Psychiatrie Internationale
Dr Michaël Sikorav
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Ce podcast traite des neurosciences, de la pharmacologie et de la psychiatrie clinique. Il est animé par le Dr Michaël Sikorav et propose des discussions sur les avancées et les enjeux de la psychiatrie moderne. Les épisodes couvrent des sujets allant des mécanismes neurobiologiques aux traitements médicamenteux, en passant par la pratique clinique. Le podcast vise à informer les professionnels de la santé et le public intéressé par les questions de santé mentale.
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10 jours de cétogène et mon cerveau a changé 18.08.2026 8pIl y a 2 ans, j’ai essayé le régime cétogène, et j’avais fait une vidéo sur le sujet.Pourquoi j’ai essayé le régime cétogèneCe que je raconte ici ne fait pas office de recommandation médicale.Mon trouble bipolaire est stable, avec un TDAH. Je prends habituellement du méthylphénidate et j’utilise également de la metformine – pour contrer la faim de la quétiapine.Ces dernières années, les études autour du régime cétogène et de la psychiatrie métabolique se sont s’accumulées. Les données étaient encore préliminaires, mais suffisamment intéressantes pour justifier d’un test – à mon avis, en tout cas.Ce qui a changé en dix joursLe changement le plus notable n’était pas le poids, mais mon fonctionnement quotidien.J’étais beaucoup moins irritable. J’avais une impression d’avoir le cerveau plus clair du matin au soir. Je pouvais sauter sans avoir l’impression d’être en hypoglycémie. Et surtout, ma relation à la faim a complètement changé.Avant, rentrer chez moi en ayant faim voulait dire que je grignotais avant d’avoir eu le temps de préparer le repas. Avec la diète cétogène, la faim ressemble davantage à une information : je savais que je devais manger, mais je n’ai plus besoin de répondre immédiatement au signal.Même chose avec le sucre. Je peux avoir du chocolat devant moi et ne pas le manger sans effort.La gestion du poids et de l’appétit sous psychotropes est un problème majeur en pratique. J’avais déjà fait le point sur les études concernant la metformine.Ce qui m’a le plus surprisAvant, ma Clara savait si j’avais pris mon méthylphénidate.Les jours sans traitement, j’étais généralement plus irritable, moins concentré et je terminais moins bien mes phrases.Depuis que j’ai commencé le régime cétogène, on a essayé de refaire le test : elle ne sait plus. Elle pense même parfois que j’ai pris mon traitement alors que ce n’est pas le cas. Rien ne vaut un petit test à l’aveugle.J’ai déjà parlé plus largement de cette situation ici : TDAH et trouble bipolaire, traitement.Ce que cette expérience ne prouve pasIl faut remettre les choses à leur place : ça fait à peine dix jours. Je suis une seule personne – on parle d’une étude n=1Il n’y a ni randomisation, ni groupe contrôle, ni aveugle. Je sais que je suis sous régime cétogène et je m’attends à ce qu’il se passe quelque chose.Il y a donc pas mal de choses qui peuvent expliquer ce qui m’arrive, autres qu’un effet réel de la diète.Mon expérience n’est qu’un signal.Elle ne prouve pas que le régime cétogène traite le TDAH, qu’il peut remplacer le méthylphénidate ou qu’une personne avec un trouble bipolaire devrait commencer ce régime. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, j’ai déjà des emmerdes. Il existe des signaux dans l’autre sensC’est important parce que les effets positifs attirent beaucoup plus facilement l’attention que les complications.Des cas d’hypomanie et de manie après introduction d’un régime cétogène ont été rapportés. Les Une série de cas ne permet pas davantage de démontrer que le régime en est responsable. Mais lorsqu’on parle de trouble bipolaire, ce signal ne doit pas être ignoré.De la même manière, les premiers essais contrôlés sont intéressants sans être miraculeux. On dépasse à peine les données expérimentales. On est très loin de pouvoir présenter le régime cétogène comme un traitement psychiatrique validé au même niveau que nos traitements de référence. Et j’irai même plus loin : les études qui sortent sont de moins en moins convaincantes. C’est un gradient classique, plus la rigueur méthodologique augmente, moins les résultats se voient.La vraie question commence maintenantDix jours, c’est la partie la moins intéressante. Reste à savoir si tout ça va se maintenir, que ce soit la sensation de clarté mentale, la faim, ou l’irritabilité. Se pose aussi la question d’effets indésirables. Comme souvent, le temps fera le tri.C’est lui qui décidera si cette expérience était intéressante. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Bipolarité le témoignage que Demorand n’a pas écrit 16.08.2026 13pKay Redfield Jamison a écrit l’un des témoignages sur la bipolarité que je trouve les plus intéressants.Elle ne raconte une histoire propre et rassurante : c’est même plutôt l’inverse. Elle raconte la manie. La psychose – avec des hallucinations mortifères. Elle détaille le lithium. Les moments où le traitement lui sauve la vie. Et ceux où elle a l’impression que cette même vie est devenue complètement monochrome.Une psychologue bipolaire qui raconte vraiment les symptômesKay Redfield Jamison est psychologue clinicienne et professeure de psychiatrie à Johns Hopkins. Elle a passé sa vie à travailler sur les troubles de l’humeur et vit elle-même avec un trouble bipolaire.Son livre An Unquiet Mind a d’ailleurs été traduit en français dès 1997 sous le titre De l’exaltation à la dépression. C’est un succès planétaire.Elle ne se contente pas de refaire la liste des symptômes du DSM, comme on le voit souvent. Elle décrit ce qui lui arrive. Les phases maniaques, les dépressions, et les phases mixtes. On a droit à tout, loin des critères creux du manuel.On peut être psychotique sans être schizophrèneC’est un point essentiel.Jamison raconte des hallucinations pendant ses épisodes maniaques, mais ça ne transforme pas son trouble bipolaire en une schizophrénie.Les symptômes psychotiques sont même très fréquents dans le trouble bipolaire de type I. Une méta-analyse retrouve une prévalence vie entière d’environ 63 %, et autour de 57 % pendant les épisodes maniaques. Et encore, les patients ne nous disent pas tout, donc je vous assure que c’est encore plus fréquent.Le lithium lui sauve la vie mais la vie devient fadeElle reçoit du lithium, ça fonctionne au début, mais ça se complique vite. Elle raconte aussi une période où elle ne peut ni lire ni se concentrer. Son monde émotionnel lui semble terne, vide, gris – un peu comme la fin du livre de M. Demorand.Son expérience est importante, mais il ne faut pas généraliser pour autant. Les données sur les effets cognitifs du lithium sont beaucoup plus hétérogènes. Certaines études retrouvent des altérations, d’autres aucun effet clair, et certaines une amélioration.Son histoire pose une question clinique à laquelle on fait face tous les jours : quel est l’objectif du traitement quand on prend un patient en charge ?Zéro symptôme à n’importe quel prix ? Ou un compromis entre prévention des rechutes, fonctionnement et qualité de vie ?Cade et Schou ont tous les deux comptéL’histoire du lithium est superbe.John Cade est cité pour sa réintroduction moderne dans le traitement de la manie en 1949. Le psychiatre danois Mogens Schou et ses collègues ont ensuite publié en 1954 une étude contrôlée qui a posé les jalons pour établir son efficacité et à diffuser son utilisation.Jamison rencontrera plus tard Schou et pourra remercier directement l’un des hommes dont les travaux avaient contribué au traitement qui lui avait sauvé la vie.C’est de loin mon passage préféré du livre.Bipolarité et créativité il faut quand même se calmerJamison a beaucoup travaillé sur les liens entre troubles de l’humeur et créativité.Il existe des données intéressantes dans certains groupes d’écrivains et d’artistes. Mais il ne faut pas transformer ça en « un artiste sur deux est bipolaire ».Les échantillons historiques étaient très sélectionnés et une revue systématique plus récente n’a pas réussi à démontrer que les personnes bipolaires étaient globalement plus créatives que les personnes sans trouble psychiatrique.Il y a un signal intéressant. Mais ça ne permet pas de transformer la bipolarité en super-pouvoir, comme on le voit parfois.Et le fameux test génétique à 100 %À la fin de la vidéo, on fait une expérience de pensée.Imaginons qu’un jour on puisse vous dire avec une certitude absolue que votre futur enfant développera un trouble bipolaire. Est-ce que ça changerait votre décision d’avoir cet enfant ?Notre réponse ne plairait peut-être pas à tout le monde, mais pour le moment, on a la même.Trois articles pour continuer* Pharmaco des troubles bipolaires pour aller plus loin sur les traitements.* Le trouble borderline notamment pour les questions de diagnostic différentiel.* Les études du Tercian pour continuer sur la lecture critique des données en psychopharmacologie.Les commentaires, critiques et questions sont les bienvenus. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Questions & Réponses avec les abonnés 15.08.2026 1ó 4pVoici le replay du live hebdomadaire ! Le chat est caché, les abonnés payant préférant rester anonymes. Psychotropes et raisonnement cliniquePlusieurs situations concrètes : benzodiazépines, paroxétine, méthylphénidate, lithium, IMAO, anxiété, TOC, trouble panique et dépression résistante. L’enjeu n’est pas de trouver une molécule universellement « bonne » ou « mauvaise », mais de comprendre pourquoi on a prescrit celle-là et pas une autre, avec quel objectif. Ceux qui veulent en savoir plus pourront regarder pharmacologie des troubles bipolaires.Quand le problème dépasse la pharmacologieLa dernière partie revient sur quelque chose qu’on sous-estime souvent : une prise en charge peut échouer alors que le problème ne se situe pas dans l’ordonnance. Mauvaise information, incompréhension, perte de confiance et difficultés à dire au psychiatre ce qui se passe peuvent faire capoter n’importe quelle prise en charge, et il n’y a pas un psychotrope qui peut rattraper ça – hors cas exceptionnels. Lives précédentsSession du 8 aoûtSession du 1er aoûtSession du 23 juilletLes commentaires, critiques et questions sont les bienvenus. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Quétiapine : le détail qui change toute l’étude 13.08.2026 59pL'étude est problématique, et je vous explique pourquoi, sans statistique.Quétiapine et dépression bipolaireBOLDER I fait partie des essais qui ont installé la quétiapine dans le traitement de la dépression bipolaire. Mais une différence statistiquement significative ne suffit pas avec le placebo, et cette étude est remplie de nuances qui modifient la lecture des résultats. Wash-out, sélection des patients, sorties d’étude, et effets secondaires sont des paramètres qui ne sont pas précisés quand on cite ce papier, mais qui sont au moins aussi importants que les résultats principaux. J’ai détaillé ces questions dans un autre article de pharmacologie : comment prescrire la quétiapine.Quand un essai clinique s’éloigne de la vraie vieCette étude pose une question plus générale : que devient la validité clinique d’un essai quand les patients inclus sont différents de ceux que nous traitons en pratique ?J’aborde la question de la validité externe dans cet article : le simple et le compliqué en psychiatrie. C’est le jargon qu’on utilise pour la différence entre efficacité expérimentale et les décisions qui en découlent en pratique.Les commentaires, critiques et questions sont les bienvenus. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Antidépresseurs : on vous ment des deux côtés 10.08.2026 25pSur les antidépresseurs, j’ai l’impression qu’on ment un peu des deux côtés.D’un côté, certains psychiatres ont longtemps minimisé les effets indésirables, les troubles sexuels et les symptômes qui peuvent apparaître lors de l’arrêt. L’influence des laboratoires pharmaceutiques n’a sûrement pas aidé.De l’autre, une partie du discours actuel sur Internet donne parfois l’impression que l’arrêt d’un antidépresseur est nécessairement extrêmement difficile, qu’il doit durer des mois ou des années, et qu’une décroissance hyperbolique est indispensable pour tout le monde.La réalité est plus compliquée.J’ai développé la question de la décroissance hyperbolique dans cet article et dans cette vidéo (les problèmes de la décroissance hyperbolique), entre autres.Le sevrage des antidépresseurs existeVertiges, nausées, troubles du sommeil, anxiété, irritabilité ou sensations de décharges électriques peuvent apparaître lors de la diminution ou de l’arrêt de certains antidépresseurs.Une méta-analyse publiée dans The Lancet Psychiatry en 2024 estimait qu’après prise en compte des symptômes observés lors de l’arrêt d’un placebo, environ 15 % des patients présentaient des symptômes attribuables à l’arrêt de l’antidépresseur. Les formes sévères étaient beaucoup moins fréquentes et les résultats variaient fortement selon les études et les molécules. J’en ai déjà parlé.Source : Henssler J et al. Incidence of antidepressant discontinuation symptoms: a systematic review and meta-analysis. Lancet Psychiatry. 2024.Libido, troubles sexuels et PSSDLes troubles sexuels sous antidépresseurs sont un autre problème important : baisse du désir, difficultés orgasmiques ou troubles de l’érection notamment.Chez certains patients, des symptômes sexuels persistent après l’arrêt. On parle alors de PSSD (pour Post-SSRI Sexual Dysfunction).La fréquence réelle du PSSD reste très difficile à déterminer. Une étude rétrospective publiée en 2023 a estimé un risque de 0,46 %, mais uniquement dans une population très sélectionnée d’hommes jeunes et en utilisant notamment la prescription de traitements de la dysfonction érectile comme marqueur. Ce chiffre ne doit donc pas être présenté comme la prévalence du PSSD dans l’ensemble de la population.Source : Ben-Sheetrit J et al. Estimating the risk of irreversible post-SSRI sexual dysfunction (PSSD) due to serotonergic antidepressants. Ann Gen Psychiatry. 