Ça Se Passe Là-Haut

Ça Se Passe Là-Haut

Eric Simon
Country France
Genres Science, Astronomy
Language FR
Episodes 1778
Latest 12.09.2026

Podcast d'astronomie, d'astrophysique, de cosmologie et d'astroparticules. Il explore les mystères de l'univers, des trous noirs aux exoplanètes, en passant par la matière noire et l'énergie sombre. Chaque épisode vulgarise des concepts scientifiques complexes pour les rendre accessibles à tous.

Episodes

  • #1776 : Découverte de sources lumineuses de rayons X "hyper-mous" 12.09.2026 7m
    Grâce au télescope spatial Chandra, des astrophysiciens ont découvert une nouvelle classe d'objets au comportement inédit. Ces objets émettent des rayons X d'énergie exceptionnellement faible, et un rayonnement ultraviolet intense. Ils pourraient permettre de résoudre non pas une, mais deux questions fondamentales de l'astrophysique. L'article est publié dans Nature Astronomy. Source Hypersoft X-ray sources as a low-energy class of luminous cosmic emitter Mustafa Muhibullah et al. Nature Astronomy (9 september 2026) https://doi.org/10.1038/s41550-026-02959-7 Illustration 1. Images de Chandra de NGC 3379 et NGC 4472 dans deux gammes d'énergie révélant des sources de rayons X hypermous (Muhibullah et al.) 2. Mustafa Muhibullah
  • #1775 : L'expérience LZ détecte un signal potentiel de matière noire ! 03.09.2026 11m
    Pour une fois, je vais déroger à la règle que je suis fixée de ne parler que d’articles publiés dans des journaux après revue par des pairs. Il s’agit ici de la présentation d’un résultat il y a deux jours dans une conférence de physique qui s’est tenu au Japon, et qui concerne la matière noire, qui me touche particulièrement… Je précise que l’article correspondant a été soumis pour publication dans la très fameuse Physical Review Letters et pourrait sortir dans quelques mois… Source Search for dark matter particle interactions in an extended nuclear recoil energy window with the LUX-ZEPLIN (LZ) experiment LZ Collaboration https://arxiv.org/abs/2609.02823 (02 september 2026) Illustrations 1. Le plot de la page 16 de la présentation de Sam Eriksen , le signal mystérieux est entouré par une croix rouge (LZ collaboration) 2. Schéma du détecteur Lux Zeppelin (LZ)
  • #1774 : Bételgeuse est une étoile binaire 30.08.2026 13m
    Une équipe internationale d'astronomes dirigée par Miguel Montargès (Observatoire de Paris – PSL) a publié fin juillet la preuve la plus convaincante à ce jour que Bételgeuse est une étoile binaire. Grâce à des observations avec le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, les chercheurs ont obtenu l’image la plus significative jamais acquise de son étoile compagne, mettant fin à des décennies de questionnements. L'étude est parue dans Astronomy & Astrophysics. Source VLT/SPHERE images of the candidate companion of Betelgeuse Miguel Montargès et al. A&A Volume 711 (28 July 2026) https://doi.org/10.1051/0004-6361/202661023 Illustrations 1. Image de Bételgeuse B (croix), Bételgeuse se situe dans le cercle blanc (ESO/M. Montargès et al.) 2. Miguel Montargès
  • #1773 : Découverte d'une étoile qui passe à seulement 12 unités astronomiques de Sgr A* 25.08.2026 19m
