Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70
Happy Days est un podcast qui vous replonge dans les années 60 et 70, une époque iconique marquée par la musique, les idoles et les souvenirs. Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, les Beatles, les Rolling Stones, et bien d'autres. Le podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma, les séries TV cultes et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode vous invite à revivre des moments positifs et joyeux pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70.
Jaksot
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François Valéry en 1975 : la naissance du tube Lady Music 15.09.2026 2minEn ce début d'année 1975, Disc'AZ croit dur comme fer en son nouveau poulain. Le label sort coup sur coup trois titres qui vont lui ouvrir les portes des radios et du succès : une chanson d'été, Le Prince d'amour, et puis... Lady Music, avec son entrée devenue culte, « Toutes les filles que je croise ».De Jean-Louis Mougeot à François ValéryCar jusqu'en 1974, l'artiste ne s'appelle pas encore François Valéry, mais Jean-Louis Mougeot. Le nom de scène, il le doit à une voyante, Jacqueline Tordjman, secrétaire de Marcel Amont, en pleine élection présidentielle opposant Mitterrand à Giscard. De ce duel politique naît un pseudonyme.Son parcours, lui, est tout sauf un conte de fées facile. Cadet d'une famille de sept enfants, il perd son père dès l'âge de trois ans. Direction l'Algérie, puis Paris à huit ans, dans un petit trois-pièces. Il rêvait de football, sa mère lui offre une guitare : le ballon rond attendra. Il joue alors dans les bals, reprend les tubes yéyé et cumule les petits boulots pour aider sa mère. À 19 ans, il fait ses premiers pas à la radio en participant à l'émission de radio-crochet de Philippe Bouvard sur RTL. Puis, en 1974, la rencontre qui change tout : Jean-Pierre Barkoff, l'agent de Mike Brant.Quelques mois avant Lady Music, une chanson d'été était déjà sortie. Mais c'est bien Lady Music, publiée chez Disc'AZ, une entité du groupe Europe 1, qui lance véritablement la carrière de François Valéry. En Belgique, le titre entre au classement dès juin 1975, à la vingt-neuvième place, et y reste une bonne partie de l'été. François Valéry se produit alors pour la première fois à la télévision, dans une émission de Michel Drucker. En 1976, il est choisi pour assurer la première partie de la tournée de Mireille Mathieu. Sa carrière, cette fois, va vraiment décoller. -
Johnny Hallyday en 1963 : le roi du hit-parade ? 14.09.2026 2minEn ce dernier jour de l'année 1963, direction le grand bilan du hit-parade. Et sur ce terrain-là, un nom revient sans cesse : Johnny Hallyday. Rien qu'au mois de janvier, il avait déjà sorti quatre disques : La Bagarre, I Got A Woman, Chérie fais-moi peur et Sirius, plus méconnu du grand public. De quoi donner le ton d'une année particulièrement prolifique.Johnny, l'artiste le plus présent de l'annéeSur le Top 15 de l'année, personne ne fait mieux que Johnny Hallyday : il y place cinq titres, un record absolu. Tes tendres années, Elle est terrible, Les bras en croix, Pour moi la vie va commencer et L'idole des jeunes composent ce palmarès impressionnant. Et si l'on regarde la présence cumulée dans le Top 10 de l'année, tous titres confondus, Johnny caracole également en tête avec 73 semaines de classement. Claude François suit avec 46 semaines, tandis que Sylvie Vartan, la nouvelle compagne de Johnny, en totalise 39.La couronne du numéro 1 de l'année ne lui revient pourtant pas. C'est Claude François qui s'installe en tête du classement grâce à Belles belles belles, juste devant Sylvie Vartan et I'm watching you. Et l'année réserve encore un dernier rebondissement : en novembre, c'est l'Américain Trini Lopez qui domine avec If I Had A Hammer. Un mois plus tard, c'est la version française du titre qui grimpe à son tour en tête... signée Claude François, avec Si j'avais un marteau.1963 n'a peut-être donc pas un seul roi. Mais au rayon des chiffres, l'idole des jeunes n'est pas en reste : Johnny Hallyday se hisse en 4e, 5e et 6e position du classement de fin d'année, juste devant... les Beatles. -
