METACLASSIQUE

METACLASSIQUE

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Country France
Genres History, Music
Language FR-FR
Episodes 404
Latest 21.10.2026

Metaclassique propose d'aborder la musique classique sous des formes radiophoniques variées, en donnant la parole à des musiciens, mais aussi à des chercheurs, des étudiants, des poètes et des anonymes. Chaque épisode explore un aspect de la musique classique d'une manière originale et accessible.

Episodes

  • Metaclassique #403 – Sourcer 21.10.2026 1h
    « Les Grecs racontent qu’Ariane offrit un fil à Thésée. Grâce à ce fil, Thésée s’orienta dans le labyrinthe, trouva le Minotaure et le tua. Quant aux traces que Thésée laissa en errant dans le labyrinthe, le mythe n’en dit rien. » Voilà comment s’ouvre le livre Le fil et les traces de l’historien Carlo Ginzburg qui explique un peu plus loin : « Affirmer que le récit historique ressemble à un récit inventé est évident. Il me semble plus intéressant de se demander comment nous percevons comme réels les événements racontés dans un livre d’histoire. » Au lieu de tenir mythe et histoire comme deux activités qui gagneraient mutuellement à rester séparées, leurs collaborations se sont beaucoup développées depuis le xixè siècle, même si elles ne vont pas toujours pleinement de soi. Pour voir à quel point la fiction peut nourrir l’histoire de la musique, nous recevons à la Médiathèque Musicale de Paris Christiane Eda-Pierre, l’historien de la musique Rémy Campos qui signe Un soir à l’opéra aux éditions de l’EHESS et le comparatiste Laurent Demanze qui a publié Un nouvel âge de l’enquête aux éditions Corti. Une émission sourcée et composée par David Christoffel.
  • Metaclassique #402 – Basculer 14.10.2026 1h
    Dans les rêves, le monde peut apparaître plus vrai que nature et, comme il s’y passe des choses illogiques, la vraisemblance vacille et le récit bascule dans un autre niveau de réalité. Même s’il a l’air de plus ou moins reconstituer ses souvenirs, de les réorganiser, de presque les rationaliser, les récits de rêve ont cette patine narrative très spéciale qui ouvre des horizons musicaux aux frontières du réel ou d’un certain réel dont les contours se trouvent justement remis en question. Pour circuler dans ces moments de bascule, ce Metaclassique « Basculer » est en public à la Médiathèque Musicale de Paris Christiane Eda-Pierre pour recevoir le duo de musique électroacoustique Kristoff K.Roll et la poétesse SNG (Natacha Guiller). Une émission rêvée et animée par David Christoffel.
  • Metaclassique #401 – Coopérer 07.10.2026 1h
    En 2009, les chercheurs Scott Wiltermuth et Chip Heath ont publié dans Psychological Science, une étude montrant que chanter en chœur augmente la confiance en l’autre et favorise la coopération plutôt que la compétition. Mais comme cette opposition entre les attitudes coopératives et les comportements compétitifs vient de la littérature managériale, on pourrait s’étonner que ce duo conceptuel vienne servir un discours de valorisation de la pratique chorale. À moins que ce ne soit la preuve de la tendance contemporaine des valeurs professionnelles à imprégner toutes les strates de la vie sociale, voire de la vie privée. Dans le cadre de leurs études à l’ENSCI, l’Ecole Nationale Supérieure de la Création Industrielle, Luna Derrien et Léo Segonds se sont interrogés sur la disparition du travail au sens de la dissolution des frontières du monde du travail, à savoir si cette dissolution n’est pas la manifestation en creux du débordement du travail au-delà des espaces et des horaires du bureau. Ils ont réfléchi à cette question en créant des situations. L’une d’entre elles a consisté à organiser un Afterwork Requiem en invitant le Sanofi Chorus à chanter le Requiem de Mozart dans les nouveaux locaux du leader européen de la publicité, BETC. Ce Metaclassique « Coopérer » propose de prolonger réflexivement cet afterwork en allant, avec Luna Derrien et Léo Segonds, à la rencontre de quatre des choristes, Virginie Depuydt. Laurent Boutron. Pascal Michon et Marie Thirion pour évoquer leur positionnement dans le chœur et dans l’entreprise. Et puisqu’il sera question d’engagement professionnel, nous irons également à la rencontre d’Armand Brice Kouadio qui est professeur de gestion à la Haute Ecole de Gestion de Neuchâtel. Une émission conçue et réalisée par David Christoffel, en coopération avec Luna Derrien et Léo Segonds.