    Une équipe d’astronomes vient de publier la découverte d'une étoile peu lumineuse sur l’orbite qui se rapproche le plus de Sgr A*, le tou noir central de notre galaxie Sa période orbitale autour du trou noir supermassif n’est que de 8,7 ans et sa distance au péricentre est suffisamment faible pour que sa vitesse maximale atteigne 25 000 km/s. Grâce aux capacités de mesure actuelles de l'interférométrie proche infrarouge et aux futures spectroscopies réalisées avec les prochains télescopes géants, le mouvement de cette étoile nommée S301 pourra directement mesurer la rotation de Sgr A*. La forte excentricité de S301 suggère en outre qu'elle est la composante capturée d'un système binaire qui a été disloqué par Sgr A* via le mécanisme de Hills. L’étude est publiée dans Nature. Source Discovery of a star sensitive to the spin of Sagittarius A* Karim Abd El Dayem et al. Nature (19 August 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10894-w Illustrations 1. Positions de S301 autour de Sgr A* à quatre époques différentes (Abd El Dayem et al.) 2. Karim Abd El Dayem
  • #1772 : Les galaxies primordiales contiennent beaucoup plus de petites étoiles que prévu 22.08.2026 7m
    Des astronomes utilisant le télescope Webb ont découvert que les galaxies primordiales massives contiennent bien plus de petites étoiles peu lumineuses que prévu. Cette population cachée pourrait rendre certaines de ces galaxies trois à quatre fois plus massives que les estimations précédentes. Cette découverte complique encore davantage l'explication de la formation de galaxies si massives et matures si peu de temps après le Big Bang. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy. Source Hidden mass in early galaxies revealed by bottom-heavy initial mass functions Chloe M. Cheng et al. Nature Astronomy (18 august 2026) https://doi.org/10.1038/s41550-026-02932-4 Illustration 1. 6 galaxies parmi les 9 de l'échantillon étudié (Chloe Cheng et al.) 2. Chloe Cheng
  • #1771 : Découverte de la première "étoile à trou noir" 19.08.2026 12m
    Une équipe d’astrophysiciens vient d’identifier un objet rouge exceptionnellement brillant datant des premiers âges de l'Univers. À première vue, il ressemble à une étoile gigantesque dont les dimensions sont comparables à celles de notre système solaire. Son rendement énergétique, cependant, est extraordinaire. Cet objet produit environ 100 milliards de fois plus d'énergie que n'importe quelle étoile connue ne pourrait physiquement en générer, ce qui le rapproche considérablement des niveaux associés aux trous noirs. Cette combinaison inhabituelle a conduit les chercheurs à proposer que cet objet représente un tout nouveau type de source astrophysique. Ils le qualifient d'« étoile à trou noir ». Ils publient leur découverte dans Nature. Source A gas-enshrouded and gas-reddened black hole at cosmic dawn Rohan P. Naidu et al. Nature volume 656, pages329–333 (12 august 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10846-4 Illustrations 1. Vue d 'artiste de MoM-BH*-1 (Jose-Luis Olivares) 2. Rohan Naidu
  • #1770 : Détection d'une raie gamma à 43,2 GeV provenant d'amas de galaxies massifs 16.08.2026 11m
    Une équipe d'astrophysiciens chinois vient de mettre en évidence l'existence d'une raie gamma à une énergie de 43,2 GeV dans les données du télescope Fermi LAT accumulées pendant 15,5 ans en direction de 13 amas de galaxies. Cette raie gamma pourrait être le signal tant attendu d'un processus de désintégration ou d'annihilation de particules de matière noire, et donc une preuve indirecte de l'existence de particules massives interagissant faiblement. L'étude est publiée cette semaine dans Physical Review Letters. Source Evidence for a ∼43 GeV γ-ray Line Signal in a Stacking Analysis of the Virgo, Fornax, and Ophiuchus Galaxy Clusters Yi-Zhong Fan et al. Physical Review Letters 137, 071003 ( 12 August 2026) https://doi.org/10.1103/lq5r-sjp7 Illustration Spectre en énergie mesuré par Fermi LAT et simulation du signal observable avec VLAST (Fan et al.)