Nos Années Happy Days : Ford Mustang, Mini et Renault 5, des voitures symboles de liberté dans les années 60-70 13.09.2026 21minQuand les petites voitures ont changé le mondeLes années 1960 et 1970 marquent bien plus qu'une simple évolution technologique. Elles incarnent le passage de l'euphorie insouciante des Trente Glorieuses à une ère nouvelle : celle de la rationalisation de l'automobile. La voiture se démocratise massivement, partout dans le monde. Elle devient liberté. Émancipation. Symbole d'une génération qui refuse d'attendre.De la Mustang à la Mini : l'ère de la démocratisation automobileEntre les routes de vacances et les autoroutes qui explosent, entre la jeunesse dorée et les familles de classe moyenne, trois voitures vont marquer cette époque. Trois petites voitures qui vont devenir des icônes. Pas des bolides de luxe. Des voitures pour TOUT LE MONDE.La Ford Mustang (1964) : le rêve américain devient abordableEn 1964, à l'Exposition Universelle de New York, Ford dévoile une voiture qui va faire rêver le monde entier. La Mustang. Pas chère. Performante. Élégante. C'est LA voiture du jeune Américain. Du couple qui veut s'échapper le week-end. Du musicien qui chante « Mustang Sally » en boucle.La Mustang symbolise l'Amérique optimiste des années 60. La liberté. La route. L'inconnu.La Mini (1959) : la révolution compacte venue de Grande-BretagneMais en traversant la Manche, en prenant la malle à Ostende, on découvre une autre révolution. Plus subtile. Plus ingénieuse. La Mini.Annoncée en août 1959, pile avant l'explosion du voyage en voiture, la Mini est compacte, économique, innovante. Elle va devenir l'icône de la jeunesse britannique. George Harrison en conduit une. Elle unit sur ses sièges la jeunesse dorée et les familles de classe moyenne. Elle est petite, mais elle change tout.La Renault 5 (1972) : l'exception françaiseEn 1972, les rues de l'Hexagone fourmillent d'une nouvelle étoile. La Renault 5. Renault mise TOUT sur elle. La marque veut changer l'image de la bonne vieille voiture familiale. Elle réussit. La R5 devient une icône française. Simple. Accessible. Jeune.Trois voitures, trois univers, une même quête : la libertéCes trois petites voitures ne sont pas que des moyens de transport. Elles sont des symboles. Des rêves mécaniques. La Mustang incarne l'Amérique optimiste. La Mini, l'innovation britannique intelligente. La Renault 5, la France populaire et ingénieuse.Ensemble, elles racontent l'histoire d'une époque où l'automobile cesse d'être un luxe pour devenir un droit. Une clé. Une porte ouverte vers les routes de vacances.Nos Années Happy Days, chaque dimanche à 11h sur Nostalgie+. À tout moment sur l'application Nostalgie+ ou Nostalgie-plus.be. -
31 décembre 1963 : Eddy Mitchell quitte Les Chaussettes Noires pour embrasser son destin de rocker solo 11.09.2026 2minLe 31 décembre 1963, sur la scène d'un ultime gala lyonnais, Eddy Mitchell referme pour de bon le chapitre des Chaussettes Noires. Après avoir mené de front les tournées du groupe pionnier du rock français et les contraintes de son service militaire jusqu'en août, Claude Moine réclame son indépendance. Il avait d'ailleurs déjà posé les fondations de son aventure solo quelques mois plus tôt avec le disque « Voici Eddy… c'était le soldat Mitchell », enregistré au studio Charcot et porté par le morceau « Si tu penses ».Le virage du rock londonien contre les dérives yé-yéDésireux de s'éloigner des modes superficielles pour revenir à l'essence du rock 'n' roll, Eddy Mitchell publie dans la foulée un second opus fondateur, « Eddy in London », gravé avec les musiciens britanniques du London All Star emmenés par Big Jim Sullivan. Cette émancipation soudaine suscite la colère des autres membres des Chaussettes Noires, en particulier William Benaïm, qui l'attaquent pour rupture de contrat. Il faudra cinq longues années de procédures judiciaires pour qu'Eddy Mitchell gagne son procès en 1968, obtenant enfin la pleine maîtrise de son destin artistique. -