  • Metaclassique #400 – Interviewer 30.09.2026 1h
    Dans L’Intervieweur, Alain Veinstein décrivait certains de ses invités. Il observait plus spécialement l’effet du micro sur leur parole. De tel invité, il relevait : « Je me rends compte que ses lèvres forment des mots qu’il s’adresse à lui-même, tout en les chargeant de l’impatience que lui inspire la contrainte d’avoir à la prononcer. » Voilà que la radio élargirait à force de dramatiser le temps qui sépare l’élancement dans la parole de la parole elle-même. D’un autre, Alain Veinstein écrivait : « Lorsqu’il parle, sa voix n’adopte pas tout à fait la légèreté de ton qu’il cherche à avoir. » Et surtout, il semblait guetter comme ses interviewés venaient eux-mêmes guetter l’effet de leur parole sur l’intervieweur, en soulignant à propos d’un autre : « Il a honte de ce qu’il pourrait dire de la même façon que certains craignent par anticipation, s’ils étaient victimes d’un accident, de répandre leur sang sur la voie publique. Lui, quand par miracle il prononce une phrase, il me dévisage comme pour s’assurer que les éclaboussures ne m’ont pas atteint. » Pour son 400ème numéro, Metaclassique ne va pas tant traquer les endroits où les quelques 700 invités n’ont pas pu si bien s’exprimer que de continuer à se demander comment travailler l’interview. Pour ce faire, nous accueillons deux complices : Christophe Deleu qui signe aux éditions édiSens, Les secrets de l’interview et Irène Omelianenko, présidente d’honneur de l’ADDOR, l’association de défense du documentaire radiophonique. Une émission réfléchie et animée par David Christoffel.
  • Metaclassique #399 – Grandir 23.09.2026 1h
    Puisque l’opéra se donne presque toujours pour vocation d’embrasser les grandes questions de l’existence humain, il a presque toujours mis des enfants en scène. Mais ce n’est jamais que depuis les années 1960 que se sont développés des opéras spécialement adressés au jeune public. Est-ce à dire que l’opéra a un message à faire passer aux enfants, le genre lyrique se trouve-t-il à un endroit si nodal dans l’éveil à l’humanité ? Et alors que l’édition 2026 du Festival d’Aix-en-Provence empoignait le thème de l’initiation dans la plupart de ses productions, jamais le le festival n’avait eu autant d’enfants sur scène, avec 42 artistes mineurs âgés de 6 mois à 17 ans sur 4 de ses 5 productions, ce Metaclassique a été enregistré en public au Grand Théâtre de Provence où nous avons réunis le chanteur Chadi Lazreq qui, en 2019, avait chanté dans le Requiem de Mozart mis en scène par Romeo Castellucci un rôle repris par son petit frère, Hasnaa Bennani qui l’y a préparé , la chanteuse Rachel Masclet qui interprète Marie dans l’opéra Accabadora de Francesco Filidei, la musicologue Theresa Schmitz qui a publié sa thèse L’opéra jeune public aux éditions Vrin, Frédérique Tessier qui est responsable de l’action culturelle du Festival d’Aix et tout d’abord Manon Bohn qui est administratrice de production pour évoquer les enjeux logistiques associés à l’encadrement juridique qui veille à la protection du travail des enfants sur scène. Une émission préparée et animée par David Christoffel.
