Les Classiques de l'économie

Les Classiques de l'économie

Radio Classique
Country France
Genres News, Business News
Language FR
Episodes 625
Latest 03.06.2026

Une notion de base de l'économie expliquée par Natacha Valla du lundi au vendredi, à 6h20. Pour ne rater aucun épisode des Classiques de l'économie, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans.

Episodes

  • Qu'est-ce que le verdissement de la politique monétaire de la Banque de France ? 03.06.2026 5m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le concept fascinant du « verdissement » de la politique monétaire. Alors que la Banque de France vient d'accueillir un nouveau gouverneur, Emmanuel Moulin, ce dernier s'est engagé à poursuivre l'intégration des enjeux climatiques et de la finance durable dans la conduite de la politique monétaire. Mais concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Elle explique que la Banque centrale européenne ne finance pas directement des projets verts, mais qu'elle peut modifier la façon dont elle achète des obligations ou accepte des titres en garantie, en favorisant les entreprises les plus vertueuses sur le plan environnemental. Ainsi, un actif « brun », c'est-à-dire exposé à des risques climatiques élevés, pourrait être valorisé avec une décote plus importante auprès de la Banque centrale. Cette stratégie de verdissement contraste avec l'approche plus prudente de la Réserve fédérale américaine, qui refuse de devenir un « climate policymaker » et préfère se concentrer sur la surveillance des risques climatiques pour le système bancaire, sans utiliser la politique monétaire pour orienter l'économie. La Banque de France, quant à elle, est présentée comme un acteur pionnier dans ce domaine. Elle a notamment contribué à la création du Network for Greening the Financial System, un réseau rassemblant plus de 160 institutions financières engagées dans la transition écologique. De plus, elle développe un indicateur climat dans la cotation des entreprises, afin d'évaluer leur exposition aux risques climatiques et la qualité de leur trajectoire de transition. Cependant, cette stratégie de verdissement de la politique monétaire soulève des questions légitimes. Certains craignent en effet un glissement du mandat de la Banque centrale, qui pourrait être tentée d'arbitrer entre secteurs verts et bruns, s'écartant ainsi de son objectif principal de stabilité des prix. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La théorie de la valeur : pourquoi une bouteille d’eau peut valoir de l’or 02.06.2026 4m
    Aujourd'hui dans les "Classiques de l'économie", Nathalie Janson se penche sur une question fondamentale qui a occupé les économistes pendant des siècles : qu'est-ce qui détermine la valeur d'un bien ? Elle retrace l'évolution de la pensée économique sur cette question. Jusqu'à la révolution marginaliste de la fin du 19e siècle, la théorie dominante était celle de la valeur-travail, selon laquelle la valeur d'un bien était liée à la quantité de travail nécessaire pour le produire. Mais cette théorie montrait rapidement ses limites, comme le souligne Nathalie Janson à travers l'exemple d'un artisan qui passerait des mois à fabriquer une chaise que personne ne voudrait acheter. C'est la révolution marginaliste, portée par des économistes comme Jevons, Menger et Walras, qui va résoudre cette apparente incohérence. Ils montrent que la valeur ne dépend pas du travail incorporé dans le bien, mais de l'utilité que ce bien procure à celui qui le désire au moment où il le désire. Le concept clé est celui d'utilité marginale : ce qui compte, ce n'est pas l'utilité totale de l'eau en général, mais l'utilité de l'unité supplémentaire que l'on consomme, dans des conditions précises. Cela explique pourquoi l'eau, pourtant indispensable à la vie, peut être très bon marché en temps normal et devenir très chère en situation de rareté. Le prix n'est pas arbitraire, mais résulte de la rencontre entre des préférences subjectives et des contraintes objectives comme la rareté du bien, son coût de production ou la concurrence. Cette théorie subjective de la valeur a également des implications sur la lecture du rapport entre salaires et profits. Là où la théorie marxiste voyait le profit comme une part prélevée sur le travail du salarié, la théorie marginaliste montre que le salaire dépend de la productivité marginale du travail, tandis que le profit rémunère la prise de risque, l'anticipation, l'investissement et l'innovation. Comme le souligne Nathalie Janson, la valeur n'est donc pas dans les choses, mais dans le signal qu'elle envoie sur les désirs des individus ici et maintenant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Modèles bancaires européens et américains : le choix entre stabilité et dynamisme 01.06.2026 4m
