La santé : au-delà des maux

La santé : au-delà des maux

Jean-Pierre Gagné
Paese Canada
Lingua FR
Episodi 247
Ultimo 05.10.2026

La santé : au-delà des maux est un balado québécois qui donne la parole à des personnes passionnées du réseau de la santé. Chaque épisode propose des échanges avec des intervenants et professionnels du milieu. Le contenu est aussi disponible sur les plateformes d’écoute habituelles et sur YouTube. Le balado ne fournit pas de conseils médicaux personnalisés ni de services de référence. En cas de symptômes, il faut consulter un professionnel de la santé.

Episodi

  • Ép 248 | L'heure est aux choix. Madame Isabelle Girard 05.10.2026 1h 18min
    Je reçois Madame Isabelle Girard, infirmière de formation, entrepreneure et fondatrice de Première ligne en santé (PLS), un forum qui réunit depuis près de dix ans les acteurs du réseau autour d’une question devenue incontournable : comment passer enfin de la réforme à la véritable transformation? Son nouveau livre blanc, « La première ligne en santé : l’heure est aux choix », part d’un constat assez sévère : le Québec ne manque ni d’idées, ni de rapports, ni de réformes. Ce qui manque, ce sont les conditions permettant au terrain d’agir. Nous discutons de cette nécessité de déplacer le centre de gravité du système : traiter moins uniquement la maladie et investir davantage dans la santé, la prévention et les soins primaires. Nous parlons aussi d’interdisciplinarité, de financement des cliniques, de la place que peuvent occuper les secteurs public, privé et communautaire, et d’un réseau devenu tellement complexe que le citoyen cherche désormais une porte d’entrée plutôt qu’un organigramme. Nous discutons également d'un sujet important aux yeux d'isabelle; la santé des femmes. Et puis il y a cette question qui traverse tout le livre blanc : avons-nous encore le temps de transformer le réseau, ou sommes-nous en train de laisser se refermer la fenêtre d’action? Le document rappelle que le vieillissement de la population et la croissance des besoins rendent les prochaines années déterminantes. Une discussion franche sur les choix que nous évitons parfois de faire en santé — et sur ceux qu’il faudra pourtant faire si nous voulons réellement transformer notre réseau. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 247 | Le Québec est-il encore réformable? Monsieur Youri Chassin 28.09.2026 1h 23min
    Après avoir quitté la CAQ en 2024 et la vie politique active il y a quelques semaines, Youri Chassin porte un regard sans détour sur ce qu’il a découvert de l’intérieur du gouvernement : les résistances au changement, les limites de l’appareil public et les obstacles qui ralentissent les réformes. Dans cet épisode, nous revenons sur son entrée en politique, son départ de la CAQ et sur une question centrale : pourquoi est-il si difficile de transformer le système de santé québécois? Dépensons-nous trop, ou simplement mal? Le réseau peut-il être réorganisé comme une équation à résoudre, ou faut-il plutôt le voir comme un écosystème complexe en constante évolution? Nous discutons également du projet de loi 498, de pratique mixte public-privé et des avenues proposées par Youri Chassin pour améliorer l’efficacité du réseau. Avec le recul, la politique l’a-t-elle rendu plus optimiste ou plus pessimiste? Et s’il disposait d’une baguette magique, que changerait-il en premier dans notre système de santé? En pleine campagne électorale, une conversation sur la politique, la réforme de l’État et les limites — mais aussi les possibilités — du changement au Québec. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 246 | Public ou privé: pose-t-on la bonne question? Dr Pascal-André Vendittoli 21.09.2026 52min
    Je reçois le Dr Pascal-André Vendittoli pour discuter de la place du privé dans le système de santé québécois. À partir du débat entourant le coût des chirurgies réalisées en clinique privée — que certains estiment plus élevé qu’au public — nous élargissons rapidement la discussion. Savons-nous réellement combien coûte une chirurgie dans le réseau public lorsqu’on tient compte de l’administration, des infrastructures, des salles inutilisées, des annulations, du roulement de personnel et des complications? Et, surtout, savons-nous mesurer le coût de ne pas opérer un patient : invalidité, médication, infiltrations, consultations, visites à l’urgence, perte de travail ou détérioration de son état? Nous discutons aussi des mécanismes de financement : appels d’offres au plus bas prix, remboursement des coûts, marges de profit et modèles de paiement qui pourraient mieux récompenser à la fois l’efficacité et la qualité. Nous abordons également l’influence du mode de rémunération des médecins sur l’offre de soins et cette question délicate : est-ce parfois le tarif qui finit par déterminer ce que l’on offre au patient plutôt que son besoin réel? Nous tentons enfin d’imaginer un modèle où le privé viendrait véritablement compléter le réseau public plutôt que le remplacer : quels soins pourrait-on lui confier, lesquels devraient absolument demeurer dans le réseau public et comment faire en sorte que le financement suive davantage le patient? Et puisque le Québec est en campagne électorale, nous terminons en regardant vers l’avenir : à quoi pourrait ressembler notre système de santé dans dix ans et les choix politiques des prochaines années risquent-ils de provoquer une nouvelle crise ou, au contraire, d’ouvrir la porte à de véritables changements? Au fond, la question n’est peut-être pas simplement de choisir entre le public et le privé, mais plutôt de savoir comment construire un système plus efficace, plus accessible et réellement centré sur le patient. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 245 | Médecins en détresse: au-delà de la résilience. Dr Jean-Paul Brutus 15.09.2026 56min