2023.La décroissance hyperbolique est-elle supérieure ?Le principe de la décroissance hyperbolique est pharmacologiquement intéressant : lorsque les doses deviennent faibles, de petites diminutions de dose peuvent correspondre à des variations proportionnellement plus importantes d’occupation des transporteurs.Mais une plausibilité pharmacologique n’est pas la même chose qu’une démonstration clinique.En 2026, un essai randomisé a été lancé pour comparer directement une décroissance linéaire à une décroissance hyperbolique. Le protocole est publié, mais on attend encore les résultats.Source : Safe discontinuation of antidepressants in individuals with clinically remitted depressive disorders: protocol for a randomised controlled trial. BMJ Open. 2026.Sevrage ou rechute ?C’est probablement une des questions les plus importantes en pratique.Un patient diminue son antidépresseur et va moins bien. Est-ce un syndrome de sevrage ? Une rechute dépressive ? Une combinaison des deux ?Les symptômes, leur chronologie, la molécule utilisée et la vitesse de diminution doivent être pris en compte. Réduire toute aggravation après l’arrêt à une rechute est trop simple. Considérer à l’inverse que toute aggravation est un sevrage l’est tout autant.C’est précisément le problème que j’essaie d’aborder dans cette vidéo : distinguer ce qui est démontré, ce qui est plausible et ce qui est parfois affirmé avec beaucoup plus de certitude que ne le permettent les données.Pour aller plus loin :* Pharmaco des troubles bipolaires* Bipolarité : de la violence à la pharmacothérapie* Les études du Tercian This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Trouble borderline : ce qui compte vraiment pour le diagnostic 09.08.2026 11pLe trouble de la personnalité borderline ne se résume pas aux sautes d’humeur ou à la peur de l’abandon. Je reprends les critères du DSM, ce qui compte réellement dans le diagnostic et les principaux diagnostics différentiels, notamment le trouble bipolaire et le trouble de stress post-traumatique. Retrouvez moi sur le blog pour plus de contenu : michaelsikorav.com This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Je suis psychiatre, bipolaire et j’ai failli tout perdre 08.08.2026 49pPeut-on être psychiatre, bipolaire et TDAH - et pourtant passer des années sans que le bon diagnostic soit posé ? Dans cet entretien, je raconte sans filtre ce que le trouble bipolaire a réellement changé dans ma vie, mes études, mon couple et mon rapport à la psychiatrie.Je reviens sur mes premières dépressions à l’adolescence, l’errance diagnostique, les phases hautes, les traitements qui n’ont pas fonctionné, les idées suicidaires, mais aussi ce qui m’a finalement permis de construire une vie plus stable. On parle également de TDAH adulte, de neuroatypie, de neurodiversité, d’autisme, de diagnostic tardif et de la place prise aujourd’hui par ces concepts dans le débat sur la santé mentale.Pourquoi peut-on déprimer alors que tout va objectivement bien ? À quoi ressemble réellement une décompensation bipolaire ? Que vit le conjoint d’une personne qui n’est pas stabilisée ? Quelle place donner aux médicaments et à la psychothérapie ? Et pourquoi les compétences interpersonnelles restent-elles essentielles même lorsque les symptômes sont contrôlés ? Un échange sur la bipolarité vu des deux côtés du bureau : celui du psychiatre et celui du patient.Retrouvez plus de contenu sur le blog : https://www.michaelsikorav.com This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Ce que votre psychiatre n’a peut-être pas essayé 07.08.2026 37pUne dépression dite résistante signifie-t-elle réellement que tout a été essayé ? Dans cette discussion clinique, deux psychiatres examinent les erreurs qui peuvent faire perdre des mois et les options thérapeutiques encore trop souvent oubliées.Nous parlons du bon usage de la quétiapine, du délai nécessaire pour évaluer un antidépresseur, de l’importance de mesurer l’amélioration et de l’intérêt du regard des proches. Nous examinons également les facteurs pouvant entretenir une résistance thérapeutique : carence en fer, troubles thyroïdiens, apnée du sommeil, contraception hormonale, grossesse et ménopause.La deuxième partie est consacrée aux traitements de la dépression résistante : pramipexole, lithium, IMAO, moclobémide, méthylphénidate, benzodiazépines et stratégies de déprescription. Nous expliquons aussi pourquoi une ordonnance toujours plus longue ne signifie pas nécessairement que la prise en charge est meilleure.Le message central est simple : une dépression résistante n’est pas automatiquement une impasse thérapeutique. Un deuxième avis, une évaluation plus précise et une stratégie de psychopharmacologie mieux structurée peuvent faire apparaître des options qui n’avaient pas encore été sérieusement explorées.Cette vidéo est informative et ne remplace pas une consultation médicale. Ne commencez, n’arrêtez et ne modifiez jamais un traitement sans en discuter avec le prescripteur. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Pourquoi les médicaments psy font grossir 07.08.2026 26pPourquoi les psychotropes peuvent faire prendre du poidsLa prise de poids est l’un des effets indésirables les plus sous-estimés en psychiatrie – en tout cas par les psychiatres. Les patients, eux, n’hésitent pas à arrêter leurs traitements à cause de ça. Antidépresseurs, antipsychotiques, thymorégulateurs, toutes les molécules ou presque peuvent être concernées. Et le mécanisme n’est pas simplement de « manger davantage ». Augmentation de la faim, diminution de la satiété, attirance pour certains aliments, sédation, diminution de l’activité physique, perturbation du sommeil ou effets métaboliques directs peuvent participer à ce qui est parfois une catastrophe pondérale.Je rappelle dans cet article que la Metformine et Mediator ont deux mécanismes très différents.Que faire quand un traitement psychiatrique fait grossir ?Se contenter de dire que les patients doivent manger moins et faire plus de sport est souvent insuffisant. Il faut surveiller précocement l’évolution du poids, rechercher le mécanisme en cause et réévaluer le traitement lorsque la prise de poids devient importante. D’autres stratégies existent également : la metformine a été étudiée pour limiter la prise de poids associée aux psychotropes, et les agonistes du GLP-1 sont de plus en plus utilisés dans cette indication. Le problème n’est donc pas seulement de constater la prise de poids, mais aussi de la prendre en charge – avant qu’elle ne cause l’arrêt d’un traitement efficace, qui ne peut souvent pas être modifié.À lire aussi – la prise de poids et ses traitementsDysrégulation de l’homéostasie glucidiqueMetformine et exercice : faut-il se méfier ? This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Comment je prescris la Ritaline en pratique 04.08.2026 28pDans cette vidéo, je propose un guide pratique sur la prescription du méthylphénidate dans le TDAH : forme, titration, évaluation de l’efficacité et effets indésirables à surveiller.Comment débuter la Ritaline ou le méthylphénidate dans le TDAH ?Je commence par une faible dose de méthylphénidate, puis j’augmente progressivement selon l’efficacité et la tolérance. Le patient ne doit pas juste se sentir mieux : on doit pouvoir observer qu’il fonctionne mieux.Comment ajuster la dose de méthylphénidate ?La titration dépend de trois choses :est-ce que le traitement fonctionnecombien de temps il fonctionneet quels sont effets secondairesQuand c’est possible, un proche est indispensable pour objectiver les changements d’attention, d’impulsivité ou d’irritabilité.À lire aussi : Le méthylphénidate comme outil d’esclavagisme moderne ?Effet rebond, sommeil et appétitUn “psychostimulant” efficace peut avoir une durée d’action insuffisante avec un effet de fin de dose ou un rebond. Sommeil et l’alimentation doivent être surveillés comme le lait sur le feu : une diminution du temps de sommeil peut passer inaperçue si le stimulant masque la fatigue.Ritaline, Concerta, Medikinet, Quasym : quand changer de forme ?Les différentes formulations de méthylphénidate n’ont pas la même pharmacocinétique. Quand une forme est insuffisamment efficace, trop courte ou mal tolérée, la question du switch se pose.La vidéo aborde également les risques psychiatriques, la surveillance cardiovasculaire et la question de l’ECG avant traitement.À lire aussi – la prescription du méthylphénidateRitaline ou Concerta : pharmacocinétique et durée d’actionLa Ritaline en pratique This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Borderline, le diagnostic qu’on croit incurable 01.08.2026 35pLe trouble borderline est-il vraiment un diagnostic sexiste et est-il aussi incurable qu’on l’imagine parfois ? Dans cette vidéo, on revient sur un trouble psychiatrique extrêmement stigmatisé, mais dont le pronostic peut être bien meilleur qu’on ne le croit. Je parle du trouble de la personnalité borderline (TPB), de dysrégulation émotionnelle, de peur de l’abandon, d’impulsivité, d’automutilation et de difficultés relationnelles. On aborde également les liens avec le trauma, le TDAH, le trouble bipolaire et le TSPT, ainsi que la place de la thérapie comportementale dialectique, ou TCD/DBT. Pourquoi les relations deviennent-elles parfois aussi explosives ? Pourquoi certains soignants trouvent-ils ces patients particulièrement difficiles à prendre en charge ? Pourquoi le temps améliore-t-il souvent les symptômes ? Et que faire lorsqu’il faut choisir entre préserver l’alliance thérapeutique et hospitaliser un patient en raison d’un risque suicidaire ? On parle aussi de Marsha Linehan, de DBT, de validation émotionnelle, de rémission, de rétablissement et de la place beaucoup plus limitée des médicaments dans la prise en charge du trouble borderline lui-même. Pour plus de contenu, abonnez-vous à mon blog quotidien de psychiatrie : https://www.PsychiatrieInternationale.com/subscribe This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Benzodiazépines, quétiapine