« L'Horloger de Saint-Paul » (1974) : Bertrand Tavernier sublime Simenon avec Philippe Noiret et Jean Rochefort 10.09.2026 3minLe 16 janvier 1974, les cinémas parisiens accueillent avec curiosité « L'Horloger de Saint-Paul », le premier long-métrage réalisé par Bertrand Tavernier. À 35 ans, le cinéaste réussit un coup de maître en adaptant le roman « L'Horloger d'Everton » de Georges Simenon. Avec l'accord de l'auteur belge, l'action quitte le continent américain pour s'enraciner dans les ruelles pavées du quartier Saint-Paul à Lyon, sur une bande originale poignante signée par le compositeur Philippe Sarde.Un face-à-face inoubliable entre Philippe Noiret et Jean RochefortL'intrigue met en scène Michel Descombes, un artisan horloger veuf incarné par Philippe Noiret, dont le quotidien bascule quand deux policiers lui révèlent que son fils a commis un homicide. Confronté au silence de son enfant, qui se borne à qualifier sa victime d'ordure, le père prend conscience de l'abîme qui les séparait. Aux côtés d'un commissaire humain et nuancé joué par Jean Rochefort, Noiret livre une interprétation magistrale de la culpabilité paternelle et de la fidélité filiale, installant durablement l'œuvre au Panthéon du septième art. -
The Four Tops : l'histoire de « Reach Out I'll Be There », le chef-d'œuvre Motown de Holland-Dozier-Holland 09.09.2026 2minLe 18 août 1966 marque l'avènement d'un monument de la soul américaine avec la sortie de « Reach Out I'll Be There » par le groupe The Four Tops. Mis en boîte au sein du mythique Studio A de Hitsville U.S.A. à Detroit, le morceau s'impose instantanément comme l'un des titres les plus rentables et les plus emblématiques de l'écurie Motown. Une consécration immédiate qui conduit le groupe sur le plateau du prestigieux Ed Sullivan Show, devant des millions de téléspectateurs conquis.Le génie créatif du trio d'orfèvres Holland-Dozier-HollandDerrière l'énergie dramatique et les arrangements percutants du morceau opère le trio incontournable Brian Holland, Lamont Dozier et Eddie Holland. Déjà responsables des triomphes planétaires des Supremes, ces compositeurs stars façonnent un hit classé numéro un aux États-Unis comme au Royaume-Uni. Le raz-de-marée traverse l'Atlantique au point d'inspirer Claude François, qui en tirera son propre succès avec l'adaptation française « J'attendrai », prouvant la puissance mélodique intemporelle de cette création. -
Gilbert Montagné : comment Johnny Hallyday a relancé sa carrière au Pavillon de Paris en octobre 1979 08.09.2026 5minLe 18 octobre 1979, la salle du Pavillon de Paris devient le décor d'un grand moment d'émotion : Gilbert Montagné effectue son retour surprise sur la scène française. Invité d'honneur de Johnny Hallyday, le musicien s'installe au piano pour accompagner le taulier du rock durant la séquence finale du spectacle. Pendant une vingtaine de minutes et quatre morceaux intenses, dont l'incontournable « Fils de personne », cette collaboration fraternelle redonne vie à la trajectoire musicale d'un artiste en retrait.De l'exil américain à la consécration retrouvéeHuit ans plus tôt, à 20 ans à peine, Gilbert Montagné dominait les hit-parades internationaux avec son tube « The Fool », enregistré à Londres aux côtés des choristes d'Elvis Presley. Cependant, le manque de succès des disques suivants et la pression de l'industrie l'avaient poussé à fuir vers l'Amérique du Nord, trouvant refuge dans l'anonymat des clubs de jazz canadiens. La main tendue par Johnny Hallyday en cet automne 1979 brise cet isolement et relance sa carrière, inspirant en 1981 son morceau de gratitude sobrement baptisé « Johnny ». -
Coupe du Monde 1970 : qualification historique de la Belgique pour l'aventure mexicaine face au Brésil de Pelé 07.09.2026 2minLe 31 mai 1970 marque une date historique pour le football belge : les Diables Rouges s'envolent pour la Coupe du Monde au Mexique. Portée par l'hymne officiel des Hermanos Zavala, « Futbol Mexico 70 », la sélection nationale valide son ticket pour la compétition reine après un parcours sans faute lors des éliminatoires. En terminant en tête du groupe 6 devant la Yougoslavie, l'Espagne et la Finlande, la Belgique prouve sa solidité et rejoint l'élite planétaire du ballon rond.Le défi mexicain face aux géants du footballSur le sol mexicain, l'atmosphère est électrique, marquée par l'émergence des premières sélections africaines et le jeu flamboyant du Brésil de Pelé. Malgré un climat international alourdi quelques mois plus tôt par la guerre de Cent Heures entre le Salvador et le Honduras, la fête sportive s'installe dans les stades. Les Belges abordent la compétition avec modestie dans le groupe 1. Si leur parcours s'achève face au Mexique sur un penalty controversé, cette campagne mondiale reste gravée comme un temps fort du sport belge, à l'aube du sacre final de la Seleção le 21 juin 1970. -