    Dans cet épisode, je reçois le Dr Jean-Paul Brutus pour une conversation essentielle sur la détresse psychologique, le suicide et la résilience chez les médecins. Nous discutons des facteurs qui rendent les médecins particulièrement vulnérables : culture de performance, difficulté à demander de l’aide, crainte des conséquences professionnelles, pression financière et poids grandissant des contraintes du système. Nous nous demandons aussi si le discours sur la résilience ne finit pas parfois par faire porter aux individus la responsabilité de problèmes qui sont avant tout systémiques. Jean-Paul aborde également le climat social entourant la profession et l’importance de mieux documenter les suicides chez les médecins. Un échange lucide sur une réalité encore trop souvent vécue dans le silence, et sur la nécessité de créer un environnement où demander de l’aide devient un geste normal, sécuritaire et accepté. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 244 | En politique pour changer la santé : Dr Karim Elayoubi 07.09.2026 1h 19min
    Alors que la campagne électorale provinciale bat son plein, je reçois le Dr Karim Elayoubi, candidat du Parti conservateur du Québec dans Chauveau, qui se présente avec l’ambition de contribuer à une profonde transformation du système de santé. Karim ma raconte ses débuts avec la PCQ et comment il en est venu à représenter la vision santé du parti. Dans cet épisode, nous discutons également de son choix de parti, de sa vision du rôle du privé et de la compétition en santé, de la liberté de pratique des médecins, et de l’avenir de Santé Québec. Nous abordons également les enjeux de décentralisation, d'assurance duplicative, de déréglementation, de diversification des revenus et de contrôle des coûts. Quelle serait sa première grande réforme s’il accédait au pouvoir? Peut-on être à la fois médecin et député? Une conversation sur la médecine, la politique et les choix nécessaires pour repenser le système de santé québécois. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 243 | Amiante. Comprendre les risques et ses droits. Me Sophie Mongeon et Monsieur Norman King 31.08.2026 1h 9min
    Pendant des décennies, l’amiante a été largement utilisé au Québec, notamment dans les milieux industriels et de la construction. Même si son utilisation a aujourd’hui considérablement diminué, ses conséquences sur la santé continuent de se manifester, parfois plusieurs dizaines d’années après l’exposition. Dans cet épisode de La santé : au-delà des maux, je reçois Me Sophie Mongeon, présidente de Desroches Mongeon Avocats et avocate-conseil de l’Association des victimes de l’amiante du Québec (AVAQ), ainsi que Norman King, épidémiologiste spécialisé en santé au travail et conseiller scientifique auprès de l’AVAQ. Avec Norman King, nous revenons d’abord sur ce qu’est réellement l’amiante, les circonstances dans lesquelles une exposition peut survenir et les maladies qui peuvent en découler. Nous discutons notamment de l’amiantose, du mésothéliome et des différents cancers associés à l’exposition à l’amiante. Nous abordons également la très longue période de latence de certaines de ces maladies, qui explique pourquoi le problème demeure d’actualité. Avec Me Sophie Mongeon, nous nous intéressons ensuite au parcours juridique des personnes atteintes. Qu’est-ce qu’une action collective et quel est son véritable objectif? Ces recours profitent-ils réellement aux victimes ou surtout aux avocats qui les représentent? Nous discutons de l’implication de son cabinet dans les dossiers liés à l’amiante et des différentes avenues permettant aux travailleurs et à leurs familles de faire reconnaître leurs droits. Nous abordons notamment l’action collective actuellement menée contre la CNESST, autorisée par la Cour supérieure du Québec, concernant des victimes de maladies professionnelles liées à l’amiante et la gestion de sommes provenant de fonds et fiducies américains d’indemnisation. Me Mongeon nous explique les enjeux entourant ces fonds, les recours entrepris par la CNESST ainsi que les sommes qui pourraient revenir à certaines victimes ou à leurs ayants droit. Nous examinons également plus largement le rôle de la CNESST, la façon dont les réclamations pour maladies professionnelles liées à l’amiante sont évaluées et les possibilités de contestation lorsqu’une demande est refusée. Mais l’amiante n’est pas uniquement un problème du passé. Où peut-on encore y être exposé aujourd’hui? Quels bâtiments, matériaux ou travaux devraient éveiller notre vigilance? Et surtout, qu’est-ce qu’une personne devrait faire si elle croit avoir été exposée professionnellement ou autrement? Nous terminons en discutant de la reconnaissance de l’amiantose comme maladie à déclaration obligatoire (MADO) au Québec : ce que signifie cette désignation du point de vue de la santé publique et les conséquences qu’elle peut avoir sur le plan juridique. Un épisode à la croisée de la médecine, de la santé au travail et du droit, qui permet de mieux comprendre un enjeu dont les conséquences continuent de toucher de nombreux travailleurs et leurs familles plusieurs décennies après l’exposition. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 242 | La place du privé dans le système de santé. Madame Emmanuelle Faubert 24.08.2026 58min