  • Metaclassique #398 – Marcher 16.09.2026 1h
    Quand frédéric dumond a dit à Esther Ferrer, « Changer de position », elle a répondu :  « Moi je change tout le temps de position. De position dans le lit, parce que j’ai beaucoup d’insomnies, alors je change beaucoup de position, absolument. Est-ce que j’ai changé de position par rapport à l’art, par exemple ? Je ne crois pas. Tu me demandes position dans tous les sens, si c’est seulement physique j’ai changé de position je ne sais pas combien de fois depuis qu’on est là, mais si c’est mentalement… J’ai changé de position, par exemple, vis-à-vis de la musique, et ça grâce à deux facteurs. John Cage a changé complètement l’idée que je me faisais de la musique. Cage disait : « Si un bruit te dérange, écoute-le deux minutes, s’il te dérange encore, écoute-le trois minutes, etc. il arrivera un moment où tu l’écouteras comme de la musique ». Un jour, il y a beaucoup d’années, je devais faire un scanner. J’ai commencé le scanner, à l’époque ça faisait beaucoup de bruit. Et j’ai pensé à Cage, et je me suis dit : « je vais l’écouter comme de la musique » et je te jure que quand l’opérateur du scanner m’a dit : « C’est fini », j’ai trouvé ça super court, je ne m’étais pas rendue compte, j’étais dans l’écoute. Et cette expérience, par rapport à Cage, çaa été définitif dans mon rapport à la musique. J’ai continué à avoir mon goût pour la musique bien sûr, mais savoir écouter le bruit de ce monde comme si c’était de la musique, ça c’est Cage qui me l’a révélé. »  À l’heure où cet entretien est publié par les éditions Vroum dans un livre intitulé ACTION !, un chemin en performances, nous sommes allés, avec frédéric dumond, à la rencontre d’Esther Ferrer pour évoquer sa pensée de la performance et de ses liens avec la musique de Satie, de son mari, Tom Johnson et de John Cage.   Une émission de David Christoffel.
  • Metaclassique #397 – Copier 09.09.2026 1h
    Jean-Jacques Rousseau écrivait que « le plus habile copiste est celui dont la musique s’exécute avec le plus de facilité sans que le musicien même devine pourquoi. » À croire que le développement de l’imprimerie a définitivement consacré la fidélité à l’original comme le critère principal et quasiment unique de qualité d’un copiste doit faire oublier qu’elle est une copie et transmettre les informations utiles aux musiciens avec une si grande facilité qu’elle doit être comme transparente. On en convient. Mais on ne fera pas une heure d’émission là-dessus. parce que copiste c’est un métier, du moins nombreux sont ceux qui en ont fait leur spécialité. Pour saisir à quel point, les micros de Metaclassique sont installés au Salon Marguerite Long de la Bibliothèque Lagrange-Fleuret où nous recevons deux musicologues, Pascal Denécheau et Laurent Guillo, qui, dans le cadre du projet AteCop, ont recensé et étudié le travail des premiers copistes français de 1650 (juste avant Lully), jusqu’à 1730 (juste avant Rameau). Ils s’appellent François-André Danican Philidor, Henri Foucault ou encore Sébastien de Frossard. En plus de fournir les musiciens en partitions soignées et lisibles des compositeurs les plus en vue de leur époque, ils ont permis de perpétuer des répertoires de niche que les imprimeurs n’avaient pas vocation à publier. Une émission préparée et présentée par David Christoffel.
  • Metaclassique #396 – Travailler 02.09.2026 1h
    La culture des champs, la manœuvre des voiles, le martèlement du forgeron, l’abattage des arbres peuvent être autant d’occasion de moments de musique. S’ils donnent cœur à l’ouvrage, les chants de travail ne sont pas forcément la clé du bonheur. Et s’ils peuvent se faire si poignants à l’écoute, c’est peut-être justement parce qu’ils touchent aux servitudes plus ou moins volontaires auquel le travail a immanquablement exposé chacun d’entre nous. À l’occasion d’une matinale de l’Abbaye de Noirlac, à l’invitation d’Elisabeth et David Sanson, Diana Baroni est venue avec Jasser Haj Youssef et Romain Lecuyer interpréter des chants de travail collectés au Moyen-Orient et en Amérique Latine au cours d’un concert qui était précédé par une conférence de l’historien Aurélien Peter qui a pris le temps de déplier les différents temps du chant de travail : des airs qu’on entonne pour s’encourager à se mettre au travail, des chants qui accompagnent le labeur jusqu’aux petits « eh oh eh oh » de ceux qui rentrent du boulot. Metaclassique a capté le concert à l’Abbaye de Noirlac et reconstitue l’esprit de cette matinale en recevant, pour ce numéro « Travailler », l’historien Aurélien Peter et la chanteuse Diana Baroni. Une émission labourée par David Christoffel.