Nos années Happy Days : Brigitte Bardot, 10 ans au soleil de sa vie (1963-1973) 06.09.2026 16minChaque dimanche à 12h, Nos années Happy Days prend le temps d'explorer une grande figure ou une thématique culte à travers ses plus belles séquences et ses souvenirs musicaux. Pour ce premier numéro, cap sur l'une des stars les plus fascinantes du XXe siècle : Brigitte Bardot. À travers dix années de sa vie, de 1963 à 1973, replongez dans la décennie où l'icône du cinéma français a fait chanter et vibrer le monde entier.De la douceur insouciante de La Madrague au cap symbolique de ses 30 ans en 1964 — commenté avec une ironie piquante par la plume de Marguerite Duras —, BB incarne l'été, la liberté et le désir. Alors qu'elle chante Moi je joue, la star prépare déjà en coulisses son retrait futur du monde des paillettes pour se consacrer au grand combat de sa vie : la cause animale.Des studios de Gainsbourg aux refrains complices de Sacha DistelL'année 1968 marque un tournant majeur avec sa rencontre au sommet avec Serge Gainsbourg. De leur passion éclair naît le mythique Bonnie & Clyde, où la musique devient du grand cinéma et propulse le phrasé unique de Brigitte Bardot au rang de légende.Cinq ans plus tard, en 1973, son duo avec Sacha Distel sur Tu es le soleil de ma vie vient clore en beauté cette décennie d'intensité pop et sentimentale, juste avant qu'elle ne dise adieu au 7e art. Un voyage nostalgique et intime au cœur de l'album souvenir d'une femme inoubliable.Au programme de cet épisode :1963 : L'hymne de Saint-Tropez avec La Madrague1964 : Les 30 ans de BB vus par Marguerite Duras & Moi je joue1968 : Le duo mythique avec Serge Gainsbourg (Bonnie & Clyde)1973 : Les retrouvailles sentimentales avec Sacha Distel (Tu es le soleil de ma vie) -
Citroën Ami 6 : l'histoire de la mythique berline des années 60 et sa touche belge 04.09.2026 2minLe 24 avril 1961, Citroën crée l'événement à Amsterdam en dévoilant l'Ami 6, affirmant d'emblée ses ambitions européennes. À une époque où les familles découvrent les joies des grands départs en vacances et des nouvelles autoroutes, le constructeur comble un grand vide commercial dans sa gamme. Positionnée exactement entre la modeste 2 CV et la luxueuse DS, l'Ami 6 vise directement la classe moyenne en pleine expansion. Elle reprend la mécanique robuste de la 2 CV tout en proposant des finitions inspirées de la DS, comme ses sièges moelleux et son célèbre volant monobranche.Lunette inversée, assemblage belge et succès phénoménalDessinée par le génial Flaminio Bertoni, l'Ami 6 choque et séduit par son innovation esthétique majeure : une lunette arrière inversée. Ce choix de design permet d'offrir un vrai confort de garde au toit pour les passagers arrière tout en préservant un vaste volume de coffre. Côté stratégie commerciale, Citroën casse les codes de l'époque en présentant le modèle comme la seconde voiture idéale pour les femmes — une proposition validée dans les faits par Yvonne de Gaulle qui en fera sa voiture personnelle.Assemblée en France mais aussi à Forest, près de Bruxelles, l'Ami 6 rencontre un succès populaire fulgurant. Emmenée par son moteur bicylindre capable de pousser jusqu'à 105 km/h, elle s'écoule à plus d'un million d'exemplaires. Portée par le lancement de sa version break en 1964, très prisée des familles, elle devient même la voiture la plus vendue en France en 1966. -