    Je reçois Emmanuelle Faubert, économiste à l’Institut économique de Montréal (IEDM), pour discuter de la place du privé dans le système de santé québécois. J’avais récemment reçu Anne Plourde, chercheuse à l’IRIS et auteure du livre Santé inc., qui porte un regard très critique sur la privatisation et la marchandisation des soins de santé. J’ai donc voulu poursuivre la réflexion en donnant cette fois la parole à une organisation qui défend une vision différente du rôle que peut jouer le secteur privé. Avec Emmanuelle Faubert, nous revenons d’abord sur la mission de l’IEDM et sur sa conception du partage des rôles entre l’État et le privé en santé. Nous confrontons ensuite plusieurs des arguments fréquemment avancés dans le débat sur la privatisation. Le privé en santé est-il réellement un phénomène nouveau? Coûte-t-il moins cher? Est-il plus efficace? Peut-il contribuer à réduire les listes d’attente? Offre-t-il une meilleure qualité de soins? Nous abordons également une inquiétude centrale dans ce débat : le risque de créer ou d’accentuer une médecine à deux vitesses. Peut-on accroître la participation du secteur privé tout en préservant l’équité et l’accès aux soins indépendamment de la capacité de payer? Enfin, nous discutons du rôle que doit conserver l’État dans l’encadrement du privé et des mécanismes nécessaires pour éviter les abus ou une dérive trop commerciale du système de santé. Une discussion qui poursuit le débat, en présentant cette fois une autre perspective sur l’un des enjeux les plus polarisants de notre système de santé. Institut économique de Montréal https://www.iedm.org/fr/ Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 241 | C-34: Protéger nos jeunes dans le monde numérique. Dr Jean-Joseph Condé 17.08.2026 35min
    Je reçois le Dr Jean-Joseph Condé de l’Association médicale canadienne pour discuter du projet de loi C-34, Loi sur les médias sociaux sécuritaires, qui prévoit notamment l’adoption d’une Loi sur la sécurité numérique et la création d’une Commission canadienne de la sécurité numérique. Les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place immense dans la vie des jeunes. Ils permettent de communiquer, de créer et de s’informer, mais soulèvent aussi des préoccupations croissantes quant à leurs effets sur la santé et le développement des enfants et des adolescents. Peut-on désormais considérer certains de ces effets comme un véritable enjeu de santé publique? Et pourquoi l’Association médicale canadienne juge-t-elle nécessaire de prendre position? Avec le Dr Condé, nous faisons le point sur ce que contient réellement C-34. Le projet de loi vise notamment les contenus intimes diffusés sans consentement, la victimisation sexuelle des enfants, la cyberintimidation, les contenus haineux ou violents, la promotion de l’automutilation et l’extrémisme. Ce cadre est-il suffisant ou existe-t-il encore des angles morts? Nous abordons également l’idée d’établir un âge minimum de 16 ans pour accéder à certains services de médias sociaux. Une telle limite est-elle réaliste? Peut-on réellement vérifier l’âge des utilisateurs? Et surtout, pourquoi avoir retenu 16 ans? La conversation nous amène aussi vers l’intelligence artificielle. Le projet de loi prévoit un encadrement de certains agents conversationnels alimentés par l’IA. Quels risques représentent ces chatbots lorsqu’ils deviennent des interlocuteurs privilégiés pour des enfants ou des adolescents? Mais jusqu’où l’État doit-il intervenir? La gestion du temps d’écran et des réseaux sociaux relève-t-elle d’abord des parents? Nous discutons des responsabilités respectives des familles, des écoles, des professionnels de la santé, des plateformes technologiques et du gouvernement. Nous regardons également l’enjeu du point de vue des jeunes. Que répondre à un adolescent de 15 ans qui considère cette loi paternaliste et qui estime être capable de gérer lui-même son utilisation des réseaux sociaux? Peut-on protéger les jeunes sans les exclure de la conversation? Le Dr Condé nous parle enfin des conséquences observées dans la pratique : cyberintimidation, comparaison sociale, détresse psychologique, troubles de l’image corporelle, exposition à certains contenus et comportements à risque. Et comment saurons-nous si C-34 fonctionne réellement? Devra-t-on mesurer le nombre de contenus retirés, la diminution de certains comportements préjudiciables, l’amélioration de la santé mentale ou encore le sentiment de sécurité des jeunes en ligne? Une conversation sur un enjeu qui dépasse largement la simple question du temps d’écran : jusqu’où devons-nous aller collectivement pour protéger les jeunes dans un environnement numérique devenu omniprésent, et qui doit en assumer la responsabilité? Appuyez C-34 en visitant le site web de l'AMC. https://enfanceensante.ca/?utm_source=cma.ca&utm_medium=display&utm_campaign=ssma-2026&utm_content=take-action-fr Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 240 | Entraîner le mental des chirurgiens. Monsieur Grégoire Guillemain 10.08.2026 1h 4min