et antidépresseurs : 6 questions 31.07.2026 23pBenzodiazépines, quétiapine et antidépresseurs : comment choisir en pratique ?Pourquoi préférer le lorazépam à une autre benzodiazépine ? Utiliser la quétiapine dans l’anxiété plutôt que du Tercian ? La clomipramine est-elle vraiment le meilleur tricyclique ? Dans cette discussion avec un médecin généraliste, on revient sur des dilemmes fréquents en psychopharmacologie, avec leurs avantages et leurs limites. Antidépresseurs dans le trouble bipolaire, addictions et dark thérapieLa deuxième partie aborde des questions plus difficiles : faut-il bannir les antidépresseurs chez tous les patients bipolaires ? Est-ce qu’on peut voir une addiction sans aucun autre trouble psychiatrique ? Et que penser de la « dark thérapie », les lunettes filtrant la lumière bleue dans les phases hautes ? C’est la première fois qu’un confrère se déplace pour me voir exercer.La CPAM a voulu me faire taire en me faisant passer pour un fou dangereux. Deux ans plus tard, avec 160 000 abonnés sur les réseaux, il y a des collègues qui viennent pour apprendre au cabinet. On peut dire que la CPAM a échoué.Je pense que c’est un bon exemple de résilience.À lire ensuite :Questions-réponses avec les abonnés – dépressionDépression récurrente : quand penser au trouble bipolaire ? This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Effets secondaires mortels des psychotropes : quels risques ? 28.07.2026 19pLe titre peut paraître très (trop) provocateur.Mais il n’en est rien. Les psychotropes ont des effets secondaires, qui sont parfois mortels. L’obésité est une maladie létale.Les troubles moteurs peuvent entraîner des fausses routes en aigu, et des chutes à distance.On a tous entendu l’histoire d’un patient sous lithium qui a terminé confus aux urgences lors d’un épisode de surdosage.Mais les maladies mentales que les psychotropes permettent d’atténuer – et parfois de guérir – sont tout aussi mortelles.Je vous raconte dans cet épisode une de mes nombreuses aventures avec les psychotropes – l’une de celles qui ont failli mal se terminer.À lire aussi – les effets indésirables graves des psychotropesLa cascade des effets secondairesJ’ai la tête qui éclate This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Pourquoi la Haute Autorité de santé se plante 23.07.2026 23pJ’ai reçu plusieurs commentaires suite à l’article sur la décision de la vaccination obligatoire des soignants par la Haute Autorité de santé. Voici mes réponses.Je rajouterai qu'on a tous des histoires horribles avec la grippe ou n’importe quelle autre maladie. Mais quand il s’agit de santé publique, les histoires et les émotions ne suffisent pas. Il faut être rationnel. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !Vous lisez l’édition gratuite de Psychiatrie Internationale. L’édition complète donne accès aux articles quotidiens, aux analyses plus longues, aux archives complètes et aux questions-réponses en direct réservés aux abonnés.Pour ceux qui veulent un récit plus personnel sur la psychiatrie, le trouble bipolaire, l’hôpital et les traitements : mon livre Blouse blanche, idées noires est disponible ici. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Pourquoi je prends 20 comprimés par jour 17.07.2026 32pLes gens me demandent mon ordonnance, mais les traitements changent d’un patient à l’autre. Le rapport que j’entretiens avec les médicaments peut s’appliquer à tout le monde et vous sera plus utile, à mon avis.Être stable sous médicaments, est-ce vraiment être « guéri » ?Je suis bipolaire et stable depuis plusieurs années. Mais cette stabilité repose (entre autres) sur des traitements que je prends avec une rigueur exemplaire. On entend parfois qu’être sous médicaments veut dire qu’on n’est pas vraiment guéri, attendu qu’on est encore sous « camisole chimique ». Je vois les choses autrement : sans traitement, c’est la maladie qui réduit ma liberté. Je ne veux pas avoir le moins de médicaments possible. Je veux rester libre.Notez qu’il existe différents type de polypharmacie, voir Doxépine : effet anticholinergique et limites des tableauxTrouble bipolaire : pourquoi la discipline compte Prendre un traitement de façon irrégulière pose aussi un problème très concret : on ne sait pas s’il fonctionne – alors qu’un traitement pris rigoureusement peut être jugé inefficace en quelques semaines. Et la maladie n’est pas une affaire personnelle. Décider seul d’arrêter un traitement peut avoir des conséquences sur le patient, mais aussi sur son conjoint, ses enfants et son entourage. Dans cette vidéo, je reviens sur mon rapport aux médicaments, les rechutes, la peur des psychotropes et les raisons pour lesquelles la stabilité nécessite parfois beaucoup plus de rigueur qu’on ne voudrait l’admettre.