Jean Ferrat : l'histoire de « Ma Môme », son tout premier succès populaire 03.09.2026 2minEn décembre 1960, celui que le grand public ne connaît pas encore sous le pseudonyme de Jean Ferrat touche enfin au succès. Un an après la signature de son premier contrat chez Decca, Jean Tenenbaum sort « Ma Môme », une chanson composée par ses soins sur des paroles de Pierre Frachet. Loin du glamour et des paillettes de l'époque, le morceau dresse le portrait tendre d'une jeune ouvrière d'usine de la banlieue parisienne, à Créteil. Cette simplicité résonne profondément chez le chanteur : né d'un père ouvrier joaillier et d'une mère ayant travaillé en usine de fleurs artificielles, Ferrat ne joue pas un rôle, il chante le monde dont il est issu.Du succès radio au cinéma de Jean-Luc GodardPorté à ses débuts par le soutien décisif de l'animateur Daniel Filipacchi, le titre envahit les ondes radio et séduit immédiatement les auditeurs par sa sincérité brute. Deux ans plus tard, le destin de la chanson franchit un nouveau cap. En 1962, le réalisateur Jean-Luc Godard choisit d'intégrer « Ma Môme » à la bande originale de son film phare de la Nouvelle Vague, Vivre sa vie, incarné par Anna Karina. Séduit par l'authenticité et le réalisme désarmant de Jean Ferrat, le cinéaste contribue à ancrer définitivement cette chanson dans le patrimoine de la musique française. -
RSC Anderlecht 1965 : l'histoire du premier doublé mythique contre le Standard 02.09.2026 1minLe 26 mai 1965, le Stade du Heysel à Bruxelles accueille un choc au sommet joué à guichets fermés : la finale de la Coupe de Belgique opposant le Royal Sporting Club d’Anderlecht au Standard de Liège. Déjà sacrés champions de Belgique après avoir dominé la saison, les Mauves visent un exploit encore jamais réalisé dans l'histoire du football belge : décrocher le tout premier doublé coupe-championnat. Dans les travées du stade, la rivalité entre Bruxelles et Liège rend l'atmosphère électrique.Une finale sous haute tension et le sacre de Paul Van HimstSur la pelouse, la rencontre prend une tournure dramatique. Porté par son jeune prodige Paul Van Himst, auteur de réalisations clés, le club bruxellois se heurte à la ténacité des Liégeois et de Roger Claessen. Les deux équipes se rendent coup pour coup et le match bascule en prolongations dans une tension insoutenable.Au terme d'un suspense haletant, Anderlecht s'impose finalement 3 buts à 2, déclenchant le délire parmi les supporters. En soulevant le trophée sur la pelouse du Heysel, le RSC Anderlecht entre définitivement dans la légende et consacre une génération dorée menée par le génial Paul Van Himst. -
L'Aile ou la Cuisse : les coulisses du duo mythique Louis de Funès - Coluche 01.09.2026 5minLe 27 octobre 1976, le cinéma français connaît un moment d'anthologie avec la sortie en salles de L'Aile ou la Cuisse, réalisé par Claude Zidi. Ce film signe avant tout le grand retour sur écran géant de Louis de Funès après trois ans d'absence forcée due à de graves problèmes de santé. Alors que les assureurs refusent de couvrir un acteur jugé trop fragile, le jeune producteur Christian Fechner se bat pour imposer le projet. Le tournage se déroule sous la canicule de l'été 1976 près de Paris, avec une attention de chaque instant portée à l'état de santé du comédien.Face au maître de la grimace, un jeune humoriste en pleine ascension opère un tournant majeur : Coluche. En incarnant le fils du personnage principal, il fait ses premiers pas marquants au cinéma hors de son personnage de scène. Ce duo père-fils rassemble deux générations de l'humour français dans une alchimie parfaite.La vraie gastronomie contre la malbouffe industrielleSous ses airs de comédie grand public détournant les codes du guide Michelin, le film propose une critique avant-gardiste de la France des années 1970. L'intrigue oppose Charles Duchemin, fervent défenseur de la cuisine traditionnelle, à Jacques Tricatel, patron sans foi ni loi d'une chaîne de « restoroutes » prônant la nourriture industrielle synthétique. Une charge satirique et efficace contre les débuts de la malbouffe de masse.Porté par la bande originale mémorable de Vladimir Cosma et son célèbre Concerto gastronomique, L'Aile ou la Cuisse devient un véritable phénomène populaire. Avec 5,8 millions d'entrées, le film se hisse à la deuxième place du box-office français en 1976, juste derrière Les Dents de la Mer, tout en remportant un immense succès en Belgique. Un classique indémodable qui a relancé la carrière de Louis de Funès et confirmé le talent de Coluche. -