    Je reçois Monsieur Grégoire Guillemain, infirmier anesthésiste et spécialiste de la préparation mentale. Il y a quelques années, un épuisement professionnel l’oblige à s’arrêter et à repenser complètement son rapport au stress, à la performance et à la récupération. Cette expérience devient le point de départ d’une réflexion beaucoup plus large sur la manière dont les professionnels de la santé se préparent — ou ne se préparent pas — à évoluer dans des environnements où la pression, l’incertitude et la responsabilité font partie du quotidien. À partir de son parcours personnel et professionnel, Grégoire s’est intéressé aux outils permettant aux soignants de mieux composer avec ces situations de grande intensité : visualisation, préparation mentale, automatisation de certaines compétences, gestion de l’attention, récupération après l’effort et capacité à retrouver rapidement un état de disponibilité mentale après un événement difficile. Nous discutons notamment de la différence entre le stress ponctuel, parfois utile à la performance, et le stress chronique, qui finit par épuiser les capacités d’adaptation. Pourquoi certains professionnels semblent-ils naturellement calmes sous pression? Peut-on apprendre à le devenir? Et surtout, comment faire pour que ces compétences mentales deviennent suffisamment automatiques pour demeurer accessibles précisément au moment où tout se complique? Nous faisons également le parallèle avec le sport de haut niveau et le milieu militaire, où la préparation à la performance ne se limite pas aux connaissances techniques. On entraîne également le mental, on répète les scénarios difficiles, on anticipe les réactions possibles et, surtout, on reconnaît l’importance de la récupération. Dans le monde de la santé, le contraste est frappant. Un chirurgien, un anesthésiste ou une infirmière peut traverser une intervention extrêmement difficile, vivre une complication majeure ou une situation émotionnellement chargée… puis devoir immédiatement passer au patient suivant. Peu de temps est consacré à la récupération mentale ou émotionnelle. Nous abordons également la visualisation, souvent réduite à l’idée de « se voir réussir », alors qu’elle peut être une véritable expérience multisensorielle permettant de préparer le cerveau à certaines situations complexes ou stressantes. Mais cette discussion soulève aussi une question fondamentale : jusqu’où peut-on demander aux individus de s’adapter? La préparation mentale ne doit pas devenir une façon de rendre les soignants simplement plus résistants à un environnement dysfonctionnel. Nous discutons donc également des enjeux systémiques qui contribuent au stress chronique, à l’épuisement professionnel et, ultimement, à la capacité d’offrir des soins de qualité. Une conversation sur la performance, certes, mais surtout sur la préparation, la récupération et la nécessité de mieux protéger ceux et celles à qui l’on demande quotidiennement de prendre soin des autres. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 239 | Protéger le public, faire évoluer la profession. Monsieur Luc Mathieu, président de l'OIIQ 03.08.2026 50min
    Je reçois Monsieur Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec — et premier homme à occuper cette fonction. Nous revenons d’abord sur son parcours professionnel et sur les circonstances qui l’ont mené à la présidence de l’OIIQ. Pourquoi avoir choisi de s’engager au sein d’un ordre professionnel plutôt que dans une organisation syndicale? Qu’est-ce qui l’attirait dans cette mission centrée avant tout sur la protection du public? Luc Mathieu nous explique ce qu’est réellement l’OIIQ, qui en sont les membres et pourquoi la population confond encore fréquemment le rôle d’un ordre professionnel avec celui d’un syndicat. Nous discutons également de la réalité quotidienne d’un président d’ordre et de la ligne parfois délicate à tracer entre la protection du public, la valorisation de la profession et les préoccupations liées aux conditions de travail des infirmières et infirmiers. Nous abordons ensuite plusieurs grands enjeux de la profession : l’inspection professionnelle, l’élargissement des champs de pratique, la formation, la reconnaissance des compétences et l’évolution des attentes envers le personnel infirmier. La conciliation travail-famille occupe aujourd’hui une place beaucoup plus importante qu’autrefois, ce qui peut provoquer certaines frictions entre les générations dans les milieux de travail. Alors que l’on parle régulièrement de pénurie de personnel, Luc Mathieu estime que le défi se situe aussi — et peut-être surtout — du côté de la rétention. Nous discutons enfin de la reconnaissance d’une profession historiquement féminine, de sa noblesse et de l’importance de ne pas réduire le travail infirmier à l’exécution de tâches. Comme le résume Luc Mathieu, le réseau a évidemment besoin de bras, mais il a également besoin de têtes : des professionnelles et professionnels capables de réfléchir, d’évaluer, de décider et de mobiliser à la fois leur savoir et leur savoir-faire. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 238 | Ton médecin ne te guérira pas. Dr Sébastien Perron 27.07.2026 57min