    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les différences fondamentales entre les modèles bancaires européen et américain. Elle commence par expliquer les deux principaux modèles à l'œuvre : le modèle « originate-to-hold », où la banque accorde un crédit et le conserve jusqu'à son remboursement, et le modèle « originate-to-distribute », où la banque revend les crédits qu'elle a accordés à des investisseurs sur les marchés financiers. Elle explique que l'évolution des banques américaines vers ce second modèle s'est produite dans les années 1980, face à une concurrence croissante des marchés monétaires qui ont permis aux grandes entreprises et aux ménages de se financer directement sans passer par les banques. Celles-ci ont dû alors trouver de nouvelles sources de revenus, notamment à travers la titrisation, qui consiste à transformer des crédits en titres financiers négociables. Nathalie Janson souligne que ce modèle a permis d'augmenter le volume de crédits accordés, mais peut aussi créer des problèmes d'incitation pour les banques, qui peuvent être tentées de se montrer moins attentives à la qualité des emprunteurs si elles savent qu'elles vont revendre les crédits. C'est l'une des leçons de la crise des subprimes. La professeure compare ensuite les performances des deux modèles. Si le modèle américain est généralement plus rentable, avec un ROE moyen de 12% contre 10% en Europe, le modèle européen est souvent plus stable, reposant sur une relation bancaire de long terme avec le client. Cependant, il est aussi moins agile et plus consommateur de capital. En conclusion, la professeure d'économie souligne que les deux modèles présentent des avantages et des inconvénients : le modèle européen est plus résilient et stable, tandis que le modèle américain accélère le financement de l'économie, au risque parfois de faire des sorties de route. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • La vision pionnière de François Quesnay, le médecin derrière les premières représentations d'ensemble de l'économie 29.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de François Quesnay, médecin du roi Louis XV. Il n'était pas économiste de profession, et pourtant, cet homme du XVIIIe siècle a eu une intuition remarquable sur le fonctionnement de l'économie. Avec son fameux « tableau économique », il a proposé l'une des premières représentations d'ensemble de l'économie, bien avant les tableaux entrées-sorties et le calcul du PIB. Il a compris que l'économie n'est pas seulement une addition de fortunes individuelles, mais un véritable circuit où la richesse se crée, circule, se distribue, puis revient alimenter la production. Contrairement à l'idée reçue, François Quesnay n'était pas un simple théoricien. Confronté aux difficultés économiques de la France de son époque, il a cherché à comprendre pourquoi un pays aussi vaste et fertile ne s'enrichissait pas davantage. C'est ainsi qu'il a développé la théorie physiocrate, selon laquelle seule l'agriculture produit un « produit net », c'est-à-dire un surplus créateur de richesse réelle. Bien que cette vision soit aujourd'hui dépassée, l'intuition du médecin reste essentielle : il faut distinguer le chiffre d'affaires de la valeur ajoutée, cette richesse nette créée par chaque entreprise. C'est ce concept de valeur ajoutée qui est au cœur de la comptabilité nationale et du calcul du PIB. Au-delà de cette découverte fondamentale, le médecin économiste a aussi eu l'idée révolutionnaire de représenter l'économie comme un système interdépendant, où la dépense des uns devient le revenu des autres dans un flux circulaire. Une vision qui a inspiré de nombreux autres économistes, d'Adam Smith à John Maynard Keynes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Cryptomonnaie : peut-on vraiment parler de Far West ? 28.05.2026 5m
    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson fait le point sur la cryptomonnaie, les nouvelles devises utilisées par les milieux criminels. Elle explique que malgré les idées reçues, les cryptomonnaies ne sont pas l'outil privilégié des activités illégales, qui préfèrent encore l'argent liquide. Cependant, elle souligne l'émergence de nouvelles tendances inquiétantes comme la hausse des arnaques et le rôle grandissant des États sous sanctions. La journaliste revient également sur les efforts de régulation en cours pour encadrer ce secteur et lutter contre les dérives. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Chômage : le marché du travail se dégrade-t-il vraiment ? 27.05.2026 4m