  • Metaclassique #395 – Chipoter 26.08.2026 1h
    Le verbe chipoter n’a pas le même sens en France et en Belgique. En France, on dit de quelqu’un qu’il « chipote » comme on pourrait dire qu’il pinaille ou qu’il ergote, qu’il cherche la petite bête pour causer quelques difficultés à quelqu’un d’autre. Ce qui peut d’ailleurs être une manière de prolonger le plaisir d’être ensemble. D’où l’expression : « Ce n’est pas pour chipoter, mais votre Do # est un peu bas… » Alors qu’en Belgique, « chipoter » est plutôt une variante de « tripoter ». Par exemple : « Si je chipote le Do# du basson dans une réverbe très étroite, est-ce qu’il paraîtra plus haut ?. »  Ce numéro de Metaclassique s’intitule « Chipoter » parce qu’il a été enregistré en Belgique et parce qu’il raconte la manière dont Fanny Libert tripote les sons et s’y prend pour composer sa musique. Pendant une heure, nous allons marcher dans les rues de Bruxelles avec la compositrice Fanny Libert qui raconte son rapport à la musique à travers les endroits qu’elle a fréquenté depuis son enfance. Une émission chipotée par David Christoffel.
  • Metaclassique #394 – Radiophoner 19.08.2026 1h
    « Du mot écrit au mot lu, du mot lu au mot énoncé, du mot énoncé au mot enregistré, et diffusé et écouté et entendu est accomplie une suite d’opérations : docimasie, altération, cémentation, précipitation. » Le producteur de radio Alain Trutat avait ainsi expliqué qu’il y a bien une écriture radiophonique qui n’est pas une stricte transposition sur un écran sonore de l’écriture littéraire ou poétique. À la suite de Pierre Schaeffer qui tenait la radio pour le « huitième art », Alain Trutat entendait consacrer la radiophonie comme l’un des beaux-arts jusqu’à réussir à imposer, à partir de 1969, sur les ondes de France Culture, un créneau de trois heures intitulée « Atelier de création radiophonique » où les micros étaient tendus à tous les sons du monde, aux esthétiques sonores et musicales les plus diverses, aux voix prestigieuses et anonymes sans hiérarchie, mais avec un grand soin dans le montage chaque fois calibré pour la circonstance. Dans un texte qu’il consacrait à Alain Trutat dans le journal Le Monde au moment de sa mort, en août 2006, un ancien directeur de France Culture, Jean-Marie Borzeix saluait une « vie à fuir les honneurs et les premiers rangs » et un homme « Peu enclin par nature à faire des concessions ». Pour mieux faire connaissance avec celui qui a été surnommé « l’éminence grise de la radio » quand il n’était pas appelé « le mandarin », pour identifier quelle pensée de la parole poétique et de la musique devait permettre de se faire une idée aussi haute de la radio, Metaclassique tend ses micros à quatre complices d’Alain Trutat : Kaye Mortley, Michel Creïs, Christine Rey et Michèle Cohen. Une émission préparée et engagée par David Christoffel.