    Je reçois le Dr Sébastien Perron, médecin et auteur du livre Ton médecin ne te guérira pas : comment vivre longtemps, sans maladie chronique, sans médicament et bien dans ta peau, publié aux Éditions Saint-Jean en 2022. Avec un titre volontairement provocateur, Sébastien Perron nous invite à réfléchir à une distinction fondamentale : la médecine peut soigner énormément de choses, mais elle ne peut pas toujours nous « guérir », particulièrement lorsqu’il est question des maladies chroniques liées à nos habitudes de vie. Nous revenons sur ce qui l’a poussé à écrire ce livre, sur sa façon de se démarquer dans un domaine où les ouvrages sur la prévention et la santé sont déjà nombreux, mais aussi sur son processus d’écriture. Il nous explique notamment son analogie de la maladie avec un train : plus on intervient tôt dans son parcours, plus il est facile d’en modifier la trajectoire. Nous abordons ensuite l’alimentation et quelques-uns de ses débats les plus persistants. Entre le gras et le sucre, quel est réellement le principal coupable? Nous revenons également sur l’influence historique de l’industrie du sucre dans la recherche scientifique et sur les controverses entourant certains travaux provenant de Harvard. Sébastien nous présente aussi ses propres choix alimentaires et explique pourquoi il privilégie une alimentation de type méditerranéen. Mais savoir quoi faire ne signifie pas nécessairement réussir à le faire. Quels sont les principaux obstacles qui empêchent les gens d’adopter et surtout de maintenir de saines habitudes de vie? Sébastien Perron insiste sur quatre grands piliers : bien manger, bouger davantage — alors que la sédentarité occupe une place croissante dans nos vies —, ne pas fumer et modérer sa consommation d’alcool. Nous discutons de l’importance relative de chacun de ces éléments et de celui que notre société néglige peut-être le plus aujourd’hui. Une question demeure toutefois essentielle : comment parler de prévention et de responsabilité individuelle sans culpabiliser les personnes qui vivent déjà avec une maladie chronique? Enfin, nous élargissons la réflexion au système de santé lui-même. Comment passer d’un modèle principalement curatif à un système qui investit réellement dans la prévention? À qui revient cette responsabilité? Et surtout, dans un système aux ressources limitées, où trouver les moyens nécessaires pour effectuer ce virage? Et puisque vivre longtemps ne signifie pas simplement éviter la maladie, nous terminons avec une réflexion sur la retraite, le vieillissement et l’importance de demeurer actif, engagé et stimulé le plus longtemps possible. Une conversation sur la médecine, bien sûr, mais surtout sur ce que nous pouvons faire, individuellement et collectivement, avant d’avoir besoin d’elle. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez. PHOTO ST-JEAN ÉDITEUR
  • Ép 237 | Réussir, se dépasser, redonner. Madame Sandrine Mathias 20.07.2026 1h 13min
    Je reçois Sandrine Mathias, infirmière de formation, entrepreneure et ultramarathonienne. Un parcours hors norme, marqué par l’ambition, les épreuves, la résilience et une conviction profonde : la nature peut devenir un puissant catalyseur de santé mentale et de performance durable. Sandrine revient sur son parcours professionnel, les enjeux rencontrés, la façon dont elle s’est relevée et la naissance de ses nouveaux projets, notamment l’agence de facturation FMLGD et Ambitieux de nature. Elle nous parle également de son rapport à l’entrepreneuriat, de son identité d’infirmière et de ce que l’ultramarathon lui a appris sur la souffrance, la discipline et les limites humaines. Nous discutons aussi du Trail FMLGD, une course en sentier organisée à Val-Saint-Côme au profit du Programme d’aide aux médecins du Québec. Pourquoi avoir choisi la course et la nature pour sensibiliser la population à la détresse psychologique vécue par les professionnels de la santé? Et comment peut-on mieux soutenir celles et ceux qui consacrent leur vie à prendre soin des autres? Et pourquoi est-ce si important, à ses yeux, de garder les médecins en santé? Une conversation inspirante sur la capacité de se reconstruire, de repousser ses limites et de transformer les épreuves en engagement collectif. Le trail FMLGD https://fmlgd.ca/trail-des-comes Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 236 | Quitter le système pour continuer à soigner. Dre Virginie Marchal 15.07.2026 49min
    Je reçois Dre Virginie Marchal, cardiologue française exerçant en pratique libérale à Aix-en-Provence. Après plusieurs années dans le système conventionné, elle a fait un choix aussi rare que radical : devenir médecin déconventionnée, afin de reprendre le contrôle de sa pratique et de sa rémunération. Mais qu’est-ce qu’un médecin déconventionné? Dre Marchal nous explique les différents secteurs d’exercice et modes de rémunération des médecins en France. Elle décrit un système marqué par des honoraires longtemps bloqués, l’impossibilité de cumuler certains actes pourtant réalisés au cours d’une même consultation et une inflation qui fait augmenter les dépenses des cabinets sans que les revenus suivent nécessairement. Au-delà des mécanismes administratifs, son témoignage révèle surtout une profonde frustration. Selon elle, les médecins qui dénoncent leurs conditions d’exercice sont trop souvent culpabilisés ou accusés d’abandonner leur vocation et de ne plus respecter le serment d’Hippocrate. Des reproches qui évacuent une réalité pourtant incontournable : pour continuer à soigner correctement, un cabinet médical doit aussi être viable. Dre Marchal revient sur les circonstances qui l’ont poussée à quitter le système conventionné. Elle raconte le contrôle exercé sur sa rémunération, les pressions administratives, le sentiment de harcèlement et l’épuisement qui l’a conduite jusqu’au burn-out. Elle a sérieusement envisagé d’arrêter la médecine avant de comprendre