À lire ensuite :Pharmacologie des troubles bipolairesEt le poids dans tout ça ?J’invite les abonnés à rejoindre le chat : certains m’envoient des questions en privé alors que les réponses pourraient bénéficier à tout le monde. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Questions & Réponses avec les abonnés 16.07.2026 3pThis is a free preview of a paid episode. To hear more, visit www.psychiatrieinternationale.comConcerta et chaleur, sevrage des antidépresseurs, TDAH à la ménopause, quétiapine au long cours, zopiclone pendant plusieurs années, clonidine, hyperprolactinémie et sexualité : pendant une heure, j’ai répondu en direct aux questions des abonnés.* Le Concerta pose-t-il un problème en période de forte chaleur ?* Comment traiter un patient qui s’endort facile… -
Euthanasie et psychiatrie 14.07.2026 19pJe vois passer des discours de plus en plus intellectualisés, de plus en plus déconnectés de ce qui se passe sur le terrain.N’hésitez pas à réagir.0:00 Introduction : parler de l’aide à mourir1:31 Un système de santé qui ne fonctionne plus4:18 La tension centrale du débat6:52 Quand l’agonie devient inutile8:13 Respecter le choix sans nier les dérives10:23 Pourquoi aucune loi ne sera parfaite12:24 L’argument de l’eugénisme14:34 Dépistage, handicap et maladie mentale16:04 Le danger des certitudes morales17:36 La réalité du terrain et le manque de moyens18:19 Ma position sur l’aide à mourirVous lisez l’édition gratuite de Psychiatrie Internationale.L’édition complète donne accès aux articles quotidiens, aux analyses plus longues, aux archives complètes et aux questions-réponses en direct réservés aux abonnés.Pour ceux qui veulent un récit plus personnel sur la psychiatrie, le trouble bipolaire, l’hôpital et les traitements : mon livre Blouse blanche, idées noires est disponible ici. This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Psychiatres contre Intelligence Artificielle 11.07.2026 1ó 13p25 questions soumises à l'intelligence artificielle, auxquelles on répond ensuite. Les questions sont un peu plus bas dans le post.Le prompt utilisé est disponible ici.Le papier qui a comparé les spécialités médicales et l’IA est accessible ici. Vous trouverez la banque de questions sur ce site.Je vous laisse vous faire un avis, et vous invite à répondre au sondage après avoir regardé la vidéo. Notez que ce sujet est en plein boom, et que l’un des derniers articles parus considère que l’IA fait mieux que les médecins.Si ça vous intéresse, on fera une seconde vidéo avec une autre IA. Je prends comme d’habitude toutes les critiques – je pense qu’il y a moyen de prompt un peu mieux l’IA. Elle était vraiment pas dingue alors qu’elle en sait bien plus que nous. N'hesitez pas à expliquer pourquoi vous avez voté comme ça !Vous lisez l’édition gratuite de Psychiatrie Internationale.L’édition complète donne accès aux articles quotidiens, aux analyses plus longues, aux archives complètes et aux questions-réponses en direct réservés aux abonnés.Pour ceux qui veulent un récit plus personnel sur la psychiatrie, le trouble bipolaire, l’hôpital et les traitements : mon livre Blouse blanche, idées noires est disponible ici.Liste des questions :* Comment les bêtabloquants agissent-ils dans la prise en charge de l’anxiété, à quelle classe de médicaments se substituent-ils généralement, et quels sont leurs avantages et leurs inconvénients dans cette indication ?* Quels éléments faut-il prendre en compte chez un patient ayant commencé la rispéridone il y a plus d’une semaine et le valproate il y a six jours, sans bilan biologique initial, dont les enzymes hépatiques montrent désormais des ALAT à 74 et des ASAT à 115, qui rapporte une consommation occasionnelle d’alcool et ne prend aucun autre médicament ?* Quel antipsychotique atypique présente le risque combiné le plus faible de prise de poids, d’akathisie et de syndrome des jambes sans repos ?* Comment effectuer le passage d’Adderall XR 30 mg à Mydayis ?* Quelle prise de poids peut-on attendre avec la cariprazine au cours d’une période de six mois ?* Existe-t-il une interaction entre le lithium et le lorazépam ?* Quel est le problème posé par l’augmentation de la dose d’Invega Sustenna de 117 mg à 156 mg sans période de chevauchement avec de la palipéridone orale ?* Quels sont les effets indésirables de l’escitalopram lorsqu’il est utilisé dans le traitement de l’anxiété ?* Le dosage de la CRP chez les patients dépressifs présente-t-il une utilité clinique pour orienter leur traitement ?* L’association de viloxazine et d’un psychostimulant risque-t-elle d’être excessivement activatrice chez des patients pédiatriques présentant un TDAH et un trouble du spectre de l’autisme, dont l’hyperactivité et l’impulsivité restent insuffisamment contrôlées malgré la dose maximale tolérée de psychostimulant ?