’hui peuvent encore inverser la tendance. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi mieux mesurer la valeur sociale ? 15.09.2026 10minFace aux limites des méthodes d’évaluation actuelles, l’opération milliard a souhaité élaborer une approche mieux adaptée aux transformations sociales et environnementales. Pour l’organisation, la valeur sociale consiste à « consolider les solidarités, protéger l’accès aux biens essentiels, renforcer les capacités territoriales et favoriser la résilience face aux chocs ». Les outils existants évaluent souvent des projets isolés ou des indicateurs économiques, sans prendre suffisamment en compte les dynamiques collectives. « Il était assez difficile d’avoir une méthode existante aujourd’hui qui permettait à elle seule d’appréhender toute la complexité des changements sociaux et environnementaux », explique Leïla Bordier-Randera. « La mesure, c’est un outil de compréhension des trajectoires de transformation. » Pour construire cette méthode, l’opération milliard a réuni des acteurs associatifs, des fonds d’investissement et des experts de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de combiner des indicateurs communs à toutes les structures financées avec des indicateurs coconstruits, adaptés à chaque projet et à son territoire. Au-delà du suivi des financements, cette démarche vise à simplifier les exigences imposées aux structures. « Ce qu’on défend, c’est qu’il y ait des indicateurs communs entre financeurs et que les structures ne soient pas obligées de répondre à des indicateurs qui ne leur servent pas. » Une méthode appelée à évoluer au fil des retours d’expérience. En partenariat avec Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi miser sur des chaussures écoreponsables ? 11.09.2026 11minL'aventure de Minuit sur Terre est née d'un besoin personnel. En cherchant une alternative aux chaussures en cuir, Marie Klein ne trouve aucun modèle qui réponde à ses attentes. Elle décide alors de créer sa propre marque, fabriquée au Portugal avec des matériaux recyclés ou d'origine végétale. « Le but, c'était vraiment de remplacer le cuir », explique-t-elle. Pour la dirigeante, l'engagement environnemental va de pair avec des exigences sociales. « Pour moi, c'était en Europe ou rien. » La fabrication locale permet de garantir un savoir-faire reconnu tout en limitant les transports de matériaux. Au fil des années, les matières ont également évolué, avec des composants issus notamment de la pomme, du raisin ou du maïs. Longtemps réservées à un public de convaincus, ces chaussures séduisent désormais une clientèle plus large. « Aujourd'hui, les véganes ne représentent même pas 10 % de nos clients. » L'argument écologique, mais aussi le design, prennent désormais le dessus. Pour Marie Klein, l'objectif est désormais de banaliser ces alternatives. « J'aimerais que ça devienne mainstream, que toutes les marques s'y mettent à proposer au moins un ou deux modèles, afin de démocratiser une mode plus responsable et de faire tomber les clichés qui entourent encore les produits véganes », conclut Marie Klein. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi les entreprises ont-elles un rôle à jouer contre l'exclusion ? 10.09.2026 10minCréée en 1993, la Fondation Agir Contre l'Exclusion - FACE est née de la conviction que les entreprises peuvent agir aux côtés des pouvoirs publics et du monde associatif. Aujourd'hui, plus de 5 000 entreprises sont engagées dans 70 territoires pour accompagner chaque année 400 000 personnes. « Les fondateurs de la Fondation avaient l'intuition que les entreprises avaient aussi un rôle à jouer sur leur territoire pour aider à accompagner les personnes les plus en difficulté », explique Timothée Delacôte. L'association intervient auprès des jeunes en décrochage, des seniors, des personnes en situation de handicap, des primo-arrivants ou encore des femmes victimes de violences. Son action s'articule autour de quatre axes : l'insertion professionnelle, l'orientation des jeunes, l'accès aux droits et la transition écologique. « Notre but, c'est vraiment d'ouvrir le champ des possibles de ces jeunes-là », explique Timothée Delacôte, qui mise notamment sur le mentorat et les immersions en entreprise pour lutter contre l'autocensure. Pour mesurer l'efficacité de ses actions, FACE réalise depuis près de dix ans des études d'impact. « Le résultat attendu, c'est l'inclusion des personnes ou, à minima, le sentiment d'inclusion des personnes. » La fondation affiche ainsi entre 70 et 80 % par an de taux de sorties positives et dynamiques vers l'emploi ou la formation. Au-delà des bénéficiaires, les entreprises en retirent également des effets positifs. « On arrive à démontrer que l'engagement de l'entreprise peut aussi se traduire par des choses très concrètes, positives pour elle. C'est vraiment cette logique gagnant-gagnant », conclut Timothée Delacôte. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. -
Pourquoi repenser l'orientation des jeunes ? 09.09.2026 10minCréée il y a dix ans, Hello Charly est né du constat que les jeunes ne sont pas égaux face à l'orientation. L'accès restreint à l'information, l'environnement social ou encore la méconnaissance du monde du travail peuvent freiner leurs choix. « On s'est mis en tête d'offrir cette expérience qualitative de l'orientation à tous les jeunes sans condition », explique Fatma Chouaieb. L'application les invite à mieux se connaître, à découvrir les métiers et à bâtir un projet qui leur ressemble. Loin de délivrer des réponses toutes faites, l'agent conversationnel pousse les utilisateurs à réfléchir. « Charlie, c'est l'inverse de ChatGPT. Il va d'abord poser des questions et donner très peu de réponses. Notre idée, c'est de mettre le jeune en position active. » L'objectif est aussi d'élargir leurs horizons : « Un jeune de seconde connaît en moyenne 35 métiers alors qu'il y en a 850 qui existent. » Depuis sa création, Hello Charly a accompagné près d'un million de jeunes âgés de 12 à 30 ans. L'application travaille également avec des écoles, des centres de formation et des entreprises pour faciliter le passage à l'action. « On est un pont, une passerelle entre les envies des jeunes qui sont en construction et les opportunités d'emploi et de formation », précise Fatma Chouaieb. « On aura pleinement réalisé la mission d'Hello Charly le jour où on accompagnera un million de jeunes tous les ans, » conclut Fatma Chouaieb. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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