qu’elle aimait toujours profondément son métier. Ce n’était pas la cardiologie qu’elle voulait quitter, mais les contraintes qui l’empêchaient de l’exercer comme elle le souhaitait. Son parcours fait écho à plusieurs débats qui traversent actuellement le réseau québécois : contrôle de la rémunération, tarifs imposés, non-cumul de certains actes, lourdeur administrative et discours public culpabilisant envers les médecins. Les deux systèmes demeurent différents, mais les frustrations exprimées de part et d’autre présentent des similitudes parfois étonnantes. Un an après son déconventionnement, Dre Marchal se dit plutôt satisfaite de sa décision. Elle a retrouvé davantage de liberté, de cohérence et de plaisir dans sa pratique, même si cette autonomie s’accompagne de risques financiers et d’une responsabilité accrue. Elle explique également pourquoi elle a choisi de prendre la parole sur les réseaux sociaux, où elle partage son expérience, vulgarise la cardiologie et défend une vision plus libre de l’exercice médical. Nous réfléchissons enfin aux forces et aux limites du modèle social français, qu’elle estime parfois pousser l’assistance à l’extrême, au risque de fragiliser ceux qui assurent les services. Lorsque je lui confie ma baguette magique, sa réponse est sans équivoque : dans le réseau français, il faudrait pratiquement tout changer. Une conversation franche et profondément humaine sur la vocation, l’épuisement, la liberté professionnelle et le prix à payer pour continuer à exercer un métier que l’on aime. https://www.linkedin.com/in/virginie-marchal-336b8119b/ Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 235 | Quand prévenir devient un acte politique. Dre Marie-Claude Letellier 06.07.2026 56min
    Je reçois Dre Marie-Claude Letellier, spécialiste en santé publique et médecine préventive, membre de l’Association des spécialistes en médecine préventive du Québec. Avec elle, on découvre toute l’ampleur d’une pratique beaucoup plus vaste qu’on ne l’imagine souvent. Dre Letellier fait notamment de la clinique en maladies professionnelles et réalise des expertises pour la cour, un volet qui illustre bien la diversité des champs d’action de la santé publique et de la médecine préventive. Au cours de cet épisode, nous abordons notamment la nomination de la Dre Caroline Quach-Thanh comme directrice nationale de santé publique. Cette nomination a suscité une certaine controverse, non pas tant en raison de ses compétences scientifiques, largement reconnues, mais plutôt en raison de son profil de pédiatre, microbiologiste-infectiologue et épidémiologiste. Certains se sont demandé si ce profil couvrait pleinement l’ensemble du champ de la santé publique, qui dépasse largement l’infectiologie, la vaccination et la prévention des infections. Cette nomination soulève aussi des questions sur la nature politique de ce poste, qui demeure un poste nommé, ainsi que sur l’indépendance et la crédibilité de la santé publique. Nous discutons également de la fusion annoncée entre l’INESSS et l’INSPQ, une décision que mon invitée considère comme une mauvaise idée. Selon elle, il existe un risque réel de diluer — voire de « noyer » — la santé publique dans une structure plus large, alors que celle-ci doit conserver une voix forte, indépendante et clairement identifiable. Cet épisode est aussi l’occasion de mieux comprendre ce qu’est réellement la médecine préventive. Comme le rappelle Dre Letellier, « la prévention, ce n’est pas juste manger des carottes, des pommes et faire du bicycle ». La santé publique touche aux déterminants sociaux, à la pyramide de Maslow, aux inégalités, à la discrimination systémique des patients, à la santé au travail, à l’organisation des soins et à la complexité du réseau de la santé. Nous abordons aussi de ce qui peut attirer un étudiant vers ce domaine, la différence entre la santé publique et la médecine du travail — maintenant reconnue comme une spécialité en soi — ainsi que le parcours de mon invitée, qui s’est d’abord intéressée aux enjeux de harcèlement et d’intimidation. Un épisode pour mieux comprendre un domaine souvent méconnu, mais essentiel, où il faut parfois rappeler qu’en santé publique, « il faut convaincre avant de contraindre ». Le livre évoqué en cours d’entrevue : In Covid’s Wake: How Our Politics Failed Us, de Stephen Macedo et Frances Lee, qui alimente une réflexion plus large sur les leçons politiques, sociales et institutionnelles de la pandémie. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 234 | Médecin et mannequin: au-delà de l'image. Dre Valérie Brochu 29.06.2026 49min
    Je reçois Dre Valérie Brochu, médecin radiologiste… et mannequin. Dans cet épisode, nous découvrons une femme au parcours singulier, à la croisée de deux univers que l’on associe rarement : la médecine spécialisée et le mannequinat. Avec beaucoup d’authenticité, Valérie nous raconte d’abord ce qui l’a menée vers la radiologie, une spécialité exigeante, intellectuelle, technologique et profondément ancrée dans le diagnostic. Puis, elle nous ouvre les portes d’un monde souvent mal compris : celui du mannequinat. Devenue mannequin à l’âge de 37 ans, elle explique pourquoi elle a choisi d’explorer cette avenue, comment on débute concrètement dans ce milieu, et ce que signifient des notions comme les test-shoots, les collaborations trade for print, les castings, le développement d’un réseau et l’apprentissage de se présenter aux bons endroits. Au fil de la