  • Metaclassique #393 – Réduire 12.08.2026 1h
    « Le tempo est une condition pour que la multitude des enseignements que le son nous donne puisse être réduite à une unité. » Voilà une phrase du chef d’orchestre Sergiu Celibidache qui avait déployé une pensée de la musique adossée à une notion de « réduction » directement inspirée de la phénoménologie de Husserl, mais qu’il avait redéfini de manière si personnelle que sa pensée pourrait paraître mystérieuse, voire dissuader d’en chercher la cohérence.  Pour saisir les tenants de la pensée de Celibidache et la manière dont ils se tiennent ensemble, Metaclassique a interrogé celui qui a été son assistant, Konrad von Abel, celui qui a suivi son enseignement au cours de ses huit dernières années, Patrick Lang, et deux musiciens portés par la pensée de Sergiu Celibidache : la violoniste Sophie Barthélémy et le contrebassiste Corentin Jadé. Un documentaire réduit et unifié par David Christoffel.
  • Metaclassique #392 – Contrer 05.08.2026 49m
    On ne sait pas forcément si le mot « concerto » vient du latin Conserere qui peut vouloir dire « unir » ou de concertare qui serait plutôt une façon de se préparer à dire « lutter ». Ou alors : on ne veut pas savoir le sens exact du mot, parce qu’on préfère en découdre avec ce qu’on fait quand on joue un concerto. L’orchestre La Sourde s’est lancé dans la réalisation d’un Concerto dans lequel piano et orchestre viennent se contrer mutuellement. Pour comprendre pourquoi, vous entendrez au cours de ce documentaire, la violoncelliste Myrtille Hetzel, le compositeur et saxophoniste Antonin-Tri Hoang, la pianiste et compositrice Eve Risser, le violoniste Boris Lamerand, le dramaturge Samuel Achache et, pour commencer, dans moins de deux minutes, le batteur et percussionniste Thibault Perriard. Un documentaire conçu et réalisé par David Christoffel.
  • Metaclassique #391 – Baptiser 29.07.2026 1h
    D’après tel ou tel Guide des prénoms, on peut lire que les Florestan sont en général créatifs, sensibles, sociables, peut-être un peu menteurs, mais surtout fantaisistes. Voilà qui pourrait suffire à donner envie d’appeler son enfant Florestan. Mais quand des parents appellent leurs enfants Florestan, ils ont souvent en tête le Florestan de Schumann ou de Beethoven. Metaclassique a donc mené l’enquête auprès de trois Florestan : Florestan Labourdette, Florestan Segond-Genovesi et Florestan Labia ainsi que de leurs parents pour chercher à savoir si leur goût très prononcé pour la musique et leur caractère est si déterminé que ça par leur prénom. Un documentaire conçu et réalisé par David Christoffel.
  • Metaclassique #390 – Combattre 22.07.2026 1h
    Si le violon est l’instrument le plus représenté dans les orchestres symphoniques, si nombre de virtuoses aujourd’hui font du violon un instrument incontournable, s’il n’existe pas de conservatoire où il n’est pas enseigné, le cornet à bouquin passe en comparaison pour une rareté, un instrument de niche menacé de disparition depuis déjà plusieurs siècles. Il y a 400 ans, le violon et le cornet à bouquin étaient pratiqués en relative égalité d’importance jusqu’à ce que l’un finisse par être beaucoup plus employé que l’autre. Avec la complicité de l’ensemble Artifices et des Traversées Baroques, Vincent Bouchot a imaginé un procès où les mérites du cornet à bouquin et du violon baroque sont vantés respectivement par Judith Pacquier et Alice Julien-Laferrière. Metaclassique était à la création du spectacle Combat de Chef·fes au Théâtre de Beaune pour interroger les concernés sous leur nom italianisé pour l’occasion du procès, à savoir Alice Giuliano-Ferrara et Judita Pasquini. En fin d’émission, vous entendrez également Laurent Stewart ou plutôt Lorenzo Majordomo et la violoncelliste Maguelonne Carnus alias Magdalena Cardosa qui, dans le cadre du Combat des Chef·fes, sont devenus des magistrats assistants du juge incarné par celui qui a imaginé ce procès, Vincent Bouchot.  Une émission conçue et cousue par David Christoffel.