    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson décrypte les chiffres du chômage en France. Bien que le taux de chômage soit reparti à la hausse, le taux d'emploi reste stable, proche de son plus haut historique. Cela s'explique par une augmentation du taux d'activité, notamment chez les seniors. Elle explique pourquoi le chômage n'est pas le seul indicateur à prendre en compte pour évaluer la santé du marché du travail. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourquoi la natalité est-elle devenue un sujet économique central ? 26.05.2026 3m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson pour évoquer la baisse de la natalité en France et ses implications économiques. La professeure d'économie commence par expliquer que la démographie n'est pas seulement une affaire privée, mais aussi un enjeu macroéconomique essentiel. Avec moins d'enfants aujourd'hui, c'est moins d'actifs demain, ce qui se traduit par une baisse de la production, des cotisations et des financements pour les retraites, la santé et la dette publique. La France, longtemps exception européenne avec un taux de natalité dynamique, voit désormais ce phénomène s'effriter. Quels sont les principaux freins à la natalité ? Elle identifie plusieurs facteurs, notamment sociologiques : les études plus longues, l'entrée tardive dans l'emploi stable, les aspirations professionnelles des femmes, l'incertitude économique, l'éco-anxiété et la difficulté de former des couples. Mais un facteur concret se dégage également : le manque de mètres carrés disponibles pour accueillir de nouvelles familles. C'est dans ce contexte que le groupe parlementaire LIOT a proposé un prêt à taux zéro pour aider les familles à acheter ou agrandir leur logement dès le test de grossesse positif et jusqu'aux 5 ans de l'enfant. Nathalie Janson analyse cette mesure avec un regard d'économiste. Si elle reconnaît que cette proposition a le mérite de prendre en compte la problématique du logement, elle souligne également ses limites. En effet, cette mesure agit sur la demande, mais ne crée pas de nouveaux logements. Dans un marché immobilier tendu, où l'offre est rigide, cela risque de faire monter les prix, au détriment des familles que l'on voulait aider. Selon elle, la vraie solution passe par une politique volontariste de construction et de libération de l'offre de logements, avant même de faciliter le financement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourquoi la question du chemin de fer au Royaume-Uni est-elle si compliquée ? 25.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson évoque l'histoire mouvementée du rail britannique, passant de la privatisation à la nationalisation, avec des résultats mitigés. Elle revient sur les enjeux de la gestion des chemins de fer en Grande-Bretagne. Au 19ème siècle, le rail est une véritable aventure industrielle. Mais très vite, un problème apparaît : le rail est considéré comme un monopole naturel, car il est difficile de construire plusieurs lignes parallèles. C'est pourquoi de nombreux pays ont nationalisé le rail au 20ème siècle, comme la France avec la création de la SNCF en 1938 ou le Royaume-Uni avec la British Rail en 1948. Cependant, le monopole public a aussi ses défauts. Sans concurrence, une entreprise publique peut perdre en efficacité, les coûts augmentent, l'innovation ralentit et la qualité de service se dégrade. C'est pourquoi dans les années 90, le Royaume-Uni a choisi de reprivatiser son rail, en séparant l'infrastructure des services de transport. L'objectif était de discipliner les coûts et d'améliorer la qualité de service. Mais ce système a rapidement montré ses limites. Quand tout est fragmenté, chacun optimise son contrat mais personne ne pilote vraiment l'ensemble. L'accident de Hatfield en 2000 a ainsi révélé une maintenance trop externalisée et des responsabilités éclatées. La nationalisation n'est pas non plus la solution miracle, comme le montre l'exemple de l'Allemagne où la Deutsche Bahn, pourtant largement publique, est devenue le symbole du train en retard en Europe. Le sous-investissement, la bureaucratie et les mauvais choix de gouvernance peuvent aussi impacter la gestion publique. Alors, existe-t-il un modèle privé qui fonctionne ? Oui, dans une certaine mesure, comme au Japon où les grandes compagnies régionales ont intégré le rail et le train, en exploitant les trains, les gares et les infrastructures. Elles captent ainsi une partie de la valeur créée par le train. Finalement, le Royaume-Uni semble revenir vers une renationalisation du rail, un choix complexe qui illustre bien les défis de la gestion des chemins de fer. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Ben Bernanke, l'économiste aux commandes de la Fed pendant la crise des subprimes en 2008 22.05.2026 4m
    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de l'économiste Ben Bernanke, l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, dont il a été aux commandes au moment de la crise des subprimes en 2008. Comment a-t-il réussi à éviter une nouvelle dépression dans un contexte de panique bancaire ? Quels ont été les outils non conventionnels mis en place par la Fed pour relancer le crédit et sauver l'économie ? Son action a-t-elle fait consensus ou fait-elle encore débat aujourd'hui ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Pourquoi le SMIC devient-il un plafond de verre ? 21.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les raisons pour lesquelles le salaire minimum en France tend à devenir un plafond de verre. Elle explique comment les mécanismes de revalorisation automatique du SMIC, combinés à une faible progression de la productivité, ont conduit à une compression de l'échelle des salaires, avec le SMIC devenant un point d'ancrage pour une part importante des rémunérations. Elle aborde également les conséquences de ce phénomène sur l'emploi et les incitations pour les entreprises. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Incidence fiscale à Biarritz : la taxe qui rapporte moins que prévu 20.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les conséquences inattendues d'une taxe sur les résidences secondaires à Biarritz. Malgré une augmentation du taux, la commune a en réalité subi un manque à gagner d'un million d'euros. Une leçon sur l'importance de l'incidence fiscale et la capacité des contribuables à s'adapter aux changements de réglementation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • L'emploi des seniors : pourquoi travaillent-ils davantage, et est-ce positif pour la productivité ? 19.05.2026 4m
    Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson plonge au cœur d'un sujet central pour l'économie européenne : l'emploi des seniors. Alors que la population européenne vieillit, le taux d'emploi des 55-74 ans a connu une hausse significative, expliquant à lui seul 1,4 point de la progression du taux d'emploi global dans la zone euro. Nathalie Janson nous éclaire sur les raisons de cette évolution, mettant en lumière l'importance du recul effectif de l'âge de départ du marché du travail, mais aussi des facteurs plus profonds comme la meilleure santé des seniors, l'évolution des carrières ou encore la nécessité financière de continuer à travailler. La France, qui a longtemps connu une culture de sortie précoce du marché du travail, semble suivre cette tendance, avec des taux d'emploi des 50-64 ans et des 60-64 ans atteignant des niveaux records. Cependant, elle souligne que le véritable défi français réside dans la réembauche des seniors ayant perdu leur emploi, face à des préjugés tenaces sur l'âge et la productivité. Car c'est bien là un enjeu central : l'augmentation du taux d'emploi des seniors a-t-elle un impact positif sur la productivité ? Nathalie Janson apporte une réponse nuancée, soulignant que si les seniors apportent leur expérience et leur connaissance des organisations, le vieillissement de la main-d'œuvre peut également peser sur la productivité à long terme, si les compétences ne sont pas mises à jour et les postes adaptés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Le crédit privé, le nouveau canal de financement des entreprises 18.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est le crédit privé, un mode de financement des entreprises qui se développe aux États-Unis mais reste plus limité en Europe. Elle compare les modèles bancaires américain et européen, et analyse les risques potentiels liés à la concentration de ce marché. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • John Nash, le mathématicien qui a révolutionné la manière dont les économistes analysent les décisions humaines 15.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge dans l'univers de John Nash, le mathématicien qui a profondément marqué l'analyse économique. Bien que la théorie des jeux ait vu le jour avant lui, avec les travaux de Neumann et Morgenstern, c'est John Nash qui lui a donné un souffle nouveau en 1950, alors qu'il n'avait que vingt ans. Son concept d'équilibre, où chaque joueur fait le meilleur choix possible en fonction des décisions des autres, a radicalement changé la manière dont les économistes appréhendent les interactions stratégiques. Nathalie Janson nous guide à travers les apports majeurs de l'économiste, comme le fameux dilemme du prisonnier, qui illustre de manière saisissante comment, en l'absence de certitude, la coopération n'est pas toujours la solution la plus rationnelle. Ses travaux ont depuis lors irrigué de nombreux domaines, de l'économie industrielle aux relations commerciales internationales. Mais John Nash n'est pas seulement un économiste, c'est avant tout un mathématicien hors pair, qui a marqué des champs aussi variés que la géométrie différentielle ou la topologie. Son parcours personnel, marqué par la maladie mentale, ajoute une dimension romanesque à cette figure fascinante, immortalisée par le film "Un homme d'exception". Au-delà de ses contributions académiques, la grande leçon à tirer est que l'économie n'est pas un monde de décisions isolées, mais un jeu d'anticipations croisées où chacun doit tenir compte des réactions des autres. Une vision de l'économie qui a profondément renouvelé la discipline. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Qu'est-ce que le « moment Liz Truss » ? 14.05.2026 5m
    Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur le "moment Liz Truss", où la première ministre britannique a été forcée de démissionner après que ses annonces budgétaires aient été sévèrement sanctionnées par les marchés obligataires. Elle explique comment les investisseurs peuvent parfois contraindre les États à revoir leurs politiques économiques, en exigeant des taux d'intérêt plus élevés sur leur dette. Un éclairage sur le rôle des marchés financiers dans la prise de décision politique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Le franc CFA, une monnaie stable mais politiquement contestée 13.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les enjeux du franc CFA, la monnaie utilisée par 14 pays africains. Bien que réputée pour sa stabilité, cette monnaie fait l'objet de critiques liées à son origine coloniale et à son lien avec la France. Le débat oppose ceux qui valorisent la stabilité monétaire à ceux qui revendiquent une souveraineté monétaire complète. Elle aborde également le projet de création d'une nouvelle monnaie ouest-africaine, l'ECO, qui vise à s'affranchir de certaines contraintes du franc CFA. Une analyse nuancée d'un sujet économique et politique complexe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • L'OPEP, le cartel pétrolier qui découvre ses propres limites 12.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson consacre sa chronique à l'OPEP, ce cartel pétrolier mondial qui a longtemps dominé le marché de l'or noir. Malgré sa puissance, cette organisation semble aujourd'hui fragilisée par l'émergence de nouveaux acteurs et l'évolution des enjeux énergétiques. Derrière la réussite initiale de l'OPEP se cachent en effet de nombreux défis : maintenir la discipline entre pays membres, résister à la tentation de la surproduction, faire face à la concurrence de nouveaux producteurs comme les États-Unis... Autant d'éléments qui remettent en question le modèle économique sur lequel reposait ce cartel depuis des décennies. Au-delà des aspects techniques, l'OPEP a aussi une dimension géopolitique essentielle. Pour de nombreux pays producteurs, elle a permis de reprendre le contrôle d'une ressource stratégique face aux grandes compagnies occidentales. Mais les tensions internes et les conflits régionaux ont parfois fragilisé cette unité. Alors que l'avenir énergétique se dessine avec la transition écologique, l'OPEP devra s'adapter pour conserver son influence. Son rôle de régulateur des prix et de la production reste crucial, mais son modèle économique et son poids politique sont aujourd'hui remis en question. Un épisode passionnant à écouter pour comprendre les enjeux de ce cartel pétrolier singulier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Démographie et croissance économique : un mariage complexe 11.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Nathalie Janson pour explorer les liens complexes entre la démographie et la croissance économique. Alors que l'on se focalise souvent sur l'innovation, la productivité et l'intelligence artificielle, elle rappelle que la démographie est un facteur essentiel à long terme. Le nombre de travailleurs, le capital disponible et la productivité, trois moteurs clés de la croissance, sont tous influencés par l'évolution démographique. Le « dividende démographique », lorsque la part des actifs augmente par rapport aux enfants et aux retraités, peut en effet stimuler la croissance. Mais ce dividende n'est pas automatique, prévient l'experte. Une population nombreuse doit aussi être formée et qualifiée pour créer de la richesse. Le capital humain, c'est-à-dire l'éducation, la santé et les compétences, est donc un élément central. Or, la baisse de la fécondité dans de nombreux pays de l'OCDE inquiète. Le vieillissement de la population fait craindre un ralentissement de la productivité, avec moins d'actifs pour financer plus de retraités. Certains pays comme la Corée du Sud sont particulièrement exposés à ce défi démographique. Peut-on alors compter sur l'intelligence artificielle pour compenser cette évolution ? Oui, mais à condition de s'accompagner d'un immense effort d'investissement dans le capital humain, prévient Nathalie Janson. L'IA peut aider à maintenir la productivité malgré la contraction de la population active, mais elle ne peut pas se substituer à la relation humaine, notamment dans les secteurs des services. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • L'impôt sur l'héritage, un sujet sensible et impopulaire 07.05.2026 4m
    Dans cet épisode du podcast "Les classique de l'économie" Nathalie Janson explore la question de l'impôt sur l'héritage, un sujet souvent controversé. Elle examine les enjeux économiques et sociaux de cette taxation, qui touche à la transmission du patrimoine familial. Elle aborde notamment l'impact de l'héritage sur les inégalités, la concentration de la richesse et l'égalité des chances. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Embargo économique : une arme à double tranchant ? 06.05.2026 4m
    Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse l'efficacité des sanctions économiques, notamment l'embargo, dans les conflits internationaux. Elle explique comment les pays ciblés s'adaptent pour contourner ces mesures, tout en soulignant l'impact financier du gel des avoirs de la banque centrale russe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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