conversation, Valérie déconstruit plusieurs idées reçues. Le mannequinat, ce n’est pas simplement être jolie et sourire devant une caméra. C’est aussi savoir se vendre, comprendre les attentes d’un client, se projeter dans un rôle, accepter le regard des autres, composer avec les retouches et les modifications de l’image. Nous discutons également de la façon dont ses deux carrières se sont longtemps côtoyées sans nécessairement se mélanger. Valérie parle avec franchise du syndrome de l’imposteur, de sa peur initiale d’être discréditée comme médecin si elle assumait pleinement son autre identité professionnelle, et du chemin parcouru pour réconcilier ces deux facettes d’elle-même. Enfin, nous abordons l’avenir, la place de l’âge dans le mannequinat, la possibilité de vieillir dans ce milieu, et l’importance de regarder en arrière pour mesurer le chemin parcouru. Un échange honnête, nuancé et inspirant sur l’identité, l’audace, le regard des autres, et la liberté de ne pas se laisser enfermer dans une seule définition de soi. Suivez Valérie sur Instagram https://www.instagram.com/fabval_37/ Linkedin https://www.linkedin.com/in/valerie-brochu-4731b534a/?skipRedirect=true Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 233 | La chirurgie plastique. Au-delà des mythes. Dre Catherine Lecours 23.06.2026 1h 17min
    Je reçois Dre Catherine Lecours, qui pratique la chirurgie esthétique à la Clinique Nouma, à Québec. Il y a longtemps que je souhaitais la recevoir au balado, et je dois avouer avoir été tout à fait charmé par cette entrevue : par la richesse de son contenu, la pertinence de ses réflexions et la sincérité de ses propos. Vous découvrirez, comme moi, une clinicienne profondément humaine et sensible, qui n’hésite pas à raconter son histoire et à partager certaines expériences marquantes de son parcours afin d’aider les autres et d’alimenter une réflexion plus large sur la médecine, la carrière et l’équilibre de vie. Au cours de cette conversation, nous abordons trois grands thèmes. D’abord, Catherine m’explique les raisons qui l’ont amenée à choisir la chirurgie plastique comme spécialité. Elle revient sur son parcours de formation et sur ce qui l’a attirée vers cette discipline unique, à la croisée de la reconstruction, de l’esthétique, de la technique chirurgicale et de l’art. Dans un deuxième temps, nous discutons des raisons qui l’ont amenée à bifurquer vers la pratique privée. Elle me parle avec franchise des motivations derrière cette décision, des défis rencontrés et des différences entre les secteurs public et privé, tout en présentant les avantages et les inconvénients de ce modèle de pratique. Finalement, nous faisons un grand tour d’horizon de l’univers des implants mammaires. Nous revenons sur leur histoire, sur l’évolution des technologies et sur les controverses qui ont marqué certaines périodes de leur utilisation. Nous abordons notamment les préoccupations liées à certaines maladies auto-immunes, les risques de cancers associés à certains types d’implants ainsi que l’état actuel des connaissances scientifiques. Catherine me présente également les recommandations en vigueur, les contre-indications, les précautions à prendre et les contraintes dont les patientes doivent être conscientes avant d’envisager une chirurgie avec implants. Une discussion à la fois humaine, transparente et éclairante, qui permet de mieux comprendre les réalités de la chirurgie plastique moderne et de démystifier plusieurs idées reçues entourant les implants mammaires. https://cliniquenuma.com/ Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 232 | Derrière les gants : Leïla Beaudoin sans filtre. Madame Leïla Beaudoin 01.06.2026 39min
    Je reçois Leïla Beaudoin, une invitée au parcours hors du commun : infirmière de formation et boxeuse professionnelle, elle nous ouvre les portes d’un univers où la discipline, la douleur, la stratégie et la vulnérabilité coexistent à chaque instant. Ensemble, on plonge dans l’envers du ring — bien au-delà des coups et des projecteurs. On parle de récupération après les combats, des impacts neurologiques, des céphalées, des étourdissements, de la peur avant de monter dans le ring et de cette étrange lucidité qui suit parfois un affrontement intense. Comment récupère-t-on physiquement et mentalement après avoir reçu des coups à répétition? Peut-on réellement protéger son cerveau dans un sport où le risque fait partie du jeu? Avec son regard d’infirmière, mon invitée apporte aussi une perspective unique sur le corps humain, la santé et les limites à ne pas franchir. Elle explique comment son bagage médical influence sa façon de boxer, de s’entraîner et d’évaluer les conséquences possibles à long terme. On discute aussi de stratégie : est-ce qu’un combat se gagne seulement par la puissance… ou existe-t-il une approche presque “chirurgicale” de la boxe? Peut-on réellement prévoir une adversaire avant le premier échange? Et que devient le fameux “plan A” une fois que le premier coup est lancé? Finalement, on aborde la réalité très concrète de concilier une carrière professionnelle en soins infirmiers avec les exigences extrêmes du sport de haut niveau, ainsi que les choix difficiles qu’impose parfois la poursuite d’un rêve. Un épisode fascinant sur la résilience, le contrôle, l’intelligence du combat… et le prix humain derrière la performance. Leïla supporte la cause de la santé mentale des hommes. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 231 | Briser le silence sur le PTSD. Monsieur Steve Marois 25.05.2026 59min