  • Metaclassique #389 – Vouloir 15.07.2026 1h
    Schopenhauer écrivait dans ses Parerga : « La musique est la mélodie dont le texte est le monde. » Voici que le monde serait donc ultérieur à la musique. Dans Le monde comme volonté et comme représentation, le philosophe dit même que « le monde pourrait bien être appelé une incarnation de la musique, tout aussi bien qu’une incarnation de la volonté ». Alors, dans ce numéro « Vouloir » de Metaclassique, nous allons chercher quelle pensée de la volonté Schopenhauer a-t-il pu développer pour la tenir en équivalence avec la musique? A suivre la pensée du philosophe, en approuvant la musique, on serait même obligé d’approuver à son insu la volonté à un moment antérieur à elle-même. Pour ce faire, nous accueillons deux de ses lecteurs Dimitri Kerdiles qui a soutenu une thèse à Rennes 2 sur Schoenberg et l’idée musicale en s’arrêtant longuement sur la place cruciale que Schopenhauer vient y occuper et, pour commencer, l’auteur de l’essai Schopenhauer et la musique aux éditions PUF, Santiago Espinosa pour qui la musique ne concerne pas uniquement quelques lignes dans l’oeuvre de Schopenhauer mais les imprègne toutes. Une émission voulue et cousue par David Christoffel.
  • Metaclassique #388 – Traderir 08.07.2026 1h
    Entre les comptines, les hymnes, les sonneries militaires, les chants de manifs ou les clameurs de supporters, il y a un point commun : on reprend facilement des airs déjà existants pour y mettre des paroles de circonstance selon les besoins du culte, d’une manif ou d’un match de foot. Le Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter a publié les actes du colloque Chanter sur l’air de…, une publication électronique accessible en ligne depuis un lien disponible sur metaclassique.com et dont nous réunissons à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, trois des musicologues ayant participé au colloque : Raphaëlle Legrand qui parlera autant comme à la fois spécialiste de la musique du xviiiè siècle que comme praticienne des chants de manifs féministes et qui est venue accompagnée de quelques choristes des Voix Rebelles, François Picard qui a cherché par où a bien pu passer le « tralala » de la Mère Michel et, pour commencer, Alice Tacaille qui a pu repérer comme certains airs ont pu se détacher de leurs paroles originales et comme la poésie et la musique ont alors renouvelé leurs rivalités à partir de l’apparition de l’imprimerie musicale, en 1528. Une émission préparée et présentée par David Christoffel. Lien vers la publication Chanter sur l’air de
  • Metaclassique #387 – Mésécouter 01.07.2026 1h
    Lire entre les lignes, sauter des pages, souligner scrupuleusement certains passages, prendre des notes dans la marge, lire uniquement des romans de chevalerie : il existe bien des manières de ne pas être un lecteur idéal. Peut-être même que toutes ces manières de se faire mauvais lecteur devraient compter les façons très studieuses, apparemment modèles, de lire. C’est une des idées de l’essayiste Maxime Decout qui a signé un Éloge du mauvais lecteur aux éditions de Minuit et qui nous a donné envie de suivre sa voie pour mettre au clair ce que serait un mauvais auditeur. Puisqu’il existe tellement de manières de mal lire les livres, il doit bien exister au moins autant de manières de mésécouter la musique. Dans ce Metaclassique « Mésécouter », nous avons organisé une séance de mauvaise écoute au bureau d’études utopiques La Clairière en compagnie de l’artiste Natalia Jaime-Cortez et la compositrice et joueuse de qanûn Christine Zayed, nous avons aussi interrogé Antonin Tri Hoang qui s’est prête à quelques sessions de mentalisme musical en invitant Maxime Decout à commenter ces expériences de mésécoute, après avoir cherché quelques analogies entre son livre et ce qui pourrait donc être un Éloge du mauvais auditeur. Une émission fomentée et menée par David Christoffel.