  • #1769 : Reflect Orbital : une pure catastrophe ! 21.07.2026 9m
    C’est une dinguerie... de type folie furieuse ! Le 9 juillet dernier, la Commission fédérale des communications des États-Unis a approuvé le projet de la start-up californienne Reflect Orbital qui vise à lancer en orbite basse un énorme miroir pour créer à la demande des zones éclairées sur Terre, pendant la nuit. Le but de Reflect Orbital est ensuite de déployer 50 000 miroirs de ce type d’ici 2035 ! Si jamais ce projet délirant voit le jour, ç’en est fini de l’astronomie optique terrestre… Illustrations 1. La Terre illuminée (Jesper Klausen/Science Photo Library) 2. Vue d'artiste de quelques miroirs en orbite (Reflect Orbital)
  • #1768 : Découverte du premier trou noir stellaire dans Omega Centauri 19.07.2026 9m
    L'amas globulaire massif Omega Centauri intrigue les astronomes depuis des décennies parce qu’il devrait contenir de nombreux trous noirs, mais les preuves de leur existence se font bien rares. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens, grâce aux données d'archives du télescope spatial Hubble et à des observations complémentaires du télescope spatial Webb, ont enfin localisé le premier trou noir de masse stellaire dans cet amas. L’étude a été publiée dans The Astrophysical Journal Letters. Source A Long Period Stellar-mass Black Hole Binary in ω Centauri Matthew Whitaker, et al. The Astrophysical Journal Letters, Volume 1006, Number 1 (13 july 2026) https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae7a5c Illustrations 1. Localisation de oMEGACat BH-2 dans Omega Centauri (ESA, NASA, Maximilian Häberle (MPIA), Joseph DePasquale (STScI)) 2. Matthew Whitaker
  • #1767 : Découverte de 31 quasars extrêmement lointains grâce à Euclid 08.07.2026 8m
    Le télescope spatial Euclid vient de permettre la découverte de 31 quasars parmi les plus lointains jamais observés. Deux de ces cœurs de galaxies alimentés par des trous noirs supermassifs, sont les quasars les plus lointains jamais observés dans l'histoire cosmique. Ils brillent lorsque l'Univers n’a que 670 millions d'années, soit seulement 5 % de son âge actuel. La découverte est publiée dans Astronomy&Astrophysics. Source Euclid : Découverte de 31 nouveaux quasars à 6,6 < z < 7,8 D. Yang et al., Astronomy & Astrophysics (6 juillet 2026) https://doi.org/10.1051/0004-6361/202658883 Illustration 15 quasars lointains sur les 31 observés avec Euclid [au centre de chaque image] (ESA / Euclid / Euclid Consortium / NASA, image processing by the Euclid Science Ground Segment and Antoine Basset (CNES))
  • #1766 : Excès gamma du centre galactique : la matière noire remise en selle 04.07.2026 10m
    En 2011, Dan Hooper et Lisa Goodenough (Fermilab) publiaient un article retentissant annonçant l'existence d'un excès mystérieux de rayons gamma en provenance du centre galactique, qui pouvait être interprété comme le signal de l'annihilation de particules exotiques de matière noire. Quelques années plus tard, une autre explication a émergé pour expliquer ce flux gamma : la présence de centaines de pulsars millisecondes émetteurs de photons gamma. Depuis lors, les deux scénarios ont âprement été débattus, avec une préférence qui s'est de plus en plus affirmée au fil des ans pour l'hypothèse des pulsars millisecondes, sans que l'hypothèse matière noire ne puisse être définitivement écartée. Aujourd'hui, une équipe de chercheurs vient d'analyser les données sous un nouvel angle, en prenant en compte l'énergie des photons gamma individuels. Ils en concluent que l'hypothèse matière noire est plus convaincante que celle des pulsars millisecondes... Ils publient leur étude dans la prestigieuse Physical Review Letters. Source Energy Distribution of the Galactic Center Excess’s Sources Florian List et al. Phys Rev Lett 136 (12 June 2026) https://doi.org/10.1103/dkcq-6y4f Illustration Visualisation de l'excès gamma du centre galactique (NASA)
  • #1765 : Détection de structures cosmiques anisotropes à l'échelle du gigaparsec 27.06.2026 9m