    Je reçois Steve Marois, ambulancier, pour revenir sur une situation traumatisante vécue dans le cadre de son travail et sur les conséquences qu’elle a eues dans sa vie. À travers son témoignage, Steve nous ramène à ce moment précis : ce qui s’est passé, les circonstances de l’événement, puis le moment où il a senti que quelque chose avait changé en lui. Il raconte comment le stress post-traumatique s’est manifesté dans les semaines et les mois qui ont suivi, et comment cette réaction l’a lui-même surpris. On aborde aussi la réaction de son entourage, le soutien qu’il a reçu ainsi que le moment où il a décidé de demander de l’aide. Steve partage les outils, les ressources et les personnes qui ont joué un rôle important dans sa récupération. Une conversation vraie et nécessaire sur le traumatisme, la vulnérabilité, la reconstruction et l’espoir, à travers le parcours d’un ambulancier qui a accepté de raconter son histoire. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 230 | Le psychodrame du DSN. Dr Jean-François Albert 19.05.2026 55min
    Je reçois le Dr Jean-François Albert, médecin à l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville, pour une discussion au cœur de l’un des plus grands virages technologiques du réseau de la santé québécois : le DSN, ou Dossier de santé numérique. Ensemble, nous tentons de démystifier ce projet ambitieux qui promet de transformer la circulation de l’information clinique, la collaboration entre professionnels et, ultimement, l’expérience des patients. À travers son expérience sur le terrain, le Dr Albert revient sur le rôle de Drummondville comme centre pilote et sur les défis très concrets liés à l’implantation d’un système numérique de cette ampleur. On parle des réticences des cliniciens, des craintes de surcharge administrative, de la formation des équipes et de la difficulté de concilier innovation technologique et réalité clinique quotidienne. Mais on aborde aussi les occasions uniques qu’offre ce virage pour améliorer l’accès à l’information, la continuité des soins et l’efficacité du réseau. Dans cette conversation franche et nuancée, le Dr Albert partage également sa réaction “à chaud” après les premiers jours de déploiement du DSN à Drummondville, les erreurs qu’il faut absolument éviter lors d’une implantation numérique, ainsi que sa vision d’un réseau de santé québécois enfin interconnecté, moderne et centré sur le patient. Un épisode essentiel pour comprendre où s’en va la santé numérique au Québec… et pourquoi ce virage pourrait bien représenter un véritable point tournant pour notre système de santé. Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.
  • Ép 229 | Le DSN est-il la solution? Dr John Kildea, PhD 11.05.2026 56min
    Je reçois John Kildea, chercheur et pionnier de l’informatique de la santé au Québec, reconnu notamment pour le développement d’Opal, une plateforme centrée sur le patient conçue au CUSM bien avant que le concept même de « portail patient » devienne populaire. À travers cette conversation, il nous plonge dans les grands enjeux de la santé numérique, du partage des données médicales et de l’avenir technologique du réseau de la santé québécois. On discute du retard important du Québec en informatique de la santé — un retard qu’il estime à près de vingt ans — et des raisons qui l’expliquent : manque de vision gouvernementale, absence de priorisation stratégique, gouvernance déficiente et dépendance envers des solutions propriétaires contrôlées par de grandes compagnies privées. John Kildea défend une approche radicalement différente : des systèmes ouverts, interopérables et centrés sur le patient. Il nous explique comment est né Opal, un projet développé il y a plus de 11 ans avec un radio-oncologue et une patiente, dans le but simple mais révolutionnaire de redonner au patient l’accès à ses propres informations médicales afin d’améliorer sa prise en charge. On explore le concept fondamental du « patient dans la boucle », où la santé numérique repose sur trois piliers : le patient, le clinicien et la recherche. On compare aussi Opal au DSN et aux grands systèmes commerciaux comme Epic. John explique pourquoi ces solutions peuvent fonctionner, mais à des coûts gigantesques, avec des enjeux importants liés à la souveraineté des données lorsque celles-ci sont hébergées aux États-Unis. Selon lui, le Québec possède pourtant toute l’expertise nécessaire dans le secteur privé pour bâtir ses propres outils. À travers des analogies marquantes — notamment celle du système de santé comparé à un orchestre qui doit jouer sur la même partition — il plaide pour un véritable changement de culture en santé numérique. Car pour lui, chaque patient devrait devenir son propre système de santé. Une conversation fascinante sur l’avenir du réseau de la santé, l’innovation québécoise, les logiciels open source et la place centrale que devrait occuper le patient dans notre système. Pour en savoir plus sur Opal : FRQ – Opal, votre dossier médical à portée de main https://frq.gouv.qc.ca/histoire-et-rapport/opal-votre-dossier-medical-a-portee-de-main/ Visitez le site web du balado www.baladosante.ca Le balado La santé : au-delà des maux n’offre pas de conseils spécifiques aux auditeurs. Nous n’offrons pas non plus de services de références. En cas de symptômes, consultez.

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