Marilyn Monroe et JFK : les coulisses du mythique « Happy Birthday, Mr. President » 31.08.2026 2min9 mai 1962, Madison Square Garden de New York. Devant plus de 15 000 personnes et un parterre de célébrités, le président John F. Kennedy célèbre son 45e anniversaire avec dix jours d'avance. Un an à peine après son célèbre discours d'investiture, JFK s'apprête à vivre un instant qui marquera à jamais la culture pop et l'histoire américaine.Soudain, une icône s'avance sous les projecteurs : Marilyn Monroe. Habillée de sa fameuse "JFK Dress" — une robe fourreau en soie moulante incrustée de 2 500 strass créant l'illusion d'une nudité parfaite —, elle fait tomber son manteau d'hermine blanche sous le regard médusé du public.Une sérénade présidentielle entrée dans la légendeAprès une introduction pleine d'esprit du comédien Peter Lawford, jouant sur la réputation de l'actrice à toujours arriver en retard, le silence se fait. Accompagnée au piano par Hank Jones, Marilyn Monroe entonne d'une voix sensuelle, murmurée et profondément intime le célèbre « Happy Birthday, Mister President », agrémenté d'un extrait du morceau Thanks for the Memory.En rejoignant la scène, le président Kennedy réagit avec humour, déclarant qu'il peut désormais quitter la vie politique après un hommage aussi doux et sincère. Derrière les rires et l'éclat de cette nuit new-yorkaise, ce moment reste l'une des toutes dernières apparitions publiques de Marilyn Monroe. Redécouvrez les coulisses de cette séquence culte qui a forgé le mythe. -
[BEST OF] Surf City de Jan & Dean : comment un brouillon des Beach Boys est devenu le premier numéro 1 du surf au Billboard 28.08.2026 2minLe 20 juillet 1963, le duo américain Jan & Dean entre dans l'histoire de la musique en plaçant Surf City au sommet du Billboard Hot 100. C'est la toute première chanson de surf music à atteindre la première place du classement américain.Mais l'histoire de ce titre commence bien avant son enregistrement. C'est Brian Wilson des Beach Boys qui en a écrit le premier jet, un brouillon qu'il appelait alors Goody Gooney, Won't You Come Back Home. Convaincu de ne jamais le terminer, il le joue un soir au piano pour Jan Berry et Dean Torrance lors d'une soirée à Los Angeles, et leur propose simplement de le garder.Jan Berry s'empare du morceau, réécrit les paroles et réarrange la mélodie. L'enregistrement a lieu le 20 mars 1963 à Hollywood. Le résultat dépasse toutes les attentes : Surf City cartonne aux États-Unis, puis en Belgique et dans toute l'Europe, exportant la surf music sur le vieux continent tout au long de l'été 1963.Un détail savoureux : Murray Wilson, le père de Brian et manager des Beach Boys, est furieux. Il estime que son fils a offert un potentiel numéro 1 à la concurrence. Trop tard, le succès est déjà là.Happy Days, c'est chaque jour une date, un hit et une histoire. À retrouver sur Nostalgie+ avec Cédric Godart. -
[BEST OF] 1965 : quatre semaines de vacances pour les travailleurs belges 27.08.2026 1minNous sommes le 12 avril 1965. Happy Day pour les travailleurs belges. Une nouvelle loi garantit aujourd'hui le paiement de leur pécule de vacances. Mais surtout, elle cristallise un acquis social majeur : quatre semaines de congés payés par an.UN MOIS. Entier. Pour respirer. 12 avril 1965, disais-je. Pour comprendre l'importance de cette date, il faut remonter à 1936.1936. Les grèves historiques. Le mouvement populaire. La Belgique se lève. Et obtient les premiers congés payés : 6 jours seulement.Dix ans plus tard, en 1946, c'est 12 jours. Deux semaines.En 1950, le système du pécule de vacances est institué. Une prime pour financer le repos. Une petite révolution.1955 : on passe à 18 jours. Trois semaines.Et voilà qu'en 1965, le travailleur belge obtient ENFIN ses 24 jours de congé. Quatre semaines complètes."Le ciel, le soleil et la mer, La Panne, tout ça pour mon plaisir..."François Deguelt chante cet été l'hymne de son temps. L'époque où la Belgique se porte bien.Thérèse Jeunejean, historienne, écrira plus tard : "Dans ces années-là, que l'on appelle les années