* Quel traitement de l’anxiété pourrait limiter la prise de poids chez un patient qui en présente déjà une sous sertraline, tout en traitant également les symptômes d’un trouble dépressif caractérisé ?* Quelle est la méthode recommandée pour arrêter progressivement le citalopram 40 mg après dix années de traitement ?* Un patient ayant commencé l’association olanzapine–samidorphan la veille au soir et présentant désormais des nausées, des vomissements et des attaques de panique doit-il consulter en urgence ?* Quelle est l’étape suivante la plus appropriée dans la prise en charge psychiatrique d’un adolescent de 17 ans présentant un TDAH de type inattentif, un trouble de stress post-traumatique, une anxiété, une dépression, une dysautonomie et un syndrome d’Ehlers-Danlos, consultant pour une évaluation de troubles attentionnels, compte tenu de ses antécédents psychiatriques et médicaux complexes, de son histoire traumatique et de ses plaintes somatiques actuelles, notamment…* Le bupropion provoque-t-il fréquemment une élévation des enzymes hépatiques ?* Comment prendre en charge une attaque de panique à domicile ?* Quel est le rôle de l’orexine dans l’insomnie, et quels médicaments ciblant ce système sont autorisés par la FDA dans son traitement ?* Les personnes présentant un trouble dissociatif de l’identité ont-elles conscience de l’ensemble de leurs différentes identités ?* Quelles sont les précautions et les risques potentiels liés à l’utilisation du bupropion chez des patients âgés ayant un antécédent d’accident vasculaire cérébral, et des traitements alternatifs tels que la stimulation magnétique transcrânienne pourraient-ils être plus appropriés dans la dépression post-AVC ?* Faut-il s’inquiéter de la poursuite du lithium chez un patient présentant un trouble bipolaire de type I, récemment mis sous furosémide 40 mg pour une rétention hydrique, avec une lithémie à 0,8 et une créatininémie actuellement normale, alors qu’une arthroplastie du genou est prévue dans quelques jours ?* À quelle fréquence la duloxétine entraîne-t-elle une cirrhose hépatique ?* Quelle est la probabilité que la fatigue et les effets indésirables sexuels disparaissent après un mois de traitement par escitalopram 10 mg ?* À quelle classe pharmacologique appartient l’Auvelity ?* La lamotrigine constitue-t-elle une option thérapeutique appropriée dans la cyclothymie ?* Qu’est-ce qui distingue les pensées accélérées observées dans l’anxiété de celles qui surviennent au cours d’une hypomanie ? 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Que faire quand les antidépresseurs ne marchent pas 08.07.2026 14pL’objectif de cette vidéo est de donner des options aux praticiens et aux patients. Ce n’est pas un guide à la prescription : elle ne fait que porter à votre attention l’existence d’autres molécules, souvent peu utilisées.Quand les patients sont traités par “antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)” et qu’il n’y a pas de réponse, on considère qu’il faut changer de classe de médicament. C’est plus un avis d’expert, les études sont difficiles à faire, collent peu à la pratique, et la définition de “dépression résistante” varie d’une étude à l’autre.Ce qui est sûr, c’est que plus il y a de traitements essayés, moins il y a de chances que le prochain traitement marche. Il est donc essentiel de sortir ses cartes correctement, et d’avoir un arsenal thérapeutique varié1.Tant qu’il n’y a aucune réponse, on considère qu’il faut changer de traitement de base. Vous avez les différentes options à la page 16 du PDF que j’utilise dans la vidéo.Quand il y a une réponse partielle, on essaie de mettre un traitement adjuvant. Le tableau est repris page 36 :Je ne suis pas d’accord avec certaines de ces propositions, ni avec l’ordre dans lequel elles sont mises.Mais encore une fois, je vous informe juste de recommandations qui citent des options thérapeutiques comme de la seconde ou troisième intention. Autrement dit, des situations dans lesquelles les patients et les cliniciens se retrouveront souvent.Comme toutes les recommandations, elles sont basées sur des opinions, et les opinions diffèrent d’un groupe d’expert à un autre. C’est pour ça qu'il faut prendre tout ça avec des pincettes : ça n’est que le début de la pharmacologie.À lire aussi – les traitements de la dépression résistantePramipexole et dépression résistante : neurosciencesDépression résistante : 9 heures autour d’un cas clinique This is a public episode. If you'd like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit www.psychiatrieinternationale.com/subscribe -
Questions & Réponses avec les abonnés 07.07.2026 4pThis is a free preview of a paid episode. To hear more, visit www.psychiatrieinternationale.comJe prends critiques et conseils ! J’espère que le format vous plaît.
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