    D’après le principe cosmologique qui sous-tend le modèle cosmologique standard ΛCDM, l'Univers devient statistiquement homogène et isotrope aux grandes échelles. Dans ce cadre, au-delà du régime non linéaire de formation des amas de galaxies, les caractéristiques inhomogènes et anisotropes devraient s'estomper rapidement. Mais cette vision est de plus en plus remise en question par le réseau complexe de structures et de vides à grande échelle qui est observé dans la distribution des galaxies, ainsi que par des études indépendantes qui rapportent de possibles écarts à grande échelle par rapport à l'homogénéité statistique et à l'isotropie. Aujourd’hui, deux astrophysiciens montrent à nouveau, dans un article paru dans Nature, que la distribution des galaxies présente des structures anisotropes qui sont persistantes et qui s'étendent jusqu'à des échelles de l'ordre du gigaparsec ! De quoi faire trembler les fondements du modèle standard... Source Detection of anisotropic cosmic structures on a gigaparsec scale Francesco Sylos Labini & Marco Galoppo Nature (24 juin 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10702-5 Illustration Comparaison des projections bidimensionnelles de l'échantillon de galaxies du catalogue DESI et carte ADPD correspondante avec l’équivalent simulé (modèle ΛCDM) (Sylos Labini & Galoppo )
  • #1764 : Découverte d'une troisième galaxie dépourvue de matière noire dans le champ de NGC 1052 19.06.2026 15m
    Dans une nouvelle étude publiée dans The Astrophysical Journal , une équipe d'astronomes de Yale décrit une galaxie naine située à 45 millions d'années-lumière de la Terre, appelée NGC 1052-DF9 , qui est la troisième galaxie découverte dépourvue de matière noire, après ses galaxies voisines DF2 et DF4. Ces trois petites galaxies semblent s'être formées par le même mécanisme de séparation du gaz et de la matière noire. Source Une troisième galaxie dépourvue de matière noire le long d'une traînée de galaxies dans le champ NGC 1052 Michael A. Keim et al. The Astrophysical Journal volume 1004 (16 juin 2026) https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae6b8d Illustrations 1. DF9 dans son environnement ( Keim et al.) 2. Illustration du processus qui pourrait être à l'origines des galaxies sans matière noire (Nature)
  • #1763 : Des observations de Jupiter révèlent une loi d'échelle simple pour l'accélération des particules 07.06.2026 8m
    Dans un article publié dans Nature , une équipe de chercheurs présente un modèle unificateur qui décrit les mécanismes d'accélération des particules chargées formant les rayons cosmiques. Ce modèle relie l'énergie maximale des particules accélérées à l'échelle spatiale du choc supersonique dans le milieu. Cette découverte, réalisée à partir des données de la sonde Juno de la NASA en orbite autour de Jupiter , remet en question la théorie conventionnelle et pourrait éclairer l'origine énigmatique des rayons cosmiques. Source Relativistic electron acceleration at the bow shock of Jupiter and beyond Savvas Raptis et al. Nature volume 654(3 juin 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10473-z Illustrations 1. Schéma du processus d'accélération des électrons dans le front d'onde de choc (Nature) 2. Savvas Raptis
  • #1761 : Un trou noir supermassif mesuré directement dans un Little Red Dot 700 millions d'années après le Big Bang 30.05.2026 8m
    Les Little Red Dots (LRD) sont des tout petits noyaux galactiques actifs peu lumineux et très rouges qui ont été découverts ces dernières années grâce au télescope Webb à des décalages vers le rouge très grands, donc très tôt dans l’histoire cosmique. Une équipe d’astrophysiciens vient d’effectuer une mesure directe et dynamique de la masse du trou noir d'un tel LRD qui se trouve à un décalage vers le rouge de 7,04 (soit seulement 700 millions d’années post Big Bang). Le trou noir fait 50 millions de masses solaires et n’est entouré au maximum que d’une vingtaine de millions de masses solaires en étoiles, le reste n’est que du gaz primordial. De quoi éclairer l’origine des trous noirs supermassifs. L’étude est publiée dans Nature. Source A direct black-hole mass measurement in a little red dot at high redshift Ignas Juodžbalis et al. Nature 653 (27 mai 2026) https://doi.org/10.1038/s41586-026-10579-4 Illustrations 1. Les trois images de Abell 2744−QSO1 par la télescope Webb (NASA) 2. Ignas Juodžbalis
  • #1761 : Découverte d'un système binaire de naines blanches avec transfert de masse 26.05.2026 9m
    Une équipe d'astrophysiciens a observé un système binaire d'étoiles naines blanches où l'une des deux est en train d'absorber activement de la matière de l'autre. Cette étude publiée dans The Astrophysical Journal révèle l'une des images les plus nettes à ce jour de la manière dont les naines blanches ultracompactes échangent de la masse lorsqu'elles sont extrêmement proches l'une de l'autre. Source An Eclipsing 8.56 Minutes Orbital Period Mass-transferring Binary Emma T. Chickles The Astrophysical Journal, Volume 1000, Number 2 (26 march 2026) https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae4871 Illustrations 1. Vue d'artiste d'un système binaire de naines blanches (CalTech) 2. Emma Chickles