d'or, le pays va bien. On croit que ce temps-là durera toujours."Et c'est vrai. En 1965, la Belgique est en pleine prospérité. Les usines tournent. Les salaires augmentent. Et les travailleurs, pour la première fois, peuvent prendre de véritables vacances. Un mois entier. Pour eux.Pour profiter du ciel. Du soleil. Et de la mer du Nord...Le podcast Happy Days vous replonge dans les années 60 et 70, revisitant la folie musicale, les icônes comme Johnny, Brel ou les Beatles, et les grands événements culturels et scientifiques de l'époque. Chaque épisode propose un voyage nostalgique à travers les souvenirs marquants de ces 2 décennies -
[BEST OF] Oh Happy Day : quand le gospel devient tube de l’été 69 26.08.2026 2minNous sommes le 7 avril 1969. Happy Day, vraiment, pour un chœur californien dirigé par un jeune musicien de 25 ans. Il s'appelle Edwin Hawkins. Ce jour-là, une version métamorphosée de "Oh Happy Day" débarque officiellement en radio. Elle va enflammer l'Amérique, évidemment, mais aussi l’Europe tout l’été… et devenir l’un des plus grands tubes gospel de tous les temps.Tout commence en 1967. Hawkins dirige une chorale à Oakland, en Californie, et décide de réarranger un vieux cantique anglais datant de 1755 : Oh Happy Day, When Jesus Washed My Sins Away.Mais ici, le gospel ose se confronter à son époque. Hawkins modernise l'hymne avec un piano jazzy inspiré de Sérgio Mendes, des harmonies flamboyantes, et surtout la voix improvisée d'une certaine Dorothy Morrison, influencée par James Brown.Le résultat ? Une chanson parfaitement spirituelle, mais totalement ancrée et assumée dans l’air du temps.À l’origine, ce n’est qu’un enregistrement assez sommaire, réalisé avec peu de moyens. Mais le bouche-à-oreille est fulgurant. À la surprise générale, le titre est repéré par un DJ de San Francisco, puis diffusé sur les radios américaines, et bientôt sur les ondes européennes.En Belgique, "Oh Happy Day" explose dès le mois de mai. Le public, croyant ou non d'ailleurs, est séduit par cette ferveur communicative. La chanson devient numéro 1 dans plusieurs pays européens pendant l’été 1969. Elle s’écoulera à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait la deuxième chanson gospel la plus vendue de tous les temps.L'année suivante, les Edwin Hawkins Singers remportenront le Grammy Award du Meilleur enregistrement gospel soul, et entreront définitivement, pas encore au paradis, mais déjà dans l’histoire des tubes de l’été désacralisés… -
[BEST OF] Simon & Garfunkel : quand le condor des Andes survole l’été 70 25.08.2026 2minNous sommes le 10 avril 1970. Happy Day pour deux New-Yorkais à la barbe soignée et aux harmonies parfaites, absolument perfect.Simon & Garfunkel sortent ce jour-là un 45 tours original sur le fond et sur la forme."El condor pasa (If I Could)", c’est une mélodie ancestrale péruvienne, réarrangée en folk moderne.Soyons honnêtes… Personne n'a l'air d'y croire. Pourtant, quelques semaines plus tard, cette chanson deviendra l’un des slows de l’été 1970 en Europe.L’histoire est étonnante. La mélodie originale a été composée en 1913 par un musicien péruvien. Presque 60 ans plus tard, Paul Simon découvre cet air grâce à un groupe folklorique péruvien installé à New York.Séduit par cette mélodie, il décide de l’adapter. Il y ajoute des paroles, pleines de regrets et de rêves impossibles : “I’d rather be a sparrow than a snail…” Traduction ? « Je préfère être un moineau qu'un escargot... »La chanson traditionnelle devient alors une ballade mélancolique sur les choix de vie et sur la liberté, telle qu'on la conçoit (évidemment) en 1970.Dès le mois de mai, le titre entre dans les hit-parades européens. Et en Belgique, il devient l’un des morceaux les plus diffusés durant tout l’été. Dans les bals, il trouve sa place entre les tubes pop et disco, à une époque où le slow ne compte pas pour des prunes.El condor pasa touchera un public bien plus large que prévu. Il est l’un des tout premiers succès mondiaux à populariser la musique des Andes en dehors de l’Amérique du Sud.Et tout l’été 70, cette flûte de pan imaginaire, cette guitare douce, et cette voix mélancolique vont permettre au duo de promouvoir leur plus grand album à ce jour "Bridge over troubled water"… -