  • Metaclassique #386 – Sangloter 24.06.2026 1h
    Parce que l’opéra est attaché à l’expression des passions, on y trouve une grande gamme pour exprimer le désir, mais aussi des passions tristes comme la jalousie, l’affliction, mais au cœur de ces passions tristes, les situations qui prêtent à pleurer pourrait affliger plus ou moins et mettre leurs victimes dans un état possiblement suffocant, peu propice donc à la douce expression d’un long lamento. Dans Une philosophie des sanglots parue aux éditions Rivage, la philosophe Estelle Ferrarese se rétracte face à quelque esthétique des pleurs en affirmant qu’il faut abandonner l’idée d’une utilité des sanglots et même renoncer à les observer du point de vue de leur efficacité sur le monde. Pour ce numéro Sangloter de Metaclassique, nous sommes installés au Salon Marguerite Long de la Bibliothèque La Grange-Fleuret, en compagnie d’Estelle Ferrarese, du musicologue Bertrand Porot et du chanteur Marc Mauillon. Une émission coordonnée et réalisée par David Christoffel.
  • Metaclassique #385 – Consentir 17.06.2026 1h
    Au moment de la fête de fin d’année, vient l’heure des restitutions des projets d’éducation artistique et culturelle. Tous les élèves sur la scène ont bien fait signer à leur parent le formulaire pour le droit à l’image. Et il est possible qu’au cours de tout le parcours, la question du consentement ne se soit alors posée qu’au moment de pouvoir être pris en photo ou filmé pour paraître notamment sur les supports de valorisation des actions auprès des partenaires. Si on les met au pluriel, les questions du consentement mériteraient sans doute mieux que d’en rester au niveau du formulaire que les professionnelLEs de la culture font signer, pour pouvoir exploiter leur image, à celles et ceux qu’ils et elles nomment les « bénéficiaires » sans, d’ailleurs, leur avoir demandé leur avis. Pour explorer différents enjeux de consentement dans la médiation musicale et tenter de les articuler, Metaclassique est installé à la Bibliothèque publique d’information pour accueillir Margot Lallier qui était directrice du Pôle Action Culturelle du Centre de Musique Baroque de Versailles à l’heure où l’émission a été enregistrée, Simon Bernard qui est chef du pôle Médiation et Développement à la Maison de la Musique Contemporaine et Thomas Corlin qui est journaliste à la revue Mouvement qui s’est vivement interrogé sur les situations critiques générées par un certain nombre de dispositifs participatifs. Et parce que les débats sociétaux se portent sans doute mieux quand ils entretiennent quelques contiguïtés avec des questions poétiques, il y aura une surprise poétique autour de la 42ème minute de l’émission. Une émission organisée et animée par David Christoffel.
  • Metaclassique #384 – S’approprier 10.06.2026 1h
    Sur le portail Medium, le musicien Jérémie Abt a publié une réflexion sur l’appropriation culturelle. En partant du principe que « S’approprier, c’est faire sien », il a toujours vu l’apprentissage d’une langue ou l’initiation à une musique d’une autre culture comme autant de gestes créatifs. Mais alors qu’un monde sans appropriation serait donc un monde où les cultures resteraient cloîtrées autour de leurs foyers d’origine, l’appropriation d’une culture qui n’est pas sienne peut se trouver beaucoup moins appropriée quand elle devient affaire d’extraction et d’expropriation. Avant d’aller à la rencontre de Jérémie Abt et des questionnements qui l’accompagnent quand, depuis Marseille, il joue du gamelan balinais au sein de l’ensemble Polyphème, ce Metaclassique « S’approprier » vous propose d’écouter en vis-à-vis la compositrice japonaise Misato Mochizuki et le compositeur français Olivier Calmel qui, en plus de publier leurs oeuvres tous les deux aux éditions Artchipel, partagent le point commun d’avoir été invité à composer pour le koto, un instrument traditionnel japonais que Misato Mochizuki n’a pas cherché à manier de manière traditionnelle, pendant qu’Olivier Calmel devait d’abord faire connaissance avec l’instrument avant de composer La légende de Kaguya-Himé. Une émission réfléchie et organisée par David Christoffel.

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