  • #1760 : La Terre sous une pluie de poussières de supernovas 14.05.2026 10m
    Le Système solaire traverse actuellement un nuage de débris stellaires. En traquant l'isotope Fer-60 dans la glace de l'Antarctique, une équipe de physiciens nucléaires vient de prouver que notre environnement galactique immédiat est imprégné des restes d'explosions stellaires massives. Ils publient leur étude dans Physical Review Letters. Source Local Interstellar Cloud Structure Imprinted in Antarctic Ice by Supernova 60Fe Dominik Koll et al. Physical Review Letters 123 (13 May 2026) https://doi.org/10.1103/nxjq-jwgp Illustrations 1. Section de la carotte de glace extraite de la calotte antarctique (Alfred Wegener Institute/Esther Horvath) 2. Dominik Koll
  • #1759 : L'atmosphère d'une mini-Neptune dévoile son histoire migratoire 10.05.2026 11m
    De nouvelles mesures portant sur une Jupiter chaude et sur sa compagne de type mini-Neptune indiquent que ces deux exoplanètes se seraient formées à des distances notablement plus grandes de leur étoile hôte que ne le suggère leur configuration actuelle. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters. Source JWST Unveils a High Mean Molecular Weight Atmosphere for Mini-Neptune TOI-1130 b: Evidence for Formation Beyond the Water Ice Line Saugata Barat et al. The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, (5 mai 2026) https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5f8b Illustrations 1. Vue d'artiste du système de TOI 1130 (Sci-News.com) 2. Saugata Barat
  • #1758 : Découverte d'une cavité au centre d'une galaxie géante, produite par un trou noir ultramassif 01.05.2026 12m
    Une équipe d’astrophysiciens vient de démontrer l’existence d’une cavité d’une taille de l'ordre du kiloparsec dans la distribution stellaire de la galaxie centrale de l'amas A402. Les données des télescopes Webb et Hubble mettent en évidence un noyau galactique aplati dans la distribution stellaire sur lequel se superpose la cavité, ce qui implique la présence d'un trou noir ultramassif central de masse d’environ 50 milliards de M⊙ qui serait à l’origine de cette cavité. Ils montrent en outre qu'un second trou noir supermassif candidat se trouve de l'autre côté de la cavité, avec une vitesse relative de 370 km s⁻¹. Si cette hypothèse se confirme, cela impliquerait la présence d'un système binaire de trous noirs ultramassifs séparés par plusieurs kiloparsecs, d'une masse totale de 60 milliards M⊙. Cela en ferait le système binaire de trous noirs le plus massif découvert à ce jour. L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal. Source A Kiloparsec-scale Stellar Cavity in the Center of A402-BCG May Be Caused by Dynamic Interactions with an Ultramassive Black Hole Michael McDonald et al. The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, Number 1 (23 Avril 2026 ) https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5bbe Illustrations 1. Observations multi-longueurs d'onde de la galaxie centrale d'A402 (McDonald et al.) 2. Michael McDonald
  • #1757 : Le déséquilibre du cycle du carbone, une clé pour l'habitabilité des planètes telluriques 22.04.2026 15m
    Déterminer l'habitabilité d’une planète ne se résume pas à savoir si elle possède ou non de l'eau liquide. Une exoplanète pauvre en eau peut être inhospitalière, qu'elle se trouve ou non dans la zone dite habitable. La Terre, la seule planète habitable connue, dépend de son cycle du carbone pour maintenir son habitabilité. Or, ce cycle dépend de l'eau, et les exoplanètes qui en sont dépourvues ont peu de chances de le maintenir, ce qui compromet sérieusement leurs perspectives d'habitabilité à long terme. Une nouvelle étude publiée dans The Planetary Science Journal examine la teneur en eau nécessaire à l'habitabilité des exoplanètes, en prenant Vénus pour exemple éloquent. Source Carbon Cycle Imbalances on Arid Terrestrial Planets with Implications for Venus Haskelle T. White-Gianella and Joshua Krissansen-Totton The Planetary Science Journal, Volume 7, Number 4 (15 avril 2026) https://doi.org/10.3847/PSJ/ae4faa Illustrations 1. Image d'artiste de Vénus (à gauche) et des variations de Gliese 12b (NASA/JPL-Caltech/R. Hurt (Caltech-IPAC) 2. Haskelle T. White-Gianella

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