[BEST OF] 1970 : Joe Dassin et "L'Amérique", les secrets de fabrication du tube de l'été 24.08.2026 2minHappy Day pour Joe Dassin. Son nouveau 45 tours fait une entrée fulgurante en 2e place au hit parade.Un titre qui sent bon les vacances. L'Amérique !Le 13 juin 1970, Joe Dassin fait une entrée fracassante en deuxième place du Hit Parade avec L'Amérique, son nouveau 45 tours qui sent bon les vacances et le soleil. Cédric Godard vous raconte l'histoire fascinante de ce titre devenu l'incontournable tube de l'été 1970.Né à New York en 1938, Joe Dassin connaît bien l'Amérique. Il y a grandi avant de rejoindre Los Angeles, bercé par l'univers artistique de son père réalisateur et de sa mère violoniste. Son nom même est un héritage de l'immigration : son grand-père Samuel, arrivé de Russie à la fin du XIXe siècle, aurait déclaré venir d'Odessa à son arrivée aux États-Unis. Joe Dassin, c'est donc Joe d'Odessa, fils du Nouveau Monde.Mais L'Amérique n'est pas une création originale. C'est l'adaptation française de Yellow River, un titre du groupe anglais Christie, écrit en 1970 et qui raconte le retour d'un soldat chez lui après la guerre. Derrière cette chanson se cache encore une autre histoire : en 1920, à Londres, un compositeur anglais avait écrit une partition intitulée In a Persian Market. Cette mélodie allait dormir cinquante ans dans les archives avant d'inspirer Jeff Christie pour Yellow River.C'est en entendant le titre dans un magasin de Londres que Joe Dassin a l'idée d'en proposer une version francophone. Il n'est pas le seul à avoir flairé le bon plan : Richard Anthony, Hugo Fray, Petula Clark, Sheila et Sacha Distel lorgneraient également sur le titre. Mais c'est Dassin qui remporte la mise. L'adaptation française est confiée à Pierre Delanoë.Résultat : L'Amérique reste 30 semaines au Hit Parade, devient la meilleure vente de l'année 1970 et s'impose comme l'un des tubes estivaux les plus mémorables de la décennie. -
[BEST OF] 1972 : le Grand Prix de F1 de Belgique à Nivelles-Baulers 21.08.2026 2minLe 4 juin 1972, le Brabant Wallon vit un moment historique et inattendu : le Grand Prix de Belgique de Formule 1 se dispute sur le tout nouveau circuit de Nivelles-Baulers. Loin, très loin de Spa-Francorchamps.Comment en est-on arrivé là ? À la fin des années 1960, la Formule 1 traverse une crise profonde. Trop de pilotes perdent la vie sur des circuits jugés trop rapides et trop peu sécurisés. Le champion écossais Jackie Stewart et le syndicat des pilotes pointent du doigt Spa-Francorchamps : 14 kilomètres à travers les Ardennes, des vitesses folles, des forêts denses, aucun dégagement. Après un boycott en 1969 et une ultime édition avec des chicanes provisoires en 1970, Spa disparaît du calendrier de la F1.La Belgique refuse pourtant de perdre son Grand Prix. Un compromis très belge est trouvé : une année en Wallonie, une année en Flandre, à Zolder. C'est dans ce contexte qu'un promoteur bruxellois, Yvan Doriac, imagine un circuit neuf, avant-gardiste et ultra-sécurisé. Le 4 juin 1972, c'est l'inauguration officielle avec la course au programme.Emerson Fittipaldi sur Lotus domine de la tête et des épaules : pole position et victoire. Mais le drame national, c'est l'abandon de Jacky Ickx, héros belge qualifié quatrième sur sa Ferrari rouge, contraint à l'abandon au 47e tour.Le circuit est révolutionnaire sur le plan de la sécurité, mais il souffre d'un défaut rédhibitoire : il est vide. Les spectateurs ne voient rien, les voitures ressemblent à des miniatures. Les pilotes, eux, trouvent le tracé plat et sans intérêt technique. Nivelles, c'est l'anti-Spa.En 1974, Fittipaldi s'impose à nouveau, mais l'organisateur fait faillite. Le circuit ne peut pas être rentabilisé. En 1976, l'asphalte se dégrade trop rapidement et Nivelles disparaît définitivement du calendrier. Zolder récupère l'exclusivité belge pendant quelques années.La fin de l'histoire est heureuse : le 22 mai 1983, le Grand Prix de Belgique retrouve enfin le mythique tracé de Spa-Francorchamps, après 13 ans d'exil loin des Ardennes.
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